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Chronique littéraire : "Will & Will", de John Green et David Levithan

Publié le par Wendy-Belle

Edition Gallimard collection Scripto, parution en 2010, réédité en 2014.

Résumé : Will Grayson se méfie des sentiments. Les histoires de cœur portent la poisse, tout le temps. Alors dans la vie, autant se faire discret. Son meilleur ami, Tiny Cooper, est à la fois une bénédiction et une vraie plaie : ami fidèle et rayonnant, il est aussi ouvertement gay que corpulent et n'a pas l'habitude de passer inaperçu.
À l'autre bout de ville, un adolescent en pleine déprime assume mal sa différence. Le hasard veut qu'il se nomme lui aussi Will Grayson...

                                                                                                                                                           

Aujourd'hui est un jour sombre. Le jour où j'ai enfin reposé ce livre en l'ayant terminé. 

Moi qui me faisait plutôt une joie de lire ce livre.

(Je vais me contenter de vous mettre un gif de ma réaction.)

Quelle déception...

 

 

Bon. Clarifions les choses. Je ne sais pas si j'ai lu ce livre dans une mauvaise optique. Je n'avais lu aucune chronique, j'avais à peine survoler le synopsis, en fait je ne l'ai acheté que parce que Gallimard a refait les couvetures des romans de John Green, et ayant apprécié ses autres livres, je me suis laissée tenter en librairie. En prenant un livre qui s'appelle "Will & Will", je m'attendais un minimun à une histoire entre ces deux Will. Il y en a une, certes, mais je l'ai trouvé tellement minime que j'ai passé mon temps à attendre que quelque chose se passe entre eux, qu'ils apprennent à se connaître, je ne sais pas. Mais non. Bon. Je m'explique.

La narration est partagée entre le premier Will Grayson, et le deuxième Will Grayson. On les différencie l'un de l'autre car l'échange se fait à chaque chapitre, la manière se s'exprimer est évidemment différente, et la mise en page même est différente. Bref.

- Le premier Will Grayson est un Will assez... Disons qu'il est convaincu que tout vaut mieux que ce qu'il pense, qu'il vaut bien qu'il se la ferme, et passe plus ou moins sa vie à essayer de ne jamais se faire remarquer, suivre ses amis dans leurs sorties et subir les exigences de la vie. 

 -Le deuxième Will Grayson est rongé par la depression et rien ne semble trouvé grâce à ses yeux, tout dans la vie est au même niveau, c'est à dire au summun de la médiocrité. Seule exception à cela : Isaac, un garçon rencontré sur le net, pour qui il est fou d'amour.

Premièrement, le début de ce livre est long, extrêmement long. Je me suis ennuyé à mourir. Je veux bien qu'un roman prenne son temps pour mettre son histoire en place... à condition qu'une histoire soit à mettre en place. Dans le résumé du livre, on nous parle du meilleur ami du premier Will, Tiny Cooper. Et au final, malgré le fait que ce soit les deux Will qui raconte l'histoire chacun de leur point de vue, le personnage au contre de tout, c'est Tiny. ça, c'est une chose qui m'a perturbé, même si ce personnage est intéressant, j'ai trouvé que la narration n'était alors pas pertinente. 

Les choses s'enchaînent à la fois lentement (les auteurs nous racontent des banalités de la vie quotidienne, nous donnons bieeeen l'impression de faire du remplissage ), mais à la fois super vite, en multipliant les ellipses narratives. Si quelques fois cela s'avère être nécéssaire, parfois j'ai vraiment eu l'impression de me retrouver devant une fanfiction mal travaillée où on zape tout pour aller vite.J'étais vraiment à deux doigts d'abandonner ce livre, quand enfin il s'est passé quelque chose : Les deux Will se rencontrent, (Au bout de CENT TRENTE PAGES) pour une certaine raison que je ne raconterai pas pour ne pas vous spoiler. Sauf que voilà, ils se rencontrent. Mais c'est pratiquement tout, vu que c'est là qu'on voit qu'en fait, le personnage central, c'est Tiny. C'est lui le lien entre les deux Will. Il prend tellement de place (étonnant, vu que dans le livre il est comparé plusieurs fois à un éléphanteau...), qu'il efface totalement les intrigues entre le premier Will et la prénomée Jane, et le second Will et ses... En fait, à part Tiny, il n'y a rien dans la vie du second Will. Et pourtant, c'était lui que j'ai préféré (si préférance il doit y avoir), parce qu'il était le seul que je pouvais comprendre, et son cynisme m'a parfois fait rire. Cependant, il vient un moment où le tout c'est... trop.

  

 

La principale raison pour laquelle je lis les romans de John Green, c'est que j'aime les reflexions, références et métaphores qu'il y place. Mais là... J'ai trouvé, personnellement, qu'il essaye d'en mettre (à moins que ce ne soit David Levithan, difficile de dire quelle idée était à qui), mais que c'était râté. La philosophie, la morale qu'il a voulu y mettre, (notamment sur la vérité),  malgré sa noblesse, était... mal travaillée. J'ai conscience des messages que les auteurs ont voulu transmettre à travers ce livre, mais ça ne suffit pas à rendre ce livre magnifique. Je suis d'avis que l'argument du "c'est ça ça et ça que j'ai voulu montrer"  ne justifie pas tout. Peut être que toutes ces choses que j'ai a reproché à ce livre ont été voulues, mais je ne pense pas qu'il soit dans l'intention d'un auteur d'assomer son lecteur à coup de lassitude. J'ai eu l'impression que les personnages faisaient des va et viens dans leurs opinions sans pour autant jamais aller nulle part. Je n'ai pas trouvé les métaphores pertinentes. Qui plus est, le petit détail qui m'a énervé, était les petites choses que l'on retrouve dans Nos étoiles contraires. Roman parût après  Will & Will. Et ces petites choses, bien que légères, m'ont fait  une fois de plus penser que John Green râbache ses mêmes choses dans ses romans. Ce qui est dommage, pour un talent pareil. Honnêtement, en lisant les dites références et les dites métaphores, je me disais "quoi mais quoi ? Mais qu'est ce qu'il dit ? Mais ça prouve quoi, ça ?" 

Le roman tourne autour de la comédie musicale qu'écrit et met en place Tiny. Et cette fin... Je ne l'ai juste pas comprise. Enfin, je l'ai comprise, mais je n'ai pas compris pourquoi les auteurs ne se sont pas dit que quelque chose n'allait pas. J'ai trouvé ça... Incohérent. Sans pertinence. Ce genre de fin où vous vous dîtes "quoi, c'est tout ? Tout ça pour en arriver là ?"

Je suis dure avec ce livre, je sais. Mais je l'ai refermé en étant clairement énervée. Il y a un loooooong passage de près de cent trente pages qui est supposé mettre en place l'intrigue. Puis, il y a un passage plus court où je me suis dis "cool, on va enfin partir sur quelque chose d'intéressant!" Puis ça retombe. Une fois encore. Puis ça remonte juste le temps de deux pages vers la fin, suite à une certaine conversation entre le second Will et une certaine Maura. Puis ça retombe... Pour ne plus remonter. 

Pour deux génies de l'écriture adulés de tous tels que ces deux auteurs, (n'ayant jamais lu de David Levithan, je ne peux pas juger), je m'attendais à quelque chose d'absolument grandiose. De plus travaillé. J'ai eu l'impression d'avoir à faire à du bâclé. Ce serait cracher sur la soupe de dire qu'il n'y a pas eu certains paragraphes intéressants ou beaux à lire, mais ça s'arrête vraiment là pour moi.

 

Sorry. Disappointing.

Vous l'aurez sans doute compris, je ne recommande pas ce livre, en tout cas certainement pas en tant que premier livre d'un des deux auteurs. Si vous l'avez lu, n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez penser, je suis curieuse de savoir s'il n'y a que moi sur Terre à ne pas avoir aimer ce livre.  En tout cas, je voulais m'attaquer directement ensuite à An abundance of Katherines, mais je crois qu'au final je vais attendre, histoire de faire une pause avec John Green.

 

je voudrais pouvoir lui dire que j'ai juste envie d'être moi-même. et d'être avec quelqu'un qui est lui-même, point final. je veux voir au-delà des faux semblants et des mensonges pour atteindre la vérité. et peut être elle et moi n'atteindrons nous jamais la vérité davantage qu'en cet instant précis où nous reconnaissons l'existence du mensonge et des sentiments qui se cachaient derrière.

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Chronique littéraire : Les chroniques lunaires, tome 1, "Cinder", par Marissa Meyer

Publié le par Wendy&Belle

 

Edition Pocket Jeunesse, parût en 2012.

Résumé : Même dans le futur, les histoires commencent par "il était une fois." 

À New Beijing, Cinder est une cyborg. Autant dire un paria. Elle partage sa vie entre l'atelier où elle répare les robots et sa famille adoptive. À seize ans, la jeune fille a pour seul horizon les tâches les plus ou moins dégradantes qu'elle doit accomplir pour ses sœurs et sa marâtre. 
Mais le jour où le prince Kai lui apporte son robot de compagnie - son seul ami -, le destin de Cinder prend un tour inattendu. La forte attirance qu'éprouvent le beau prince et la jeune cyborg n'a aucune chance de s'épanouir, surtout que le royaume est menacé par la terrible reine de la Lune ! Débute alors pour Cinder une aventure incroyable, où elle découvrira que le sort de l'humanité est peut-être entre ses mains.

                                                                                                                                                                      

Bon. Il faut savoir qu'à l'heure où j'écris cette chronique, je viens de poser le livre sur ma table de chevet en me disant "bon. Qu'est ce que je viens de lire ?"

Parce qu'à mon grand étonnement... J'ai adoré. 

Grand étonnement parce que : - Tout le monde en parle, et je plaçais donc beaucoup d'espérance en ce livre, et, générallement, je suis assez déçue.

                                                   - Autant je suis une grande amatrice de contes (et quand je dis contes, j'entends par là tout sauf Disney) autant le personne de Cendrillon ne m'a jamais vraiment touché, excepté bien sur l'excellentissime Danielle de Barbarac, (jouée par Drew Barymore), dans l'excellent film A tout jamais, une histoire de Cendrillon, réalisté par Andy Tennant, que je vous conseille vraiment, vraiment d'aller regarder si ce n'est pas déjà fait. 

                                                   - Le côté cyborg de l'histoire ne m'emballait pas vraiment, je dois l'avouer. 

Et je le reconnais bien volontiers, je me suis trompée.

  Ce livre m'a stoppé dans un autre livre que j'étais tranquillement en train de lire (Will & Will, de John Green et David Levithan, parce qu'après avoir vu les nouvelles éditions de chez Gallimard collection Scripto, il me l'a fallut tout de suite), parce qu'une amie m'a appelé en mode "J'ai retrouvé ce livre, je te l'amène tout de suite." A force de le voir partout, je me suis dis qu'il fallait que je me fasse mon propre avis. Alors, le voici.

L'environnement dans lequel se déroule l'histoire, en toute honnêteté, je me suis imaginé à la Star Wars, quand ils sont sur Tatooine. (oui, je suis une fan absolue) Le futur que l'auteure a construit était innovant, et très bien construit. Le fait que des gens aient colonisé la Lune était superbe. Le fait que ces gens ne se révèlent plus totalement humains était super aussi. Le tout combiné donnait une ambiance... super. (Oui, c'est le mot qui convient, je vous assure.) J'avais un peu peur de ce côté science-fiction (oui j'adore star wars, mais c'est vraiment la seule exception), mais tout cet aspect là est très bien amené et très bien expliqué, de sorte que l'auteure ne nous perd pas avec des explications très techniques : Nous la comprennons très bien et cela ne nous "soûle" pas, nous, les pas très fans des sciences-fictions. Au contraire, cela sort de l'ordinaire, et c'est, ma foi, fort agréable. Il y a aussi tout le côté de l'épidémie, qui est, au fond, ce qui permet à l'intrigue d'avancer.

Y a t-il eut meilleure Cendrillon ? Je ne crois pas...

On retrouve les éléments de base du conte : La méchante marâtre, les deux soeurs (bien qu'une dont on se prend d'affection), l'évènement du bal. Mais Maryssa Meyer écrit bien une oeuvre à elle. La preuve ? Le pied de Cynder a une certaine importance, mais pas vraiment de la façon dont on pourrait s'attendre quand on se penche sur le conte lui même. Le "petit plus" : Les quelques citations reprises du conte original.

Les Lunaires m'ont totalement intrigués. Le mélange de peur et de fascination qu'ils entretenaient était grandiose. 

Le Prince Kai, dans son humanité toute entière m'a... plût. (à côté, vraiment, ce que je me suis dis, c'était que le prince Maxon était très très plat. et ennuyeux. et pas drôle. nah.) Dans son "ignorance" des pratiques politiques car encore bien jeune, et dans son insistance vis à vis de Cinder, dans sa magnanimité et dans l'importance qu'il donne à son peuple, je n'ai pu que m'attendrir. 

Combiner conte et science fiction ne doit pas être chose facile, pourtant le pari est réussit, et la preuve la plus parlante, est le personnage central de l'histoire, Cinder. Loin de la Cendrillon qui se plaint, que l'on plaint, loin de celle qui se fait aider par sa maraîne la bonne fée pour ne pas se résigner à son sort, on est face à une Cendrillon cybord qui sait se servir de ses mains, qui est débrouillarde et maline, et qui est forte. Elle ne s'éffondre pas, elle se rélève toujours. On dit qu'elle n'est pas humaine, pourtant elle agit typiquement comme telle. Plus la fin se rapproche, plus elle semblait gagner en assurance. Vraiment, j'ai été étonnée de trouver une Cendrillon qui ne me tape pas sur le système. 

Le seul reproche que je pourrais faire serait peut être que... Je m'attendais à la fin. Je l'ai senti venir... Très vite. Et encore, ça ne sera même pas un reproche, parce que même si je m'y attendais, je me demandais comment l'auteure allait amener ça. Et même, je m'attendais à cette fin, mais pas à cette fin. Vous savez, le genre de fin qui vous fait crier "Ciel, où est  le tome deux  ? Je dois me le procurer !" Parce que c'est tout ce que j'ai à l'esprit maintenant. Me procurer le tome deux. (Parce que oui, ce tome un démarre très bien, il met en place un bonne saga, mais je me demande vraiment comment ils vont faire pour ajouter des personnages de conte à cela. Et je veux savoir.)

Il le faut. C'est une nécéssité absolue. 

 

Ce film, quelle merveille...

En conclusion, ce livre a été une très bonne surprise, fluide, très original, très agréable, c'est un livre que je recommande à tout le monde même si je suis sans doute la dernière a ne pas l'avoir lu, et il me tarde (il me taaaaaaaaaaaarde) de me plonger dans le deuxième tome qui est, à ce qu'on m'a dit, encore meilleur que le premier. 

 

(NB : C'est une chronique bien tardive par rapport à la précédente, non pas parce que j'ai mis trois plombes à lire Cynder, mais parce qu'entre temps j'ai lu le tome deux de la saga The Mortal Instruments : La cité des Cendres, auquel je ne ferais certainement pas de chronique, simplement parce que j'aurais trop et pas assez à dire (je me comprends...), et je ferais certainement plus une chronique sur la série complète. Pour résumé en un mot : J'ai aimé autant que le premier tome, j'ai hâte de lire le troisième. (et Clary et Jace m'ont déchiré le coeur...)

Quel dommage que vous ne puissiez pas rougir, mademoiselle Linh !

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Chronique littéraire : "Contrecoups" ("The Shock of the fall") par Nathan Filer

Publié le par Wendy-Belle

Edition Michel Laffont, parution anglophone en 2013, française en 2014

Résumé : "Je vais vous raconter ce qui s'est passé, parce que ce sera un bon moyen de vous présenter mon frère. Il s'appelle Simon. Je pense que vous allez l'aimer. Vraiment. Mais dans quelques pages il sera mort. Et il n'a plus jamais été le même après ça. " Matthew a 19 ans, et c'est un jeune homme hanté. Hanté par la mort de son grand frère, lors de vacances à la mer, dix ans auparavant. Hanté par la culpabilité. Hanté par la voix de Simon qu'il entend partout, tout le temps : dans le bruissement des feuilles des arbres, dans le crépitement des bougies d'anniversaire, dans le murmure de la marée... Dernier lien qui l'unit au frère disparu pour Matthew ; " hallucinations de commande ", disent les médecins. Matthew a 19 ans et il souffre de schizophrénie, une maladie qui " ressemble à un serpent ". Pour comprendre son passé et s'en libérer enfin, Matthew écrit, dessine, jette ses pensées sur le papier, tente de remonter le fil du temps. Il raconte l'enfance étouffée par la perte, la douleur silencieuse de ses parents ; l'adolescence ingrate brouillée par les nuages de marijuana ; la lente descente dans la folie, l'internement... Mais aussi, avec un humour mordant, le quotidien parfois absurde et toujours répétitif de l'hôpital psychiatrique – " Je vis une vie faite de copiés-collés ", les soignants débordés mais qui font de leur mieux, l'ennui abyssal : " il n'y a littéralement rien à faire "... Et le combat sans cesse renouvelé pour apprivoiser la maladie, et trouver enfin sa place dans le monde."

                                                                                                                                                           

 

Attention !  Je préfère prévenir : Ceci est un coup de coeur.

Le livre que je vais vous présenter peut être sujet à débat. En l'abordant comme ça, il n'a pas l'air d'être un livre très facile, le genre de livre qui nous vide la tête. Et ça ne l'est pas. Un livre qui traite de malade mentale, on peut s'attendre à tout un tas de chose, mais généralement pas à ce qu'il soit drôle.

Pourtant, celui là. Il l'est, d'une façon... Géniale. Pour commencer, ce livre marque bien la différence entre être un "malade mental" et un imbécile. Le narrateur est loin d'en être un. Il se moque de lui, et des gens autour de lui. Il fait preuve de beaucoup d'humour noir, de beaucoup d'ironie, mais avec une grande finesse. Il a des réflexions qui sont... Justes. Il ne se plaint pas, il ne s'épargne pas : Il est le premier à se traiter d'égoïste, à voir où étaient ses erreurs. Il ne se cherche pas d'excuses. On observe ses sentiments, et on les trouve très... Humains. Ca parait banal, dit comme ça, mais ça ne l'est pas. Il ne se trouve pas de comportement meilleur ou pire que les autres, on le comprend, en fait. Parce que la façon dont il réagit est humaine. Tout simplement.

Ce roman parle de la folie d'une manière pas banale. Je ne veux pas prendre le risque de tenter de vous expliquer pourquoi, ni comment, car j'ai peur que mes mots ne rendent pas justice au merveilleux travail qui a été fait ici. Ce livre est dénué d'hyppocrisie, dans le sens où l'auteur est le premier à la dénoncer. On ne cherche absolument pas à épargner nos sentiments. Et ça fait du bien. Beaucoup de bien.

Toutes les questions qui trottent dans votre tête dés le début du premier paragraphe vous sont révelées en temps et en heure, de la façon à laquelle on s'attend le moins. Parfois, on les oublie, ces questions, mais Matthew, l'auteur, ne manque pas de nous les rappeler. 

La confrontation entre le présent dans lequel il se trouve et le passé à travers ses souvenirs est excellente. 

Il y a aussi un travail de mise en page. Tantôt rédigé en caractère normal, tantôt aux caractères d'une machine à écrire, tantôt illustré par des dessins, tantôt expliqués par des schémas. Les titre des chapitres ont leur importance, et le titre du roman lui-même a une signification. Il est totalement approprié.

Je pourrais faire une longue critique, ou un long commentaire sur les sentiments que cette lecture inspire, mais ce ne serait pas nécéssaire. Comme à chaque coup de coeur, la première pensée qui m'a traversé l'esprit dés la dernière page tournée a été "des mots simples, mais justes. Et magnifiques. Du génie, et de l'art pur et simple." 

 

C'est un livre que je comptais lire en VO, mais en passant dans ma librairie je l'ai vu, en version française, et je l'ai voulu tout de suite. Au final, je ne regrette pas d'avoir craqué, car ce roman est un chef d'oeuvre et mérite amplement le titre qu'il a reçu. Je ne peux que vous le conseiller s'il vous tente, et ce qui est sur, c'est qu'il rejoint la courte liste des romans qui m'ont émerveilleux par leur excellence. Un immense bravo à l'auteur, que je ne manquerais pas de suivre. 

 

Elle a connu la tristesse. C'est ça. Je n'en ai pris conscience qu'en l'écrivant. Et, ayant connu la tristesse, elle a découvert la bonté.

Penser au passé, c'est comme déterrer des tombes.

Lire, c'est un peu comme halluciner.

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Chronique littéraire : Pouvoirs Obscurs, tome 1 "l'Invocation", par Kelley Armstrong

Publié le par Wendy-Belle

Edition Castelmore, parut en 2008 aux USA et en 2011 en France.

 

Résumé :  "Si Chloé était dans un film, personne ne douterait d'elle quand elle avoue voir des fantômes. Dans la vraie vie, son père et sa tante l'envoient à Lyle House, un institut psychiatrique spécialisé pour ados. Les médecins prétendent qu'elle souffre de schizophrénie...
Mais d'autres pensionnaires ont l'air, eux aussi, de cacher d'étranges secrets... Ce n'est sûrement pas une coïncidence. Aussi, quand un de ses camarades lui dit qu'elle est peut-être nécromancienne, Chloé décide de découvrir la vérité sur son pouvoir et sur l'endroit mystérieux où elle est enfermée..."

                                                                                                                                                             

Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais j'avais mentionné ce livre dans mon article des lectures de Septembre, et pour être honnête, je ne pensais pas le lire aussi rapidemment. Pourtant, sans trop savoir pourquoi, je me suis lancée, et passer les quelques longueurs d'à peu près chaque livre qui sera fantastique... Je n'ai pas pu m'arrêter.

(Pour vous dire, j'étais en vacances (parce que oui, pendant que certains étaient en cours, moi j'étais à la plage, mais bref, là n'est pas la qustion), je regarde l'heure sur mon portable, il était genre super tard et je me suis dis "oooh faudrait que t'ailles dormir tu vas rien pouvoir faire demain", puis en me réveillant, contre toute attente, tôt, je me suis aussitôt dit "je dois savoir ce qu'il se passe, je dois savoir ce qu'il se passe!") Bon, ça n'a pas été non plus une lecture parfaite, il y a eu quelques petits bémols, évidemment. Je vais m'expliquer, ne vous en faites pas.

Ce que je dirais de ce livre, principalement, c'est que y est une qualité peut être un défaut et ce qui est un défaut peut être une qualité. Hmm... Bizarre, vous trouvez ? Normal, c'est un peu ce qu'est ce livre.

On débarque dans la vie de Chloé, quinze ans et narratrice de l'histoire, qui semble, bien sur, mener une vie tout à fait banale. Là, surprise, alors qu'elle est au lycée, elle découvre qu'elle a ses premières règles, et boum! Elle se met à voir des fantômes. Et là, sans trop savoir pourquoi, ni vraiment comment, on la retrouve plus ou moins enfermée dans un foyer pour jeunes "perturbés." Ce n'est pas un asile, ils ne sont que six adolescents.On suit alors comment elle essaie de s'adapter à ce nouvel environnement, au sein duquel elle n'est pas censée rester bien longtemps, car c'est un genre de centre où l'on va pour se reposer et guérir d'une façon plus ou moins normale. Plutôt dur à expliquer... Bien sur, on a tendance à se méfier un peu de lieu dans lequel on attérit comme ça, et peut être qu'on a bien raison de le faire, vu la suite des évenements... 

Ensuite, côté personnage, je dois dire qu'on s'attache bien à Chloé. Cependant, il y a un bémol (que je ne note pas comme qualité) : Le docteur lui dit qu'elle est malade, qu'elle est schyzophrène, et j'ai trouvé qu'elle l'accepte... Plutôt (c'est-à-dire trop)  facilement. Je ne sais pas, elle ne se dit pas "quoi ? comment ça ? Mais non, vous devez faire une erreur, ce n'est pas possible." Le déni est censé être une étape de la guérison, et là, cette étape est sapée. Même chose, quand par la suite on commence par la pousser à croire qu'elle n'est peut être pas si malade que ça, elle se dit rapidemment (c'est-à-dire bien trop rapidemment) qu'elle n'est en effet pas si malade que ça...

Pour les autres personnages. Il y a Simon, Rachelle, qui sont sympatiques, mais ceux que l'on note sont surtout Tori, cliché de la garce qui a des raisons pour être garce (qui fait éééénormément penser à Aphrodite de la saga La Maison de la nuit), et Derek, qui est un garçon que l'on décrit comme musclé, mais plutôt laid. Et, pour citer ma meilleure amie, c'est le gars que "l'on commence par bien aimer, pour l'aimer tout court à la fin de la série." Il paraît brutal, froid... Mais on ne peut pas s'empêcher de s'y attacher (en tout cas moi je n'ai pas pu m'en empêcher.)

Le premier grand mystère, c'est bien sur qu'est ce qu'il s'est passé exactement pour basculer du lycée à "l'internement." Ce à quoi on a pas de vraie réponse, juste quelques allusions par ci par là. Donc, c'est déroutant, un peu frustrant, mais ça peut être une qualité, vu que le but de ce roman est de vous dérouter. 

Ensuite, je n'ai pas supporter la façon dont ils sont traités dans ce foyer. Je suppose que c'est comme ça que l'on traite les gens quand on les soupçonne d'être perturbés, vous savez, comme des médecins avec des fous, quoi. Mais ça m'a tapé sur les nerfs à un point inimaginable. (Comme tous les medecins avec des fous, en fait.) Défaut qui se révèle donc être une qualité, puisque c'est aussi le but du livre, j'imagine.

Le plus de ce livre, c'est le côté paranormal, évidemment, qui n'est pas le plus courant je pense. Je ne vais pas tout vous dire, mais il m'a plutôt étonné. J'ai plutôt apprécié, même si par moments je l'aurais souhaité un peu plus approfondi. Je suppose que les deux tomes suivants combleront ce manque de détails, je l'espère en tout cas. J'aimerai vous en dire plus, vraiment, mais ce serait spoiler, et j'ai pas envie, ce serait dommage pour vous, alors pour ce qui est de la fin, je vais seulement vous dire que ma réaction a été "mais elle est où la suite ?!" 

En bref, je vous conseillerai ce livre si vous voulez du paranormal qui laisse plein d'interrogations à la fin. (et qui peut surprendre par plusieurs points...) ça n'a pas été mon coup de coeur fantastique, mais c'est une lecture addictive. Une lecture que je ne regrette pas. A vous de vous faire votre opinion ! Si vous l'avez lu ou comptez le lire, n'hésitez pas à me donner vos impressions, je serais curieuse de les connaître...

Schizo.
Peu importait combien de fois le docteur Gill avait comparé ça à une maladie ou un handicap, ce n’était pas la même chose. Vraiment pas. J’étais schizophrène.
Si je voyais deux hommes dans la rue, l’un en fauteuil roulant et l’autre se parlant à lui-même, auprès duquel me précipiterai-je pour lui ouvrir la porte ? Et lequel éviterai-je en traversant la rue ?

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Chronique littéraire : "Aristotle and Dante discover the secrets of the universe" by Benjamin Alire Saenz

Publié le par Wendy-Belle

Edition Simon & Schuster, parut en 2012, lecture VO

Résumé : Aristotle is an angry teen with a brother in prison. Dante is a know-it-all who has an unusual way of looking at the world. When the two meet at the swimming pool, they seem to have nothing in common. But as the loners start spending time together, they discover that they share a special friendship—the kind that changes lives and lasts a lifetime. And it is through this friendship that Ari and Dante will learn the most important truths about themselves and the kind of people they want to be.

Dois-je vraiment vous présenter ce livre ? Car c'est un de ces livres dont on entend énormément d'éloges, et à force d'en entendre, je me suis dis "eh, eh, moi aussi je veux un coup coeur !" Alors je me suis écouté, et je l'ai acheté. Et j'ai bien fait. 

Commençons donc, la narration est faite du point de vue d'Aristotle, alias Ari, qui est un garçon absolument... adorable. Merveilleux. Par certains points, il me faisait penser à Charlie, du livre The Perks of being a Wallflower, (Le Monde de Charlie), par Stephen Chbosky, à la différence que Charlie cherche vraiment à s'intégrer, contrairement à Ari, qui ne le souhaite pas. C'est donc un jeune homme que l'on suite depuis ses quinze ans jusqu'à ses dix-sept, qui ne parle pas beaucoup, mais qui se pose beaucoup de questions, notamment sur sa famille. Il rencontre un beau jour le jeune Dante, qui semble parvenir à faire tout ce dont Ari pense être incapable de faire, et comme c'est dit dans le résumé, parvient à "briser les murs dans lesquels il s'enferme." On entre alors dans une relation entre les deux garçons tellement... Belle, que je n'ai pas de mots pour la décrire. C'est ça. En fait, je n'ai pas vraiment de mot pour commenter ce livre. 

J'ai souvent lu ici et là que ce n'était pas un livre qui pouvait convenir à tout le monde. En partie, cela doit être vrai. Cependant, je n'hésiterais pas une seule seconde à le confier à qui que ce soit. Ce livre est une si belle leçon d'amour et d'humanité qu'il ne peut que marquer, apporter quelque chose. Il nous porte à réflechir, nous interroger sur la vie, sur nous même. La plume de l'auteur est simple, les mots ne sont pas compliqués, et pourtant j'ai rarement vu un contemporain avec autant de poésie. De l'art et du génie, tout simplement. Rien que pour ça, ce roman vaut le détour. 

Bon. Je ne vais pas en dire plus. Vous voyez ce genre de livres où derrière il n'y a pas de résumé, ou alors un très court, genre deux ou trois phrases, pour le suspens et tout, qu'on se dise "oooh je dois savoir ! Il faut que je le lise !" C'est exactement ce que je veux que vous vous disiez si vous ne l'avez pas encore lu. Je ne veux pas trop vous en dire. Je vous dirai juste que ce livre est sublime. Bon, je vais quand même vous dire quelque chose, ce sera de vous diriger vers cette chronique, écrite par celle qui m'a absolument convaincue de lire ce chef d'oeuvre, c'est-à-dire Justine du blog et de la chaîne FairyNeverland. Elle dira sans doute les choses bien mieux que moi. 

En attendant, je vous souhaite à tous d'excellentes lectures et... "Souvenez vous, on peut trouver le bonheur, même dans les moments les plus sombres. Il suffit de ce souvenir, d'allumer la lumière...." ? (Je ne sais pas pourquoi je cite du Harry Potter ici, mais je trouve que cette phrase fait bien pour conclure, alors voilà. Je l'ai mise. Tout simplement...)

I thought of Dante and wondered about him. and it seemed to me that Dante's face was a map of the world. A world without any darkness. Wow, a world without darkness. How beautiful was that ?

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Si on parlait un peu des futures lectures ?

Publié le par Wendy-Belle

Hmmm, voici l'ordre du jour : Que va t-on lire en ce mois de septembre ? C'est le moment où généralement on devrait rentrer dans ce qui résonne avec l'automne, maaaais n'ayant pas fini certaines lectures qui sont plutôt propices à l'été, je compte profiter des derniers beaux jours de soleil et de chaleur pour le faire. De plus, la rentrée universitaire étant plus tard que les autres, cela me laisse un peu de temps pour le faire.

Commençons donc : 

 First of all, dans mon auto challenge de lire tous les John Green, j'ai craqué pour An Abundance of Katherines, alias Le Théorème des Katherines en vf. J'essaie de n'avoir aucune attente par rapport à ce livre car les critiques que l'on peut en entendre sont assez négatives. Cependant, ça reste John Green, et étant une fan absolue de sa plume, je n'ai pas pu résister. Shame, shame, shame.

 

 Pour en finir un petit peu avec mon dossier Peter Pan, je compte lire Second Star de Alyssa B. Sheinmel, qui n'existe pour l'instant qu'en HardBack VO, qui a l'air un petit peu spécial, je ne sais paaaas trop à quoi m'attendre mais... Je ne sais pas. Il me fait totalement envie. Voilà.

 

 A force de voir ce livre apparaître un peu partout sur la blogosphère en terme plutôt élogieux, je commence à me laisser carrément tenter par We Were liars de E. Lockhart, en lecure donc VO (Puis bon, c'est recommandé par John Green donc....)

 

 Et enfin, ma meilleure amie m'a très gentilment prêté le tome 1 de la trilogie Pouvoirs Obscurs de Kelley Armstrong, "L'invocation" donc. C'est une de ses sagas favorites, elle m'en a parlé touuuuut l'été, et finalement elle est arrivée hier avec ceci dans son sac en me disant "lis le." Donc, voilà, je lui fais confiance, j'en ai lu aussi de très bons avis et j'espère qu'il me plaira autant qu'à elle. 

 

Voilààààà c'est tout pour moi pour aujourd'hui, je ne garantis pas qu'il n'y aura rien de plus, (personne n'est à l'abri d'un craquage littéraire), mais c'est ce que je compte lire ces prochaines semaines, et je suis plutôt emballée pour tout ça. Je vous souhaite bien évidemment à tous de très bonnes lectures, et si l'envie vient de faire partager les votres, et bien, les commentaires sont fait pour ça... :3

Publié dans IMM

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Welcome, September !

Publié le par Wendy-Belle

Attention ceci est un article que j'appelerai : Le deballage de vie !

Nous voilà donc un 1er septembre et je tenais alors tous à vous dire : Bonne rentrée ! Je ne sais pas vous, mais la plupart de mon entouage est dans cet état d'esprit là :

En revanche, moi je serais plutôt dans l'esprit totalement opposé, parce que je suis ce genre de personne qui a genre une passion pour apprendre et qui a donc hâte de retourner en cours en septembre, et ce depuis toujours. "Le genre de fille insupportable, quoi", me direz vous, et vous auriez raison ! (Petite pensée pour Harry Potter qui détestait les vacances d'été, que je comprends donc tout à fait.) 

Si vous faîtes votre entrée en L, que ce soit première ou terminale, sachez que je vous envie énormément, car c'est une filière absolument sublime et à laquelle je dois énormément. (Peut être même que je parlerai de cette filière, un beau jour, qui sait ?)

Anyways, vu que le study time est de retour je tenais à informer (histoire de ne pas dire plus tard que je n'aurais pas prévenu, n'est ce pas), que les grands classiques et les oeuvres philosophiques vont alors faire leur come back (et leur arrivée, en fait, n'ayant faite que la chronique sur Peter Pan de J-M Barrie) sur ce blog, (hourra? Oui hourra ! :D) Je sais que ce n'est pas du goût de tout le monde mais ce sont des genres littéraires qui me tiennent particulièrement à coeur. 

Autre chose, je me suis un peu auto lancé un challenge (oui je m'auto lance des challenges...), qui était un peu celui du "Once Upon a Time", c'est à dire que j'ai pris une oeuvre et que j'en ai lu des réécritures après l'original. Il me reste encore une (voire deux...) sur Peter Pan, et les deux du genre à venir seront donc (à priori) Le Magicien d'Oz, que je prévois donc pour l'automne, puis la Belle et la Bête que je prévois pour la période hivernale. Pourquoi ? Parce que je le sens bien, tout simplement. Ce sont des dossiers que je résumerai donc plus tard quand j'aurais tout paufiné mais je suis assez impatiente de m'y mettre.

J'espère que vous passerez tous un excellent mois de septembre et une excellente année en général, passez d'excellentes lectures et ... "Puisse le sort vous être favorable" ?

Publié dans blabla littéraire

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