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Challenge : Cold Winter 2014/2015 !

Publié le par Wendy-Belle

Oh mais, qu'est ce que ceci ? Oh mais oui ! Je sais ! C'est la chaleureuse lumière annonçant un challenge ! 

                                                  

 

Ne me demandez pas pourquoi, mais ces temps ci, l'idée de lire des livres adaptés à la saison me plait de plus en plus. Peut être est-ce la faute de Margaud, grande amatrice du genre, toujours est-il que j'ai décidé de tenter l'expérience pour cet hiver.

Sur l'article de Margaud, j'ai pu découvrir que c'est Antoine du blog Kindsofbooks qui a créer ce challenge, puis que c'est Dolores du blog En-Plus-Elle-Lit qui a décidé de le reprendre en 2013. Je remercie donc ces deux blogueurs sans qui je ne participerai pas à ce challenge aujourd'hui. 

Le principe est simple : Se concoter une pile de livres à lire, (tournant si possible) autour de tout ce qui touche à l'hiver. Cepenant, la lecture était évidemment et avant tout un plaisir, aucune contrainte par rapport au thème n'est éxigé, on peut lire de tout. Il suffit d'aller s'inscrire sur cet article  avant le 14 novembre, en lui laissant un petit commentaire avec sa pal de prévu. Le défi s'achevera le 28 février.

Voilà pour les explications ! En ce qui me concerne, j'ai prévu de lire bien au chaud sous ma couette avec mon chocolat chaud :

 

-Let it snow, by John Green, Maureen Johnson et Lauren Myracle

-Dash & Lily's Book of Dares, by David Levithan et Rachel Cohn
-Love letters to the dead, par Ava Dellairia (Lu !)
-Legend, by Marie Lu (Lu !)
-The Giver, by Lois Lowry (Lu !)
-Sortilège, par Alex Flinn
-Ce qui nous lie, par Samatha Bailly (Lu !)
-Wonder, par R.J Palacio
-Orgueil & Préjugés, par Jane Austen
-Scarlet, de Maryssa Meyer (Lu !)

 

Certains de ces livres ont en effet une certaine connotation avec l'hiver, notamment les deux premiers, mais les autres me semblent égalemment adaptés. Vous savez, ce genre de livre qui vous donne envie de vous emitouffler dans votre plaid et de vous laissez emporter dans toutes vos divagations avec votre bouquin entre les mains. 

En ce qui me concerne donc l'inscription est faite, souvenez vous que si vous voulez embarquer à bard du Cold Winter Challenge train, c'est jusqu'au 14 novembre !

                                         

                      

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Review série : "Once Upon a Time" au fil des saisons : De l'apogée à la déchéance (partie 1)

Publié le par Wendy-Belle

Once Upon a Time est une série américaine crée par Edward Kitsis et Adam Horowitz, qui a été diffusée pour la première fois en 2011. Cette série reprend les principales des contes populaires et les remanient de sorte à ce que les personnages ne puissent obtenir leur happy endings, pris au piège par une malédiction dans le lieu le plus horrible de tous : notre monde.

J'ai longuement hésiter avant de me lancer dans l'écriture de cet article (qui pourrait s'étendre de manière considérable si je ne me forcerai pas à me limiter) pour plusieurs raisons, la principale étant que mon avis est à la fois mitigé et tranché sur cette série. Je m'étais convaincue de ne pas lancer de débat sur cette série, mais la diffusion récente de la quatrième saison de celle-ci a fait que je ne peux pas me retenir. 

Selon moi, cette série qui partait pourtant très bien est passé par un processus de montagnes russes d'une saison sur l'autre. Je vais essayer d'être la plus objective possible afin de justifier cette position qui est la mienne. Je vais aussi partager cette critique en deux articles, car sinon il serait bien trop long.

Pour un petit topo, retournons à la saison 1, le résumé global étant que nous retrouvons les héros des contes de notre enfance, piégés par une malédiction lancée par la méchante reine de Blanche-Neige, Regina, dans une bourgade des Etats-Unis, Storybrooke, ayant tous totalement oublié qui ils étaient et condamnés à errer dans une routine qui les rendraient considérablement malheureux, jusqu'à ce que le petit Henry, fils adoptif de Regina, n'aille chercher sa mère biologique Emma, en réalité fille de Blanche Neige et du Prince Charmant, car elle serait la Sauveuse, celle qui mettrait fin à la malédiction dont sont victimes tous les personnages de la série (à quelques exceptions près.) 

L'originalité de la série lui assurait déjà plus ou moins un certain succès auprès du public, que la saison une aura en effet su gagner. On s'attache à la relation de Blanche-Neige et du Prince Charmant, se demandait bien sur comment ils vont finir par se retrouver; mais aussi (et surtout) aux personnages à première vue antipatiques, majoritairement représenté par bien sur Regina mais aussi par un personnage de conte que la série aura pour mérite de sortir de l'ombre, Rumpelstiltskin. Outre l'excellene performance de Robert Carlysle, ce "Ténèbreux", sombre, cruel, maléfique, aux pouvoirs infinis, sans cesse à l'affût de nouveaux contrat et à la fameuse devise "Quand on use de la magie, il y a toujours un prix à payer", nous révèle au fil des épisodes son passé, son histoire, et au bout du compte, son humanité, grâce à deux personnages essentiels : Son fils, Baelfire, qui attérira dans notre monde bien avant les autres, (et finalement élément déclencheur de toute la série), et Belle, car la série a l'originalité d'attribuer plusieurs rôles à un seul et même personnage,  et Rumpelstitlskin se voit être la Bête de la représentation de la Belle et la Bête. C'est un des personnages les plus intéressants car c'est un personnage plus que complexe, qui semble ne jamais tirer de leçons de ses erreurs, tout comme Regina, qui, nous l'apprendrons plus tard, sera dotée du même défaut.

             

On s'attache égalemment à cette dernière, car l'un des caractéristiques principaux de la série est celui-ci : Le mal ne vient pas de nulle part. Il a une source, et s'il a une source, c'est que celle ci peut être neutralisée. On se surprend donc à se dire que la méchante n'est peut être pas si méchante que ça, et à compatir avec elle, espérant qu'elle aura malgré tout elle aussi droit à sa part de ciel bleu. 

Parce qu'est bien l'aspect majeur de la série : Si dans les versions des contes originaux la fin n'est pas toujours (pour ne pas dire jamais) idyllique, dans Once Upon a Time, c'est plutôt "tout est bien qui fini bien", le happy end presque garantit (sauf pour les méchants evidemment... Mais nous n'y sommes pas encore.)

Ainsi, cette première saison met en place toutes les intrigues, les fait se relier entre elles pour donner lieu à une toile parfaitement tissée et coordonnée. On nous donne des raisons à la séparation des uns et des autres, aux motifs de haine et d'amour... (notamment une raison à la haine entre la méchante reine et Blanche-Neige.) On retrouve les éléments essentiels des contes et leur trame principale, réécrit à la manière Once Upon a Time, donnant ainsi une vraie personnalité à la série.

Ce que l'on doit retenir (ou ce que j'ai retenu de cette première saison) était en bref : Les décors plus que médiocres sont compensés par une écriture scénaristique telle que la trâme peut alterner récit présent et récit passé (servant à nous faire comprendre le présent) sans jamais perdre son spectateur et lui permettant d'établir des liens entre les évenements et les personnages de façon brillante et géniale. Si l'on fait l'empasse sur le happy end, les personnages sont (dans la première saison, toujours dans la première...) suffisament intéressants pour que l'on ne s'offusque pas de tant de naiveté. 

On plonge alors dans la saison 2, après qu'Emma ait bien sur finalement brisé la malédiction, comme on pouvait s'y attendre, et que Rumpelstitskin, retrouvant Belle qui n'était au bout du compte pas morte, ait amené la magie à Storybrooke, même si l'on ne sait pas encore exactement pourquoi. Alors que les personnages se retrouvent les uns les autres à mesure que leurs souvenirs leur reviennent, Emma se retrouve confronté à une toute nouvelle réalité : Non seulement ses parents ne l'ont pas abandonné, mais elle est qui plus est la fille du Prince Charmant et de Blanche-Neige, qui la laisse dans une toute nouvelle perplexité. De plus, les habitants de Storybrooke voient en eux monter un puissant désir de vengeance envers Regina, qu'ils partegeront avec Rumpelstiltskin, désireux de voir cette dernière sans vie depuis ses retrouvailles avec Belle, qu'elle avait enlevé et séquestrée dans le but de la faire passer pour morte. Sa vengeance se conclut par le retour dans la Forêt Enchantée d'Emma et de Blanche-Neige, permettant à celles-ci de se confronter à leur passé, tandis que restés à Storybrooke, Charmant et Henry font tout ce qu'ils peuvent pour les ramener en même temps qu'ils tentent de ramener un peu d'ordre dans la ville.

C'est au début de cette seconde saison que l'on commence à remarquer une nouvelle caractéristique de la série : Il se met à pleuvoir des contes, des personnages, sur lesquels on reste essentiellement en surface, qui ne servent qu'à amener les personnages principaux quelques part et faire grossir la liste des contes illustrés dans la série. On le voit avec une représentation plus qu'agacante d'Aurore, la Belle aux Bois Dormant, son prince Philippe, et son "amie", Mulan. Personnages auxquels on ne peut s'attacher car très secondaires malgré ce qu'on l'essaie de nous faire croire, mais aussi par leur quasi absence de background. On ne sait pratiquement rien de leur passé, on ne peut donc ni compatir ni les comprendre, juste les trouver  très caricaturaux. 

En revanche, nous voyons apparaître un tout nouveau personnage qui a tout pour nous plaire : Hook, alias le Capitaine Crochet, à qui la série prend le temps de développer un background, une vraie personnalité, un style bien à lui, et une originalité de taille : Oubliez bien vite la niaiserie, les perruques et le ridicule que l'on attribue générallement à Hook, ici on retrouve un comédien on ne peut plus attirant (soyons honnête) et charismatique, qui nous donne envie de le suivre jusqu'au bout du monde. De plus, c'est un personnage qui arrive avec ses propres buts, ses propres objectifs, avec une histoire et une fin à atteindre par tous les moyens : Tuer le Ténèbreux, meurtrier de sa femme, qui était autrefois sa femme, la mère de Baelfire. C'est en effet lui qui lui coupera la main, faisant de lui en plus du Ténèbreux et de la Bête, le Crocodile de Peter Pan. Ce personnage se fondra dans le casting principal et ce dés la saison 3.

De là se mettent en place un certain nombre de péripéties qui n'ont aucun autre intérêt que celui de nous préparer à une saison 3 que l'on nous promet grandiose. Rumpelstiltskin part à la recherche de son fils, qui se trouve être en vérité le père d'Henry. De là, Hook réussit à blesser mortellement son ennemi... Jusqu'à ce que Baelfire, désormais adulte, se faisant appeler Neal, nous révèle qu'il sait manoeuvrer un bateau pirate en même temps qu'il connait Hook, car il a fait un "petit détour" avant d'arriver dans ce monde. En même temps à Storybrooke, alors que la team gentil menée par Charmant et Blanche-Neige cherche désespérement un moyen pour retourner au pays des contes, on se demande qui est réellement Greg, accidenté de la route, qui se révèlera au final profondément niais, anthipatique, un méchant que l'on n'aime même pas détester et surtout profondément inutile, si ce n'est encore une fois nous préparer à la saison 3. Lui et sa petite amie tout aussi inutile (et au passage fiancée de Baelfire), n'ont qu'un seul but : Détruire la magie. Cela se résoudra sur eux parvenant presque à détuire Storybrooke et tous ceux qui s'y trouvent, et un très beau geste de Hook qui se décidera à les sauver, trop tard puisqu'ils y seront finalement parvenus par eux-mêmes (normal, c'est la team gentil.) 

Attardons nous sur les deux derniers épisodes de cette deuxième saison, preuve ultime de la préparation à la troisième saison. Les deux s'attardent sur le passé de Baelfire après qu'il n'ait attérit dans notre monde, en Angleterre, où il sera receuillit par une famille anglaise et pas des moindre : la famille Darling. Il se rapprochera de Wendy, personnage on ne peut moins developpé malgré son potentiel et joué par une Freya Tingley très talentueuse mais méconnue, ayant principalement interprété Christina dans la très bonne série Hemlock Grove, qui, une nuit, attendra une mystérieuse ombre, sensée la conduire vers un pays où nul adulte ne lui dira quoi faire. Baelfire tente de la dissuader, conscient que la magie a toujours un prix, mais en vain : Elle part. Au petit matin, elle annonce que le temps lui a parût durer bien plus longtemps qu'une seule nuit, et que si le jour cet endroit est merveilleux, la nuit est un cauchemar, les enfants pleurent, et l'ombre ne les laisse pas s'en aller. Il l'aura tout de même laissé partir pour une raison : Il voulait un garçon, et reviendra la nuit suivante pour prendre l'un de ses petits frères. C'est alors Baelfire qui se sacrifiera pour épargner sa nouvelle famille, et alors qu'il s'échappera de l'emprise de l'ombre, sera receuillit par Hook, qui lui souhaitera la bienvenue au Pays Imaginaire.

Dans le dernier épisode, les deux se rapprocheront, en même temps que les Garçons perdus chercheront à récupérer le garçon, quand Il le veut. Hook refuse au début, mais après une violente dispute au cours de laquelle Baelfire apprendra que Hook était le pirate avec lequel sa mère s'était enfuit, l'abandonnant ainsi avec son père. Hook voudrait que Baelfire fasse parti de sa famille, mais celui ci préfère s'enfuir, et Hook le livrera alors aux garçons perdus.

      

C'est là que les deux pigeons inutiles refont surface pour kidnapper le petit Henry, et que la team gentil partira à sa recherche à bord du Jolly Roger, où on aura droit à un long speech au court duquel on apprendra que la menace qui plane au dessus d'eux ne doit pas être sous estimée mais bien redoutée. Ce serait en effet le plus méchant de tous les méchants, le plus puissant et cruel de tous. 

Hook lance son harricot magique dans l'océan direction Neverland, le Pays Imaginaire, alors que l'on voit les Garçons perdus à la recherche d'un garçon a partir d'un dessin de son portrait, se demandant s'ils finiront par le trouver, jusqu'à ce que Felix nous assure que oui car, "Peter Pan never fails", "Peter Pan n'échoue jamais." 

Cette seconde saison n'a alors pour but que de nous préparer à la troisième saison, vous l'aurez compris, d'une façon efficace, mais pas excellente. En plus de nous amener des personnages auxquels on ne s'attache pas, vides et sans intérêt, (Hook excepté), les péripéties sentent l'essouflement et le tirage de cheveux, surtout par rapport à l'histoire de la mère de Regina, Cora, la Reine de coeur, qui nous prouvera aussi que le mal ne vient pas de nulle part, à mesure que Blanche-Neige cherchera à la détuire, et réussira, au passage. (ce qui bien sur donne lieu à beaucoup de remords...)

Note spéciale au personnage de Belle, qui bien que peu présent dans la saison 1 avait son importance, dans sa relation avec le Ténèbreux, donnant lieu à sa scène de désespoir lorsqu'il croit à sa mort, commence à sombrer peu à peu dans la niaiserie, à un tel point que ce n'est plus de la naieveté touchante comme avec le reste des autres personnages, mais de la bêtise pure et simple, revenant toujours tête baissée vers Rumpelstiltskin, sans une seule once de jugeotte. Un personnage bel et bien ratée, qui malgré ses pseudos allures de femme intelligentes et maline par ses livres, est rendue niaise, le crâne bourrée par les romances dont elle a du bien trop s'abreuver.

Mais le problème majeur de cette saison, est que si rabâché les valeurs de la première saison n'est pas condamnable, ces mêmes valeurs seront totalement oubliées pour la saison trois que la série cherche tant à mettre en valeur. Ce qui est cependant très bien fait sera le thème autour duquel tourne toute la série : la famille. Des retrouvailles entre Jefferson, le chapelier fou, et sa fille Grace, jusqu'à la recherche désespérée de Charmant pour retrouver sa femme et sa fille; de Regina et de Cora voulant récupérer Henry et même jusqu'à Rumpelstiltskin et son fils Baeflire, reliés à Emma par Henry, plus Hook et Baeflire qui auront vécu un certain temps ensemble et la présentation de la famille quasi parfaite par les Darling, la famille est omni présente, et c'est bien sur la collision de toutes ces fatries que se termine cette saison. 

Publié dans review série

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Review cinéma : If I stay / Si je reste, écrit par Gayle Foreman, réalisé par R.J. Cutler

Publié le par Wendy-Belle

J'ai enfin pu voir sur écran le film If I stay, adapté du roman du même nom écrit par Gayle Forman dont on entend énormément parler sur la toile, avec des avis relativement assez mitigés.

Faisons un peu le point sur le matériel de base, à savoir le roman, que j'ai lu au cours de l'été en l'emprutant à la médiathèque. Je dois avouer que ce livre m'a un peu déçue, je m'attendais vraiment à une explosion artistique. Au final, même si j'ai apprécié la grande place donnée à la musique dans le récit, je l'ai tout de même trouvé relativement simple, pas suffisament développé. Ce fût dommage, car les personnages avaient tous l'air très intéressants, mais l'auteure est selon moins restée à la surface des choses, elle n'est pas entré au coeur même de son histoire et de ses personnages (oui, c'est très bizarre dit comme ça.) 

En revanche le film, le film... woah, il m'a vraiment bleuffé ! Et pourtant j'étais sceptique. L'intrigue de l'histoire  tournant autour de l'accident, dés l'introduction, c'est la scène que l'on redoute le plus. On ne nous met pas face à une scène d'accident froide, avec des tonneaux ou des choses comme ça, sensées nous impressionner comme dans bien des blockbusters. Non, la scène est alternée avec des flashbacks brillamenet menés, avant de nous montrer l'image d'un obstacle en avant, avant que la caméra ne se se relève lentement vers le ciel. Un plan magnifique, rythmé par une ironie dramatique à son comble, car on sait tous que l'accident va venir, contrairement aux personnages, auxquels on se sent déjà attachés, ne serait ce que par la finale banalité de leur quotidien, qui fait écho au notre, au fait que ceci pourrait nous arriver à tous, à n'importe quel moment. 

La voix off, je ne suis générallement pas fan, mais là, elle est très bien utilisée, de façon à bien nous orienter dans le film, nous mener là où le réalisateur veut nous conduire. Mia ne s'épend pas de façon dramatique sur ce qui lui arrive. La voix -off n'est pas destinée à attiser nos larmes, même si je comprends que certains puissent cependant se laisser aller à leurs sanglots. 

La question même de savoir si elle doit vivre ou mourir es tout aussi brillament travaillée, car si au début Mia ne comprend pas que ce choix est posé devant elle, quand elle en prend conscience, son instinc premier et de trouver un moyen pour se réveiller, retrouver son frère, retrouver Adam... Puis, un peu plus tard (par son frère, essentiellement...) elle prend conscience des conséquences et répercutions sur sa vie si elle décide de survivre à cet accident

Les flashbacks ne se concentrent pas sur les moments merveilleux qu'aura vécu Mia, mais sur les moments de difficultés, de confusions, qui auront déboulé sur de bonnes choses, donnant ainsi tout son sens à la phrase que lui dira sa mère 

"La vie est un gigantesque merdier. C'est ce qui en fait aussi la beauté..."

Notons ainsi la récurrence de la question des choix, ("sometimes you make choices in life and sometimes the choices make you...", la question de l'amour...

Et la place de la musique, dans une bande son magnifique, traitée comme un personnage à part entière de l'histoire, chose que l'on notait déjà le bouquin, mais compliqué à rendre à l'écran. La musique est la forme d'art supposée prendre l'horreur de la réalité pour la transformer en beauté, en amour, et c'est finalement sur ça que repose tout l'aspect moral et artistique du film,                                         !  Spoilers, surlignez pour lire.

et c'est finalement ça qui sauve Mia, ou plutôt qui pousse Mia a rouvrir les yeux, nous laissant sur une fin qui pourrait en frustrer plus d'un mais que j'ai trouvé géniale, (même si c'est la fin exacte du

roman.) 

Si je ne recommanderai pas spontannément la lecture du roman, je recommanderai mille fois le film, qui rend hommage aux films dramatiques dans le sens où il est tourné d'une façon qui ne soit pas tournée vers le tire larmes classique (Nos étoiles contraires visé... Ce qui n'est pas forcément une mauvaise chose.)  Notons l'excellente performance de tous les acteurs dans une justesse incroyable, un coup de coeur cinématographique, (pour une fois que le film est meilleur que le roman!) une réussite à la fois visiuelle que scénaristique, un grand bravo à toute l'équipe de tournage et de montage. 

Si vous ne l'avez toujours pas vu (et voulez la revoir..), voici le lien de la bande annonce.

 

“If you stay, I’ll do whatever you want. I’ll quit the band, go with you to New York. But if you need me to go away, I’ll do that, too. I was talking to Liz and she said maybe coming back to your old life would be too painful, that maybe it’d be easier for you to erase us. And that would suck, but I’d do it. I can lose you like that if I don’t lose you today. I’ll let you go. If you stay.”

Publié dans review cinéma, Romance, drame

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Chronique littéraire : "Lettre à mon ravisseur", de Lucy Christopher

Publié le par Wendy-Belle

Edition Gallimard collection Scripto, paût en 2010, 2009 en VO.

Résumé : Ça s'est passé comme ça. J'ai été volée dans un aéroport. Enlevée à tout ce que je connaissais, tout ce qui était ma vie. Parachutée dans le sable et la chaleur. Tu me voulais pour longtemps. Et tu voulais que je t'aime. Ceci est mon histoire. Une histoire de survie. Une lettre de nulle part.

Un thriller psychologique qu'on ne peut ni arrêter, ni oublier.

                                                                                                                                                           

Je dois vous dire tout de suite que ce livre m'a volé mon sommeil. Volé, littéralement. Non seulement je me suis couchée tard parce que je me demandais, je voulais, je devais savoir comment tout allait se terminer, mais il m'est ensuite resté dans la tête pendant des jours... 

D'où le petit "Un thriller psychologique qu'on ne peut ni arrêter, ni oublier." Adapté, pour le coup. Et... Wow, mais wow ! Quelle lecture ! 

Attention ! Il risque d'y avoir une accumulation de détails dans cette chronique. (Juste au cas où vous ne voulez pas trop en savoir...) 

Commençons donc. Pour être franche, les histoires de kidnapping... Je trouve que c'est souvent toujours rabâcher les mêmes choses, le shéma de la fille qui se fait enlevé par un homme plutôt attirant, qui le déteste au début puis qui finit par l'apprécier, pour au final en tomber follement amoureuse. C'est pour ça qu'avec ce livre, j'étais sceptique, mais avec toutes les excellentes chorniques que l'on peut lire dessus, j'ai voulu lui laisser une chance. Et j'ai bien fais, mon Dieu ! Le shéma n'est donc pas le classique du genre, ce qui m'a changé et de suite réconcilié avec. Ce n'est pas le coup de foudre, il n'y a pas un grand pardon a la fin pour ce que le dénommé Ty, ravisseur de Gemma, lui fait en la kidnappant, l'arrachant à tout ce qui était sa vie, à aucun moment il n'y a de niaiserie. 

Ty agit avec Gemma de la même façon qu'il agit tous les jours dans le désert, et Gemma réagit, selon moi, typiquement comme une jeune dans sa situation réagirait face à son comportement : Avec révulsion, entêtement, désir de fuite au début, puis commence à connaître et comprendre l'homme aux multiples facette qu'est Ty. Pourtant, il n'y a pas un moment dans le récit où elle se résout totalement à rester ainsi prisonnière du désert, il y a toujours en elle un désir d'évasion. 

Pour ce qui est de Ty, il est certainement l'un des personnages les plus complexes et intéressants que j'ai pu rencontrer dans un roman. A la fois passionné, obsédé, obstiné... Il a une philosophie de la vie très particulière et originale, qui fascine, intrigue Gemma. A son égard, il se montre à la fois strict, et à la fois très tendre, compatissant avec ce que lui-même lui fait subir, quoi que très agacé par son instinc de rebellion. 

Voilà un autre aspect qui fait de ce roman une lecture unique : Les paysages du désert australien. Il sont décrits d'une telle simplicité et pourtant d'une telle précision que l'on jurerai les voir se dessiner sur les pages. On comprend totalement les impressions de Gemma face à cette intensité naturelle, on a presque envie de la rejoindre pour voir ça de nos propres yeux... (Dans d'autres circonstances évidemment...)

C'est aussi un roman extrêmement travaillé au niveau des métaphores. Que ce soit celles de l'éphèmère et de l'éternel, du papillon, de la chamelle... Wouah, juste wouah. Incroyable. Intense. Magnifique. Les histoires du désert, les histoires de la pluie... Quelle splendeur. Woah, encore une fois.

Quant à la fin... Elle est parfaite, dans le sens où elle est parfaitement appropriée. Gemma comprend ce qui lui est arrivé peu à peu, grâce à la lettre qu'elle est en train d'écrire à Ty, ce qui donne lieu à un récit où elle s'adresse exclusivement à lui en le tutoyant, alors qu'elle le vouvoie tout au long de l'histoire (sauf à la fin.) Elle sait que ce que Ty a fait est mal, elle ne le soutient pas dans le geste, mais elle ne le traite pas non plus de monstre. Elle a su discerner l'homme du délit. Je ne veux pas en dire plus pour trop en dévoiler, mais j'ai été en accord avec ce que l'auteure a voulu nous dire. Elle m'a trotté dans la tête bien longtemps après avoir refermé ce livre... 

Je ne peux que chaudement le recommander à tout le monde, ce fût une lecture incroyable, le genre de lecture qui vous fait voyager sans même avoir besoin de bouger du fauteuil dans lequel vous vous serez installé pour lire cette perle. Enfin, je tiens à remercier mille fois Liphéo du blog You Once Told me pour avoir écrit sa merveilleuse chronique sur ce livre, qui est ce qui m'a plus plus convaincu pour me lancer. Si vous ne la connaissez pas, je vous conseille à mille pourcent d'y faire un tour, il est surement l'un des plus complets et sympatiques qu'il m'est été donné de voir ♥

J'ai mis ma main en visière. Rien, à part du sable et l'horizon. Je me suis retournée en me tenant aux branches, m'écorchant la jambe au passage contre le rocher. Mais de l'autre côté, pas la moindre habitation, pas de ville, pas même une route. C'était exactement pareil que près de la maison. Une immensité vide et plate. J'ai eu envie de hurler, je ne l'ai pas fait uniquement parce que je ne voulais pas que tu m'entendes. Si j'avais eu un flingue, je me serais tuée.

Le silence était ahurissant. Une nouveauté pour moi. J'ai même cru avoir un problème d'ouïe. C'était comme si tous les sons auxquels j'étais habituée avaient été retirés, retranchés. Comparé au bombardement sonore de Londres, le désert me donnait l'impression d'être sourde.

Tu brilles de l'intérieur.

La pluie ! tu t'es écrié. Tu fais pleurer le ciel.

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Chronique littéraire : "Beautiful Disaster", de Jamie McGuire

Publié le par Wendy-Belle

Edition J'ai lu, paût en 2014; 2011 en VO.

Résumé : Travis Maddox est sexy, bâti comme un dieu et couvert de tatouages. Il participe à des combats clandestins la nuit et drague tout ce qui bouge le reste du temps. Exactement le genre de mec qu’Abby doit éviter si elle veut réussir à démarrer une nouvelle vie. 
Mais Travis insiste et lui propose un pari. Si elle gagne, il renonce au sexe pendant un mois. Si elle perd, elle s’installe chez lui pendant un mois. Ce qu’il ignore, c’est qu’il a affaire à bien plus joueur que lui… Une fois toutes les cartes abattues, la catastrophe annoncée se muera-t-elle en amour passionné ?

                                                                                                                                                            

  Bon. Ce livre m'intriguait, parce que je le voyais un peu partout. Puis là, comme ça un jour, je fais l'erreur, l'erreur, l'erreur, de m'arrêter à Gibert Joseph, où il était là... En parfait état... Et il a attérit dans mon panier sans que je m'en rende compte. Je n'ai jamais vraiment lu de romans New Adult, et c'est vraiment la vidéo de Nine  qui m'a poussé à m'y plonger. Donc voilà, j'ai lu Beautiful Disaster. La question est : Mais, est ce qu'il t'a plût ? 

Hmm. Quand j'y prense comme ça, j'ai le souvenir d'une bonne lecture. Je ne me suis pas ennuyé, il m'a fait rire ( il a même faillit me faire pleurer...),  il m'a surpris, étonné... Bref, tourner les pages n'a pas été une torture, au contraire, ça été une très bonne distraction, ce qui est une bonne chose, dans un sens.

Cependant, voilà... C'est une distraction. J'entends d'ici les voix dire qu'on est pas obligé de lire un livre pour nous poser trente six mille questions existentielles, et je suis tout à fait d'accord. Cependant, même si l'auteur d'un roman décide d'écrire un livre pour distraire et non pour faire réfléchir, j'estime qu'il est normal de travailler son manuscrit, de le penser, de le réfléchir, pour le coup.

Ce qui m'a beaucoup gêné, ce sont les nombreuses (trop nombreuses) élipses narratives. L'auteure y a recourt beaucoup trop souvent, et si parfois cela s'avère nécéssaire, il y a des moments où c'est juste clairement succomber à la facilité, de mon point de vue en tout cas. Au milieu d'un truc comme ça elle nous dit qu'il s'est écoulé deux semaines, un mois... Et elle nous dit soit que ça s'est bien passé, soit que non. Je l'imagine se dire en écrivant son livre "bon, là c'est chiant... Passons à un vrai truc." J'ai trouvé dommage qu'elle ne se creuse pas plus la tête pour trouver comment gérer le temps, parce que cela a pour conséquence que la relation entre Abby et Travis se passe... Limite, je ne sais pas... Un jour on s'entend pas, le lendemain on est les meilleurs amis du monde. J'exagère un peu, mais c'est quelque chose qui m'a vraiment dérangé.

En parlons d'Abby et de Travis, ce sont des personnages que j'ai à la fois apprécié, et qui m'ont à la fois agacé. Abby tout d'abord, pour son côté tenace, je l'ai apprécié. Ce qu'on apprend sur son passé m'a vraiment surprise, je m'attendais clairement pas à ça. Le fait qu'elle résiste à Travis m'a tellement, mais tellement plût. Le fait qu'elle finisse (évidemment à un moment...) par lui céder, m'a plût en fait mais... Travis est un garçon impulsif, souvent  trop impulsif. Je veux dire, un peu de jalousie et de possessivité c'est mignon, mais y a un moment où je me suis dis "pourquoi tu lui pisses pas carrément dessus pour marquer ton territoire ?", et le fait qu'à maintes reprises elle le laisse faire. J'ai avais envie de la secouer en mode "mais révolte toi, t'es pas une gamine !" En ce qui le concerne, la façon qu'il a de regardé Abby est un des aspects les plus beaux du roman. Jusqu'à ce que... Jusqu'à ce qu'il tombe dans l'hystérie de l'amour j'ai envie de dire, où tu te dis "wow mais tu l'a connais depuis moins d'un an quand même..." 

Jusqu'à la fin. Où je me suis clairement dis "mais non mais non... ça peut pas se terminer sur un trait aussi niais..." Et pourtant si. 

Autre chose, je trouve que le résumé vend mal le livre. On nous parle du pari que les deux vont mettre en place, et je m'attendais à ce que ce soit la majeure partie du livre, or pas du tout, ça ne fait que mettre en place l'histoire. En revanche, le mot "désastre" du titre est très bien ré-employer dans le récit, il est toujours appréciable qu'un titre ne soit pas donné par hasard. 

En conclusion, c'est un livre que je pourrais recommander si ce que vous recherchez, c'est vous vider la tête. J'avez des attentes par rapport à ce livre, un peu trop peut être, cela dit ça n'a pas été jusqu'à être une déception puisque j'ai tout de même tourné les pages très vite, (je l'ai lu en une journée) voulant absolument connaître le dénoument de cette histoire. Vous voilà prévenu, j'espère que vous aurez pas la suite de belles lectures, n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé si vous l'avez lu, ou si vous hésitez à le lire, (ou si vous trouvez qu'aujourd'hui est une belle journée pour profiter du soleil...)

 

 

Je ne savais pas que j'étais perdu avant que tu me trouves.

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Chronique littéraire : "Eleanor & Park", de Rainbow Rowell

Publié le par Wendy-Belle

Edition Pocket jeunesse, paût en 2014, 2013 en VO.

Résumé : 1986. Lorsque Eleanor, nouvelle au lycée, trop rousse, trop ronde, s'installe à côté de lui dans le bus scolaire, Park, garçon solitaire et secret, l'ignore poliment. Pourtant, peu à peu, les deux lycéens se rapprochent, liés par leur amour des comics et des Smiths... Et qu'importe si tout le monde au lycée harcèle Eleanor et si sa vie chez elle est un véritable enfer, Park est prêt à tout pour la sortir de là.

                                                                                                                                                             

Parlons un peu de ce genre de livre. Vous savez, ce genre de livre qu'on voit partout sous la banderolle "coup de coeur." Pour être honnête, au tout début il ne m'attirait pas tant que ça. Pourtant, autant la vague "Nos étoiles contraires" m'agace au plus haut point, autant celle ci, non.  Elle a même finit par attirser ma curiosité. Je l'ai donc lu. Et là encore, la vague d'enthousiasme ne me dérange pas plus que ça. Pourquoi ? ... Je trouve qu'il y bien plus à dire dans le livre de Rainbow Rowell que dans celui de John Green.

Ne me jetez pas la pierre, je m'explique :

Premièrement, j'ai beaucoup aimé le style de la narration, alternée entre ce que vit, pense et ressent les deux personnages, le tout à la troisième personne du singulier. L'ingéniosité de la chose a été que l'on pouvait comparer en temps réel ce que les deux vivaient, pensaient, et ressentaient. 

L'histoire se déroule en 1986, et cela se ressent tout au long du récit, grâce aux références de l'époque que l'auteure glisse au fur et à mesure, qui ont leur importance sur la façon dont Eleanor et Park vont finir par se rapprocher. D'ailleurs, parlons en.

Leur relation est mise en place d'une des façons les plus subtiles que j'ai jamais vu. Il n'est jamais question de longues tirades ou de grands discours. (comme dans un certain livre pas très réalise...) Dans leur relation, tout est dit dans un regard. Un geste. Les choses se font très lentement, tout en pudeur, discrétion, humilité. Il n'est pas question d'un coup de foudre dés la première seconde, d'une épée de Damoclès au dessus de leur tête, ils ne se battent pas pour prouver quoi que ce soit... Bref, j'ai trouvé que c'est une relation entre deux adolescents totalement réaliste, et de ce fait, absolument attachante. Les personnalités des deux personnages principaux sont très bien developpées, on en sait sur leur passé, leurs origines, sans pour autant que l'auteure s'attarde longtemps sur un élément, : Elle les disperse un peu partout dans son oeuvre, qui donne un tout cohérent et parfaitement bien construit. 

Les petits bémols que je pourrais éventuellement noter seraient un moment de lenteur que, même si elle a son importance, son utilité et donne un vrai plus à l'histoire, il y a eu un moment où je me suis vraiment ennuyée. Cependant, cela reste un détail quand on pense au dynamisme qui reprend par la suite.

La seconde chose serait peut être la fin, qui, je l'avoue, sur le coup m'a laissé... Perplexe. Je trouve que si l'auteure est allée très lentement tout le long de son livre, elle s'est hâtée juste aux dernières pages. Cependant encore, j'ai aimé cette fin, car, une fois de plus, elle rend l'histoire réaliste. (Oui, j'aime le réalisme...)

En conclusion, je trouve que ce livre young adult a vraiment toutes les qualités requises pour être un classique du genre. L'auteure parvient à rendre l'ordinaire extraordinaire, sans pour autant tomber dans le surréalisme total, et je trouve que c'est une chose assez rare, et surtout extrêmement difficile. C'est un livre que je recommande vraiment à tout le monde, (même si j'étais peut être la dernière à ne pas l'avoir encore lu...), et ce qui est sur, c'est qu'après cette lecture, on a juste envie de se faire la playlist de tout ce que qu'écoutent Elanor & Park.

 

Park était vivant, et elle était éveillée, et c'était permis.
Il était à elle.
A prendre et à chérir. Pas pour toujours, peut-être – pas pour toujours, certainement – et pas au sens figuratif. Mais littéralement. Et maintenant. Maintenant, il était à elle. Et il voulait qu'elle le touche. On aurait dit un chat qui frotte sa tête sous vos doigts.

Tout ce qui se disait dans cette maison était toujours désespéré.
Le désespoir n'était rien pour Eleanor ; c'était l'espoir qui lui tiraillait le cœur avec ses petits doigts.

Publié dans young-adult, Romance

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Chronique littéraire : Les contes du royaume, tome 1, "Poison", de Sarah Pinborough

Publié le par Wendy-Belle

Edition Milady, parut en mars 2014.

Résumé : Blanche-Neige, le conte de fées revisité : cruel, savoureux, et tout en séduction.
Rappelez-vous l’innocence et belle princesse, la méchante reine impardonnable, 
le valeureux prince, la pomme empoisonnée et le baiser d’amour sincère...
... et à présent, ouvrez ce livre et plongez dans la véritable histoire de Blanche-Neige, 
telle qu’elle n’a jamais été révélée...

                                                                                                                                                          

  En fait, en écrivant cette chronique, je me rends compte que je ne respacte pas du tout mon planning des réécritures de contes que je m'étais imposé. Honte à moi. Mais vous comprennez, à force de le voir partout, ça fini par attisé la curiosité, et puis... Une Blanche-Neige qui boit de la bière et qui danse sur les tables ? Il ne m'en fallait pas plus. De plus, j'aime bien me lancer dans ce genre de livre. Vous savez, ce genre de livre que soit on adore, soit on déteste.

Wouhouuuu j'ai fais parti de la première catégorie !

Ceci est une "vraie" réécriture de conte, dans le sens où elle est vraiment écrite comme tel. Même narration, même façon de raconter les choses : simple, mais efficace, un vocabulaire adapté pour l'époque et l'environnement. Ce qui varie totalement, ce sont bien évidemment les choses qu'elle raconte, tout en reprenant les éléments majeurs du conte réadapté. J'ai beaucoup aimé revenir aux sources, il est évident que l'auteure s'est basée sur le conte original, (et non pas sur la version disney...) cependant on retrouve ces éléments... D'une façon à laquelle on ne s'attend pas. (notamment pour le corset et le peigne, éléments que l'on a souvent tendance à oublier pour se focaliser sur la pomme.

Pour ce qui est des personnages, j'avais entendu dire partout que Blanche était exaspérante. Pour ma part, elle ne m'a pas plus agacé que ça "en tant que tel", dans la façon dont l'auteure même a voulu la décrire : Honnêtement, je l'ai plus ou moins vu comme une sorte de Blanche à la Once Upon a Time (en version dévergondée.) Mais au final, comme dans Once Upon a Time, elle m'a agacé, pour son côté trop (beaucoup trop) noble. (C'est bizarre je sais....)

La reine, je me suis demandé plusieurs fois ce qu'il pouvait bien se passer dans sa tête, mais au fur et à mesure que les pages se tournent, on se surprend à compatir pour elle, avec elle. 

Les autres personnages au final assez secondaires apportaient tous quelque chose à l'histoire, que ce soit le chasseur et sa "noblesse", ou les nains (dont particulièrement Rêveur, qui idéalise bien trop Blanche pour la voir telle qu'elle est.) Bon, peut être qu'il y a le personnage de la vieille sorcière, grand-mère de la reine, dont je n'ai pas vraiment compris l'intérêt, mais qui ajoute un peu de "what the fuck" à l'histoire, ce qui est plutôt drôle. 

Beaucoup reproche la présence d'Aladdin, ne comprenant pas ce qu'il venait faire ici. Pour ma part, c'est une des choses que j'ai le plus aimé, une seconde dose de "what the fuck", et honnêtement, ce qu'en fait la reine (après vous savez quoi si vous avez lu le livre), est tellement, mais teeeeellement classe... (quelle sadique me diriez-vous...) 

Je ne vais pas trop m'attarder autour du prince, pour ne pas prendre le risque d'en dévoiler trop. Je dirais seulement que les versions idéalisées du Prince Charmant en prennent un méchant coup. 

Pour ce qui est de la fin, je dois dire que je n'ai pas vu venir, et pourtant après tous les débats qu'elle a suscité, je m'en étais imaginé des choses. Je peux comprendre que certains ne l'aient pas aimé, mais moi je l'ai trouvé tellement osée et tellement géniale, que j'ai littéralement éclaté de rire (sadique le retour.) Voilà qui change un peu des jolies fin où les oiseaux chantent et où tous les actes des personnages principaux n'ont absolument aucune conséquences. La seule chose que je pourrais trouver à redire serait peut être l'utilité de l'épilogue, que je n'ai pas vraiment trouvé pertinente. 

Pour ce qui est de la partie érotique de l'affaire, qui en a dérangé plus d'un, elle ne m'a pas vraiment gênée, parce que ce n'est pas non plus tout le récit, l'auteur ne s'est pas focalisé sur cet aspect, je dirais plutôt que pour partir du point A (qui est le conte original) au point B (qui est ce qu'elle a voulu en faire) cet aspect a été un des cailloux blancs qu'elle a semé pour y parvenir : Il y avait d'autres choses pour mener à ça, (la bière, la danse, se vêtir comme un homme, monter des chevaux sauves, pour en citer quelques uns.)

En conclusion, ce livre a eu tout l'effet enchanteur d'un vrai conte sur moi, j'ai adoré le lire, et je n'ai eu plus qu'une envie, ça a été de me ruer en librairie pour acheter le deuxième tome, à savoir  Charme. A noter en plus que l'objet livre est magnifique, et les petites illustrations en début de chapitre n'ont fait qu'ajouter un peu de magie à ce livre déjà superbe. (J'ai aussi beaucoup aimé que l'on retrouve dans chaque chapitre, une phrase reprenant le titre du chapitre.  Je ne peux que le recommander si vous en avez assez des princesses portant de longues robes et des tiares sur la tête, et si vous n'avez pas peur de les voir d'une façon totalement différente par la suite. J'hésitais aussi à me lancer au début, mais c'est finalement la vidéo de Margaud  qui m'a convaincue, et je la remercie donc, car ça c'est conclut par une très belle découverte, proche du coup de coeur. 

- Elle n’est pas malheureuse, murmura Rêveur. Elle est méchante, point final.
- Et bien, c’est peut-être le malheur qui rend les gens méchants.

Une femme avisée ne s'entoure jamais d'assez de magie.

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