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Chronique littéraire : Les Chroniques lunaires, tome 3, "Cress", par Marissa Meyer

Publié le par Wendy&Belle

 

Editions Pocket Jeunesse, parût en 2014

Résumé : Le sort de la Terre est désormais entre les mains de Cinder et de ses compagnons. Ils doivent à tout prix empêcher le mariage de l'empereur Kaito avec la terrifiante reine Levana. Cress, hackeuse de génie, enfermée dans un satellite depuis sa naissance , est la seule à pouvoir les aider. Mais peut-on vraiment lui faire confiance ?

                                                                                                                                                                      

J'aime beaucoup la saga des Chroniques Lunaires, comme  la plupart d'entre vous j'en suis sûre.(Vous rigolez, des contes et de la science-fiction ? Il m'en faut pas plus...) Elle fait énormément parler d'elle un peu partout, à tel point qu'alors que je tournais les dernières pages de Scarlet, une considérable partie de la blogo' y allait de sa petite chronique (excellentes, pour la plupart) sur Cress. Pourtant, je sentais bien de patienter un peu avant le troisième tome, étant donné que le quatrième ne doit pas être attendu avant au moins un an.

Cependant, c'était sans compter sur certains éléments extérieurs (la chronique d'Ophélie, et Ophélie elle-même pour ne citer que ♥) qui ont mit cette résolution à rude épreuve.

Jusqu'à ce que je craque, et que je fonce à la librairie.

Je me suis donc lancée dans Cress, et je dois dire que c'est mon tome favori. 

La réécriture des contes étudiés est brillament menée, en particulier pour le personnage de Raiponce, car à part le Disney, c'est un personnage que l'on connaît tous, sans pour autant que ce soit un personnage revisité à foison. Ici, si quelques aspects ne sont pas sans nous rappeler le Disney, l'auteur s'est concentrée sur le conte original, car on a un élément clé du conte : Le prince devient aveugle. 

OOui, vous devez surligner pour voir cet élément clé. Je ne suis pas sûre que cela constitut en soi un spoil, mais on ne sait jamais.

Ici, le prince n'est pas un prince mais notre petit Thorne, qui se voit hissé au rang de héros à travers les yeux de Cress. Personnellement, je l'aimais déjà dans Scarlet (il me fait tellement rire), alors évidemment, après ce tome, je ne l'en ai qu'aimer davantage. Aussi, on apprend aussi à s'attacher à Cress... En fait, je pense qu'on s'attache immédiatement à Cress, qui n'est que douceur et innocence, avant même que celle-ci ne rencontre Thorne, ce qui est probablement dû au fait que, je pense en tout cas, qu'on s'attache naturellement au personnage de Raiponce, ne pouvait que compatir et la plaindre pour sa situation de captive. La relation des deux personnages donne quelque chose de très intéressants à regarder, car si Cress ne sait de la Terre et des hommes que ce qu'elle a pu lire ou regarder depuis son satellite, la rendant assez naïve, Thorne, lui, ne sait rien de ce que peut être un vrai lien d'attachement.

Oui, Star Wars est toujours, toujours, toujours dans ma tête.

En parrallèle, j'ai beaucoup aimé Cinder (comme d'habitude), mais aussi Kai. Je ne sais pas pourquoi, j'ai une empathie très forte pour ce personnage. J'aime beaucoup la façon dont l'auteure parvient à décrire et developper son personnage, malgré les inombrables fois où les pensées de l'empereur se répètent, surtout vis-à-vis de Cinder et de la reine Levana, personnage qui au passage, est brillament mené également. Le magnétisme qui l'entoure, elle et tous les autres lunaires d'ailleurs, leur culture, est absolument sublime, à la fois fascinant et terrifiant. De plus, on ne voit jamais le visage de la reine, on ne peut que l'imaginer, cela ne la rend que plus intriguante. 

On a également un éclairage psychologique sur le personnage de Loup, bien plus que sur celui de Scarlet, car peu présente. On n'en apprend pas tellement sur son passé, mais plutôt sur lui-même, sur ses réactions, sa manière de fonctionner, de penser, d'encaisser. J'ai eu l'impression de souffrir en même temps que lui, même si je dois avouer que sa relation avec Scarlet me semble un peu... Rapide. Cependant, rien ne saurait enlever l'excellente qualité d'écriture de l'auteure, alors c'est vraiment loin de constituer un point négatif.

L'univers et l'intrigue politique en elle-même est également développée, étant donné qu'on apprend un élément crucial pour la suite de la saga. Je n'en dirai pas plus à ce sujet, mais en parlant de suite, nous avons ici un petit aperçu du personnage de Winter, qui, bien qu'uniquement présente dans deux scènes, m'a absolument intrigué, et je l'ai beaucoup aimé. J'ai hâte, mais vraiment hâte de lire la suite pour en savoir plus, et en avoir plus. (Pour tout dire, j'ai une idée bien claire de ce que pourrait donner le personnage, car elle me fait  totalement penser à un autre personnage que l'on connait tous. Hmm...)

Pour tous ceux qui se poseraient la question, ces réécritures ne sont pas toutes gentillettes à la Disney. Au contraire, sans atteindre le glauque ou le gore, le contexte est tout de même violent et très dur.

Je ne peux que me ranger à l'avis de la quasi totalité des lecteurs, et vous conseiller de commencer ou de continuer cette saga si ce n'est pas déjà fait. A mes yeux, cette saga est également une perle en young-adult mais aussi en réécriture, elle est la preuve même que l'on peut faire de l'art même si l'on s'inspire ou reprend d'autres oeuvres littéraires.

Sur ce, je pense que je vais aller regarder L'Empire contre attaque, parce que je ne peux pas m'empêcher de penser à Star Wars quand je pense aux Chroniques Lunaires.

Des énormes bisous tout doux, puissiez vous passer d'excellentes lectures♥

 

Elle s’empourpra.
- J-je… je suis toute nue !
- Oui, je m’en doute bien, dit-il en haussant les sourcils. (Il indiqua ses yeux.) Pas la peine de retourner le couteau dans la plaie.

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Chronique littéraire : The Mortal Instrument, tome 4, "La cité des Anges Déchus"

Publié le par Wendy&Belle

Editions Pocket Jeunesse, parût en 2013, en 2011 pour la VO.

Résumé : Clary est de retour à New York et la vie est belle : elle s'entraîne pour devenir une chasseuse d'ombres et elle peut enfin appeler Jace son petit ami. Mais tout a un prix. Quand Jace commence à s'éloigner d'elle sans explication, elle se rend compte qu'elle a peut-être déclenché des évènements qui pourraient bien la conduire à la perte de tout ce qu'elle aime... Même Jace.

                                                                                                                                                                       

Je sais, je sais. Pourquoi faire une chronique sur le tome quatre, alors que je n'en ai faite aucune sur les trois premiers, hormis un petit résumé à la fin d'une autre chronique ? 

Eh bien, parce que je n'avais pas encore le blog quand j'ai lu le premier tome, et quand je l'ai eu, j'ai alors prévu de faire un article spécial sur la saga dans son intégralité.

De plus, je ne voyais pas ce que j'aurais pu dire de plus sur ces livres que quelqu'un n'aurait pas déjà dit sur cet immense espace qu'est internet.

Sauf que voilà. Ce tome là, je l'ai aimé plus que les autres. Vraiment, plus que les autres. Et j'avais envie d'en parler. Alors, je vais en parler. Je vais même en parler tout de suite.

L'univers des Chasseurs d'Ombres... Quel génie.

Sans entrer dans les grandes lignes car c'est un tome quatre, j'ai adoré la continuité du tome trois. Après ce qu'il y a pu s'y passer, le tome quatre aurait pu faire fade, forcé, un peu comme si le troisième tome apportait toutes les réponses de la saga, et que le quatrième arrivait en mode "coucou, je rapporte les problèmes !" D'ailleurs, au début, c'est un peu ça... Pour Jace. Que pour Jace. Ce qui fait qu'il nous laisse un peu... Perplexe. Cependant, de faire confiance à l'auteure j'ai eu raison, car à tout mystère, sa résolution, et je n'ai pas été déçue, loin de là. 

Je ne sais pas comment Madame Clare fait, mais elle écrit des images (oui, elle écrit des images. Je vous assure que de ses mots se dressent des paysages. Magie quand tu nous tiens...) absolument sublime. (ça me frustre vraiment de ne pas pouvoir vous les décrire d'ailleurs. Arg.) 

Je tiens à faire une remarque sur l'aspect jeunesse de la chose. Certes, un certain nombre de passages sont assez cliché, et les personnages étant assez jeunes, l'esprit jeunesse est là. En même temps, c'est le public visé. Pourtant, owh ! Dans ce tome là, on a des scènes vraiment affreuses, je pense vraiment que si de jeunes lecteurs se lancent dedans peuvent être... Au moins en mode wow, mais qu'est ce qu'il t'est passé par la tête Madame l'auteure ? On parle quand même de cercles adorateurs de démons et sacrifieurs de bébés... Bref, j'espère que cet aspect là ne vous bloquera pas trop, parce que ce serait vraiment dommage.

Au niveau des personnages, j'ai bien plus apprécié Isabelle que dans les autres tomes. Pour tout dire, elle m'agaçait plus qu'autre chose. J'ai adoré Alec & Magnus... D'autant plus qu'il est assez rare (je trouve) de trouver une relation homosexuelle dans un roman jeunesse, d'autant plus une relation qui ne tourne pas autour du drame ou du mal être. Une relation qui se passe bien en ce sens là, et qui n'a que les conflits auquel tout couple peut être un jour confronté. J'ai également adoré découvrir Kyle et Lilith (qui est tellement, mais tellement classe...) En fait, hormis la façon dont Clary agit avec sa mère, j'aime tous les personnages. Ils sont tous de plus en plus développés au fil des tomes, on ne peut que s'y attacher au fur et à mesure... Ce ne sont pas des caractères qui stagnent, mais dont on découvre au fil des pages une complexité toujours plus grande, c'est ce qui les rend réels et humains dans ce monde fantastique.

Et puis, il y a l'humour. J'ai tellement rit dans ce livre. Merci Jace, toi, et tes répliques cinglantes.

''Tu es le premier Chasseur d'Ombres que je rencontre.

- C'est triste, observa Jace, parce que maintenant, les autres risquent de te décevoir."

Jace est pour ainsi dire le personnage principal de toute la série, celui qui rayonne le plus, celui qui se retrouve au centre de toutes les intrigues, encore plus que Clary, je trouve, même si c'est en grande partie à travers elle que l'on apprend à le regarder.

 Clary et Jace... Clary et Jace ...

  Comme je l'ai dit au début, Jace m'a laissé perplexe dans ce tome. Je n'ai pas compris. Je me suis même demandé si je m'étais trompé de tome, si je n'avais pas loupé un épisode. Cependant, on finit par apprendre ce qui le tourmente... Et on ne peut que l'aimer davantage. (En tout cas moi, je ne l'ai que aimer davantage.) C'est d'ailleurs leur relation elle-même que j'aime. Ils se complètent. Ils se comprennent. Bref, ils sont fait l'un pour l'autre, c'est tout. (♥)

Ce n'est probablement pas une chronique très constructive, pourtant j'ai envie de vous dire plein de choses sur lui. Comme je n'ai pas envie de vous spoiler, je me contiens, je me contiens... Tout en essayant de déclarer mon amour pour cette série.

C'est une perle au milieu de toutes les sagas fantastiques qu'on peut trouver aujourd'hui.

Lisez-là. Lisez-là. Vous ne le regretterez pas... ♥

C'est un extrait du dernier ver du Paradis. "Mais déjà il tournait mon désir et mon vouloir, l'amour qui meut le soleil et les autres étoiles." Dante apparente la foi à un amour dévorant, et peut être que c'est blasphématoire, mais c'est ainsi que je vois l'amour que je te porte. Tu es entrée dans ma vie et soudain, j'ai trouvé une vérité à laquelle me raccrocher : le fait que tu m'aimes et que je t'aime.

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Review série : "Once Upon a Time" au fil des saisons : De l'apogée à la déchéance, partie 3

Publié le par Wendy&Belle

Si on replongeait un petit peu dans l'univers de Once Upon a Time ?

Quand la série est revenue en mars, ayant adoré la première partie de la saison, j'étais ravie, et j'avais hâte de voir ce qu'ils allaient bien pouvoir faire.

Spoilers, comme toujours.

Partie une de l'analyse

Partie deux de l'analyse

Je dois avouer que mon enthousiasme en a pris un coup.

La partie A de la saison trois a fait chuter de manière considérable les chiffres d'audience. Malheureusement pour la série, la partie B n'a pas réussit à lui faire remonter la pente. Examinons un peu tout ça.

Résumons : Nous assistons au retour dans la forêt Enchantée de la team gentil. Regina est acablée de chagrin, Hook décide de partir faire sa vie de son côté en récupérant son bâteau, le Jolly Roger, Belle dit à Baelfire qu'elle veut faire revenir son père, et la Charming Family décide de remettre un peu d'ordre dans tout ça, notamment en partant reconquérir leur château, avec pour alliée the Evil Queen. C'est sans compter sur Aurore (qui est enceinte) et Philippe, au courant de la menace qui plane au dessus de leur tête, sans pouvoir les prevenir, trop effrayés par ce qu'il pourrait leur arriver.

En parrallèle, nous avons Emma qui ne se souvient absolument pas de sa vie antérieure, et Hook, qui se met à la harceler pour lui faire recouvrer la mémoire. On ne sait pas comment celui-ci a fait pour regagner notre monde, toutefois, début réticente et recalcitrante, il finit par convaincre Emma, qui finit par boire la potion qu'il lui tend, et se souvient alors. Il n'avait cependant qu'une seule dose, et Henry reste donc amnésique. Elle croit donc Hook quand il lui raconte que sa famille et en danger, et doit faire face au deuil de ses nouveaux souvenirs, qui étaient très heureux, comme l'avait promis Regina. Elle avait également un petit ami, qui s'avère ne pas être celui qu'on croit. Emma retourne donc à Storybrooke où personne ne se souvient de l'année passée, ni de la malédiction qui les auraient ramené. Il faut percer ce mystère. De plus, Snow est (elle aussi) enceinte, et c'est uniquement pour ça qu'ils savent qu'une année entière s'est écoulée. 

La première vraie chose qu'on apprend dans le premier épisode, c'est que la nouvelle méchante sera the Wicked Witch, soit la Méchante Sorcière de l'Ouest, du célèbre conte Le Magicien d'Oz, écrit par Baum et interprétée par l'excellente Rebecca Mader. Vraiment, je suis imprésionnée par les choix de castings de cette saison, ils sont justes tous géniaux. De plus, on apprend que cette sorcière, du nom de Zelena, a un lien de taille avec Regina, et pour cause : C'est sa soeur.

Bon. D'un point de vue partiellement objectif, sur l'intrigue, il n'y a rien de honteux. Peut être un point moins originale que la première partie, mais il faut dire qu'ici, la Méchante Sorcière était déjà une vraie méchante dans le conte d'origine. Cependant, cela est rattrapé par les ajouts d'autre contes, qui sont réécrits de manière intéressante. Je pense notamment à Raiponce, qui est enfermée dans sa tour non pas par une méchante soricère mais par elle-même, par sa propre peur, son angoisse, ou à Lumière (référence Disney), qui se retrouve dans sa condition pour une certaine raison.

Le monde d'Oz, assez fade dans le conte original, n'est pas si développé que ça, pas plus qu'il n'est exploré. Cela dit, nous n'y avons accès que par flashack. Toutefois, les réfénres et les personnages sont là, bien que relativement peu présent. L'intrigue générale tourne autour du projet de Zelena : On apprend que sa mère, Cora, l'a abandonné avant de donner naissance à Regina. Cette dernière a été emporté par une tornode à Oz, où elle a été receuillie, puis s'est enfuie pour apprendre son passé. De là, elle a commencé son entraînement avec Rumplestitskin, qui fût obligé d'arrêter pour le bien de son propre projet de malédiction : Celle-ci exigeait de sacrifier la personne la plus chère de notre coeur, et le Ténèbreux avait fini par devenir celle de Zelena. Apprenant que Regina avait eu tout ce qu'elle même n'avait pas, folle de jalousie lorsque Rumple vint à elle pour lancer la malédiction, celle-ci se lança dans une folle chimère : Retourner dans le passé, le changer, faire en sorte que sa mère ne l'abandonne pas, que Regina ne vienne jamais au monde, que Rumple l'aime, le tout en tuant simplement la mère de Blanche-Neige, responsable de tous ses malheurs. Pour cela, elle a besoin d'un cerveau (celui de Rumple) de courage (celui de Charmant), et d'un coeur pur (celui du bébé de Blanche-Neige, sur lequel elle espère bien mettre la main...)

Ceci pourrait être considéré comme du pur Once Upon a Time, rabachant les mêmes principes encore et encore. La famille est plus que jamais le point principal de la série. Rien ne nous a préparé à cette intrigue, alors que toute la moitié de la saison deux nous a préparé à Peter Pan. Ainsi, nous pouvons remarqué quelques similitudes entre les deux parties :

  • "Peter Pan never fails", et "Wicked always win."
  • La phrase "Now back to your cage" prononcée par les deux protagonistes.
  • Le tour de "Follow the lady" utilisé par Rumple à l'avant dernier épisode en stipulant bien que c'est la seule chose Peter lui aura appris.

  Cependant, la chose la plus aberrante est le message de fin des deux parties. Dans la partie A, alors que Peter Pan n'avait à la base que le projet de tuer Henry et seulement Henry pour parvenir à ses fins, Zelena compte elle bien tuer tous les habitants de la ville. Pourtant, si à aucun moment on ne donne une chance à Peter de s'amender, de changer d'avis, de lui proposer une alternative, une nouvelle vie ou quoi que ce soit, on se contente de l'éliminer, pour ce qui est de Zelena, une seconde chance lui est proposé, pour les raisons que "les héros ne tuent pas" et "Evil isn't born, it's made; so is good", soit on choisit le mal, ce n'est pas le mal qui nous choisit, tout comme pour le bien, et que la redemption est ainsi toujours possible. C'est le retour de l'hyppocrisie du gentil, d'autant plus que Rumple finit par tuer Zelena, à croire que le grand gros méchant doit toujours disparaître de la trame. 

Ceci peut se comprendre par le fait que Zelena  (personnellement je trouve que c'est la faute de Belle, mais bon) est considérée comme responsable de la mort de Neil, en plus d'avoir séquestré et contrôler Rumple tout au long de ces épisodes. Rumple fait semblant de donner sa dague à Belle, qu'il demande en mariage et épouse. On assiste à un début de romance entre Regina et Robin des Bois. On assiste également à un très grand rapprochement entre Charmant et sa fille, en explorant sa peur de la paternité et sa culpabilité à ne pas avoir pu protéger Emma, qui nous donne une scène sous forme de rêve absolument magistrale.

Les deux derniers épisodes, rassemblés en un seul, nous offre une Emma assez triste et confuse, qui pense retourner à New-York, qu'elle considère comme sa maison, tandis que les autres personnages veulent la persuader de rester à Storybrooke. La raison pour laquelle elle veut s'en aller est qu'alors que son petit frère, baptisé Neil, vient de naître comme un prince, celle-ci se rapelle qu'elle n'a pas eu cette chance et ne fait pas partie de leur histoire. Elle et Hook se retrouve, par un concours de circonstances, parachutés ensemble dans le passé, où Emma empêche accidentellement la rencontre de ses parents, compromettant ainsi sa future naissance. Accompagnée de Hook, elle doit alors remédier à cela.

Je ne m'attarerais pas sur ce double épisode, il laisse place à quelques scènes relativement drôle (la scène où Hook se bat avec lui-même), un petit clin d'oeil à Star Wars bien sympathique... Cela permet à Emma de voir et comprendre de ses propres yeux ce qu'était la vie de ses parents, de comprendre son passé, et de la convaincre ainsi de rester à Storybrooke à son retour, là où se trouve sa famille. à son retour, ses aventures sont retracés dans le livre de contes d'Henry, ce qui fait qu'Emma fait alors pleinement partie de l'histoire. De plus, elle succombe (enfin !) au charme de Hook, qui nous laisse avec la perspective du nouveau couple.

Cependant, au cours de son aventure dans le passé, Emma a provoqué deux choses :

  • Elle a empêché la mort de Marian, qui est à l'origine exécutée par Regina, qui retourne alors dans le présent, alors que Regina venait tout juste de trouver l'amour avec Robin des Bois, qui se retrouve alors dans de beaux draps... Nous laissant face à une Regina en colère.
  • Elle a accidentellement rapporté avec elle dans notre monde une espèce d'urne, d'où va sortir la pire de toutes les choses imaginables...

Dés lors, le drame est à prévoir, le drame est à venir, et tous les beauxx efforts mis en oeuvre par la série se retrouvant balayés, emportés au vent, broyés, déchirés. 

On vient de tomber dans le puits de la déchéance : Elsa vient bel et bien de sortir d'une urne.

 

Oh que oui, chère Emma. Pour le meilleur ? Certainement pas...

Publié dans review série

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Chronique littéraire : L'épreuve, tome 1, "Le labyrinthe", par James Dashner

Publié le par Wendy&Belle

Editions France Loisirs, avec l'accord des éditions Pocket Jeunesse, dernière éditions en 2014, première parution en 2009.

Résumé : " Thomas, dont la mémoire a été effacée, se réveille un jour dans un nouveau monde où vivent une cinquantaine d'enfants. Il s'agit d'une ferme située au centre d'un labyrinthe peuplé de monstres d'acier terrifiants. Les ados n'ont aucun souvenir de leur vie passée et ne comprennent pas ce qu'ils font là. Ils n'ont qu'un seul désir, trouver la sortie. Pour ce faire, les "coureurs" parcourent chaque jour le labyrinthe pour en dresser les plans – des plans qui changent sans cesse, puisque les murs se déplacent chaque nuit. Le risque est grand mais, dès son arrivée, Thomas a une impression de déjà-vu, il sait qu'il veut être coureur et résoudre l'énigme du labyrinthe. "

                                                                                                                                                                      

J'étais sûre, tellement, tellement sûre de ne pas lire ce livre. Je l'avais emprunté une fois à la médiathèque, j'avais lu une vingtaine de pages, et j'avais abandonné. Sans doute parce que j'avais décidé que je n'étais pas d'humeur. Je pensais ne pas le reprendre.

Jusqu'à ce que je regarde le film. Juste comme ça.

Et que je veuille à tout prix savoir ce qui allait se passer.

Mais je n'allais pas lire le tome 2 sans avoir lu le tome 1. Alors, je l'ai acheté. Forcément. Avec le tome2.

Bon. C'est pas mal. ça casse pas trois pattes et un canard selon moi, mais c'est pas mal.

Au début, je n'ai pas vu les pages filer sous mes doigts. Il faut que dire les chapitres sont assez cours, très fluides, et très prenant. Vraiment, niveau écriture addictive, rien à dire. J'avoue avoir eu un soucis de longueur aux trois quarts du livre, mais je pense que c'est essentiellement de ma faute : Après avoir vu le film, j'attendais de retrouver certaines scènes, et donc l'impatience (et la frustration) était grande. 

L'un des points les plus forts du livre sont bien les personnages : Tous (ou presque), malgré le fait qu'on ne sache absolument rien de leur passé depuis leur arrivée au bloc, sont très bien developpés, on cerne tout à fait leur caractère, on sait d'emblée si on va les apprécier. (ou pas)

J'ai aussi beaucoup apprécié leurs noms, pour une raison qui nous est expliquée plus tard dans le roman. J'ai trouvé ça très original, très bien imaginé.

Petite pensée spéciale à Thomas et (surtout) à Newt, que j'ai adoré. L'un pour son génie, pour sa curiosité, pour sa noblesse, pour cette façon qu'il a de laisser son coeur parler pour lui, et l'autre pour... Pour lui en général. L'amitié entre ces deux là et Minho (que j'ai aussi beaucoup aimé) est géniale. 

En revanche, la relation entre Teresa et Thomas... Je vois juste pas franchement l'intérêt. Peut être que c'est juste que Teresa me sortait pas les yeux. Que je la trouvais inutile. Et agaçante. Comme si l'auteur se devait de mettre une fille quelque part pour ne pas se faire reprocher d'avoir mis de côté le sexe féminin. Elle ne me semblait pas essentielle, et j'ai eu beaucoup de mal avec elle. 

J'ai bien aimé ma lecture, j'ai beaucoup aimé certains personnages, j'ai bien aimé l'ambiance de tout ça... Mais je n'irais pas jusqu'à dire que c'est un livre à lire de toute urgence. Je ne le considère pas comme un classique de la dystopie, pas plus que je ne considère qu'il brise les codes du genre pour en inventer de nouveaux. En fait, j'ai trouvé le côté "survie" de tout ça vraiment atténué par le fait que ces garçons ont tout. Electricité, lave vaisselle, micro-ondes, nourriture, eau potable, abris, matériel. Ils savent en plus pertinemment qu'ils sont surveillés. ça me donnait l'impression d'une bande de garçon qui veut à tout prix s'échapper, bien sur, mais tant qu'ils étaient rentrés à temps du Labyrinthe, leur survie ne me semblait pas menacée en soi. J'ai trouvé ça dommage, ça aurait pu donner quelque chose d'intéressant sur le fond. De plus, je ne me pose pas plus de questions que ça en refermant ce tome, parce qu'il ne comporte pas d'enjeux fondamental, ou en tout cas il ne m'a pas fait cet effet. C'est plus la curiosité de savoir ce qu'il va advenir de nos personnages que de vraies réponses à des questions existentielles que j'attends.

Au niveau réflexion, on peut trouver deux voies, si on les cherche. Je ne pense pas que ç'a ait été clairement l'intention voulue de l'auteur en rédigeant son oeuvre, mais c'est tout de même plutôt intéressant :

  • Premièrement, vu que ces garçons ont tout, leur détermination a quitté ce Labyrinthe (pour la plupart, en tout cas), malgré les avertissements reçus par certains quant au monde extérieur, ne faillit pas. Comme quoi, le confort, bien evidemment relatif, ne fait pas tout, et ils sont prêts à risquer leur vie pour leur liberté, plutôt que de rester volontairement prisonniers.
  • Deuxièmement, ce qui compte, ce n'est pas ce que l'on a pu faire dans notre passé, c'est ce qu'on est aujourd'hui. C'est une chose que Newt dit de manière tout à fait explicite, mais j'ai trouvé très juste la façon dont il le rapporte. Au lieu de lutter les uns contre les autres à la manière d'un  Hunger Games, par exemple, ces garçons ont choisi de s'unir, d'allier leurs forces, et d'auto bâtir un système fondé sur la confiance et le respect de la vie de l'autre. 

Je ne peux pas le nier. J'ai passé un bon moment en lisant ce livre, essentiellement grâce aux personnages. Cependant, je ne peux pas non plus nier que je n'ai pas été trascendée comme certains l'ont été au cours de cette lecture. Il y avait un côté assez jeunesse dans tout ça qui m'a parfois donné l'impression de desservir  l'univers et l'intrigue.

Je ne peux que vous conseiller de vous faire votre propre avis.

 

J'espère que vous passerez de très bonnes lectures de votre côté, 

love always 

The people we were before don’t exist anymore, the Creators made sure of that. But what matters is who we are now.

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Chronique littéraire : "Love Letters to the Dead", par Ava Dellaira

Publié le par Wendy&Belle

Editions Michel Lafon, parût en 2014

RésuméAu commencement, c'était un simple devoir. Ecrire une lettre à un mort. Laurel a choisi Kurt Cobain, parce que sa grande soeur May l'adorait. Et qu'il est mort jeune, comme May. Très vite, le carnet de Laurel se remplit de lettres où elle dresse son propre portrait de lycéenne, celui de ses nouveaux amis, de son premier amour... Mais pour faire son deuil, Laurel devra se confronter au secret qui la tourmente, et faire face à ce qui s'est réellement passé, la nuit où May est décédée.

                                                                                                                                                                       

Il n'y a pas de mots pour décrire combien lire ce livre a été laborieux.

Non pas que ce livre soit totalement nul, il est loin de l'être. Il y a d'ailleurs bon nombre de choses à saluer dans l'oeuvre. Cependant, c'est justement peut être un peu trop... et pas assez à la fois. Comme ci les bon points et les mauvais points avaient été semé de façon maladroite... Aboutissant à un avis mitigé.

Déjà, je me dois de noter (comme tout le monde) l'originalité de la chose : Un roman épistolaire destiné à des personnalités décédés. Les références étaient bonnes, recherchées... Mais parfois, à trop vouloir justifier le pourquoi Laurel avait choisi d'écrire à un tel ou un tel, j'avais carrément l'impression que l'auteur me faisait un résumé de ce qu'elle avait appris sur Wikipédia, alors que ce n'est pas du tout rédigé comme une biographie de la personne. C'est vraiment une impression étrange, et une impression de longueur, que je pense dû au fait que chaque fait qu'elle raconte se raccroche à une impression vécue par Laurel, ou à ses hyppothéses, et parfois... ça donnait une impression de répétition.

D'ailleurs, les répétitions, j'ai trouvé qu'il y en avait trop. Répétitions des messages transmis par Laurel, et même des réactions qu'elle peut avoir, ou mêmes celles de ses proches, a commencé par le fait de fondre en larmes. Je dois avouer qu'à force de tous les voir pleurer, ça me sortait pas les yeux plus qu'autre chose. J'ai aussi eu un problème avec la narration des scènes vécues avec sa soeur dans plus de la moitié du bouquin. J'avais encore une fois une sensation de déjà vu, de déjà ressenti, de répétition toujours plus... 

Pourtant, je comprends tout à fait ce que l'auteure a voulu faire, et de façon plus générale je comprends totalement là où Laurel veut en venir. C'est une jeune fille qui a du mal à faire le deuil de sa soeur, qui était pratiquement tout ce qu'elle avait, son répère dans la vie, son modèle, son idole. Alors, maintenant qu'elle l'a perdu, elle veut suivre son exemple, et c'est en essayant d'être elle que Laurel se découvre elle-même. Je n'ai eu aucun mal avec l'idée... Jusqu'à ce qu'évidemment, l'idée se noie dans les points agaçant.

En parlant de point agaçant... Sky. Juste... Sky. Dans le genre personnage absolument pas developpé... Pourtant, en parralèlle, on l'auteure nous fait découvrir les nouveaux amis de Laurel, qui sont géniaux, tous les quatre, que ce soit Nathalie, Hannah, Tristan ou Kristen, bien qu'on en sait un peu moins sur cette dernière que sur les trois précédents. Ce sont des personnages que j'ai adoré découvrir, peut être  même plus que Laurel, et certainement plus que l'image qu'elle veut nous donner de May. Si Sky nous permet de dresser un portrait de May moins idéaliste que celui de Laurel, rien ne nous permet de savoir quoi que ce soit qui rende Sky... Intéréssant. Et puis cette histoire là... Je ne saurais dire si elle est bâlcée ou juste... inintéressante, quoi. 

Ce livre suit très clairement le schéma du Monde de Charlie, de Stephen Chbosky, (livre que j'ai aaaaaaaaadoré et qui figure sur mes plus gros coups de coeur de tous les temps) tel point que je suis pratiquement sûre que les éditeurs ont mit la critique de l'auteur sur ce livre pour montrer aux gens qu'il l'a lu, et éviter ainsi qu'on ne vienne hurler au pastiche. Je ne sais pas si vous avez lu ces deux livres, mais plus j'y pense, plus j'y vois des ressemblances... Enormes. (Je ne vais pas vous les citer pour ne pas vous spoiler.) Non, je ne crie évidemment pas au plagiat, parce que ç'a n'en est pas. L'auteur a son propre style, et n'a pas le même message que l'oeuvre de Chbosky. Il y avait des réflexions très intelligentes, et des passages absolument magnifiques (j'ai corné des pages pour en marquer quelques uns, choses que je ne fais pas d'ordinaire.) Mais parfois, c'était trop, et dans le sens de l'excès.

En conclusion, ce livre ne m'a pas emballé, et m'a même donné un mal de tête tel que je suis à peu près sûre que ça signifiait que Voldemort n'était pas loin. Ce n'est pas un livre que je recommanderai absolument... Si vous avez envie de le lire, lisez le. Sinon, passez votre chemin. C'est tout ce que je peux dire, car c'est vraiment une question d'impression. Si on se lance dans se livre à s'attendant à une explosion d'émotions, vous allez être déçue. L'envie doit vraiment être là. 

Je serai ravie de savoir ce que vous avez pensé de ce livre, ou si vous avez de le lire.

Je vous souhaite  de passer de superbes lectures en ce début d'année 2015 

Et comme dans une chanson de Barbara Streisand, puisse tous les mots que vous avez pu lire vous aider à affronter la folie de ces derniers temps.

Je suis Charlie.

Ce que je t'ai dit sur le fait de sauver les gens... Ce n'est pas vrai. Tu penses peut-être le contraire parce que tu as très envie que quelqu'un te sauve ou de sauver quelqu'un. Mais, en fait, personne d'autre que toi ne peut te sauver. Te sauver de toi-même, a-t'il dit. Tu t'endors au pied de la montagne et le loup arrive. Et tu espères que quelqu'un va te surveiller. Ou le chasser. Ou le tuer. Mais quand tu te rends compte que le loup est à l'intérieur de toi, là tu comprends. Que tu ne peux pas lui échapper. Et personne parmi ceux qui t'aiment ne peut tuer le loup, car il fait partie de toi. Quand ils le regardent, ils voient ton visage. Et ils ne tireront pas.

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Chronique littéraire : Legend, tome 3, "Champion", by Marie Lu

Publié le par Wendy&Belle

Editions Putnam, parût en 2013, lecture VO.

Résumé : He is a Legend. She is a Prodigy. Who will be Champion? 

June and Day have sacrificed so much for the people of the Republic—and each other—and now their country is on the brink of a new existence. June is back in the good graces of the Republic, working within the government’s elite circles as Princeps-Elect, while Day has been assigned a high-level military position. 
But neither could have predicted the circumstances that will reunite them: just when a peace treaty is imminent, a plague outbreak causes panic in the Colonies, and war threatens the Republic’s border cities. This new strain of plague is deadlier than ever, and June is the only one who knows the key to her country’s defense. But saving the lives of thousands will mean asking the one she loves to give up everything. 

                                                                                                                                                                      

How depressed. Legend est fini.

               

 Je suis entrée dans ce livre à reculons. Je ne voulais pas que ça se termine. J'ai fait mon possible pour le lire le plus lentement possible. 

Jusqu'à ce qu'évidemment, je ne puisse plus m'arrêter. 

Jusqu'à un final explosif.

Mais n'avançons pas trop vite. 

La trilogie Legend n'est pas comme les autres dystopies. Elle est plus mature, plus intelligente. Plus réaliste, plus sensée, plus réfléchie, plus travaillée, plus tout, en fait. L'aspect politique de Legend est constamment présent, et toujours plus affinée, plus aboutie. L'ordre existant dans le premier tome a beau avoir été réformé, tout n'est pas fini pour autant, au contraire. Ici, les Colonies ripostent. On a également une présentation des systèmes d'autres nations, comment ils fonctionnent, comment ils vivent, comment ils gèrent leurs sociétés, et tout un tas de question se bousculent. Est ce qu'un système efficace fait forcément un système juste ? Est ce que le peuple peut il vraiment s'auto gouverner ? Pour quelles raisons se bat-on ? Car ici, tout est complexe. Une idée que l'on défend peut se trouver cachée là où on ne l'attendait pas, et tout est à remettre en question. Ici, tout n'est pas tout blanc ou tout noir, le mal peut prendre différente forme, la lutte entre ce qui nous sera bénéfique personnellement et ce qui sera bénéfique pour le peuple est constante. Les héros sont constamment tiraillés, torturés, poussés au sacrifice par leur propre conscience, de leur propre volonté. D'ailleurs, parlons en, des héros.

 

Encore une fois, j'ai adoré June, peut être même plus que dans tous les autres tomes. "Focus. Think. Act". Son sang froid (car jamais elle ne cède à la panique), son courage (car peu importe le danger de la situation, elle n'hésitera pas une seconde à agir et à se battre) et son intelligence (car il ne suffit pas de se battre, dans Legend, mais de savoir comment on se bat pour être efficace, et pourquoi on se bat, pour être juste) me fascinent toujours autant. Tout comme son amour pour Day, et les sacrifices qu'elle peut faire, alors qu'elle sait que ça va lui déchirer le coeur, juste parce qu'elle c'est que c'est ce qu'il faut faire, sans jamais se plaindre. La seule chose que je peux dire à propos de June, c'est qu'elle est noble. La noblesse de l'âme incarnée. 

Bien sur, j'ai également adoré Day. Il réfléchit autant que June, mais c'est avant tout son coeur qui le pousse à cette reflexion, plus que sa logique. Paradoxalement, c'est dans et face à ses faiblesses qu'il apparaît le plus fort. Day est généreux (car il pense toujours aux autres avant lui-même, même dans la situation dans laquelle il est ici), courageux (parce que son coeur le mène au coeur de l'action), et noble (parce que tout ce qu'il fait, il le gratuitement.) Tout comme June. 

Alors les deux ensemble... ça donne un tout parfait, mais pas parfait dans le sens où tout est toujours bien, car entre Day et June... Ce n'est pas comme ça. Et c'est ce qui en fait la beauté. Parce que quoi qu'il puisse arriver, ils sont toujours hantés l'un par l'autre, à qui ils ont une foi à toute épreuve. Les personnages ne sont pas égoïstes, donc leur amour ne l'est pas non plus. Il n'apparaît pas comme un amour de jeunesse, bien que les protagonistes soient bien jeunes, et c'est bien ce qui prouve la maturité de l'oeuvre. Day et June, ce sont deux personnes qui n'ont pas besoin d'être ensemble pour être ensemble. C'est beau, et c'est fort. Des héros à la hauteur de ce que nous offre l'auteur.

"I've been searching a long time for something I think I lost."

 

La fin est... Magistrale. Y a  pas d'autres mots. Sublime.

"Can't we go back to page one and do it all over again ?"

 

Loin d'être toute noire ou toute blanche, parce que toujours aussi travaillée. Marie Lu met ce qu'il faut, là où il faut, et doser la mesure de tute chose. Marie Lu nous fait ressentir toutes les émotions de ses personnages comme si c'était nous. C'est rare qu'il livre me fasse pleurer, mais si c'est le cas, c'est qu'il en vaut vraiment, vraiment la peine, et ç'a été le cas de Champion. 

Et de Prodigy. Et de Legend. Parce que la triloigie dans son intagralité est géniale.

Je ne vous conseillerai jamais assez cette saga, et je n'aurai certainement jamais des mots suffisament forts et suffisament puissants pour lui rendre hommage. 

Lui dire au revoir, c'est affreux. 

Mais ça en valait la peine. Tout dans cette trilogie en valait la peine. Alors merci Marie Lu

Merci ♥

 

       

“You drive me insane June. You're the scariest, most clever, bravest person I know, and sometimes I can't catch my breath because I'm trying so hard to keep up. There will never be another like you. You realize that, don't you? Billions of people will come and go in this world, but there will never be another like you.”

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