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Chronique littéraire : "La Mécanique du coeur", par Mathias Malzieu

Publié le par Wendy-Belle

Edition J'ai lu, parût en 2007

Résumé : Edimbourg, 1874 : le jour le plus froid du monde. Lorsque Jack naît, son cœur gelé se brise immédiatement. La sage-femme le remplace par une horloge et le sauve. 
Depuis lors, il doit prendre soin d'en remonter chaque matin le mécanisme. Mais gare aux passions ! Le regard de braise d'une petite chanteuse andalouse va mettre le cœur de Jack à rude épreuve...

                                                                                                                                                                       

Attention, attention, ceci n'est pas un exercice, ceci une alerte "fan en approche, fan en approche."

  Une très bonne amie à moi m'a prêté ce livre dont on entend généralement énormément de bien et qui eut même droit à une adaptation en dessin animé l'année dernière, et qui attisait ma curisoité depuis quelques temps. J'ai donc commencer ce livre avec beaucoup d'attentes, et, pour une fois, je dois avouer qu'elles ont été plus que comblées.

Vous vous souvenez de cet état d'émerveillement absolu qu'on ressentait étant enfant en sortant d'un livre qu'on a tellement adoré qu'on se demandait si l'auteur ne l'avait pas écrit avec une plume ensorcellée ? C'est l'état dans lequel je me suis retrouvée en refermant ce livre.

 

  Par où commencer ? (Par un début, quelle question.) On débarque dans l'histoire dés le jour de la venue au monde du petit Jack, qui aura lieu "le jour le plus froid du monde", dans l'atelier de Madeleine, femme on ne peut plus spéciale que certains prennent pour une sorcière. La mère biologique de Jack l'abandonne et c'est donc cette même Madeleine qui, après s'être rendue compte que le coeur de l'enfant s'est gêlé, lui greffe une horloge dans le but de le relancer. Ce faisant, à cause de cette mécanique étrange, personne ne veut adopter le petit Jack, qui reste donc chez Madeleine, qu'elle elève comme son propre fils, en lui instaurant quelques règles de bases avec son coeur mécanique, notamment ne pas jouer avec ses aiguilles et ne pas, au grand jamais, tomber amoureux, ce qui ne manque évidemment pas d'arriver quand Little Jack rencontre sur une place "la petite chanteuse", qui disparaît par la suite. Jack met alors tout en oeuvre pour la retrouver.

  L'histoire en elle même annonçait une grande poésie, mais il me paraît capital, un devoir vraiment, d'écrire noir sur blanc afin que tout le monde le voit que la plume de l'auteur est absolument magnifique, sublime, d'une finesse et d'une recherche sans nom. Vraiment, son univers est tellement beau qu'à travers ses mots je ne pouvais m'empêcher d'imaginer à quoi ressemblait son esprit pour imaginer des choses pareilles. Je n'ai évidemment pas trouvé de réponse, mais il doit être incroyable.

  L'intrigue est assez simple, quand on y pense, c'est la quête d'un jeune homme fou d'amour pour une jeune fille qui va faire le tour de l'Europe pour la revoir, mais l'auteur y a vraiment mit toute son âme et rend ainsi cette quête absolument unique. Les personnages, que ce soit Jack, la petite chanteuse, Arthur, Luna, Anna, Madeleine, Méliès... Tous étaient merveilleux. J'ai adoré les petites références que l'auteur a semé par ci par là, les petites notes en anglais... 

Je ne sais clairement pas comment exposer toute la beauté de l'oeuvre et je ne vous recommanderai jamais assez de vous ruer dessus si vous ne l'avez pas encore lu. Je pense que ce genre de lecture qui vous laisse quelque chose, ne serait ce qu'un peu de poussière d'étoiles dans les yeux en tournant la dernière page. Pour moi c'est un quasi sans fautes, et c'est assez rare que je sois à ce point conquise. L'auteur a une plume vraiment personnelle et il est sur et certain que je lirai d'autres de ses oeuvres. *Note à moi-même : Me procurer notamment : Le plus petit baiser jamais recensé, Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi, et Métamorphose en bord de ciel.*

  

Je viens d'embrasser la fille à langue d'oiseau et rien ne sera plus jamais comme avant. Mon horlogerie palpite tel un volcan impétueux. Pourtant ça ne fait mal nulle part. Enfin si, quand même,j'ai un point de côté. Mais je me dis qu'après une telle ivresse de joie, ce n'est qu'un maigre prix à payer. Cette nuit, je vais grimper à la lune, m'installer dans le croissant comme dans un hamac et je n'aurai absolument pas besoin de dormir pour rêver.

Elle chante comme les oiseaux, mais avec des mots.

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"The fault in our stars" : Nos étoiles contraires de John Green, livre/film

Publié le par Wendy-Belle

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Edition Nathan, parût en 2012

Film réalisté par Josh Boonen avec Shailene Woodley et Ansel Elgort.

Loin de faire dans l'originalité, je me suis rendue en début de semaine au cinéma en compagnie de ma meilleure amie afin de voir le très (très, très, très) vendu Nos étoiles contraires, de John Green, adapté au grand écran.

Tout d'abord, parlons du livre. Attention, sujet sensible :  Je tiens à dire que j'ai vraiment apprécié ma lecture, aucun problème la dessus, je l'ai lu en deux jours. Cependant, je n'ai pas eu le gros coup de coeur que tout le monde semble avoir eu. Laissez moi m'expliquer avant de m'accabler de malheurs : J'ai adoré le personnage d'Augustus. Vraiment, il m'a beaucoup plû. Tout comme Isaac. J'ai trouvé leur amitié extraordinaire (Je pense notamment à une phrase qu'Isaac dit à Augustus à un certain moment du livre qui illustre à la perfection leur attachement l'un à l'autre, mais je ne voudrais pas spoiler ceux qui ne l'ont pas lu, alors : motus.) La plume de John Green reste simple mais magnifique, comme d'habitude. Et là, vous vous dîtes : "Mais alors, pourquoi, pourquoi ?' C'est simple : Contrairement à beaucoup de monde, je ne l'ai pas trouvé très réaliste. Même si j'ai beaucoup apprécié le fait que la maladie ne soit pas le centre même de l'oeuvre, qui doit se baser sur Hazel et Augustus en tant que personnes et non pas en tant que malades, ( très bonne chose, d'ailleurs), c'est tout de même une partie très importante de l'histoire, et je ne l'ai pas trouvé assez exploité. A la fin du livre l'auteur note que le médicament cité n'existe pas, et j'ai trouvé ça dommage, car c'est tout de même un contemporain et j'aurais peut être voulu qu'il cherche des solutions plausibles, et ne pas succomber, excusez moi du terme, à la facilité. J'ai lu sa note "Ni les romans ni leurs lecteurs ne gagnent à ce que l'on cherche à savoir si des faits réels se cachent derrière une histoire. Ce genre de tentative sape l'idée que les histoires inventées peuvent avoir de l'importance", et je suis tout à fait d'accord, mais s'agissant ici d'un roman qui se veut réaliste même si l'histoire est fictive, j'aurais souhaité un peu plus de travail dans la recherche. De ce fait, je n'ai pû m'empêcher de le trouver peut être un peu "prétentieux". Ensuite, il y a le livre favoris d'Hazel, Une impériale Affliction... Qui n'existe en fait pas. J'ai dû faire ce que tout le monde a fait c'est à dire de le chercher, en vain, évidemment, et j'ai encore une fois trouvé ça dommage de ne pas trouver de vrai références, qui aurait donné de la profondeur à l'histoire. La métaphore de la cigarette ne m'a à mes yeux pas parû si pertinente que ça, contrairement à d'autres plus loin dans le livre... Pour finir, il y a le fait que je n'ai pu m'empêcher de remarquer certaines similitudes avec un de mes livres préférés favoris chéris et adulés de tous les temps, Ways to live Forever, par Sally Nicholls, et même si cela aurait totalement pu passer crème, dans mon esprit je n'arrêtais pas de me dire que ce livre là, raconté du point de vue d'un enfant d'onze ans, était beaucoup plus aboutit, réfléchit, mature(Oui, j'ose le dire, Hazel m'a quelques fois tapé sur le système.) Malgré tout j'ai aimé la philosphie qu'il a réussit à faire passer dans son oeuvre, je trouve ingénieuse la façon qu'a John Green de parler de la vie et de la mort. 

Ne vous méprennez pas, dans l'ensemble j'ai, je le répète, aimé lire ce livre, mais même s'il m'a tracassé dans le sens où je l'ai "médité" une fois terminé, il ne m'a pas fait l'effet d'un véritable bond dans ma poitrine. 

Pour ce qui est du film : Aimant beaucoup aller voir les adaptations cinématographiques au cinéma de romans déjà lus, j'ai appelé ma meilleure amie en lui disant "tiens toi prête, demain, on y va." Dans ma classe de L, on avait coutume de dire qu'on ne devrait pas comparer un livre et son film, car c'était là le travail de deux artistes. Cependant, on aime tous voir que le réalisateur ait capté l'essence de l'oeuvre que l'on a tant aimé, pour ensuite faire son propre travail artistique. ça a été  un défi réussit, je trouve.

Je dois dire que le début m'a déjà interpellé, je l'ai trouvé judicieux.

"La réalité, c'est ça. Désolée."

Et là, du commencement à toute la durée du film, un gros point fort : Ils ont ajouté des scènes qui ne sont pas dans le livre, je veux parler des scènes médicales. IRM, docteurs, médicaments, etc. J'ai trouvé que ça comblait ce manque de médical qui manquait au livre pour le rendre plus réel, pour que se rende compte des répercutions de sa maladie sur la vie d'Hazel. (Même si dés le début j'ai remarqué quelques similutdes dans la mise en scène de l'adaptation de Ways to live forever, notamment quand ils ont passé la musique Wait, emblématique du film.)

NB, petit faux raccord : On insiste tout le film sur le fait qu'Hazel a énormément de mal a rester debout trop longtemps ou a monter des escaliers, et où est ce qu'on place sa chambre ? En haut de quelques marches. Mais bon, c'est qu'un détail ^^

Le film est plutôt bien retranscrit, on a même droit à quelques phrases phares de l'oeuvre originale en voix off. Je pense qu'ils n'auraient pas pu caster un meilleur Augustus qu'Ansel Elgort, qui le joue à la perfection. Pour ce qui est d'Hazel en revanche, l'actrice n'aurait pas été celle que j'aurais choisi, mais bon, il faut lui reconnaître qu'elle fait tout de même du bon boulot. Le film m'a fait passer du rire aux larmes, comme à tout un chacun j'imagine. Si dans le livre le passage au Musée d'Anne Frank m'a laissé un peu perplexe, je dois admettre que le réalisateur a fait un travail remarquable.

Le point négatif pour moi serait vraiment Peter Van Houten. Je n'ai pas trouvé l'acteur qui l'interprète à la hauteur du personnage du roman, non pas qu'il soit mauvais, mais il réflétait disons 1/4 des choses qu'il incarnait dans le roman et j'ai trouvé ça dommage. 

La fin du film a été un peu facile, je trouve, dans le sens où ils ont vraiment raccourci la chose, mais dans l'intérêt du film et de l'action, je peux le comprendre. La bande son était, j'ai trouvé, sublime, je l'écoute en boucle. (Par contre, pour ce qui est de la vf, sérieux, c'est quoi, c'est quoi, c'est quoi cette voix qu'ils ont choisi pour Augustus ? Si vous avez l'occasion d'aller le voir en VO, franchement allez y, car pour moi ça a été une catastrophe.)

Je suis donc sortie de la salle avec quelques étoiles dans les yeux, car en dépit de ces quelques points négatifs j'ai été très satisfaite de ce que je venais de voir et j'ai eu les phrases à hurler de rire dans la tête toute la soirée ensuite, je note notamment "On devrait revenir quand il fait nuit, non ? -Il fait toujours nuit pour Isaac..."

L'avenir me manquait.

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Chronique littéraire : Paper Towns (La Face cachée de Margo) by John Green

Publié le par Wendy-Belle

Edition Speak, paru en 2008, lecture VO, genre Young Adult

Résumé : Margo Roth Speigelman, le nom aux six syllabes qui fait fantasmer Quentin depuis toujours. Alors forcément, quand elle s'introduit dans sa chambre, une nuit, par la fenêtre ouverte, pour l'entraîner dans une expédition vengeresse, il la suit. Mais au lendemain de leur folle nuit blanche, Margo n'apparaît pas au lycée, elle a disparu. Quentin saura-t-il décrypter les indices qu'elle lui a laissés pour la retrouver? Plus il s'en rapproche, plus Margo semble lui échapper...

  La semaine dernière, j'ai (enfin) terminé Paper Towns, alias La Face cachée de Margo en vf. J'ai mis beaucoup de temps à finir ce livre, et encore beaucoup de temps à écrire cette chronique, pour la simple raison que je voulais prendre du recul et écrire clairement ce que j'en pensais. Vous me suivez ? Non ? C'est normal. Je m'explique.

  Tout d'abord, ce qui m'a vraiment motivé pour continuer ce livre, c'est l'écrire du John Green. Il a une plume que j'aime beaucoup. Je la trouve simple, mais drôle et souvent profonde. Il a une "philosophie" dans chacun de ses livres qui me plait énormément. Dans ce livre, l'un des aspects que j'ai beaucoup aimé, même s'il n'arrive que vers la fin, c'est la reflexion sur le fait de partir, réflexion menée à travers le personnage de Margo. Attention, voilà le point sensible.

(Pour faire bref, voici ma sensation à la fin du bouquin quant au personnage de Margo...)

  Je ne vous spoile rien, dans le résumé du livre il nous est dit que Margo disparaît, qu'elle est partie, et que toute l'intrigue va tourner autour de Quentin qui va devoir la retrouver grâce à des indices. Au début (et pendant tout le livre pratiquement, en fait), Margo m'a fait pensé à Alaska, le personne du livre du même autour Looking for Alaska, alias Qui es-tu Alaska ? en vf, qui avait été un énorme coup de coeur, mon préféré de John Green. Cependant, j'ai adoré le personnage d'Alaskka, et détesté celui de Margo. Au début pourtant elle m'aparaissait intrigante, énigmatique... Comme Alaska. Sauf qu'Alaska a une certaine profondeur. Plus le roman avançait plus Margo me tapait sur le système de façon incroyable. Premièrement, je n'ai pas aimé sa façon d'être avec Quentin. "Je t'ai choisi." (Pour qui elle se prend, sérieux ?) Ensuite, je l'ai trouvé d'une égocentricité et d'un égoïsme sans nom. J'ai compris, à la fin, ce qui l'a poussé à partir, ce qui l'a mené à faire ce qu'elle a fait, mais l'a encore, la façon dont elle l'a fait me paraît juste stupide, injustifiable, et, encore une fois, incroyablement égoïste, surtout quand on pense qu'elle a réussit à gâcher tout un tas d'événements importants dans la vie des autres personnages. Ma pensée a plus au moins été que Quentin a passé tout un mois a chercher une fille qui se veut intéressante mais qui ne l'est absolument pas. (Ce que justifie totalement John Green dans l'un de ses très belles phrases "She is just a girl.")

  En revanche, pour ce qui est des autres personnages, Quentin, le narrateur, obsédé par Margo depuis sa toute petite enfance, m'a beaucoup plu. Lui aussi m'a fait pensé à Miles de Looking for Alaska, mais ça ne m'a pas dérangé. Je l'ai trouvé juste adorable, très humain, et la façon dont Margo a pu être avec lui m'a d'autant plus agacé. J'ai aussi beaucoup aimé les personnages secondaires, comme dans chacun des livres de John Green, à savoir Ben, Radar, et Lacey. Si essentiellement Ben & Radar mènent ces recherches, c'est essentiellement pour leur ami Quentin, mais j'ai apprécié leurs propres histoires, sans qu'il soit question de madame Margo "je veux être au centre du monde". Bref.

  Pour ce qui est de l'intrigue, je dois dire qu'il m'est arrivé deux ou trois fois de posé le livre sur ma table de chevet et de ne plus y toucher pendant des jours, n'ayant pas le courage de m'y replonger. L'histoire tourne autour d'une "enquête" pour retrouver Margo et cela m'a parût parfois un peu lent, un peu répétitif, mais il faut tout de même dire que l'écriture de John Green a su me convaincre à chaque fois de me remettre dans le bain. (NB : J'ai beaucoup aimé aussi qu'il y ait un lien dans l'histoire avec la couverture et le titre VO.)

Cette chronique est loin d'être facile à faire, parce qu'à la fois ce livre m'a énervé à cause de Margo (vous l'aurez compris), mais m'a tout de même plût pour les autres personnages, l'écriture, la profondeur. Même en ayant eut le temps de digéré ce roman je ne sais toujours pas s'il était dans l'intention de l'auteur de nous mettre dans cet état de confusion face à son oeuvre, (face à Margo...), mais je le trouve tout de même réussit, car à travers l'horripilance de celle ci, c'est un roman qui m'a tout de même permit de me poser certaines questions et c'est ce que j'aime quand je lis quelque chose. En conclusion, je peux le recommander si vous voulez vous interroger, poser des questions ou apprécier bien sur l'univers de John Green (qui présente souvent des similitudes dans ses romans, soyons honnêtes), mais si vous cherchez un roman du genre "pas prise de tête", ce ne sera, à mon avis, pas le meilleur choix.

  Si vous avez lu ce livre (ou comptez le lire) n'hésitez surtout pas à me dire ce que vous en avez pensé ou s'il vous tente, j'aimerais beaucoup savoir ce que d'autres ont pu ressentir face à cette oeuvre. En attendant, passez d'agréables lectures :)

The fundamental mistake I had always made -and that she had, in fairness, always led me to make- was this: Margo was not a miracle. She was not an adventure. She was not a fine and precious thing. She was a girl.

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Chronique littéraire : La sélection tome 2, 'L'Elite", par Kiera Cass

Publié le par Wendy-Belle

                                          

Edition Robert Laffont dans la collection R, paru en 2013.

Résumé : La Sélection de 35 candidates s'est réduite comme peau de chagrin, et désormais l'Élite restante n'est plus composée que de 6 prétendantes. L'enjeu pour ces jeunes filles ? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu'elles sont les mieux à même de monter sur le trône d'Illéa, alors que deux factions de rebelles veulent faire tomber la monarchie.

Pour America Singer, demeurer au palais est encore plus compliqué : ses sentiments envers Maxon viennent se heurter à l'amour qu'elle éprouve depuis l'enfance pour Aspen, garde royal qu'elle croise tous les jours dans les galeries, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales...

Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête du déclic qui changera à jamais le cours de sa vie...

Tout jeu comporte des règles, et les règles sont faites pour être transgressées.

                                                                                                                                                             

Pour faire un petit topo, le mois dernier, après avoir entendu parler à peu près partout sur internet de la trilogie "la Selection", de Kiera Cass, je me suis rendue dans une librarie pour me procurer le premier tome. Je dois dire qu'il m'avait plutôt deçue. J'ai souvent entendu dire que Divergente ressemblait beaucoup à Hunger Games, et en le lisant je me suis rendue compte que ça n'avait rien à voir. C'est en lisant le premier tome de la Selection qu'à ma grande surprise, j'y ai trouvé des ressemblences énormes. Ce point mis à part, même si le livre se lit vite et qu'on passe un assez bon moment, je l'avais trouvé ma foi fort simple, peut être trop simple. Je ne suis pas une fan des descriptions, mais on entre quand même dans un univers dystopique et qui plus est dans château royal, et j'aurais aimé pouvoir un peu me réperer. Malgré tout, j'ai voulu laisser sa chance au second tome.

Je tiens à dire que je l'ai bien plus apprécié que le premier.

J'ai beaucoup aimé l'aspect politique, j'espère que les régénats et leur intrigue sera plus exploité dans la suite, car dans ce tome cela part très bien. Les pages du journal de Gregory Illéa, je ne les ai pas venues venir, et j'ai trouvé cela extrêmement utile et judicieux. Pour ce qui est des personnages, si au début América ne m'inspirait pas grand chose, je dois dire que je l'apprécie beaucoup plus maintenant qu'elle commence à se rendre compte de certaines choses, et qu'elle se révolte contre l'injustice. Je l'ai trouvé beaucoup plus intéressante, même si j'aurais aimé un peu plus d'approfondissement dans ses reflexions, qui reste malgré tout assez en surface, dans mon opinion. Une chose cependant me tape sur le système avec ce personnage : C'est sa manie de changer d'avis toutes les deux minutes. Maxon, Aspen, Maxon, Aspen, Maxon, Aspen, à croire que ses sentiments changent tous les deux jours, et malheureusement quand ce côté "oui mais non j'ai besoin de temps blablabla" prenait le dessus sur l'aspect politique, j'avais tendance à vouloir la secouer comme un prunier en lui hurlant d'arrêter son délire.  J'ai trouvé le personnage de Maxon un peu moins plat que dans le premier tome, plus humain dans le sens où il n'est plus aussi "irréprochable", qu'il ne reste pas là planté à attendre qu'America daigne prendre une décision le concernant, et le fait qu'il commence à s'impatienter m'a bien plusn, car personnellement j'aurais depuis bien longtemps perdu patiente avec elle. Pour ce qui d'Aspen, je ne sais pas quoi dire, hormis le fait qu'il se croit tout permis. Je peux comprendre qu'America ne veuille pas le perdre, mais qu'elle joue de cette façon sur les deux tableaux, j'ai trouvé ça injustifiable. Je veux bien que dans ce système de castes, quand une personne se lie à une autre c'est censé durer toute une vie, mais tout de même, à mes yeux Aspen n'a été qu'une amourette d'adolescent qu'elle veut à tout prix sauvegarder alors qu'elle pourrait entretenir une relation bien plus mature avec Maxon. Enfin, ce n'est que mon avis. Ne déchainez pas les fangirls sur moi. 

Niveau personnage, j'aime également beaucoup le père d'America. Dans chacun de ses gestes transpire son amour pour sa fille et je dois dire qu'à sa place, je prenais bien souvent conseil auprès de lui.

(Ma réaction face au livre quand América change encoooore d'avis...)

Si j'ai aussi préféré ce tome deux, c'est parce que je l'ai trouvé plus esthétique, dans la façon de s'exprimer d'America ou de Maxon, qui sortent parfois de fort jolies phrases. 

Enfin, je ne peux m'empêcher de reprocher encore une fois le manque de description, qui m'a cependant moins dérangée que durant le premier volume. Les événements et les actions des personnages vont aussi un peu trop vite, je trouve, et ne sont pas assez développés. Là encore, ce n'est qu'une simple opinion personnelle, et l'action étant cependant à la fin plutôt prenante, je ne m'en suis pas trop offusquée. 

Cette fin m'a d'ailleurs assez surprise, je l'avoue, je me suis couchée très tard car je voulais savoir comment ça allait se terminer, et au final j'ai été plutôt contente. Je l'ai trouvé beaucoup moins prévisible que dans le premier tome, et à mon sens cela ouvre une belle possibilité pour le tome trois, qui j'espère saura en faire bon usage. En dépit de tout j'ai passé une agréable lecture, je ne vais surement pas tarder à me procurer le troisième et dernier tome de la série, afin de m'assurer que l'auteure aura su continuer sur cette lancée.

 

Ne pleurez pas, très chère. Je bannirais éternellement les larmes de vos yeux si cela m'était possible...

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Chronique littéraire : "Les stagiaires", par Samantha Bailly

Publié le par Wendy-Belle

 

                                    

Edition Milady, paru en 2014

 

Résumé : Dans le cadre d'un stage d'une durée de six mois, nous partageons le quotidien d'Arthur, Ophélie, Hugues, Vincent, Alix et Enissa, au sein de l'entreprise de mangas et jeux vidéos Pixis. Tous rêvent d'obtenir une place, mais comme bien souvent, c'est "beaucoup d'appelés pour peu d'élus".  La question se pose alors : Qui restera ?

                                                                                                                                                                                             

C'est un livre qui, par son sujet et sa couverture, ne m'aurait pas forcément attiré si j'étais passé devant en librairie. C'est en regardant la vidéo coup de coeur de Margaud, du blog Margaud liseuse, qui, ne tarissantt pas d'éloges sur le sujet, que je me suis laissée tentée.

J'ai bien fait.

On entre donc dans la vie d'Ophélie et d'Arthur, jeunes adultes ayant obtenu un stage chez l'entreprise de jeux vidéos Pyxis, rêvant d'obtenir une place à temps plein par la suite. Ils viennent tous deux de milieux bien différents. Elle vient d'une famille modeste, il fait parti de la bourgeoisie parisienne. Un chapitre sur deux, nous alternons avec une fois le point de vue de la jeune fille et une autre celui du jeune homme, ce que j'ai trouvé intéressant, en plus des quelques paroles de chansons à chaque début de chapitres.

Côté personnages donc, j'ai beaucoup aimé le personnage d'Ophélie, tout d'abord timide, qui gagne peu à peu en assurance, même si parfois je n'ai pas compris les choix qu'elle faisait, ses changements d'attitudes. Elle se lie vite d'amitié avec Alix, une geek un peu déjantée qui m'a beaucoup fait rire, (qu'Arthur surnomme "Sapin de Noël") et Hugues, le "hypster", qui, je l'avoue, sans savoir trop pourquoi, m'a souvent tapé sur les nerfs. 

Ensuite, il y a Arthur. Un connard, un vrai, qui s'assume, qui boit plus que de raison jusqu'à la limite du coma éthylique, fait la fête à tout va, sortant avec une fille tout aussi bourgeoise que lui, Juliette, qu'il a trompé de nombreuses fois sans scrupules. Elle a beau être au courant, elle revient toujours vers lui après avoir fait une scène, en s'excusant, qui plus est. Elle m'a à la fois exaspéré et fait de la peine, car malgré touuut le mal qu'il lui fait, elle n'arrive pas à se résoudre à le quitter. Pour en revenir à Arthur, j'avoue que j'ai rarement vu un personnage aussi pervers que lui, qui voit très bien où se trouve la bonne chose à faire, mais qui pourtant trouve un plaisir presque malsain à faire tout le contraire. "On me donne mon rêve et je le brise", dit-il. Cependant, malgré sa salopardise assurée, il m'a quand même touché, bien qu'il m'est par bien des fois donné envie de lui arracher les yeux de la tête, essentiellement lorsqu'on lit ses pensées envers Alix ou certaines conversations avec Ophélie. Je le sentais perdu dans ce monde, comme pas libre de ses mouvements, ayant devant lui une route dorée oui, mais une route qu'il n'a pas choisit. Lui qui, au début si sur de lui, perd peu à peu un peu de cette assurance, ce qui l'a rendu un peu plus humain, j'ai trouvé, contrairement à Ophélie, qui peu à peu gagne en assurance et pense davantage à elle, ce qui est aussi une bonne chose, car elle avait tendance à se laisser un peu marcher sur les pieds. 

La fin m'a, je l'avoue, laissé un peu en suspens. Je m'y attendais sans vraiment m'y attendre, je ne sais pas trop comment dire. Je l'ai trouvé bien, même si j'espérais quelque chose d'autre. En y repensant, c'est un roman qui illustre parfaitement un passage de la vie dans l'apprentissage, et donc la fin est bien adaptée à cela. (Je note que la toute dernière page m'a énormément fait rire.) J'ai trouvé certains passages de l'auteure vraiment beaux à lire, et aussi très drôle, le rythme est bien tenu, je ne me suis pas ennuyée au cours de cette lecture. 

En conclusion, c'est un sujet qui pourrait en intéresser plus d'un à mon sens, et si tel n'est pas le cas, je dirais que la construction des personnages principaux mérite le fait d'être lue. Ce fut une bonne surprise de découvrir ce livre et cette auteure, dont j'entend énormément de bien depuis son livre "Ce qui nous lie", et je remercie donc Margaud, sans qui je ne me serais donc probablement pas lancée. 

Je me suis plu ici. J'ai aimé voir des personnes différentes, des marginaux. Les artistes et les passionnés, je les admire, mais en devenir un, ce serait complètement autre chose. Un choix de vie absolu, sans retour en arrière.

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Un peu de classique : Peter Pan, by J.M Barrie

Publié le par Wendy-Belle

                        

Edition Puffin Chalk, publié pour la première fois en 1911, dans cette édition en 2013.

Lecture VO.

 

Résumé personnel : Alors que Peter s'introduit par la fenêtre chez les Darling afin de récupérer son ombre perdue, il rencontre Wendy, une douce et délicate jeune fille avide d'aventures, dont il est souvent venu écouté les histoires. Il décide alors de l'emmener, elle et ses frères, au pays d'où il vient, Neverland, le Pays de Nulle Part (ou Imaginaire, selon les traductions), où ils vivront des aventures aussi féériques que dangeureuses. 

                                                                                                                                              

Venant d'écrire ma chronique littéraire sur Tiger Lily by Jodi Lynn Anderson, je tenais à faire celle sur Peter Pan, source de l'inspiration, tant que je l'avais encore en tête, l'ayant lu juste avant. 

On connait tous l'histoire de Peter Pan, de l'enfant qui ne voulait pas grandir. Cependant, on a tendance à se faire une vision édulcorée, à la Disney. Ici, le personnage est bien loin du petit garçon naïf, insouciant et rieur, et pour cause : Il représente ici les traits typiques de l'enfant égoïste, égocentrique, cruel et capricieux. Peter Pan tue des pirates, mais dans ce qu'il juge une "bonne forme", en combat loyal. Il a une vision du monde centrée sur lui-même, ne pense qu'à ses propres désirs, et fini toujours par rompre les promesses qu'il fait. La fin est bien loin d'être heureuse, elle est au contraire une belle démonstration des oeuvres du temps et de la mort, de l'oubli, que Peter refuse à tout prix d'affronter. En quelque sorte, il voit sans doute dans l'oubli un réconfort : Il est la meilleure façon pour ne pas ressentir le manque et la douleur de l'absence de ceux qu'on a aimé. Ressentant le poids et le chagrin de l'abandon de sa mère, nous pouvons parfois comprendre cet état d'esprit. Il semble incapable d'amour et encore moins de compassion, en dépit du fait qu'il ait écouté avec attention les histoires racontées par Wendy.

 

(Why does he have to be that perfect..).

Dans ma lecture, je n'ai pu m'empêcher de trouver des ressemblences avec le Capitaine Crochet, qu'il finit par achever pour mieux prendre sa place. Il semblait être une projection de lui adulte, l'avenir qu'il veut à tout prix éviter. Plus qu'un mépris pour les adultes, c'est bien de la peur qu'il ressent à leur contact, c'est un constat tout à fait visible à la dernière page, lorsqu'il se retrouve pour la première fois face à une Wendy adulte. (La fin a réussit, au passage, à me faire un pincement au coeur.)

Cependant, malgré la noirceur du personnage principal, je l'ai adoré. 

 En ce qui concerne la narration, je dois dire qu'elle m'a beaucoup plus. La plume de l'auteur était magnifique, je me suis arrêtée plusieurs fois pour noter quelques citations. Je n'ai pu m'empêcher de penser au film Finfing Neverland à quelques passages, notamment celui du Cerf Volant. J'admets m'être moins intéressée aux autres personnages pour me concentrer sur la personnalité de Peter, mais tous servant à illustrer l'une de ses personnalités, je les ai néanmoins beaucoup apprécié.

C'est une lecture sans fautes pour moi, j'ai vraiment été ravie de me plonger dedans, je n'ai pas vu les pages défilées. C'est une histoire tout de même sublime, du génie du pur et simple, je la recommande vivement à tout le monde, ne serait ce que pour avoir le plaisir de retomber, le temps d'un livre, dans l'univers merveilleux, bien qu'infernal, de l'enfance. 

Do you know, Peter asked, why swallows build in the eaves of houses ? It is to listen the stories.

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Chronique littéraire : "Tiger Lily" by Jodi Lynn Anderson

Publié le par Wendy-Belle

                                    

                              Editions HarperTeen paru en 2012, lecture VO

 

Résumé : "Before Peter Pan belonged to Wendy, he belonged to the girl with the crow feather in her hair. . . .

Fifteen-year-old Tiger Lily doesn't believe in love stories or happy endings. Then she meets the alluring teenage Peter Pan in the forbidden woods of Neverland and immediately falls under his spell.

Peter is unlike anyone she's ever known. Impetuous and brave, he both scares and enthralls her. As the leader of the Lost Boys, the most fearsome of Neverland's inhabitants, Peter is an unthinkable match for Tiger Lily. Soon, she is risking everything—her family, her future—to be with him. When she is faced with marriage to a terrible man in her own tribe, she must choose between the life she's always known and running away to an uncertain future with Peter.


With enemies threatening to tear them apart, the lovers seem doomed. But it's the arrival of Wendy Darling, an English girl who's everything Tiger Lily is not, that leads Tiger Lily to discover that the most dangerous enemies can live inside even the most loyal and loving heart."

                                                                                                                                                                                          

Ces temps ci, je me suis lancée dans les différentes réécritures & adaptations de l'oeuvre de J.M Barrie, Peter Panet c'est sur la chaîne de Justine du blog FairyNeverland que j'ai appris l'existence de ce livre. En lisant le résumé, j'ai cracqué : Je l'ai acheté tout de suite, d'autant plus qu'on en disait beaucoup de bien.

Je dois dire que je n'ai pas été déçue.

Tout d'abord, on aborde une vision de Neverland, le Pays Imaginaire, bien différente de celle que l'on habitude de se faire, et j'ai beaucoup aimé. On entre alors, à travers les yeux de la narratrice, qui n'est autre que TinkerBell, la fée Clochette, dans la vie de Tiger Lily, personnage en fait très peu abordé dans l'oeuvre originale.

Je me suis tout de suite prise d'affection pour ce personnage. Tiger Lily est brave, courageuse, curieuse, forte, n'en fait qu'à sa tête, et est très loin de se laisser dicter sa conduite, même si cela a ses conséquences : Afin de contrôler son attitude, elle va devoir se marier à Giant, un homme terrible qui ne pense visiblement qu'à boire, à la fin de la saison chaude. Jusque là, elle reste à peu près libre de ses mouvements, et, malgré les avertissements qu'elle reçoit de la part de sa tribu sur les Garçons Perdus qu'elle doit à tout prix éviter en raison de leur dangerosité et de la viciosité de leur chef, Peter Pan, Tiger Lily finit par tomber sur lui. Peu à peu leur relation évolue, évidemment, même si au début j'ai eu tout de même l'impression qu'il tenait plus à Tiger Lily que l'inverse, sentiment bien vite oublié face au comportement de Tiger Lily, qui sans savoir pourquoi, se met à courir vers lui. 

J'ai adoré le fait que Clochette raconte l'histoire. En dépit de ses sentiments amoureux pour Peter, elle reste loyale jusqu'à l'os à Tiger Lily, qui est l'objet de toutes ses attentions, contrairement à elle, qu'on semble ne remarquer qu'à peine. En ce sens, j'ai eu beaucoup de peine pour elle, qui essai de faire tout ce qu'elle peut pour son amie. Ensuite, j'ai adoré que Tiger Lily ne cherche à impressionner personne, tout autant que son côté très libre, très indépendant. Mon coeur s'est littéralement brisé quand Wendy arrive, elle, que l'on présente si féminine en comparaison d'elle, et qui semble apporter à Peter tout ce qu'elle même ne semble, à ses yeux, pas lui apporter : Un soutien à tout épreuve et une foi indéfectible. Je pense qu'on peut facilement s'identifier ici à Tiger Lily, qui voit en Wendy l'image de la fille "parfaite" qu'elle ne sera jamais.

   

Je ne m'attendais pas à une telle fin, pour tout dire je pensais que ce livre, qui est en quelque sorte une préquelle à l'oeuvre originale, allait se terminer de la même façon que celle ci. Je ne veux pas vous spoiler, la fin m'a arrachée une ou deux larmes. J'ai été ravie de ma lecture, l'écriture de l'auteure est magnifique, la façon dont les personnages sont abordés est géniale, et je ne peux que vous recommander de lire ce livre, tout en ne comprennant pas pourquoi elle n'a jamais été traduite, car il le mériterait amplement, je ne peux qu'espérer que les maisons d'éditions françaises se réveillent et prévoient cela pour très bientôt. 

I confess. I flew back to the burrow on secret, nightly visits. I watched Peter and the boys. I nestled behind Peter's ear one night while he slept. I lay on his chest and listened to him breath. I wanted to be close to him and smell him and hear his heartbeat.

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Première chronique ! "Forbidden" by Tabitha Suzuma

Publié le par Wendy-Belle

Edition Defintions, parût en 2010, lecture VO

 

Résumé : "Sixteen-year-old Maya and seventeen-year-old Lochan have never had the chance to be 'normal' teenagers.

Having pulled together for years to take care of their younger siblings while their wayward, drunken mother leaves them to fend alone, they have become much more than brother and sister.

And now, they have fallen in love.

But this is a love that can never be allowed, a love that will have devastating consequences ...

How can something so wrong feel so right?"

                                                                                                                                                          

Que dire de ce livre hormis le fait qu'il m'a détruite ?

Je n'avais encore jamais lu d'histoire qui parle d'inceste, et pour cause : C'est un sujet tabou dans la plupart des sociétés. En tombant par hasard dessus sur Livraddict, j'ai cracqué, et je me suis dis que ce serait l'occasion de lire un livre sur le sujet. J'ai l'impression que les avis sur cette oeuvre sont plutôt mitigés, certains étant complétement réfractaires au sujet principal, ce que je peux tout à fait comprendre. Pourtant, j'ai trouvé que malgré le côté un peu malsain que ce genre de sujet peut donner comme effet, l'auteure a fait un travail ​remarquable. Par sa plume que j'ai trouvé magnifique, je n'ai pu qu'aimer Lochan, adolescent qui ne parle à personne en dehors de sa famille et est omnibulé par ses études, et Maya, dévouée corps et âme à sa famille, ainsi que leurs petits frères et soeur, et dans cette relation que la plupart pourrait qualifier de "contre nature, abjecte, dégoûtante", je n'ai pu qu'y trouver de la beauté.

Je ne saurai comment vous le décrire. Nietzsche pensait que la vie était horrible, mais que l'art était le voile que l'on posait sur les choses horribles qu'elle contient, dans le but de les sublimer, et de les rendre donc supportables, belles, sublimes. A mon sens, c'est exactement ce que Tabitha Suzuma a fait de son livre

            .

Ils n'ont clairement pas eu une vie facile. Mère alcoolique qui préfère sortir avec son petit ami que de s'occuper de leurs enfants et un père qui les a abandonné pour refaire sa vie, ce sont eux qui, du haut de leur seize et dix sept ans, vont devoir s'occuper de leur petite tribu. A cela s'ajoute ensuite leur relation qui devient de plus en plus ambiguë, qu'ils doivent à tout prix cacher.

J'ai peur de trop vous en dire, et les mots seuls ne sauraient exprimer ce que j'ai ressenti en le lisant. Je n'aurais su prédire comment l'histoire allait se conclure, et j'ai voulu croire jusqu'au bout qu'un "happy end" était possible. Je suis restée sous le choc en lisant la dernière ligne de la dernière page, en me disant que non, ce n'était pas possible. J'imagine que là était le but de l'auteure, et si tel était le cas, elle a réussit. La boule dans la gorge était là, et j'aurais même versé quelques larmes si je n'avais pas été brusquement interrompu dans ma lecture.

Tout ce que je peux dire, c'est que c'est en dépit de tout une histoire horrible, mais néanmoins magnifique, sublimée par l'écriture de l'auteure dont j'ai la ferme intention de lire plus d'ouvrages. Ce livre vous tord dans tous les sens et vous fend le coeur aussi surement que si les pages étaient des lames, mais il en vaut vraiment la peine.

Je ne peux que le recommander si vous les tripes et les nerfs accrochés, car le sujet est -à mon sens en tout cas- assez lourd et je pense que tout le monde peut ne pas aimer ou même supporter, le petit message d'avertissement "not suitable for youngers readers" sur la quatrième de couverture est mérité, mais j'espère tout de même que vous le lirez si ce n'est pas déjà fait, car il a été une fabuleuse découverte, un véritable coup de coeur.

    

I'll stay with her as long as she likes. I'll marry her, if it that's what she wants. I mean, at the end of the day, what the hell does it matter who I end up with if it can't be you ?

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