Chronique littéraire : "How to love", par Katie Cotugno

Publié le par Wendy&Belle

Editions Pocket Jeunesse, parût en 2014.

Résumé : "Reena Montero aime Sawyer LeGrande depuis l’enfance. Un jour, l’impossible se produit : il tombe amoureux d’elle… La jeune fille se met à croire aux contes de fées. Mais le jeune homme s’en va sans un mot, laissant derrière lui sa petite amie enceinte.... Dévastée, Reena va découvrir avec leur fille, Hannah, que l’amour peut prendre bien des formes. Elle reconstruit sa vie, sans vraiment l’oublier. Mais un jour, Sawyer revient…"

                                                                                                                                                                                       

"Une lecture fade, creuse et insipide."

Ce fût mon commentaire sur Livraddict. 

Très sincérement, j'ai hésité à faire cette chronique. En effet, je n'ai rien de spécial à en dire, étant donné que ce livre n'a, à mes yeux, rien de spécial, et ce ne sera certainement qu'une liste du pourquoi du comment de la chose, et la sempiternelle interrogation : Pourquoi ce genre de livre continue d'être publié ? 

 Honnêtement, je voulais, à sa sortie, vraiment lire ce roman. Puis, au fil du temps, j'ai entendu dire et redire qu'il était en fin de compte très superficiel, et cette envie m'était passée. C'est en l'apercevant finalement à la médiathèque que je me suis lancée, car je n'avais rien à perdre, après tout. Si au final je donne raisons à ces avis négatifs que j'avais entendu ici et là, c'est bien que j'en suis très déçue, car il aurait pu être très intéressant - l'histoire d'une adolescente tombée enceinte, forcée de renoncer à ses rêves afin d'élever toute seule sa fille, confrontée au retour soudain du père de l'enfant. Pourtant, il n'en fût rien, et cela pour une raison très simple : Ce roman n'entre au coeur de rien, ni au coeur de son intrigue, sur laquelle il y aurait beaucoup à dire, comme la difficulté de gérer les études et le travail à un si jeune âge avec un enfant à charge, créant qui plus est des tensions car le tout se passant au coeur d'une famille presque puritaine. C'est sur un tout autre aspect que se concentre l'histoire : La relation de Renna et de Sawyer. Le roman démarre sur le retour du père de l'enfant, et cela donne bien le ton de l'intrigue : Nous allons nous concentrer sur comment les deux protagonistes vont se retrouver et continuer leur histoire d'amour là où ils l'avaient laissé. En alternant les flashbacks, nous découvrons pourtant comment Renna, partie pour avoir un brillant avenir, s'est retrouvée forcée de mettre ses rêves de côté pour élever toute seule sa fille après que le père ne se soit volatilisé.

Je n'ai évidemment pas aimé la superficialité de ce roman, et j'ai exercré le ton mélodramatique qu'il s'ait plû à adopter lors de passages supposés être chargés emotionnellement. En fait, le mot clé de ce roman est celui-ci : le cliché. Il ne repose que sur ça, ne les revisite pas, ne s'en affranchit à aucun moment, et ne fait que les adapter à sa sauce. Je crois que les plus risibles restent ceux sur la drogue, mais c'est un avis très personnel. La fin est si prévisible que j'ai, jusqu'à la fin refusé d'y croire. Pourtant, si, ce fût possible : l'auteur est réellement tombé dans ce réel manque d'inspiration et de créativité. Ce qui est dommage : Si elle avait été un peu plus travaillée, l'idée du voyage qui plane au dessus de tout le roman aurait pu être très bonne. Ici, elle apparaît simplement ridiculement grotesque. 

J'ai lu ce livre dans cet état là.

Sincérement, ce genre de roman, publié dans une aussi populaire maison d'édition, est la raison du pourquoi certaines personnes parlent de fausse littérature. 

Pour finir, je ne comprends absolument le titre de ce livre. How to love. Comment aimer. Comment aimer ? En proposant des idées neuves, au lieu d'aggraver davantage le problème de représentation du genre.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

Commenter cet article