Chronique littéraire : "Harry potter & the prisonner of Azkaban", by J.K Rowling

Publié le par Wendy&Belle

Editions Boomsbury, parût en 2014, première parution en 1999. Lecture VO.

Résumé : Sirius Black, le dangereux criminel, qui s'est échappé de la forteresse d'Azkaban, recherche Harry Potter. C'est donc sous bonne garde que l'apprenti sorcier fait sa troisième rentrée. Au programme : des cours de divination, la fabrication d'une potion de ratatinage, le dressage des hippogriffes... Mais Harry est-il vraiment à l'abri du danger qui le menace ?

                                                                                                                                                                                

"I solemnly swear that I am up to no good..."

La magie de Harry Potter peut-elle s'éteindre ? 

(vous avez quatre heures)

Curieusement, j'apprécie toujours énormément les premiers chapitres de la saga, quand Harry est encore chez les Dursley. ça fait tellement de bien de le voir quitter toute cette méchanceté ensuite ! Sans compter que Rowling resitue toujours très bien son histoire : Ainsi, la magie s'éveille avant même d'être arrivé à Poudlard. La magie réside en chaque mot de cette histoire.

Dans mes souvenirs, j'avais énormément aimé ce tome - et j'ai également adoré le relire. C'est tellement plaisant de suivre le trio dans toutes leurs péripéthies. Je trouve ce tome absolument génial, très bien imaginé, organisé, structuré, et les retournements de situations nous font toujours un effet de surprise - même si on a beau connaître l'histoire par coeur. 

Aussi, l'allégorie des Détraqueurs, qui véritable symbole d'un combat contre la dépression est juste brillante.

Les pensées de Harry sont dans ce tome trés émouvantes, je trouve, peut être plus que dans les deux premiers volumes, car il explore le passé de son père d'un point de vue nouveau, d'une perspective plus personnelle : Celle de ceux qui l'ont connu mieux que quiconque. Ce tome est une véritable ode à l'amitié, notamment grâce à l'histoire des Maraudeurs, qui est absolument superbe. 

Oui. J'adore Drago Malefoy. Que voulez-vous...

En revanche, je dois avouer que j'avais complétement à quel point  Hermione pouvait être agaçante. Je ne nie pas son utilité et son intérêt, évidemment - c'est un personnage que j'apprécie énormément dans l'ensemble de la saga. Mais dans ce tome-ci, elle ne fait que pleurer tous les trois chapitres, et même si on la comprend dans une certaine mesure... Au bout d'un moment, j'ai trouvé que cela faisait juste trop. 

J'aurais le même reproche à adresser à Rogue

Je dois avouer que c'est un personnage que je n'idéalise clairement pas. Bien sur, quand on connaît le dénouement de la saga, c'est un personnage pour qui on a davantage de sympathie, que l'on comprend, que l'on peut ensuite pardonner - Dans une certaine mesure. En relisant ces oeuvres, je trouve que son comportement est exagéré, grossit, qu'il devient limite caricatural. Je me souviens que cela change au fur et à mesure, et que ce tome est encore assez jeunesses malgré sa noirceur croissante... Mais clairement, ça ne justifie pas tout. Je trouve que c'est un réel point négatif.

Mais oui, absolument, c'est ça la vraie question...

Toutefois, oserais-je dire que cela entâche la qualité du livre ? Certainement pas, pas quand ce point est rattrapé par des personnages tels que Sirius Black ou Lupin, qui est vraiment le meilleur professeur de Défenses contre les Forces du Mal qu'il y ait eu, ou où l'intelligence de Hermione fait encore une fois merveille. Pas qu'on explore le temps de manière aussi variée. Quand celui-ci est si emplit de sincérité. Pas quand tant de malheur, de joie et de désespoir sont aussi bien traités. Comment le pourrais-je ?

Qui plus est, cette relecture me convainc dans ce que je pense depuis des années : Le troisième film est pour moi le meilleur. Le réalisateur a vraiment fait quelque chose de sensationnel, à combiner toutes les émotions qui dominent le récit, réveler une véritable noirceur dans un film bien plus drôle que le livre, qui pourtant n'a rien de comédie. (J'ai d'ailleurs été assez surprise de ne pas retrouver certains éléments du film, dont j'étais pourtant persuadée de la présence dans les livres. Comme quoi, la mémoire...) Un réel talent. Sans compter que toutes les couleurs, effets spéciaux, mises en scènes, bref tout ce qui fait ce film, sont des choses magnifiques, pour un rendu incroyable. 

J'ai hâte de continuer ma relecture de cette série merveilleuse.

"mischief managed."

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

You think the dead we have loved ever truly leave us? You think that we don't recall them more clearly than ever in times of great trouble? Your father is alive in you, Harry, and shows himself most plainly when you have need of him. How else could you produce that particular Patronus ? Prongs rode again last night. [...] So you did see your father last night, Harry... You find him inside yourself.

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