"The fault in our stars" : Nos étoiles contraires de John Green, livre/film

Publié le par Wendy-Belle

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Edition Nathan, parût en 2012

Film réalisté par Josh Boonen avec Shailene Woodley et Ansel Elgort.

Loin de faire dans l'originalité, je me suis rendue en début de semaine au cinéma en compagnie de ma meilleure amie afin de voir le très (très, très, très) vendu Nos étoiles contraires, de John Green, adapté au grand écran.

Tout d'abord, parlons du livre. Attention, sujet sensible :  Je tiens à dire que j'ai vraiment apprécié ma lecture, aucun problème la dessus, je l'ai lu en deux jours. Cependant, je n'ai pas eu le gros coup de coeur que tout le monde semble avoir eu. Laissez moi m'expliquer avant de m'accabler de malheurs : J'ai adoré le personnage d'Augustus. Vraiment, il m'a beaucoup plû. Tout comme Isaac. J'ai trouvé leur amitié extraordinaire (Je pense notamment à une phrase qu'Isaac dit à Augustus à un certain moment du livre qui illustre à la perfection leur attachement l'un à l'autre, mais je ne voudrais pas spoiler ceux qui ne l'ont pas lu, alors : motus.) La plume de John Green reste simple mais magnifique, comme d'habitude. Et là, vous vous dîtes : "Mais alors, pourquoi, pourquoi ?' C'est simple : Contrairement à beaucoup de monde, je ne l'ai pas trouvé très réaliste. Même si j'ai beaucoup apprécié le fait que la maladie ne soit pas le centre même de l'oeuvre, qui doit se baser sur Hazel et Augustus en tant que personnes et non pas en tant que malades, ( très bonne chose, d'ailleurs), c'est tout de même une partie très importante de l'histoire, et je ne l'ai pas trouvé assez exploité. A la fin du livre l'auteur note que le médicament cité n'existe pas, et j'ai trouvé ça dommage, car c'est tout de même un contemporain et j'aurais peut être voulu qu'il cherche des solutions plausibles, et ne pas succomber, excusez moi du terme, à la facilité. J'ai lu sa note "Ni les romans ni leurs lecteurs ne gagnent à ce que l'on cherche à savoir si des faits réels se cachent derrière une histoire. Ce genre de tentative sape l'idée que les histoires inventées peuvent avoir de l'importance", et je suis tout à fait d'accord, mais s'agissant ici d'un roman qui se veut réaliste même si l'histoire est fictive, j'aurais souhaité un peu plus de travail dans la recherche. De ce fait, je n'ai pû m'empêcher de le trouver peut être un peu "prétentieux". Ensuite, il y a le livre favoris d'Hazel, Une impériale Affliction... Qui n'existe en fait pas. J'ai dû faire ce que tout le monde a fait c'est à dire de le chercher, en vain, évidemment, et j'ai encore une fois trouvé ça dommage de ne pas trouver de vrai références, qui aurait donné de la profondeur à l'histoire. La métaphore de la cigarette ne m'a à mes yeux pas parû si pertinente que ça, contrairement à d'autres plus loin dans le livre... Pour finir, il y a le fait que je n'ai pu m'empêcher de remarquer certaines similitudes avec un de mes livres préférés favoris chéris et adulés de tous les temps, Ways to live Forever, par Sally Nicholls, et même si cela aurait totalement pu passer crème, dans mon esprit je n'arrêtais pas de me dire que ce livre là, raconté du point de vue d'un enfant d'onze ans, était beaucoup plus aboutit, réfléchit, mature(Oui, j'ose le dire, Hazel m'a quelques fois tapé sur le système.) Malgré tout j'ai aimé la philosphie qu'il a réussit à faire passer dans son oeuvre, je trouve ingénieuse la façon qu'a John Green de parler de la vie et de la mort. 

Ne vous méprennez pas, dans l'ensemble j'ai, je le répète, aimé lire ce livre, mais même s'il m'a tracassé dans le sens où je l'ai "médité" une fois terminé, il ne m'a pas fait l'effet d'un véritable bond dans ma poitrine. 

Pour ce qui est du film : Aimant beaucoup aller voir les adaptations cinématographiques au cinéma de romans déjà lus, j'ai appelé ma meilleure amie en lui disant "tiens toi prête, demain, on y va." Dans ma classe de L, on avait coutume de dire qu'on ne devrait pas comparer un livre et son film, car c'était là le travail de deux artistes. Cependant, on aime tous voir que le réalisateur ait capté l'essence de l'oeuvre que l'on a tant aimé, pour ensuite faire son propre travail artistique. ça a été  un défi réussit, je trouve.

Je dois dire que le début m'a déjà interpellé, je l'ai trouvé judicieux.

"La réalité, c'est ça. Désolée."

Et là, du commencement à toute la durée du film, un gros point fort : Ils ont ajouté des scènes qui ne sont pas dans le livre, je veux parler des scènes médicales. IRM, docteurs, médicaments, etc. J'ai trouvé que ça comblait ce manque de médical qui manquait au livre pour le rendre plus réel, pour que se rende compte des répercutions de sa maladie sur la vie d'Hazel. (Même si dés le début j'ai remarqué quelques similutdes dans la mise en scène de l'adaptation de Ways to live forever, notamment quand ils ont passé la musique Wait, emblématique du film.)

NB, petit faux raccord : On insiste tout le film sur le fait qu'Hazel a énormément de mal a rester debout trop longtemps ou a monter des escaliers, et où est ce qu'on place sa chambre ? En haut de quelques marches. Mais bon, c'est qu'un détail ^^

Le film est plutôt bien retranscrit, on a même droit à quelques phrases phares de l'oeuvre originale en voix off. Je pense qu'ils n'auraient pas pu caster un meilleur Augustus qu'Ansel Elgort, qui le joue à la perfection. Pour ce qui est d'Hazel en revanche, l'actrice n'aurait pas été celle que j'aurais choisi, mais bon, il faut lui reconnaître qu'elle fait tout de même du bon boulot. Le film m'a fait passer du rire aux larmes, comme à tout un chacun j'imagine. Si dans le livre le passage au Musée d'Anne Frank m'a laissé un peu perplexe, je dois admettre que le réalisateur a fait un travail remarquable.

Le point négatif pour moi serait vraiment Peter Van Houten. Je n'ai pas trouvé l'acteur qui l'interprète à la hauteur du personnage du roman, non pas qu'il soit mauvais, mais il réflétait disons 1/4 des choses qu'il incarnait dans le roman et j'ai trouvé ça dommage. 

La fin du film a été un peu facile, je trouve, dans le sens où ils ont vraiment raccourci la chose, mais dans l'intérêt du film et de l'action, je peux le comprendre. La bande son était, j'ai trouvé, sublime, je l'écoute en boucle. (Par contre, pour ce qui est de la vf, sérieux, c'est quoi, c'est quoi, c'est quoi cette voix qu'ils ont choisi pour Augustus ? Si vous avez l'occasion d'aller le voir en VO, franchement allez y, car pour moi ça a été une catastrophe.)

Je suis donc sortie de la salle avec quelques étoiles dans les yeux, car en dépit de ces quelques points négatifs j'ai été très satisfaite de ce que je venais de voir et j'ai eu les phrases à hurler de rire dans la tête toute la soirée ensuite, je note notamment "On devrait revenir quand il fait nuit, non ? -Il fait toujours nuit pour Isaac..."

L'avenir me manquait.

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Winry 30/08/2014 22:13

J'ai beaucoup aimé ta chronique! J'ai eu le même ressenti que toi, Nos étoiles contraires m'a bien plus mais s'est révélé être loin du coup de cœur que j'attendais sans doute à cause des montagnes qu'on en a fait. C'est un très beau livre, agréable, dont l'auteur peut être fière car il nous amène beaucoup d'émotions. Il va falloir que je me décide à voir le film, en espérant ne pas avoir trop un sentiment trop présent de "déjà vu" avec le "Je veux vivre" adapté en "Now is good" ^^ (le connais-tu?). A très bientôt ;)

Tiffany 30/08/2014 22:52

Aha merci ! :3
J'avais entendu parler du livre "Je veux vivre", en revanche je ne savais pas qu'ils en avaient fait un film ! Tu as attisé ma curiosité, je vais me renseigner ^^

leelys 30/08/2014 21:33

Je vais aller voir le film demain, j'ai tellement hâte !!

Tiffany 30/08/2014 21:50

N'hésite pas à me dire ce que tu en auras pensé :)