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Review ciné : "The Giver", réalisé par Phillip Noyce

Publié le par Wendy-Belle

Résumé : Dans un futur lointain, les émotions ont été éradiquées en supprimant toute trace d'histoire. Seul "The Giver" a la lourde tâche de se souvenir du passé, en cas de nécessité. On demande alors au jeune Jonas de devenir le prochain "dépositaire de la mémoire"...

                                                                                                                                   

 

C'est un film dont on a beaucoup entendu parler récemment, et pour cause : Il s'agit de l'adaptation du célèbre roman éponyme du même nom que le film, écrit par Lois Lowry en 1993. Forcément, dés lors, adaptation oblige, se dresse alors un combat entre les pro livres et les pro films, la fidelité de celui ci par rapport au précédent, la concordances des scènes et des changements... Bref, les débats fusent.

Pour ce qui est du roman, je vous laisse aller voir la chronique qui lui est dédié, qui fut un coup de coeur. 

En ce qui concerne le film, j'ai tout, mais tout, entendu sur le pourquoi du comment ce film était pourri. Face à tant de critiques négatives, et juste après avoir fini le livre (que j'ai adoré), je me suis attelée à son visionage. Ma conclusion est que... Vous êtes sérieux ? x) 

Je vous l'accorde tout de suite, l'un des plus gros points négatifs est bien la claire inspiration des autres films dystopiques de cette décennie : Hunger Games pour l'introduction, Divergente pour la Cérémonie de l'Assignement... La dimension futuriste crée par des technologies bien plus avancées que les notres telles que la télé projection en temps réel était... Déconcertante, car elle n'a pas de portée. Nous ne sommes pas sur une reflexion concernant les nouvelles technologies, et dans une dystopie visant à préserver, se limiter au nécéssaire et se mettre sur un pied d'égalité avec tous, mettre à disposition de certains la disposition de telles technologies mais pas à d'autres, c'est un petit peu contradictoire.

La seconde chose que je pourrais reprocher serait la mise en rapport des scènes entre elles, que j'ai parfois trouvé trop rapide. Nous sommes presques directement mis face à la cérémonie du choix, or il aurait pu être profitable de nous montrer le quotidien de Jonas avant que celui ci ne se mette à changer.

En revanche, du moment où Jonas entame son entraînement avec le passeur jusqu'à la fin (et quelques exceptions près), le film est génial. Les scènes de transmission de la mémoire sont justes magnifiques, les émotions qu'elles procurent, joie comme souffrance sont excellement bien retranscrites, les reflexions sur pourquoi leur a t-on retiré la couleur, la neige, les anniversaires, la danse, la musique... tout cela est rudement bien mené. La façon dont Jonas essaie de changer les choses de plus en plus est fascinante, nous sentons bien sa frustration montée quand il prend conscience de toutes les choses qu'il peut voir et connaître, et que les autres ne voient pas et ne connaissent pas. 

Pour ce qui est de la romance... Et bien, je ne l'ai pas particulièrement apprécié, je dois le reconnaître. Cependant, elle était nécéssaire pour aider le jeune Jonas à... Faire ce qu'il veut faire. De plus, cela donne lieu à des scènes que l'on a pas pu voir dans le roman, étant donné que nous suivons uniquement le parcous du personnage principal. Je trouve plus regrettable le traitement des personnages d'Asher, qu'ils ont dénaturé, et du "Chief Elder" joué par Meryl Streep, qu'ils ont voulu faire passer pour la méchante, alors qu'elle ne faisait que le boulot pour lequel quelqu'un avant elle l'avait choisit. De plus, elle ne devrait pas avoir connaissance de ce que contient la mémoire du Passeur, ce qui doit être une erreur de scénario. Ce sont les quelques péripéthies précédant la conclusion qui m'ont paru bien trop grosses pour passer, nous rappelant quelques scènes de Hunger Games. Cependant, une fois que ceci est fait, les dernières scènes de fin sont... superbes. 

Ce film a des défauts, c'est évident. Cependant, je suis partisante qu'il mérite d'être regardé. Il a conservé l'essence des reflexions que mène le bouquin, et a bien mené sur écran des images incroyables désignant les souvenirs enfouis. Certes, il succombe à des facilités scénatisques classiques, mais cela ne nuit pas à la qualité de sa réflexion, ni à l'avancement de son intrigue. Cependant, je comprends tout à fait qu'il n'ait pas pu plaire à tout le monde, du fait de ses défauts et de la tournure qu'il peut prendre par rapport au livre.

En fait, je trouve les scènes entre Jonas et le Passeur tellement réussies que pour moi, cet aspect éclipse tout le reste.

Donc, contre vents et marées, je veux me jouer l'avocate du Diable, et vous conseille de regarder ce film. Et de lire le livre. 

 

Et de boire du jus de citron. Mais ça, ça n'a rien à voir. 

Publié dans review cinéma

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Chronique littéraire : "The Giver" (Le Passeur), by Lois Lowry

Publié le par Wendy-Belle

 

Edition Houghton Mifflin Harcourt, parût en 1993, lecture VO.

 

Résumé : "Le monde dans lequel vit Jonas est bien éloigné du nôtre : une société où la notion d'individu n'existe pas. Plus surprenant encore : ses membres ne ressentent rien. Ni amour ni haine viennent bousculer leur quotidien. Les gens ne meurent pas non plus. Ils sont "élargis". Tout comme le héros de cette histoire – un garçon de douze ans – le jeune lecteur brûlera de savoir ce qui se cache derrière ce terme si obscur."

                                                                                                                                                      

Oh, vous entendez ça ? Mais si, ce son, écoutez bien... Là, vous l'entendez ? Toujours pas ? Mais si, je vous assure, il y a quelque chose... Mais oui ! C'est une alerte, chef d'oeuvre ! 

Que vous dire sur ce livre... On en entend parler un peu partout depuis la sortie du film, j'imagine que je ne vous le présente pas pour la première fois, mais au risque de me mêler aux centaines d'autres avis qui fusent déjà sur la toile, je ne peux tout simplement pas garder ce que ce livre m'a fait ressentir pour moi, surtout quand on pense qu'internet est pour le partage. Alors, partageons !

Le début du livre est d'ores et déjà intéressant. On entre dés la première ligne dans une claire dystopie, où tout est organisé selon des règles bien précises, auxquelles tout le monde obéit. Si au début, tout semble à peu près normal, plus on avance, plus on se dit que quelque chose cloche. Et pour cause...

Il est important de rappeler que cette dystopie a été écrite en 1993, donc toutes les vagues dystopiques comme Hunger Games ou Divergente qui font fureur aujourd'hui étaient encore bien loin de voir le jour. La première différente que l'on peut noter, est que contrairement à bien des oeuvres où le titre désigne une personne (Harry Potter, la Voleuse de Livres, etc.), The Giver (ou le passeur version vf), ne désigne pas le personnage qu'on va suivre du début à la fin. Parlons en.

Le personnage de Jonas m'a tout de suite plû, sans trop savoir pourquoi, car au tout début des pages, on ne le connaît pas tant que ça, mais il dégage une sorte d'aura différente de celles des autres personnages. Cela dit, c'est une chose voulue par l'auteure, car : nous entrons dans un univers où tout est... Standard. Ici, pas de place pour l'originalité, la marginalité ou autre : Tout doit être pareil, similaire, personne ne doit se faire remarquer plus que les autres. Ce n'est pas tout à fait correct cependant, car il est clair que certains métiers (qu'ils ne choisissent pas mais qu'on leur attribu) sont plus honorifiques que d'autres et que certaines personnes  bénéficient de privilèges. Quand ce personnage vint à devenir "the receiver", celui qui va acquérir les souvenirs et aura le devoir de les conserver, il commence à évoluer, à s'interroger, à réfléchir. 

Et c'est là que repose toute l'essence du livre qui a un fond clairement philosophique. Sans trop rentrer dans les détails, de grandes questions sont posées : Doit-on préférer avoir une vie conforme à celle des autres, quitte à ne jamais connaître les sentiments qui vous font sentir vivant ? Devons nous bannir la souffrance au prix de ne jamais connaître la joie ? Devons nous condamner l'ensemble de sentiments qui mènent aux pires comme aux meilleures choses ? Devons nous nous résigner face à l'injustice pour nous assurer une vie confortable ? La prise de risques vaut-elle le coup, tout simplement ? 

La plus grande portée philosophique est bien sur la question du choix, car dans ce livre, les personnages n'en ont aucun. Tout est déjà choisi pour eux, de leur métier à leur compagnons, leurs enfants, la manière dont ils doivent les éduquer, leur façon de vivre, leur emploi du temps, les étapes de leur vie, jusqu'à la date de leur mort (quoi qu'elle semble être la seule chose qu'ils peuvent éventuellement demander.) Quand Jonas apprend qu'il y a plus, ou du moins qu'il y avait plus, si au début il se convainc de tout garder pour lui, peu à peu il se met à prendre ses propres décisions et ne plus se conformer au système, et essaiera même de faire ouvrir les yeux à ses proches sur le vrai monde dans lequel ils vivents (en vain, car ceux ci sont conditionné depuis leur naissance à ne jamais voir au delà de tout ce qu'on leur impose.) Il y a une bonne raison à ça : C'est que plus Jonas apprend son métier de "receveur de la mémoire", plus il gagne en sagesse. Il y a aussi une grande réflexion sur l'amour, et les émotions en général. 

 

 

Je dois avouer qu'une scène a réussi à me choquer, en la lisant je me suis vraiment sentie mal. Cependant, c'est ce qui nous fait bien comprendre que malgré la paix qui règne sur cet univers, tout va mal. Entre autres, ces scènes qui illustrent bien que quelque chose cloche sont entrecoupées par des scènes absolument magnifiques ou grandioses, malgré parfois leur noirceur. Je pense évidemment aux scènes qu'échangent Jonas et le Passeur, qui sont d'une force extraordinaire, de descriptions tellement subtiles que l'on voit ce que voit Jonas comme si nous étions celui à qui le Passeur donne ses souvenirs. 

Je ne saurais faire d'avis parfaitement clair et organisé sur cette oeuvre, car même si je l'ai apprécié dés le début, j'ai mis un peu de temps avant de ne plus pouvoir le lâcher. C'est bien au moment où Jonas n'est pas assigné mais selectionné que je me suis surprise à ne pas pouvoir le lâcher. C'est un livre qui m'a volé mon sommeil. Vraiment, je ne pouvais pas aller dormir sans savoir ce qui allait arriver à Jonas. De plus, dés la dernière page tournée, ma réaction a été "non non non non non!" Je ne voulais pas quitter ce livre, je voulais pas quitter ces personnages, et je n'ai qu'une envie, c'est d'acheter les trois autres tomes de suite, là, maintenant, et les enchaîner. C'est une impatience que je n'avais pas connu depuis la sortie des livres Hunger Games, et Dieu sait que je les ai adoré, ces livres... Bref, je ne peux que vous recommander de vous ruer dessus, car ç'a été un coup de coeur absolu. 

Ce livre faisait parti de ma PAL pour le challenge Cold Winter, et je suis bien contente de l'avoir commencé avec cette oeuvre. 

The worst part of holding the memories is not the pain. It's the loneliness of it. Memories need to be shared.

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Review série : "Once Upon a Time" au fil des saisons : De l'apogée à la déchéance (partie 2)

Publié le par Wendy-Belle

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La première partie de cette analyse, c'est ici. 

 

C'est alors en même temps que la team gentil et le petit Henry que nous nous retrouvons parachuté dans la saison trois, qui n'est pas des moindres, car nous sommes directement plongés dans un nouveau monde : Neverland. C'est également généralement à ce stade là que les débats partent d'un extrême à l'autre. Jusqu'ici, la série avait réunit un public habitué à un constant happy ending, aux méchants pas si méchants, à une "noirceur" relativement soft, à ceux qui s'aiment finissant toujours pas se retrouver. 

Cette saison trois, divisée en deux parties bien distinctes, est bien loin de faire l'unanimité, et marquera le début de la chute progressive vers l'abîme de la médiocrité. La première partie de cette saison a causé multiples débats et réclamations, faisant perdre entre le premier et le onzième épisode près de 2 millions de spectateurs, perte considérable que la deuxième moitié de la saison ne saura que très peu retrouver. 

 

Attention, abondance de spoilers !

Commençons par le début : la partie A. La saison commence sur un flashback onze années en arrière, dans lequel nous assistons à l'accouchement d'Emma, qui annonce difficilement qu'elle souhaite abandonner son fils, disant "I can't be a mother", juste avant de nous retrouvé parachutés dans le présent, où, accompagnée de la team gentil, elle se retrouve en pleine tempête... Pour sauver son fils, qui rend la chose très intense. Dans le même temps, Henry se retrouve catapulté to Neverland, le Pays Imaginaire, par Tamara et Greg, qui se feront descendre presque aussitôt par la même ombre qui avait emmené Wendy et Baelfire dans ce pays, prouvant bien ainsi à la fois leur inutilité en tant que personnages, ainsi que l'intrigue leur étant dédié à la saison 2 n'était bien là que pour préparer à cette saison 3. Alors qu'il fuit les garçons perdus de l'île, Henry tombe nez à nez avec l'un d'eux, prétendant être lui aussi en cavale, car il a volé ce qu'il restait de poussière de fée. Ils prennent donc la fuite ensemble avant de se retrouver sur une falaise. Là où le Garçon Perdu voulait rebrousser chemin et se rendre, Henry décide de prendre la poussière de fée et de sauter en espérant que cela les fera voler, les sauvant ainsi tous les deux avec sa foi. C'est alors là que le Garçon Perdu lui révèle sa vraie identité : Il est en réalité Peter Pan, le maître de l'île, et avait seulement besoin d'une preuve de ce qu'il savait déjà : Henry possède the "heart of the truest believer", (soit "le coeur du plus pur des croyants", comme ç'a été traduit en vf d'une manière atroce..), chose que Pan cherchait à acquérir depuis très longtemps, même si on ne sait pas encore pourquoi. 

  

Ne vous faites pas de faux espoirs : Là où les précédentes saisons ont été tournées de façon très colorées et vives, nous nous retrouvons ici sur une île des plus sombres, avec une verdure très abondante, ne donnait lieu qu'à des scènes dans la jungle, où il fait pour ainsi dire toujours nuit. Cela dit, on ne peut s'en offusquer, car ce paysage est à l'image de ce nouveau personnage qu'est Peter Pan : On ne peut plus sombre. Ce n'était pas un piège gentil que lui tendait le garçon, (garçon d'ailleurs qui donne à Peter Pan l'aspect général d'un garçon de dix-sept ans, ce que j'ai personnellement trouvé très appréciable), il ne s'agissait en rien d'une farce qu'auraient pu lui tendre les Garçons perdus de la version édulcorée Disney : C'était sournois, vicieux, poussé par l'égoïsme de son commanditaire. Peter Pan commande, non seulement les Garçons obéissent, mais également l'île toute entière. C'est en effet lui qui décide de qui y entre, et de qui en ressort, chose on ne peut plus rare, car il n'est pas dans sa nature de laisser les gens quitter son île aussi facilement.

C'est essentiellement à ça que l'on doit tous les commentaires extrêmement négatifs sur cette première partie. On accuse les scénaristes d'avoir détruit, et même souillé, l'enfance de bien des gens en dégradant la nature de Peter Pan de la sorte, autant qu'on les accuse d'avoir perdu le véritable esprit de la série. Où est le bien qui triomphe toujours ? Où est le grand amour ? Où est l'espoir qui brille dans l'obscurité ? Comment peut-on passer d'un univers si enchanteur que la Forêt Enchantée (qui porte donc bien son nom) à Neverland, lieu de cauchemar pour tous ceux qui osent y mettre un pied ? 

Devant tant de haine, j'ai décidé d'agir. Contre vents et marrées, cette troisième saison est celle que j'ai le plus aimé et le plus détesté à la fois. (ce qui explique pourquoi je consacrerai un article entier à cette partie, car elle est pour moi la plus travaillée depuis la première saison.)  A cela, plusieurs raisons. Commençons par les très bonnes : Peter Pan, bien sur. Si on se réfère au film Disney (que je hais), il est compréhensible que la nature de ce personnage en ait choqué plus d'un. Mais si on se réfère au roman d'origine, il nous apparaît parfaitement de la façon dont Barrie nous l'a décrit : Cruel, égoïste, égocentrique, et surtout, joueur. La thématique du jeu, on ne peut plus importante dans l'oeuvre, est omni présente pour ce Peter, qui ne voit la vie que de cette façon. Même quand sa vie commence à être mise en jeu par la team gentil, il préfère prendre des risques en continuer à jouer selon ses règles, que de "jouer" la sécurité en agissant au plus pressé. Il se plait a répéter constamment "Let's play !" ou "Peter Pan never fails", "Cheaters never  win" , "you broke the rules... that's not fair. Bad form..." "That doesn't mean you can't come out and play." Toute cette partie tourne autour de ça : Si Peter cherche à tout prix à obtenir The heart of the truest believer, grâce à sa magie, il aurait pu l'arracher de la poitrine d'Henry sitôt qu'il fut arrivé. Mais où serait l'amusement ? Il va même jusqu'à jouer avec ses ennemis au lieu de les fuir, les faisant pratiquement courir après lui pour avoir le plaisir de les voir se désillusionner en découvrant qu'il est bel et bien le maître du jeu.

Franchement, je ne peux être qu'admirative de la performance de Robbie Kay, acteur interprétant Peter Pan, qui parvient à rendre le personnage le plus détestable de la série envoûtant, charismatique, à tel point que s'il nous intimait de nous jeter d'une falaise, on irait sans poser de questions. C'est un trait que l'acteur parvient à donner à son rôle : Même si la team gentil craint Peter, il reste fascinant, car on ne sait jamais ce qu'il a dans la tête. On remarque cette fascination mêlée de peur chez Hook, chez Emma, chez Baelfire, chez Wendy, chez Henry... Bref, chez beaucoup de monde. (à noter que le casting global de Neverland était très réussit.)

S'il est important de souligner l'importance de Peter, c'est parce que dans cette partie, il est le seul à faire avancer l'intrigue, à faire quelque chose, (enfin, quelque chose d'intéressant.) Là est surtout ce que je reproche à la série : Pendant qu'on assiste à des scènes fascinantes avec Peter, on a droit à des scènes à mourir d'ennui et de ridicule avec la team gentil, Rumpelstiltskin excepté, parce qu'il a décidé en début de saison de faire équipe à part, ce qui cela dit n'avancera pas à grand chose. La team gentil passe neuf épisodes à, pour ainsi dire, se balader sur l'île en réglant des différents personnels, sur des fons de "on va trouver Henry parce qu'on est les gentils." Si le petit speech de vainqueur d'Emma comme quoi les méchants et gentils alliés pour vaincre une plus grande menace était sympa, dans la vérité, les méchants, c'est à dire Regina, Rumpelstiltskin et Hook ne servent qu'à faire le sale boulot que les gentils ne veulent pas faire, pour ne pas "noircir leur coeur." C'est une hyppocrisie de taille que l'on remarque déjà à la saison 2, quand David dit à Blanche-Neige "oui il faut la tuer, mais je ne veux pas que ce soit toi qui le fasse." Entre autre, laissons les méchants se salir les mains pour servir notre intérêt mais ne pas nous entâcher. C'est ce que j'appelerai l'hypocrisie du gentil. 

De plus, la série veut tourner autour de la nature des gens. Héros, gentils, vilains... En dépit de tous ce que la team gentil affirme, dans la série, les gentils sont toujours les gentils, et en ce qui concerne Rumpel et Regina, en dépit de tout le bien qu'ils essaient de se faire pour se racheter aux yeux des autres, ils ne sont toujours que considéré comme les vilains de l'histoire, excepté pour Belle et pour Henry, paradoxal pour ceux qui incarnent le mieux ceux qui jamais ne sont tenté par les ténèbres et qui ne sont, avouons le, pas très doué dans le sens critique. Dans ce même thème, au cours de l'épisode 2, Peter dit à Emma qu'elle trouvera Henry quand elle aura accepté qui elle était vraiment. Mais qui est-elle ? La sauveuse ? La fille de Blanche-Neige et de Charmant ? Non, elle est une orpheline. Ce que les scénaristes ont voulu montrer était certainement le fait que même si elle a retrouvé ses parents, cela n'efface pas toutes ces années de solitude et de tristesse, que le pardon et l'oubli ne sont pas choses faciles, mettre Emma sur une sorte de pied d'égalité avec les Garçons Perdus de l'île et face à l'ultimatum qu'Henry se sentira bientôt comme l'un d'entre eux. Néanmoins, cela résonne surtout comme le passé dont elle ne dépend pas a fait d'elle ce qu'elle est aujourd'hui. En dépit de tout, elle ne serait qu'une orpheline ? Un thème assez mal travaillé, pour le coup. 

  

Surtout que, à vouloir trop faire du gentil, on en vient à les rendre totalement niais, limités à quelques mêmes principes sans cesse râbachés, les rendant beaucoup moins intéressants que les "méchants", en constante évolution, en bien comme en mal. Prenons par exemple la Petite Sirène, (dont le rôle majeur a été d'aller chercher la boîte), Ariel, niaise et naïve au possible, la caricature même d'une princesse Disney. (Notons qu'elle s'appelle Ariel, nom donné par Disney.) On peut aussi parler d'Aurore et de Mulan, qui, alors que cette dernière allait lui avouer son amour (qui aurait donné lieu à quelque chose de vraiment intéressant au sein de l'univers des contes de fées)... lui annonce qu'elle est enceinte, provoquant ainsi le départ de Mulan vers la bande de Robin Hood, Robin des bois, déjà aperçu au court de la saison 2, qui prendra son "importance" dans la suite de la saison. Quant aux autres gentils... Emma se retrouve confrontée à un choix entre Neal et Hook. (Hook et Emma sont d'ailleurs le seul début de romance notable dans cette première partie, si on oublie Ariel et Eric, qui sont totalement inutiles à l'intrigue.) (Sans compter le fait qu'on ne peut s'empêcher de se demander laquelle des deux mères d'Henry est prête à tout pour le retrouver...) Charmant se retrouve obligé de rester sur cette île maudite, Blanche-Neige se trouve en train de se dire qu'elle veut un autre enfant, et Regina est là, prête à tout pour retrouver son fils, mais frénée par les gentils qui lui disent "non on va pas faire les choses de cette façon, on est les gentils." Car finalement, c'est la seule à faire quelque chose de concret pour retrouver Henry qui, avec la jugeotte d'une huître, se met en tête qu'il est le héros que Peter lui fait croire qu'il est, et se laisse berner. Au bout du compte, alors que Henry se retrouve quasi mort après que Peter lui ait prit son coeur, c'est Regina qui va le récupérer, et Regina qui ensuite lui permet de ne plus jamais le perdre, pour qu'au final, de retour à Storybrooke, Blanche-Neige fasse remarquer que "Regina nous a aidé." Paradoxalement, Regina a tout fait, tandis que les autres étaient plus au moins là pour... tout au plus, lui tenir compagnie. L'hypocrisie du gentil... C'est ce qui me fait aimer Peter Pan plus que n'importe lequel des autres de la team gentil : C'est un méchant qui s'assume. Jamais il ne prêche de grande moralité, jamais ne prétend être quelqu'un ou quelque chose qu'il n'est pas. Il reconnaît bien volontier être un garçon qui ne se tient pas, prêt à tout pour obtenir ce qu'il veut. Et ça fait tellement de bien un peu d'honnêteté dans ce monde d'hypocrite... Oui, avec Henry ça n'a pas été l'honnêteté qui la étouffé, mais il n'a pas menti à tout le monde, il y avait au moins deux personnes au courant de tout son plan. La première est Felix, le plus fidèle des Garçons Perdus, prêt à tout pour Pan, (et au final personne que Peter aimera le plus au monde...). La seconde, est Wendy Darling.

est mon plus gros reproche. Oubliez toutes les histoires sur Peter & Wendy si vous ne voulez pas être déçus, parce que ce que les scénaristes ont fait est juste... Abominable, pas dans la façon dont Wendy est traitée, mais dont l'histoire entre eux est traitée. Un tel potentiel gâché, c'est juste... scandaleux. On apprend au milieu de la première partie que Peter retient quelqu'un en cage, et au septième épisode que cette personne n'est pas des moindres : Il s'agit de Wendy, qui aurait donc été retenu plus d'un siècle sur cette île. Elle joue un rôle mineur quant à sa présence, mais majeur quant à l'intrigue. Pour faire simple, elle se serait faite capturée alors qu'elle cherchait à récupérer Baelfire avec ses deux frères, que Peter aurait renvoyé dans notre monde pour faire son sale boulot, tandis qu'il garderait leur soeur sur l'île, promettant aux deux parts de pas tuer l'autre si ce qu'il ordonne est fait. Dans cette optique et pour obtenir une fois pour toute la confiance d'Henry, Peter lui demande de jouer les malades, pour le convaincre qu'il est le seul à pouvoir sauver la magie, et ainsi sauver Wendy. Elle remplit bien son rôle : Henry est convaincu, et quitte la maison dans l'arbre où Peter l'avait cachée. Mais il reste un petit peu avec la demoiselle après son départ, dans l'ombre du lieu, contrastant avec Wendy qui, en plus d'être habillée en blanc, est en pleine lumière, et répond on ne peut plus honnêtement à ses questions quant à son plan. Plus tard, alors que la team gentil la récupère, elle semble être la seule au courant de ce qu'il manigance : Prendre le coeur d'Henry, car lui est mourant, et que seul cela pourra le sauver. Comment le saurait-elle si ce n'était pas Peter en personne qui lui aurait confié ? Tout un tas d'indices nous mène à croire qu'il existe un passé commun antérieur à ce que nous voyons entre ces deux personnages. Si nous nous souvenons de la saison 2, Wendy affirme que le temps s'écoule plus lentement à Neverland, son séjour ayant duré plus qu'une seule nuit. Elle semble avoir eu le temps de voir les merveilles de cette île, avant de se rembrunir. De plus, si Peter est si méchant, pourquoi ne l'aurait t-il pas éliminé sitôt ses frères convaincu de la promesse que Peter leur a faite ? Tout un potentiel s'offrait là aux scénaristes quant aux raisons qui auraient fait que Peter l'aurait renvoyé; une symbolique s'offrait là égalemment, apprenant que Peter est en effet le père de Rumpelstiltskin, quasi démon sortant avec un ange, le schéma aurait pu être répété entre Peter et Wendy. Ce point là du scénario est d'ailleurs tout sauf judicieux. Le but était certainement de choquer, auquel cas le pari est réussit, mais aussi de donner un aspect différent au personnage que l'on connaît tous, ou croyons connaître. Mais les producteurs avaient très bien réussit ce pari avant d'arriver à cet épisode qui fait alors tout basculer. Trouver un passé commun avec Rumpelstiltskin ne devait pas être chose bien difficile; choisir cette option n'ouvre finalement que peu de possibilités scénaristiques et ôte beaucoup de charisme à Peter. De plus, c'est un choix qui se fait largement ressentir au niveau des audiences. Mais au final, c'est un choix que l'on peu parfaitement comprendre : Il fallait éliminer le méchant, Peter Pan. Or, éléminer un enfant (ou adolescent) aussi cruel soit il, aurait été monstrueux. Il fallait donc le rendre plus vieux et plus détestable encore, ayant causé du tord au personnage le plus aimé de la série. On peut le prendre comme une marque de facilité, mais qui prouve encore une fois l'hypocrisie du gentil : Alors que dans les saisons précédentes, il n'y a pas eue une seule fois où les personnages n'ont pas été prêt à accorder une seconde chance à quelqu'un, fusse t-elle offerte au pire d'entre tous. Or, ici, le but est clair dés le début : Il faut se débarasser de Peter, c'est tout, c'est définitif, pas une seule fois on ne lui offre une chance de s'ammender, de se convertir, de prendre un nouveau départ. Après tous leurs discours sur le pardon et les secondes chances, c'est vraiment fait ce que je dis pas ce que je fais... Surtout quand, au court de la seconde partie de la saison 3, là où Peter ne voulait faire du mal qu'à Henry, Zelena, the Wicked Witch, la Méchante Sorcière de l'Ouest, qui voulait pratiquement tuer tout le monde, se voit offrir une seconde chance, avec un discours ô combien hyppocrite de Regina disant que "les héros ne tuent pas" et que "le mal ne naît pas tel quel, il se fait, tout comme le bien." 

L'hyppocrisie du gentil.

Le traitement du monde de J.M Barrie est lui aussi rudement mis à mal. Si l'idée d'un Neverland à l'image d'un Peter Pan très sombre était génial, les Garçons Perdus cruels mais terrifiés également, une Wendy... à l'image de la Wendy classique, en fait, car elle pense avant tout à ses frères, et prend soin d'Henry une fois qu'il est mourant, une Tinkerbell, Fée Clochette déchue absolument révolutionnaire... et bien, hormi la sirène du début de saison, on ne voit rien des choses merveilleuses que Wendy raconte dans la saison 2. Les Indiens sont occultés, et donc aucune trace de Tiger Lily. Le seul pirate est Hook, et heureusement nous avons quelques scènes d'un passé commun, d'une raison a pourquoi Hook redoute tellement Pan, prouve qu'ils se connaissent bien, même si nous ne savons pas vraiment quelles ont été les affaires qu'ils ont traitées ensemble. Nous n'avons cependant que très peu de scène avec Wendy, mais aucune, absolument aucune scène avec Tinkerbell, alors que celle ci affirme que ce dernier lui fait confiance. Ce sont là quelques imperfections du scénario prouvant que celui ci n'est pas aussi travaillé qu'il pourrait l'être.

Après la défaite de Peter Pan à Neverland, il arrive à Storybrooke dans le corps d'Henry, qui lui aura été enfermé dans la Pandora Box. Cet épisode n'a sans doute pour lui que le fait de pouvoir assister à une scène on ne peut plus émouvante de retrouvailles entre Wendy (dans la robe de chambre de Baelfire dans la saison 2)  et ses frères, ainsi que Baelfire. John annonce qu'il est temps que les Darling rentre chez eux tous ensemble, ce qui est dommage, car malgré tout le potentiel qu'il y avait là, les Darling passent vraiment à la trape. De plus, pourquoi Peter laisserait-il Wendy partir, alors que les Darling ont échoué et qu'elle a, qui plus est, trahit sa confiance  et causé sa perte ? Cela dit, si on commence à noter les incohérence de la série, on ne s'en sort plus, croyez moi. A bien y réfléchir, cet épisode a également pour lui de prouver une fois de plus le talent formidable de Robbie Kay, en lui faisant cette fois jouer un Henry confus et déboussolé, encore mieux que l'original.

L'épisode 11 en revanche, dernier de cette partie A, est absolument parfait, de A à Z, sans doute le meilleur épisode que la série a pu produire en trois saisons (et même quatre, car c'est sans doute pas dans celle là qu'on aura droit à un tel chef d'oeuvre.) Toute la beauté de cet épisode est due à Peter et Rumpelstitkin, ainsi qu'aux scènes de flashbacks. Peter ne manifeste aucun remords pour avoir abandonné son fils; alors que son fils se retrouve vite perdu, confus et désamparé quand son dernier lui retire ses pouvoirs, lui rappelant ainsi sa position de "lâche du village." Peter projette de relancer la malédiction de la reine sur la ville, créant ainsi un nouveau Neverland où tous lui seraient asservis. Cependant, après cette confrontation avec son fils, Peter décide de vouloir tuer tous ceux auxquels il tenait, les figeant sur place avant de passer à l'acte. C'est là que Rumple arrive, plus sur de lui que jamais. Face au mépris de Peter, il fait ses adieux à Belle et à Baelfire, qui ne peuvent que rester immobile, avant d'appeler son ombre, qu'il avait précédement détâché de son corps, afin qu'elle lui rapporte sa dague. Il se rapproche alors de son père, et finit par lui planter cette dague dans le dos, disant qu'il est enfin prêt à payer le prix pour le voir disparaître, car le tuer provoquera sa propre mort, pour une raison qui n'est d'ailleurs jamais expliquée. Peter, revenu dans son corps d'adulte, supplie son fils d'arrêter, lui promettant un nouveau départ, un "happy end"; que Rumpelstiltskin refuse, car "I'm a vilain ! and vilains don't get happy endings." Phrase époustoufflante, prononcé par deux fois déjà dans la série, mais prenant alors tout son sens. Rumpelstiltskin et Peter disparaissent dans une scène toute aussi époustoufflante sous les yeux de la team gentil, dont seule Belle, qui s'éffondre, et Blanche-Neige, choquée, semblent réagir. (Il vient quand même de sacrifier sa vie pour eux... ils ne semblent même pas reconnaissant. L'hyppocrisie du gentil.)

La mort (bouleversante, horrible, déchirante) de Pan ne stoppant cependant pas sa malédiction, la team gentil va se voir obligée de retourner dans le pays des contes, sauf Henry, qui n'y est pas né, et Emma, qui était la sauveuse. Moi qui suis d'ordinaire sceptique à la team gentil, on a ici droit à des scènes plus que réussies, tout d'abord entre Emma et Regina, qui se comprennent, puis entre la Charming Family, Emma ne comprennant pas pourquoi après s'être retrouver ils doivent à nouveau se quitter, disant que ça ne ressemble pas à un happy end, et Blanche-Neige lui répondant que ça n'en est pas un, et Regina, disant à Henry qu'il avait entendu Rumpelstiltskin : les méchants n'obtiennent pas de Happy end, ce à quoi Henry lui répond "You're not a vilain, you're my mum." Emma et Henry finissent par se résoudre à monter dans la vieille voiture jaune dans laquelle ils étaient venu au tout début de la saison 1 en sachant que c'est la dernière fois qu'ils verront leur famille avant de les oublier, contrairement aux autres, qui eux conserveront leurs souvenirs. Alors que la team gentil se retrouve embrumée dans la fumée de la malédiction, Emma et Henry prennent la route, comme si rien ne s'était passé, (avec le même flashback de l'accouchement d'Emma en tout début de saison, où on la voit finalement changer d'avis et garder son fils.)

   

Le niveau de perte de cet épisode est considérable, car tout le monde perd quelqu'un ou quelque chose qui lui est précieux. C'est aussi un épisode où l'on compte trois morts, ce qui parait peu comparé à d'autres séries, mais pour Once Upon a Time, en un seul épisode et pour des personnages récurents, c'est énorme. Peter tue Felix pour les besoins de sa malediction, faisant ainsi remarquer que l'amour n'est pas forcément l'amour d'un couple mais aussi celui de l'amitié, de la loyauté, et Rumpelstiltskin tue Peter, mourant lui-même de ce fait. Après tous ces combats pour être ensemble, chacun se retrouve séparé de ceux qu'ils aiment. Ceci aurait pu être une parfaite fin à la série, d'un optimisme irréaliste au début puis à un réalisme bien plus cynique et triste qui collerait parfaitement à la réalité. Certes, cela ne se terminerait pas très bien, mais la série aura réellement progressé, ses personnages aussi, et, venant d'un autre monde, auraient tristement appris ce qui s'y passe dans le notre. Touchant un jeune public, cela aurait pu faire passer un excellent message : la vie n 'est pas un conte de fée, nous allons tous souffrir, tout ne peut pas bien se finir tout le temps, tout ne peut pas être pardonné, les gens ne sont pas tous bons, nous n'avons pas toujours ce qu'on mérite, mais malgré tout, il faut être fort, et continuer, en se promettant d'être le plus heureux possible en dépit de ses malheurs, et ne pas s'y complaire. 

( ça c'est une scène puissante. Et belle. )

C'était cependant sans compter sur les scénaristiques qui n'auraient pu assumer les choix, très osés, mis en place dans cette saison et s'achever là. Nous avons en effet droit à une courte scène entre Emma et Henry vivant tranquillemet une scène de petit déjeuner à New-York, sans aucun souvenir de leur vie antérieure, jusqu'à ce que Hook, qu'Emma ne connait donc plus, vienne frapper à leur porte, la prévenant d'un grand danger menaçant sa famille. Toute la famille d'Emma se résumant à Henry étant dans la pièce avec elle, elle ne le croit pas, et le repousse brutalement alors qu'il essait de l'embrasser pour lui faire recouvrer la mémoire, disant à Henry qu'il a dû se tromper d'appartement. (Quelqu'un sur tumblr a fait remarquer que dans l'épisode 2 Peter promet à Emma qu'à la fin, elle ne sentira plus seulement comme une orpheline, mais qu'elle en sera une. Ayant tout oublié de Blanche-Neige et de Charmant, nous pouvons considérer que sa prophétie s'est réalistée.) On ne laisse donc comme ça, avec la promesse que les aventures de nos "héros" ne sont pas terminées, et il faudra attendre quelques mois avant de savoir ce qui peut bien encore une fois leur tomber sur la tête. Nous ne sommes qu'à la partie A de la saison 3, la partie B est donc à venir, et si cette première partie est aussi réussie qu'elle n'est râtée, c'est bien sur ce dernier élan d'originalité et de maîtrise que s'arrête l'apogée de la série pour sombrer peu à peu dans l'abîme de la médiocrité. 

 

Publié dans review série

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