Chronique littéraire : "Harry Potter & the Order of the Phoenix", by J.K Rowling

Publié le par Wendy&Belle

Editions Bloomsbury, parût en 2014, première parution en 2003. Lecture VO.

Résumé : "A quinze ans, Harry s'apprête à entrer en cinquième année à Poudlard. Et s'il est heureux de retrouver le monde des sorciers, il n'a jamais été aussi anxieux. L'adolescence, la perspective des examens importants en fin d'année et ces étranges cauchemars... Car Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom est de retour et, plus que jamais, Harry sent peser sur lui une terrible menace. Une menace que le ministère de la Magie ne semble pas prendre au sérieux, contrairement à Dumbledore. Poudlard devient alors le terrain d'une véritable lutte de pouvoir. La résistance s'organise autour de Harry qui va devoir compter sur le courage et la fidélité de ses amis de toujours..."

                                                                                                                                                                          

Commencerais-je à être à court de mots pour décrire cette saga...?

Bien sur que non. Est-ce seulement possible ?

Il y a tellement de chose à dire sur ce cher Harry, sur ses amis, sur son univers. 

"Ask us no questions and we'll tell you no lies."

Ce tome est particulier. Il enchaîne sur les tragiques événements du tome précédent, qui se révéleront finalement déclencheurs - C'est réellement ici que l'on commence à agir, sur n'importe lequel des trois fronts : L'Ordre, les Mangemorts, ou le Ministère. Pouvons-nous d'ailleurs voir en celui-ci une critique cachée des systèmes politiques ? Certainement. Harry-Potter n'est-il pas après tout, dans une certaine mesure, une réécriture de la Seconde Guerre Mondiale ? 

Je ne saurais dire si cela est un comble, un paradoxe ou simplement une chose étrange, mais dans la plupart des commentaires concernant le personnage préféré des lecteurs, ou même des spectateurs, Harry est rarement concerné. On lui adresse beaucoup de reproches - notamment de ce tome-ci, où il n'est pas rare de l'entendre être surnommé "émo-Harry." On le blâme pour son égocentrisme, son côté grand sacrifice - qui est clairement abordé par Hermione -, son côté élu. Personnellement, mon personnage préféré - s'il fallait en nommer un, évidemment- est bien Harry : Tout les reproches que l'on peut lui adresser le rendent humain, tout ce qu'il a vécu justifie ses attitudes, - à vrai dire, le seul fait qu'il ait ici à peine quinze ans justifie ses attitudes - mais toutes ses actions concrètes font de lui un être exceptionnel, parfois même par le seul fait de n'être, à la base qu'un adolescent comme les autres, forcé d'endosser un rôle qu'il n'a pas choisi.

Ce roman est ici devenu bien plus mature, car l'on concède désormais une énorme place aux adultes de l'histoire, dans quelque front que ce soit - Place que les adolescents essaient tant bien que mal de rejoindre, sans réellement y parvenir, malgré leurs efforts, et décident alors de prendre en main leur destin en créant leur propre association. On ne peut évidemment qu'admirer leur détermination.

On remarque également ici plus que jamais à quel point le fil conducteur de Rowling est organisé : Des éléments jugés sans intérêt placés ici ou là au gré des tomes trouvent leur importance. D'ailleurs, j'ai adoré, mais réellement adoré les enseignements, la philosophie qui marquaient les personnages. J'ai trouvé cela si juste, si intelligent, de parler de choses graves et importantes, en les adaptant de façon simple, pour que le jeune public - qui est le public de base visé par ce genre d'écrits - puisse comprendre. Il est évident que l'intrigue tissée ici a longtemps fait son chemin dans l'esprit de Rowling, qu'elle a eu le temps de prendre tout son sens, et tous ses enjeux. Tout est tissé à la perfection, tout se rejoint avec une précision incroyable.

"Fools who wear their hearts proudly on their sleeves, who cannot control their emotions, who wallow in sad memories and allow themselves to be provoked so easily - weak people, in other words - they stand no chance against his powers !"

On retrouve d'ailleurs ici un nouveau panel de personnages, qui est juste... magique.

Que ce soit l'extravagance, l'étrangeté mais grande intelligence et sagesse de Luna, la folie et la dévotion de Bellatrix, les pouvoirs et le courage de Tonks, le caractère insupportable d'Ombrage, que nous détestons tout autant que Voldemort lui-même... On ne peut encore une fois qu'admirer le talent de l'auteure d'avoir élaboré des portraits tous plus différents les uns que les autres, mais tous tout aussi fascinants les uns que les autres.

Nous en apprenons d'ailleurs ici énormément plus sur Rogue que dans les autres tomes jusque-là, et entreprenons l'espoir de le comprendre, et même d'éprouver pour lui une certaine sympathie. 

Le personnage de Sirius, ou plutôt son influence, l'impact qu'il a sur Harry, m'a énormément touché ici, jusqu'à la fin - à vrai dire, surtout à la fin. J'ai trouvé le traitement de ce dernier très intéressant : Molly soulève au début du roman la possibilité que Sirius ne confonde Harry avec son père, qu'il traite celui-ci comme son meilleur ami et non comme l'être qu'il est, c'est-à-dire Harry, et non son père. D'autant plus intéressant qu'ici, le culte que vouait Harry à son père est sérieusement endommagé, et il commence ainsi à s'interroger : Veut-il vraiment lui ressembler, finalement, à la vue de certains de ses actes ? Sirius éclaire tout de même un certain aspect : Ce dernier n'avait que quinze ans au moment des faits... Mais après tout, Harry aussi. 

C'est d'ailleurs un de mes points favoris de la saga.

C'est ici que chacun endosse son véritable rôle - en particulier Harry, qui se trouve et s'affirme à la fin de ce tome, comme nous pouvons le voir lorsque celui-ci affronte Malfoy, mais aussi Dumbledore - confratations majeures au milieu de toutes celles qu'il rencontre au cour du livre. Nous mettons enfin des certitudes sur des choses qu'au fond, nous savons depuis le début, Est-ce que cela satisfait, ou engendre en nous une impatience et une pression nous poussant à nous ruer sur la suite ?

Je ne saurais dire.

En revanche, je ne peux qu'essayer de relever toutes les qualités de ce tome, sans pour autant parvenir à leurs rendre justice. Comment le pourrais-je ? Jamais mes mots ne sauraient égaler ceux de Rowling, et de ce fait lui adresser un éloge suffisament éloquent.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

'Only Muggles talk of "mind-reading". The mind is not a book, to be opened at will and examined at leisure. Thoughts are not etched on the inside of skulls, to be perused by any invader. The mind is a complex and many-layered thing, Potter - or at least, most minds are.'

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Saleanndre 31/07/2015 11:49

Ces éditions sont magnifiques, et la lecture VO se fait bien. C'est le prochain sur ma liste de relecture de la saga :)

Léa Touch Book 16/07/2015 15:07

Je rêve d'avoir les HP dans cette version VO ^^

Tiffany 16/07/2015 22:47

Someday maybe someday ? :P

Lecture Rousse 14/07/2015 14:28

Je n'ai toujours pas terminé de lire la saga (honte à moi ^^) j'en suis à ce tome-là !

Tiffany 14/07/2015 22:21

J'espère que tu liras vite la suite ! Mais il n'y a pas de honte à avoir :3

We were infinite 13/07/2015 21:39

Je pense qu'un jour, je relirai toute la saga en anglais moi aussi !
Je peux les relire encore et encore :)

Tiffany 14/07/2015 22:21

J'espère que tu le feras, c'est encore meilleure, évidemment !

Les lectures d'Alice 10/07/2015 21:13

Trop d'amour pour cette saga ♥
Même si j'avoue que: bien que je comprends Harry, ses raisons, ses raisonnements, la situation qu'il vit, dans ce tome, il m'énerve x)

Tiffany 11/07/2015 13:37

Rah je l'ai adoré :3