Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Review série : "Once Upon A time" au fil des saisons : De l'apogée à la déchéance, partie 4

Publié le par Wendy&Belle

Puisque le blog nage dans une tendance de réécritures de contes ces temps-ci, après trois articles traitant du sujet (que vous trouverez ici, ici et ici), il est grand temps de plonger dans ce que le titre de ces review vous promet depuis le début : La déchéance, et ça tombe plutôt bien, car demain la série reprendra aux Etats-Unis. Ô joie. 

Alors, pourquoi, pourquoi, pourquoi cette série est-elle tombée dans l'abysse de la médiocrité, elle qui s'annonçait si prometteuse ? Que s'est-il passé ? La réponse, ici. J'espère que vous êtes prêts.

Attention, attention. Cet article est rempli de haine. Et pour ceux qui n'en seraient pas à ce stade de la série, j'en profite pour vous prévenir que je vais spoiler tout ce qu'il s'y passe du début à la fin.

Fans, vous voilà prévenus.

Je m'apprête sans aucun doute à déchaîner les enfers, mais Elsa, personnage principal du film Frozen, soit "La Reine des Neiges" en versions VF (que je déteste, je l'admets, de base), dans Once Upon a Time, c'est la preuve ultime que la série est tombée dans un abîme de médiocrité sans fond. Vraiment, c'était la pire de toutes les décisions que la série pouvait prendre.

                   

Voyez ? Même Disney vous le dit.

Outre le fait que j'ai détesté le dessin animé de la Reine des Neiges (contrairement à 90% des gens sur Terre), l'influence de la société de production Walt Disney sur la série jusque là était pour ainsi dire minime.  On pouvait remarquer que certains détails provenaient de leurs dessins animés, certains costumes étaient clairement du copié/collé, la présence de Jiminy Cricket, qui a été inventé par Disney, le chien Pongo, la petite sirène s'appelle Ariel, la Belle aux bois dormant Aurore, Belle est une inconditionnelle de la lecture, Gaston apparaît. Cependant, ce n'était pas excessif, la série avait son propre nom, sa propre identité, ses prorpes histoires. Par exemple, ils sont allés chercher des contes du Folklore allemand très peu adaptés, ils ont refait de A à Z l'un des personnages les plus emblématiques de l'enfance pour en faire un personnage détestable, ont établit des liens très étroits avec beaucoup d'entre eux. 

Il est juste de dire qu'il y a eut beaucoup de génie dans la réécriture.

Pour nous laisser place à ça ?

Et pourtant si.

Le principe même de la série tournait autour de la réécriture des contes de notre enfance, sous un jour que jamais nous n'aurions soupçonné. Oublié l'originalité des choses, oublié le charisme propre à Once Upon a Time, j'ai eu l'impression d'assiter à un marathon de "combien de clin d'oeil à Disney on pourra caser en 40 minutes d'épisode" tout le temps que ça a duré. 

Si la série avait voulu faire une réécriture de La Reine des Neiges, elle l'aurait fait à partir du conte original. Elles aurait repris ses personnages, qui n'ont rien à voir avec ceux de Disney. Ils auraient pu explorer davantage l'univers de Handersen. Vous n'allez pas me faire croire qu'avec comme sujet les contes, on peut être à court d'idées.

 Ils n'auraient jamais dû s'attaquer au film Disney lui-même, pour une seule bonne raison : C'était se soumettre à des règles, à des limites. En effet, les personnages appartenant en tout points à Disney, des droits ont dû être signés, -au point que maintenant la série fasse la promo de toutes les nouveautés Disney- et les scénaristes ne pouvaient pas décider de tout envoyer en l'air (comme je l'ai espéré tout le long de la saison.) Ils devaient se limiter en premier lieu du design des costumes, mais aussi et surtout aux traits de caractères du dessin animé, sans oublier de suivre la continuité de ce que le film avait déjà fait. Ici, c'est loin d'être une réécriture. C'est une suite.  Ils ne se donnent même pas la peine de reprendre ce qui a pu se passer aux sans doute rares personnes ne l'ayant pas visionner, partantant sans doute du principe que tout le monde a payé sa place de cinéma pour aller voir ce "chef d'oeuvre" -ou en tout cas vendu et gobé comme tel.

Ce n'était pas une production artistique. Cette saison n'est qu'un pur fan service. En effet, à la vue des pertes d'audience suite à la saison dernière, la série se devait de faire quelque chose pour redresser le tir et se permettre de continuer. Quoi de mieux que d'adapter un film ayant fait autant d'entrées au cinéma que Frozen ? Qui plus est, ça attirera les fans du film original qui seront ravis de retrouver leurs "héros", en plus de gagner des parts du jeune public. Et c'est réussit ! Plus de 10 millions de chiffres d'audience. D'autant plus que la suite de cette saison aura pour vedette Maléfique, également revisité en film par Disney la même année. (C'est la crise !)

On aura beau nous dire que l'intrigue était inspiré du conte original, mensonges et bilveuzées. Ici, c'était la course pour être le plus ressemblant possible au film. Les personnages, les costumes, les lieux, jusqu'aux décors des portes était identiques. Si jusque là ça peut être toléré si on fait preuve de beaucoup de laxisme , prenons le problème majeur : La série ne pouvait pas prendre de libertés, comme elle a pu le faire avec d'autres contes. Ayant pour but le fan service, elle ne pouvait pas se permettre de dénaturer un personnage ou de lui donner des caractères qui ne sont pas les siens. Sans parler des droits, les fans n'auraient sans doute pas apprécier du tout qu'Elsa ne soit tourné en psychopate, ou quelque chose de ce genre. Elle était soumise à ce que le public attendait, puisque tel était son but, et dés lors, c'était l'échec aristisque assuré. Qui plus est, les accords avec Disney ne se sont pas arrêtés là, ils sont jusqu'à aller empiéter encore plus sur la Belle et la Bête... Pour attérir  chez Fantasia. Si ce n'est pas un cri de désespoir, ça...

Qui plus est, là où nous avions des scènes excellentes, on a eu droit à des scènes d'un ridicule consommé. Je n'ai jamais eu autant envie de me frapper la tête contre un mur pour oublier tout ce que je venais de voir. Voici d'ailleurs une liste non exhaustive des plus ridicules d'entre elles : 

  •  La scène où Elsa fabrique un escalier de glace. 
  • De manière générale, toutes les fois où Elsa nous montre ses immenses talents de magicienne. 
  • "It never bothered me."
  • La scène de Belle dans le magasin d'Arendelle.
  • Le petit discours d'Elsa à Emma sur l'importance de s'accepter soi-même, qui la fait changer d'avis en environ une minute trente. En prenant en compte qu'une vie tout entière ne permettait pas toujours de s'auto accepter, merci Elsa pour ce petit monologue aussi cliché que ridicule.
  • Le monstre de glace. Sérieusement... C'était vraiment indispensable ? Ils auraient pu faire venir Olaf, ça aurait été tout aussi ridicule.
  • Les petits trolls en pierre. Je ne connais pas leurs vrais noms (et je m'en fiche totalement), mais ils sont allés jusqu'à les reproduire au détail près. Bonjour, originalité. Comment te portes-tu ?
  • L'histoire de la bergère diabolique. A quel moment vous vous êtes dit que c'était une bonne idée ?
  • Le pathétisme de la méchante. Attention, Ingrid aimait ses soeurs. W-o-u-a-w. 
  • D'ailleurs, la méchante vend des crèmes glacées...?
  • Les balais animés. Autant introduire des scènes de pubs pour les films Disney au sein de la série.
  • "Chocolate !"

Le pire, c'est que ce n'est même pas fini.

Les personnages principaux, c'est à dire Elsa, sa soeur et son mec, sont tous atrocement niais et même pas developpés (beh oui, Disney s'est déjà chargé de les rendre attachants n'est ce pas ? Parce que c'est bien connu, tout le monde adore Disney.) D'ailleurs, la première change d'avis toutes les secondes, et n'est omnibulée que par elle-même, sans jamais se dire que toute une ville est concernée par ses conneries. La série veut également bien faire comprendre qu'Elsa est dans le show, parce qu'à aucun moment celle-ci n'éprouve le besoin de se changer. Forcément, sans sa robe, on ne l'identifierait pas toute de suite si on tombait par hasard sur la série. Personne ne pouvait bien sur lui prêter une autre robe, comme Belle a pu le faire pour Ariel dans la saison précédente, évidemment. Même Hook s'y est mit, c'est dire. Si jusqu'à présent on pardonnait la naïveté des gentils, c'est parce que les méchants avait la charge de nous faire vibrer. Mais même la méchante (si on peut vraiment l'appeler ainsi) est niaise, peut être même encore plus que tous les autres ! Réellement, si on examine tous les vilains de la série et leurs buts, on obtient :

  • Regina, qui a pour but d'abolir les fins heureuses, maudissant tout un monde pour enfin être heureuse.
  • Cora, sa mère, désireuse de voir sa fille monter sur le trône et avoir tout ce qu'elle n'a pas pu avoir, c'est-à-dire le pouvoir absolu, qu'elle cherche ensuite à obtenir en devenant la nouvelle Ténèbreuse.
  • Rumplestitskin, obsédé par l'idée de retrouver son fils, devenant l'homme le plus puissant de son pays, condamnant ce même pays à toutes sortes de tourments et  à une malediction pour cette fin.
  • Le Roi George, voulant à tout prix la tête de Charmant pour sa trahison et ses conséquences.
  • Greg et Tamara qui voulaient détruire la magie, quitte à assassiner toutes les personnes présentes en ville, torturer une femme et kidnapper un enfant. (Bon, ces deux-là étaient ridicules également et ne font pas long feu, mais bon, au moins il avaient un vrai but.)
  • Peter Pan et sa quête de la jeunesse éternelle, prêt à tout pour l'obtenir, devenir immortel et avoir tous pouvoirs sur son île, puis sur Storybrooke.
  • Zelena, la Méchante Sorcière de l'Ouest, vivant dans le but de remonter le temps et changé le passé, pour que son avenir soit différent, c'est-à-dire, en autre chose, que sa mère ne l'abandonne pas et que sa soeur ne voit jamais le jour.

Pour finir sur Ingrid, dont le but est... d'avoir deux nouvelles soeurs. La famille a beau être le thème principal de la série, c'était vraiment la chose la plus pitoyable jamais trouvé. Ils n'avaient que ce point là sur lequel ils pouvaient se lâcher, mais non, ils ont fait une méchante aussi immature et niaise que les nouveaux personnages. Surtout que contrairement à tous les autres méchants de la série, y compris ceux qui se sont rempentis-c'est à dire celle- , celle-ci n'assume même pas son statut d'antagoniste, et ne demande qu'à se faire aimer et pardonner, pour au final se tuer en s'excusant d'avoir voulu violer l'esprit de toute une ville jusqu'à ce que tout le monde s'entretue. La malediction qu'elle lance aurait pu être intéressante : Les personnages auraient fait ressortir le pire d'eux mêmes, pour ne voir que le pire dans les autres. Au final, on a droit à une querelle d'amoureux entre Snow et Charming. Même Regina ne peut pas remedier à ça. Quel gâchis, Handersen doit se retourner dans sa tombe.

D'ailleurs, tant qu'on est dans les méchants, pourquoi diable ont-ils voulu détruire toute l'évolution du personnage de Rumpelstitskin ? Pourquoi ne l'ont-ils pas fait s'arrêter après sa mauvaise action de fin de saison trois ? Pourquoi aller inventer cette histoire à dormir debout pour se libérer de sa dague ? Tant qu'on y est, y a t-il un méchant que ce personnage ne connaît pas ?  Tout est en contradiction avec ce qui a été réalisé dans les saison précédentes. En gros, c'est un peu comme si en voyant que le navire était en train de couler, les scénaristes ont essayé de sauter sur un autre bâteau, et lequel ? Disney, vous l'aurez compris.

Je ne vais pas parler de Belle (ou de son jeu navrant), de son petit lien à Anna, des scènes ridicule qui en ont découlé, ou de sa très touchante naïveté. Pour une fois qu'elle fait quelque chose d'intelligent à la fin de la saison... (pour une fois qu'elle fait quelque chose tout court, d'ailleurs.)

La seule chose et unique chose qui aurait pu sauver l'intrigue était Regina. Celle-ci se lance en début de saison à la recherche de l'auteur du livre de contes de Henry, en se disant qu'il pourrait lui écrire une fin heureuse. Malheureusement, ce n'est pratiquement jamais présent à l'écran. Cependant, cela devrait être réparé dans la partie B de la saison 4. En tout, il faut l'espérer.

La saison se termine sur Belle ordonnant à Rumple de quitter Storybrooke, en sachant pertinement qu'il ne pourra jamais revenir, folle de chagrin suite à sa trahison, et réalisant (enfin) sa véritable nature. Enfin Robert Carlyle nous propose un autre jeu que le méchant sans scrupules qu'on lui a imposé tout le long des autres épisodes, cela laisse présager une suite moins niaise -j'utilise beaucoup ce mot décidement- et plus intéressante que la quête d'Elsa pour retrouver sa soeur. (Franchement, qui a pu un seul instant douter de ses retrouvailles? )La fin pourrait d'ailleurs nous promettre quelque chose de mieux que ce qu'on a eu là - bien qu'en même temps je doute qu'il soit possible de faire pire- puisque Henry a trouvé une piste quant à l'auteur du livre d'origine, et Emma se joint alors à ce qu'ils ont appelé "l'opération Mangouste." Regina est plus emballée que jamais, maintenant que Robin, dans le but de sauver Marian ( alors qu'on ne sait même pas pourquoi celle-ci s'est faite gêlée), s'est resigné à quitter la ville sans possibilité de retour, laissant Regina le coeur brisé. Mais de vous inquiétez pas, ils nous disent déjà qu'ils vont remedier à ça.

Je ne suis pas spécialement fan du couple Regina/Robin. Pour moi, il fait trop rapide, comme répondant à un besoin de ne pas laisser le personnage le plus apprécié de la série éternellement seule.  Evidemment, on ne peut pas faire sa vie seul et en être heureux; on ne peut exister que dans les yeux de quelqu'un d'autre. Peter, tu avais rémedié à ça ! Mais ça ne t'as pas trop réussi. Je n'ai pas non plus aimé l'idée que Robin se sente obligé de rester avec Marian. (ni qu'il se dise que puisqu'elle est gêlée il peut se tapper Regina sans soucis.) Ce que j'ai aimé en revanche de cette intrigue ci, c'est l'évolution du personnage de Regina, qui se ne s'imagine même plus faire le mal pour parvenir à ses fins, fait des sacrifices, sait enfin qui elle veut être et fait tout pour le rester, tout en sachant que c'est la peine qui l'attend.

 

On peut peut être dire que la fin rattrape légérement le début pitoyable de la série. Sérieusement, l'élément d'introduction est d'un cliché sans nom, on ne doute pas une seconde du fait que cette "vérité" sera dévoilée dans les derniers épisodes. D'ailleurs, l'élément de résolution est tout aussi pitoyable...  Je n'ai même pas la force de l'écrire. Vraiment, l'intrigue ne m'a à aucun moment permis de m'attacher à l'undes personnages, et m'a même fait détester ceux que j'appréciais avant. A part Kristoff qui fait parfois preuve d'un humour rélevant du comique de situation, cela est plus dû au charisme de l'acteur qu'à une intelligence de scénario... Alors qu'en parrallèle, la team gentil accepte directement Elsa, comme si elle avait été là depuis toujours, comme si elle n'était pas responsable des agissements d'une sorcière en nevrose, comme si elle n'avait pas menacé la sécurité de tous, parce qu'encore une fois, c'est bien connu, on peut tous faire confiance à une princesse Disney. D'ailleurs, on ne peut désormais plus faire de gentils plus niais ! Oubliée, la Blanche-Neige guerrière, forte, indépendante... Bonjour la femme au foyer qui ne veut plus que rester chez elle à faire des crêpes tout en faisant des vannes sur l'allaitement pendant que son mari combat le crime. Bonjour, le cliché ! En parrallèle, nous avons Hook et Emma commençant à filer le parfait amour... Toujours dans l'idée que le bien... bein, c'est bien, et qu'être heureux en étant célibataire quand on est sexy, c'est pas possible. Pour autant, ça ne veut pas dire que tout doit être facile, il vaut mieux essayer de compliquer des choses simples. Qu'est ce qu'ils feraient pas pour un peu d'intrigue...

Bon. On est quand même laissé avec la chute de Rumplestitskin (ce qui est bien)... Qui retrouve des purs méchants Disney (ce qui l'est moins.) 

Le plus important reste que cette saison ne fait que râbacher les thèmes déjà abordés dans les saisons précédentes, en voulant faire passer quelque chose de proprement ridicule - désolée Snow, mais tes soucis de montées de lait...-  pour comique. L'opposition du bien et du mal est ici plus que ridiculisée, plus qu'inexploitée, plus que fouillie, plus que brouillonne; elle est illusoire, n'a aucune profondeur, aucun enjeux, aucun intérêt. Du fan service, quoi. Il faut attendre les derniers épisodes pour apercevoir la notion de sacrifice abordée au travers de Regina, mais totalement gâchée par Elsa, qui pas une seule fois n'envisage de laisser tomber sa quête pour retrouver sa soeur, alors que celle-ci est probablement morte et enterrée depuis belle lurette, (ce qui, malheureusement, n'est pas le cas) pour le bien commun,  pour des gens qui bien qu'ils n'aient aucun lien avec cette inconnue instable et insupportable ont tout donné pour lui permettre de s'intégrer et régler ses problèmes -ce par quoi elle les récompense en ne voulant que partir du début à la fin, se moquer de tout ce qui ne touche pas directement à son personnage et à ses propres buts, et qui en retour est recompensée par ce qu'elle voulait. Elsa, c'est la preuve que l'égoïsme est recompensé. Que dire de plus ?

Je vous aimais, personnages de Once Upon a Time !

Tout cela me laisse une désagréable impression de filon épuisé. Les scénaristes ne savent apparement plus quoi faire, et ne veulent se résoudre à juste mettre fin au projet, comme toute bonne série devrait savoir le faire avant de tomber dans l'abîme de cette façon.

 

Je sais que j'y vais un peu fort, mais sérieusement, comment peut-on avoir des idées et des concepts aussi géniaux, et juste les bousiller, les faire éclater en mille morceaux ? Pourquoi aller gâcher tout ce que la série a pu faire, pourquoi tout ruiner ? Je suis certaine qu'avec un tout petit peu d'imagination, ils auraient pu rémedier à leurs problèmes d'audience sans vendre l'âme de leur travail. Ici, c'est vraiment prendre son public pour des abrutis, convaincu qu'il ne peut pas prendre plus que ce qu'on va bêtement lui faire acheter. Bien des réalisateurs se sont retrouvés à faire des films qu'ils ne voulaient pas faire, pour avoir un chèque et faire ce qu'ils veulent vraiment. Ils pourraient au moins assumer. S'ils l'avaient voulu, ils auraient repris les personnages originaux du conte, ils seraient aller piocher dans l'univers de C.S Lewis, (quoi qu'il serait regrettable de gâcher un talent pareil, et il vaut mieux qu'ils n'y touchent pas plutôt que de le gâcher de la sorte.) Les idées n'ont pas l'air de leur manquer; mais il n'était certainement pas possible de tomber plus bas. Regarder ces épisodes a été une torture sans nom. Honnêtement, je ne l'ai regardé qu'en espérant y retrouver quelque chose, en espérant que Regina fasse quelque chose (en priant pour que Peter Pan revienne.) Peter Pan never fails ! Il serait grand temps que les scénaristes reprennent leurs esprits. J'espère juste qu'ils nous épargneront un défilé de tous les personnages existant chez Disney. Mais bon, à la vue des prochaines campagnes de pubs, j'en doute.

Et il est très probable que ce ne soit que le début..

D'ailleurs, Star Wars est entré chez Disney. Mais non... Ils ne nous feraient pas l'affront... Ils ont déjà fait le coup de Léia dans la saison trois. ça, c'était un clin d'oeil réussit. ça aurait emplement suffit. 

Et puis, les fans de la saga iraient gueuler trop fort; ils ne s'en remettraient surement pas.

En conclusion, Once Upon a Time est un projet d'une grande originalité. Malheuresement, en dépit des idées grandioses qui en ont dégouliné au début, les scénarios n'auraient pu tomber plus bas en cette saison. C'est une déception sans nom, alors que les trois premières fut fort réussies. (Ou du moins, il y avait suffisament de points positifs pour rattraper les négatifs.)

La série reprendra là où elle s'est arrêtée le 1er mars. Je serai tentée de dire que de toute manière ils ne pourront pas faire pire, mais je ne voudrais pas qu'ils cherchent à relever le défi. Chose qu'apprement ils ont décidé d'entreprendre, vu qu'ils ont de toute évidence prévu d'intégrer des personnages Marvel à leur désastre. C'est bien joli d'appeler des super-héros à la rescousse pour sauver le navire, mais quand le navire est au fond, le navire est au fond. 

Maintenant que ça c'est fait, n'hésitez surtout pas à me dire ce que vous pensez de cette série, que vous l'ayez ou non visionné dans son intégralité, et j'espère n'avoir offensé personne avec mes propos, car là n'était évidemment pas le but.

Je vous laisse avec ma confession ultime sur la série, vous souhaite de belles lectures (et de bons visionnages), love always. 

Publié dans review série

Partager cet article
Repost0

Chronique littéraire : Saga les Contes du royaume, tome 3 "Beauty", by Sarah Pinborough

Publié le par Wendy&Belle

Editions Gollanzc, parût en 2013, lecture VO.

Résumé :Cette fois, c'est l'histoire de la Belle au Bois Dormant qui va se prendre un petit coup de neuf ! Bien sûr, on y retrouvera tous les éléments classiques de ce conte (le beau prince, la terrible malédiction, la jeune fille endormie et le château hanté) mais de nouveau revus à la sauce moderne ! Toujours aussi drôle et sexy. "

                                                                                                                                                                        

La littérature, et l'art en général, au delà d'une recherche constante de l'esthétique, est là pour vous ouvrir l'esprit, vous offrir milles et une autres perceptions des choses, de toutes les choses. Là où je trouve que cette saga illustre parfaitement ce fait, ce que l'auteure s'attaque à des choses auxquelles nous tenons, qui nous ont bercé, qui ont participé à faire de nous qui nous sommes aujourd'hui en bercant notre enfance : Les contes, bien sur. Avec sa plume, Sarah Pinborough vient réécrire les histoires que nous connaissons tous, ou du moins que nous croyons connaître, comme jamais auparavant. Je peux comprendre que cela ne plaise pas tout le monde.

En ce qui me concerne, je suis béate d'admiration.

Exactement comme ça.

Ce troisième tome est sûrement celui qui a mis le plus de temps à m'intriguer, mais il est également celui que j'ai lu le plus rapidement, car il m'était tout bonnement impossible de le lâcher une fois plongée dans ce chef d'oeuvre. (Pour tout dire, je me suis couchée à 4h du matin pour le terminer.) Ce qu'à fait l'auteure du personnage de la Belle aux bois dormants, soit Beauty, est juste magique, magistral, majestueux, soupoudré d'une ironie dramatique qui a fait battre mon coeur de plus en plus vite. Mes excuses aux amateurs, mais si l'histoire originale est intéressante, toutes les adaptations qui en ont découlées sont si niaises que même les Bisounours ont envie de vomir. Ici, l'auteure a su mettre du piquant là où d'habitude il n'y en a pas. Elle est même allée jusqu'à dénicher Rumplestiltskin, personnage quasi inexploité dans la littérature - Once Upon a Time, tu as au moins le mérite d'en avoir fait sur écran un personnage génial - en lui confiant un rôle majeur à l'intrigue.

Des trois réécritures qui ont été écrites, je pense que celle-ci est la plus originale, la plus recherchée.  J'ai été bleuffée, je ne l'ai pas vu venir, et j'ai dévoré l'histoire du personnage developpé. 

Vous pouvez vous attendre à voir votre enfance voler en éclats au fil de ces pages.

Oui, Beauty ressemble à ça dans ma tête.

La plume de l'auteure, toujours aussi enchanteresse, décrit si bien les actions et les lieux que les scènes se formant dans notre imaginaire, même dans l'horreur et la décadence, sont sublimes. Littéralement sublimes. Aussi sublime que sa façon de démystifier, encore une fois, les mythes que l'on croit tous connaître, y ôter toute la niaiserie que le Temps  et une grosse société de production- a déposé sur ces contes. L'univers est ici plus noir, plus sombre.

Du pur génie.

Mon seul regret est peut être par rapport à la fin -hormi l'épilogue-, qui manque de cette pointe de 'wow' trouvée et retrouvée dans Poison et Charm, remplacée par une touche de 'ah, d'accord.' Toutefois, l'épilogue final ne m'a donné qu'une envie : Tout relire, et vérifier la concordences des événements, assembler toutes les pièces de ce magnifique puzzle. Et prier pour une suite. Même infime, même toute petite. J'en veux plus. Il m'en faut plus. Je suis accro aux histoires de l'auteure.

D'ailleurs, il paraît que certains prônent le fait de lire, ou en tout cas de pouvoir lire ce livre indépendement des deux autres. 

Personellement, je n'en vois pas l'intérêt. Certes, cette histoire se déroule un peu avant les deux autres, est en quelque sorte une préquelle; cependant, si l'auteure les a écrit dans cet ordre, c'est qu'il y a une raison. Comme pour les Star Wars. Oui je suis fan.

Cette saga est une saga coup de coeur. Même si ma préférence va vers Charm, je vous conseille à tous de les lire, bien que ce soit des ouvrages très controversés qu'il va maintenant être très difficile à trouver. C'est un voyage que je ne regretterais pour rien au monde.

Et je ne pourrais pas rendre justice à un tel talent et à une telle originalité.  Alors je vais simplement commander ses autres romans, et j'espère être tout aussi émerveillée par le reste de ses écrits. Je ne me fais pas de soucis. Je lui accorde une totale confiance.

Puissiez vous passez de belles lectures, love always. 

 

'Sometimes,' Beauty said softly, sipping from her silver goblet, 'everyone needs to let the beast inside them out for a while'. She laughed, a sound like a waterfall meeting the sea and more glitter escaped from her fingertips. 'I like to see it. We all have our dark lusts. We should enjoy them.'

Partager cet article
Repost0

Chronique littéraire : La saga des Contes du royaume, tome 2, "Charm" by Sarah Pinborough

Publié le par Wendy&Belle

Editions Gollancz, parût en 2013, lecture VO.

Résumé :Rappelez-vous les horribles belles-soeurs, le carrosse magique, le bal enchanté, la pantoufle de verre et l’éternel amour né au premier regard… et à présent, ouvrez ce livre et plongez dans la véritable histoire de Cendrillon, telle qu’elle n’a jamais été révélée… Cendrillon, le conte de fées revisité : cruel, savoureux, et tout en séduction. "

                                                                                                                                                                        

Les producteurs de Once Upon a Time peuvent vraiment aller se rhabiller.

Quelle imagination, quelle audace, quel talent, quel génie !

Il y a les réecritures de contes gentillettes, toutes pleines de happy end, les affreuses versions de Disney préservées... Et il y a celles de Sarah Pinborough. Qui respectent les codes tout en les brisant. Du grand art. Du génie.

J'avoue avoir été bleuffée (encore une fois) par ce que l'auteure est parvenue à faire, et j'admets de ne pratiquement rien avoir vu venir. Et j'ai adoré ! (encore une fois.)

Je n'aime pas l'histoire de Cendrillon, d'ordinaire. (en tout cas, comme on nous la raconte.) Et enfin, j'ai une raison à cela : On a toujours perçu l'histoire de Cendrillon qu'à travers Cendrillon. Elle a toujours été le personnage qui devait attiser l'empathie, au détriment de tous les autres. Ici, tout est inversé, nous n'avons pas le point de vue d'une enfant martyre, mais le récit d'une famille recomposée, chose qui ne lui plaît pas du tout et qui ne fait aucun effort. On s'attache beaucoup à sa demi-soeur, Rose, qui est une jeune femme pleine de bon sens, de compassion et dotée du sens du sacrifice. On pourrait presque dire que c'est elle, en fait, le personnage de Cendrillon tel qu'on le connaît, et que Cendrillon est le personnage de l'une des deux soeurs telle qu'on les connait. 

Encore mieux, l'auteure remet ici les choses à leurs places : Qu'est ce qui vous fait dire que vous mériter une récompense plus que les autres ? Qu'est ce qui vous fait dire que ce dont vous avez toujours rêvé sera ce dont vous rêverez toujours ? Qu'est ce qui vous fait dire que vous méritez tellement de réaliser votre rêve que vous êtes autorisée à tous les coups bas pour le faire ? Toutes ces questions sont soulevées, et brillament menées. Cendrillon était un personnage superficiel, elle n'obtient que ce à quoi mène la voie de la superficialité. Toujours plus encore, elle a réécrit Cendrillon de sorte à prouver que tout n'est pas rose, que vous n'êtes pas tout blanc, aussi innocent qu'un agneau, que le rêve tournera peut être au cauchemar, mais que peut être vous trouverez du bon là où vous n'auriez jamais songé y trouver. Du grand art.

De plus, avec beaucoup d'humour et de sarcasme, l'auteure démystifie totalement le conte, le rendant plus réaliste, plus accessible, de façon toujours aussi talentueuse, en faisant des liens toujours plus ingénieux et originaux avec son premier tome. Nous y retrouvons toute la magie et l'audace qui avait tant marqué Poison.

Ce livre est comme une boîte, une boîte normale, avec un fond et un couvercle, qui nous offre ce qu'elle nous a promis d'offrir ; mais une boîte avec des tas de petits tiroirs secrets, qui ressèlent des tas de choses auquelles on ne s'attend pas. 

J'ai aimé ce deuxième tome, plus encore que le premier, et j'ai maintenant hâte de m'attaquer au troisième. J'ai désormais une confiance totale en l'auteure, je suis sûre qu'elle fera de Beauty un travail excellent.

Je vous conseille donc de remuer ciel et terre pour vous procurer cette merveilleuse saga qui ne sera désormais plus éditée, et de vous jeter dessus.

J'espère que vous passerez vous aussi de mangifiques lectures, love always.

Mais dites-moi, poursuivit-il en s’adossant au mur avec sa décontraction coutumière, à aucun moment, vous ne vous êtes dit qu’il fallait être sacrément stupide pour reconnaître la femme qu’on dit aimer simplement parce qu’une chaussure correspond à son pied ?

Partager cet article
Repost0

Chronique littéraire : "Les brumes du Caire", par Rosie Thomas

Publié le par Wendy&Belle

Editions Charleston, parût en 2014.

Résumé : "Trois femmes, trois générations, une histoire d'amour et de perte, tout en nuances.
L'arrivée inattendue de Ruby, une adolescente obstinée, apporte vie et désordre à la vieille maison du Caire d'Iris Black, sa grand-mère de 82 ans. Poussée par la relation tendue qu'elle entretient avec sa mère, Ruby a quitté l'Angleterre et cherche refuge chez cette vieille dame qu'elle n a pas vue depuis des années. Un lien étonnant s établit entre elles tandis que Ruby aide Iris à se remémorer ses souvenirs du Caire scintillant et cosmopolite de la Seconde Guerre mondiale, ainsi que de son grand amour l'énigmatique Capitaine Xan Molyneux que les ravages du conflit lui ont arraché. Cet ancien amour a déterminé la vie d'Iris, et celle de sa fille et de sa petite-fille. Et il va les affecter à nouveau, toutes les trois, d'une façon qu'elles n'auraient jamais imaginée."

                                                                                                                                                                       

Après une lecture à fin décevante et une énorme déception, j'ai été ravie d'ouvrir ce livre. Les avis, bien que peu nombreux, étaient excellents. Alors, forcément, quand j'ai eu besoin d'une pause, d'une lecture sûre, j'ai foncé. Et j'ai eu raison. 

D'ailleurs, ça, c'était moi au début du roman.

S'il y a une chose que je dois à tout prix relever dans ce roman, c'est bien la plume de l'auteure : Elle est dotée d'un lyrisme à tomber. Les descriptions, même les plus banales, les plus ordinaires, sont sublimées. Vraiment, elle m'a envoûté, et c'est grâce à elle que malgré les quelques petites choses qui m'ont dérangées, je n'ai pas lâché ce livre. 

Donc, entrons directement dans le vif du sujets, les bémols :

  • La longueur. Est-ce que ça peut compter comme un bémol, cependant ? Sans longueurs, bien des oeuvres ne sont pas bonnes. Si cette histoire étaient longue, c'est parce qu'elle avait des choses à raconter : La vie de trois femmes, une époque et un amour de guerre, de vieilles blessures et de nouvelles joies, si nouvelles qu'on a l'impression que c'est la première fois. Attendez, on est toujours dans les bémols, là ? Parce que c'est un énorme point positif, tout ce que ce livre a à nous dire. Mais le soucis, c'est que l'on n'est pas impatients de découvrir la suite de cette histoire - Elle s'étend sur trois générations, et Iris a attendu toute une vie avant de révéler ses secrets à qui que ce soit, elle peut bien attendre encore un peu. - Ce qu'il y a, c'est que j'ai mit plus d'une semaine pour achever ma lecture, et entre temps, j'avais envie de lire autre chose. Et pour moi, même si je ne regrette pas, c'est un souci.
  • J'ai trouvé maladroite la façon dont l'histoire Iris nous a transmis son histoire : Par une narration au passé, comme si on y était. Là où ça cloche, c'est qu'ensuite, quand on retourne au temps présent, on retrouve une Ruby qui ne comprend pas tout, car on nous dit qu'Iris est confuse. Ainsi, on assiste à la vie passée d'Iris, mais pas à comment cette vie passée narrée à sa petite fille permet à cette dernière de la comprendre, les questions qu'elle pouvait bien se poser. 
  • J'avais l'impression de pas mal de répétitions. Cela dit, c'est le récit d'une vie, et force est de reconnaîte que la plupart des choses qui nous arrivent se répètent inlassablement.

Enfin, rassurez vous, je vous l'ai dit, ces choses sont noyées dans beaucoup de points positifs, que je vais me faire un plaisir de citer :

  • Le lyrisme. Un lyrisme envoûtant. Tout simplement magique.
  • L'originalité de la chose : L'histoire se déroule au Caire, en Egypte, et les descriptions sont si parfaites que j'avais l'impression d'y être. C'est un lieu qui nous dépayse, on y apprend de son histoire et de ses coutumes en même temps que Ruby s'acclimate à ce nouveau pays. On finit par comprendre pourquoi Iris se sent chez elle là-bas. 
  • Le parrallèle parfaitement mené entre comment Iris voit sa vie passée et sa vie présente, comment elle voit les choses qui se sont passées, comment elle voit son avenir, comment elle voit les gens. En fait, le personnage d'Iris est génial. C'est une femme qui a fait de lourdes erreurs, une femme qui doit maintenant y faire face, une femme qui apprend à briser l'idéal qu'elle s'est construit dans son passé pour ce qui est en train de lui arriver depuis l'arrivée de Ruby, une petite qui à priori n'a rien à voir avec elle.
  • Ruby, bien que parfois agaçante, est une fille passionnée. Passionée par tout, par des choses insignifiantes, par les gens, par la vie. On sent cette passion dans tout ce qu'elle fait, dans la façon qu'ont sa mère et sa grand-mère de la voir, d'une façon bien différente, mais qui, au final, se rapprochent.
  • Au final, tout se rapproche, tout s'assemble en un tout cohérent. Le passé et le présent retrouvent leurs places. Chacun en ressort touché, chacun a appris, chacun a évolué, a grandi, en particulier Ruby. La famille, la vie en général, est perçue d'une nouvelle façon. Et c'était beau. 

 

En conclusion, c'est bien loin d'être une lecture que je regrette. Je la conseillerais à tous les amateurs de lyrisme, de dépaysement. 

Ou à tous ceux qui, entre deux lectures éprouvantes, laborieuses ou peu importe, souhaitent faire une pause. C'est une histoire que l'on doit savourer. 

Alors savourez la.  Love always. 

 

La mort préserve un idéal. L'amour idéal, l'amant idéal, l'enfant idéal. Tu me suis ? Tu arrives à me suivre ? Pas d'histoire romantique. Pas de bravo, rien. Juste la réalité pure et glaciale.

Partager cet article
Repost0

Chronique littéraire : "Les étoiles de Noss Head", tome 1, par Sophie Jomain

Publié le par Wendy&Belle

Editions France Loisirs, parût en 2014, première parution en 2010.

Résumé :Hannah, bientôt dix-huit ans, était loin d'imaginer que sa vie prendrait un tel tournant. Ses vacances tant redoutées à Wick vont se transformer en véritable conte de fées, puis en cauchemar... Tout va changer, brutalement. Elle devra affronter l'inimaginable, car les légendes ne sont pas toujours ce qu'on croit. Leith, ce beau brun ténébreux, mystérieux, ne s'attendait pas non plus à Hannah. Il tombe de haut, l'esprit a choisi : c'est elle, son âme soeur. Pourra-t-il lui cacher ses sentiments encore longtemps ? Osera-t-il lui avouer qu'il n'est pas tout à fait humain ?
Il le devra, elle est en danger et il lui a juré de la protéger, toujours... "

                                                                                                                                                                       

Dés la première page, Hannah m'a soulé. 

Wow, je n'ai probablement jamais commencé une chronique de manière aussi négative. Mais voilà : Après tout le bien que j'avais entendu sur ce livre, la vendeuse de chez France Loisirs qui essayait de me convaincre de l'acheter à chacune de mes visites, et les dizaines des chroniques coup de coeur que j'ai pu lire, je m'attendais vraiment à être surprise. Au final : J'étais sceptique dés le début. Avec le temps, je m'étais détâché de mes préjugés pour lui laisser sa chance, à ce livre tant aimé.

Je n'aurais jamais dû faire ça.

Amateurs du livre, soyez prévénus : Vous risquez de ne pas aimer ce que je m'apprête à dire, j'en suis la première navrée.

J'ai eu l'impression de m'être retrouvée face à une copie de Twilight version francophone, à la seule exception que Stephenie Meyer sait écrire. Non, vraiment, sans entrer dans le débat de la niasierie ou non niaiserie de son histoire de vampires, elle sait au moins faire des phrases correctes, avec une syntaxe correcte, une ponctuation correcte, une concordance des temps, et son livre nous évite des horreurs orthographiques et grammaticales, comme c'est le cas avec ce roman. 

Puisque la comparaison semble obligatoire : Oui, ce livre et Twilight se ressemblent. En fait, j'étais à deux doigts d'en énoncer les similitudes, mais ça ne serait que perte de temps : Prenez le schéma de Twilight, c'est le même. Les descriptions (ô combien ennuyeuses), sur le quotidien comme sur les sentiments d'Hannah sont les mêmes, celles des garçons loup-garous sont les mêmes (surtout celle de Leith), le soit disant "bouleversement amoureux" d'Hannah est le même... Bref, une pâle copie. 

Le pire, ce qui m'a le plus choqué, ce sont les pseudo réflexions sur l'amour. Sérieux, je veux bien que ce soit une histoire fantastique et que, du coup, forcément, on peut écrire des choses irréelles, mais quand même. La fille, est folle du gar au bout de même pas deux semaines, le suit chez lui passer quelques jours, juste comme ça. Pire : elle décide qu'elle ne peut pas vivre sans lui au terme de ces deux semaines ! Parce que c'est son âme soeur, voyez ? Elle le sent. Le sentir, ok, c'est comme ça que marche l'amour. Mais au bout de deux semaines ?! Elle aurait tout aussi bien sauter sur le premier venu pour échapper à l'ennui mortel auquel elle se croit condamnée pour ses vacances ! (d'ailleurs, c'est pas un peu ce qu'elle fait, au début ?) 

Je vous l'ai dit, dés le début, Hannah m'a soûlé. Elle comemence son récit comme l'ado pas contente qui fait un caprice (je rappelle qu'elle est sensée avoir dix-huit ans. Personnellement, j'ai eu l'impression de me retrouver face à une enfant à l'aube de ses treize ans) le continue comme une héroïne - héroïne ? C'est ça, ouais !- bêtement tombée amoureuse du premier beau gosse du quartier, et le termine comme la demoiselle en détresse de base, c'est-à-dire trop faible et trop vulnérable pour se sauver toute seule. Si on y regarde de plus près, il n'y a pas une seule fois dans le roman où elle agit de façon autonome, si ce n'est pour faire des conneries. Son pseudo "carractère, le fait qu'elle "ne se laisse pas faire", loin de représenter une jeune fille indépendante, amoureuse certes, mais tout de même forte, se résument au fait qu'Hannah est bipôlaire ! Mais oui, je vous assure : Elle change d'humeur et d'avis toute les deux secondes, et quand elle n'est pas contente, elle tape du pied par terre ! Vraiment, elle ne fait rien d'intelligent du début à la fin du roman, sans compter le fait qu'elle représente le parfait cliché du "je ne fais rien de spécial mais tous les beaux gosses du coin tombent tout de suite amoureux de moi." Et amoureux pourquoi ? Parce qu'elle sent bon. Super

Tout dans ce roman m'a agacé. Il n'y a pas eu un seul moment où tourner les pages est devenu intéréssant, où j'ai eu envie de savoir la suite, où j'ai été surprise. J'ai eu envie d'abandonner avant même la moitié du livre, mais étant du genre à me forcer à terminer ses romans...  Pour le coup, je comprends pas comment un tel manuscrit a pu être publié, et comment il peut avoir un tel succès sur internet. Même les choses qui auraient pu se révéler un tant soit peu intéréssantes ne l'étaient pas. La mythologie des loups-garous, les histoires de familles... Tout ça m'a juste donné mal à la tête, et je n'avais qu'une envie : que ça se termine. 

D'ailleurs, si je devais nommer les points positifs :

Surtout que Rogue parle des loups-garous ici, adapté à la situation du coup, haha.

La seule petite, toute petite, minuscule chose qui au début m'a convaincu de continuer, c'était le contexte écossais de l'histoire, ses paysages, ses coutumes. Cependant, même ça n'a pas réussit à relever le néant artistique de cette oeuvre.

Vous l'aurez compris, pour moi, ce bouquin n'a été que perte de temps, et je n'ai même pas envie d'entendre parler d'un deuxième tome. D'ailleurs, je vous laisse avec cet avis, que je ne peux que partager à  100%.

Je ne vous conseille évidemment pas ce livre, et vu le nombre hallucinant de romans bit-lit, je suis convaincue que vous pourrez trouver mille fois. En ce qui me concerne, je crois que j'en ai bel et bien terminé avec le genre.

J'espère que de votre côté vous avez passé de bonnes lectures,

Love always 

 

Partager cet article
Repost0

Chronique littéraire : "Miss Peregrine et les enfants particuliers", tome 1, par Ransom Riggs

Publié le par Wendy&Belle

 

Editions Bayard Jeunesse, parût en 2012, 2011 en VO.

Résumé : " Jacob est un ado comme les autres, excepté qu'il se pose des questions sur son mystérieux grand-père. Quelles sont ces étranges photos d'enfants qu'il lui montrait quand il était petit ? Les histoires qu'il lui contait sur eux étaient-elles vraies? Et pourquoi disparaissait-il aussi souvent ?
Tout s'accélère le jour où il le retrouve blessé dans son jardin. Jacob a vu des monstres, il en est sûr, et personne ne veut le croire. Il ne lui reste qu'à suivre les dernières instructions qu'a murmuré son grand-père avant de rendre son dernier souffle... "

                                                                                                                                                                         

Hmmm. Que dire, et comment le dire...

"Je venais juste de me résigner à vivre une vie ordinaire, quand des évènements extraordinaires se sont produits." Quelle première phrase accrocheuse !

Je voulais lire ce livre depuis un bon moment. Il faut dire qu'avec tous les avis coups de coeur que j'entendais... Alors, quand je l'ai vu en librairie, j'ai craqué. Il n'y en avait qu'un, et je me suis dis "il me le faut !" Pourtant, j'ai attendu, avant de le lire, un peu. Comme si je voulais me préparer à la lecture explosive que j'attendais.

C'est là que s'annonce le "hmmm" du "ça se complique." J'ai beaucoup aimé ma lecture, jusqu'aux trois quarts du roman, ou jusqu'à un petit peu avant. Ensuite, il s'est passé quelque chose qui a fait que... Je ne sais pas. D'une histoire sensationnelle, j'étais passée à un banal livre fantastique jeunesse.

Bon. Commençons déjà par les points positifs

  • L'originalité de l'oeuvre, évidemment. L'objet livre lui-même est magnifique, les photographies dont on ne cesse de parler sans incroyables, et font toute l'histoire. J'ai adoré découvrir l'annecdote de chacune d'entre elles. D'ailleurs, j'ai adoré la base de l'histoire, toute cette intrigue autour du passé du grand-père de Jacob, cette quête de vérité.
  • J'ai adoré la narration. Le narrateur, Jacob, le personnage principal, nous raconte cette histoire avec à la fois beaucoup de fascination, et beaucoup de sarcasme. Je ne suis pas fan des descriptions qui durent des pages et des pages, et ici, on nous laisse avec exactement ce qu'il faut pour s'imaginer parfaitement l'île de tous les mystères. La qualité de la mise en contexte d'un temps de guerre ainsi que les marques que celle-ci a pu laisser non seulement sur le grand-père de Jacob mais sur tous les protagonistes, qu'ils soient de près ou de loin touchés, est fantastique.
  • Tout ce qui tourne autour de l'île, quelque soit son époque, est fascinant. L'alternance des époques au même et unique lieu est rudement bien menée, j'ai énormément apprécié. 
  • Les références faites étaient brillantes, je note surtout celles faites à David Lynch et à Peter Pan. 

Tout ça, c'est pour les trois cents premières pages (ce qui est déjà pas mal, vous allez me le dire...) Le soucis, c'est bien qu'ensuite, quelque chose s'est brisé. La bulle dans laquelle j'étais au cours de ma lecture quelques pages avant a comme éclaté, et d'un récit que je trouvais innovateur - bien qu'il m'a énormément penser au film l'Orphelinat, que je suis sûre l'auteur a dû regarder -, je me suis retrouvée embarquée dans n'importe quel livre fantastique typé jeunesse. Vous pouvez bel et bien crier au paradoxe, car d'une originalité pure, on est passé à un cruel manque d'originalité. 

  • Tout d'abord, au niveau de ce qui rend ces enfants particuliers,si je dois avouer que bien que c'était sympa de découvrir qui savait faire quoi, la plupart n'étaient pas des choses jamais vu nulle part ailleurs (hormis peut être Miss Peregrine.) Cependant, je l'admets bien volontiers, ça ne m'a pas gêné plus que ça : Après tout, ce n'est pas parce que c'est déjà vu que ça enlève la qualité de la chose.
  • En revanche, à partir du moment où une certaine énigme-enquête est menée (vers la 300ème page du roman environ) pour découvrir qui a fait une certaine chose, les événements qui s'enchaînent sont plus que banals, je trouve, et ne collent pas du tout avec le reste du roman. J'y ai même trouvé du cliché : la traque du monste, la confession du grand méchant... Hmm... Je m'attendais clairement à mieux, d'autant plus que j'ai trouvé la suite plus que prévisible... Et clairement trop jeunesse par rapport au reste, qui aurait pu se retrouver destiné à un public de tout âge. 
  • Si j'ai adoré l'alternance des époques, je dois avouer néanmoins que je me posais certaines questions quant à ça qui n'ont pas trouvé réponses. 

Aussi, si j'admire la qualité de la mise en contexte d'un temps de guerre, je dois reprocher le fait que le livre est vendu comme "une réflexion sur le nazisme, sur la persécution des juifs, sur l'enfermement et sur l'immortalité." Si je m'accorde sur le fait de la réflexion sur les deux derniers faits, pour ce qui concerne les deux premiers, je ne suis pas d'accord. La persécution est abordée de façon très brillante au début du roman, mais je ne l'ai pas tellement retrouvée plus loin. Elle était évoquée, vu qu'elle fait partie intégrante du passé de la famille de Jacob, mais je m'attendais à ce qu'on s'attarde plus la dessus, à ce que ça soit plus approfondit, plus travaillé, plus présent, puisque c'est sur ça que la quatrième de couverture du bouquin insiste. J'ai l'impression que l'auteur a commencé à écrire une superbe métaphore qu'il a oublié de terminer. M'enfin, c'est peut être moi qui suis trop exigeante. 

 Comme ça, je me pourrais me rendre compte que les points positifs seraient plus importants que les points négatifs. Sauf que, le bémol, c'est que c'est clairement sur un énorme point négatif que c'est terminé ce livre (pour moi en tout cas) me laissant ainsi une sensation amère. Je suis un peu déçue, je dois l'avouer. 

Du coup, je ne le recommande pas forcément à tout le monde, si ce n'est pour la qualité de la narration de la majeure partie de l'oeuvre, que j'ai vraiment beaucoup apprécié. Je ne sais cependant pas si je lirais le tome deux. Sûrement, un jour. 

Cependant, pour la petite annecdote, étant au courant que ce livre sera bientôt adapté au cinéma par Tim Burton, je n'arrêtais pas de m'imaginer ce qu'il pourrait bien en faire, ce qui explique certainement pourquoi je m'imaginais Miss Peregrine avec le visage et l'allure d'Eva Green.

J'ai en revanche soigneusement éviter d'imaginer Ella Purnell en Emma parce que... Voilà quoi.

Je vous souhaite comme toujours de passer d'excellentes lectures,

Love always 

 

Puisque j'étais incapable de m'arrêter, j'ai pensé à tout un tas de choses tristes et négatives, et j'ai nourri mon chagrin, jusqu'à ce que les sanglots me fassent suffoquer. J'ai pensé à mes arrière-grands-parents, morts de faim. A leurs corps lancés dans des incinérateurs par des inconnus qui les haïssaient. Aux enfants qui avaient vécu ici, disparus avant l'heure parce qu'un pilote indifférent avait appuyé sur un bouton. A mon grand-père, privé de ses parents, et à papa, qui avait grandi avec le sentiment de ne pas avoir de père. A moi-même, enfin, sujet aux cauchemars et à des épisodes de stress aigu, allongé dans une maison en ruine, en train de pleurer à chaudes larmes. Et tout ça, à cause d'une blessure vieille de soixante-dix ans que j'avais reçue en héritage, tel un cadeau empoisonné. A cause de monstres que je ne pouvais pas tuer, car ils étaient déjà morts.

Partager cet article
Repost0

Chronique littéraire : L'épouvanteur tome 2, "La malédiction de l'épouvanteur" par Joseph Delaney

Publié le par Wendy&Belle

Editions Bayard Jeunesse, parût en 2006

Résumé : "Voilà six mois que tu es l'apprenti de M. Gregory, me dit maman. Tu as déjà été témoin de bien des événements. A présent, l'obscur t'a remarqué et va tenter de te neutraliser. Tu es en danger, Tom. Toutefois, rappelle-toi ceci lorsque tu seras un homme, mon fils, ce sera au tour de l'obscur d'avoir peur, car tu ne seras plus la proie, tu seras le chasseur. C'est pour cela que je t'ai donné la vie." L'Épouvanteur et son apprenti, ornas Ward, se sont rendus à Priestown pour y achever un travail. Dans les profondeurs des catacombes de la cathédrale est tapie une créature que l'Épouvanteur n'a jamais réussi à vaincre. On l'appelle le Fléau. Tandis que Thomas et M. Gregory se préparent à mener la bataille de leur vie, il devient évident que le Fléau n'est pas leur seul ennemi. lanquisiteur est arrivé à Priestown. Il arpente le pays à la recherche de tous ceux qui ont affaire aux forces de l'obscur! Thomas et son maître survivront-ils à l'horreur qui s'annonce ?

                                                                                                                                                                      

ça, c'est la façon dont j'ai plongé dans l'histoire. 

Et ça, c'est comment je vois chacun des actes de ce bon Thomas. 

Je vais répéter ce que j'ai dit sur Livraddict, mais je ne vois pas quoi dire d'autre : Ce deuxième tome est sur la continuité du premier, c'est-à-dire excellent. (d'ailleurs, la chronique du premier tome, c'est ici) L'auteur nous rappelle très bien ce qu'il s'est passé dans le tome précédent au cas on où aurait oublié, avant de faire d'une pierre, deux coups : Il reprend là où les choses se sont arrêtées dans le tome un, tout en continuant de développer son univers, le passé de ses personnages, son intrigue originale... Bref, ce qu'une bonne série sait faire. Et il le fait avec brio

J'ai beaucoup aimé tout ce qu'il s'est passé dans ce tome. (qui plus est, bien des événements me faisaient penser à la série Merlin ♥) Vraiment, si je n'étais pas littéralement tombée de sommeil, j'aurais pu le dévorer en une nuit. (Parce que oui, je le lis la nuit. Quelle rebelle !)

"La façon dont va le monde est parfois étrange. Du mal peut surgir un bien."

Comme c'est un tome deux, je ne vais pas vous en dire trop. Mais je vais quand même vous dire ceci : L'Inquisiteur, le Fléau, Frère Peter, Andrew, cette histoire de malediction... C'était brillant, c'était génial, surtout quand on pense à la réflexion sur la pitié, à la complexité du bien et du mal qu'un petit livre jeunesse comme ça peut apporter. Heureusement que certaines saga essentiellement destinées à la jeunesse n'ont pas peur de s'adresser au jeune public comme aux futurs adultes qu'ils seront bientôt, et leur inculque de vraies valeurs de courage, de sacrifice, de réflexion, de prise de conscience, de compassion, d'honnêteté... Bref, autre que des leçons de morale pleines de guimauve sur le pouvoir de l'amour ou des trucs du genre. La série, bien que dans un univers de fantaisie, repose sur des valeurs bien plus réelles et réalistes que ça, sur des messages et des choix qui peuvent nous aider et nous influencer dans la vie... Réelle.

"Le début de la connaissance est d'accepter son ignorance."

En ce qui concerne les personnages... Je les adore. L'épouvanteur semble avoir un passé que j'ai hâte de découvrir dans la suite. Alice... Alice m'intrigue. Tout comme la mère de Thomas. En fait, dans cette saga, on ressent exactement ce que ressent Thomas : Que tout le monde en sait plus que ce qu'on veut bien nous faire croire, et c'est exactement pour ça que c'est le seul personnage en qui j'ai confiance : parce qu'il est le seul à être totalement honnête. Qui plus est, Thomas n'agit que selon son coeur et sa conscience, et fait toujours preuve d'un grand courage en ces cas là.

En conclusion, c'est une série que j'aime beaucoup, tant pour son intrigue que pour son univers et ses personnages... Et je ne saurais que vous conseiller d'autre que de vous jeter dessus.

Puissiez-vous passer vous aussi d'agréables lectures, love always  

- Je ne crois pas au Dieu qu'on prie dans les églises, ni à un bon vieillard à barbe blanche, mais à Quelqu'un qui veille sur nous. Si nous vivons avec droiture, il sera auprès de nous aux heures difficiles, pour nous soutenir.

Partager cet article
Repost0

Chronique littéraire : "A monster calls" by Patrick Ness

Publié le par Wendy&Belle

Editions Walker Books, parût en 2011, lecture VO.

(également parût en France sous le titre Quelques minutes après minuit)

Résumé :The monster showed up after midnight. As they do.
But it isn't the monster Conor's been expecting. He's been expecting the one from his nightmare, the one he's had nearly every night since his mother started her treatments, the one with the darkness and the wind and the screaming... This monster is something different, though. Something ancient, something wild. And it wants the most dangerous thing of all from Conor.
It wants the truth. "

                                                                                                                                                                      

Ceci sera certainement la chronique la plus courte que je ne ferai jamais, car j'ai la sensation de n'avoir rien à dire, le livre à lui seul dit tout. Prenez le dans vos mains, lisez le, et vous comprendrez.

Aussi, je me suis laissée embarquer dans cet ouvrage sans en savoir beaucoup, et je pense que c'est une raison du pourquoi  ça a tant marché avec moi. Je pense que la seule et unique raison pour laquelle ça n'a pas été un coup de coeur, c'est que je n'ai pu le lire que par intermitance à cause d'un trop plein de boulot, jusqu'aux trois quarts du bouquin, où je m'y suis plongée corps et âme.

Il est magique ce livre...

Tout ce qu'il représente, ses enjeux, son message, la dureté et la beauté de son histoire... L'auteur a fait preuve d'une imagination incroyable, qu'il a exploité à l'aide de choix ingénieux. Ce livre étant de base une idée d'une autre auteure reprise par Patrick Ness suite à son décés, je pense qu'il ne pouvait pas lui rendre plus bel hommage.

Ce livre contient sans doute l'une des plus belles métaphores jamais écrite, et j'aimerais qu'on mette ce livre entre les mains de chaque enfant du monde. Il est à mes yeux porteur d'un tel message qu'il pourrait  en aider plus d'un.

Je peux compter sur les doigts d'une main les livres qui m'ont fait pleurer, et celui-ci en fait désormais parti.

C'était beau, c'est dur, c'était fort. 

Je ne peux rien vous dire de plus, vraiment

Lisez-le.

Lisez-le.

Love always 

Who am I? the monster repeated, still roaring. I am the spine that the mountains hang upon! I am the tears that the rivers cry! I am the lungs that breathe the wind! I am the wolf that kills the stag, the hawk that kills the mouse, the spider that kills the fly! I am the stag, the mouse and the fly that are eaten! I am the snake of the world devouring its tail! I am everything untamed and untameable! It brought Conor up close to its eye. I am thils wild earth, come for you, Conor O'Malley.

You were merely wishing for the end of pain, the monster said. Your own pain. An end to how it isolated you. It is the most human wish of all.

Partager cet article
Repost0

Review ciné : "Into the woods", réalisé par Rob Marshall

Publié le par Wendy&Belle

Alerte. Alerte. Ceci est une alarme qui ne retentira probablement pas souvent.
En tout cas, contrairement à environ 87% de la population humaine, je ne la ferai pas sonner souvent.
Mais étant donné les circonstances, je le devais. 
 
DISNEY A FAIT UN TRUC GENIAL !

Franchement, je ne pensais pas que j'irais au cinéma voir ce film. Je pensais le regarder à sa sortie en DVD, ou chez un ami, ou je ne sais pas. Quelque part. Plus tard. C'est vraiment par un concours de circonstances que j'y suis allée, le jour de sa sortie qui plus est. L'argument majeur de la personne qui m'a convaincu était que ce film, qui est une comédie musicale, reprenait la comédie musicale du même nom "Into the Woods", qui est extrêmement bien faite, malgré un aspect plus parodique qu'esthétique, et qui n'est pas exactement une histoire de contes que l'on passerait à nos enfants. Si vous voulez vraiment savoir, il est tout de même question de sexe, de pédophilie, de suicide, d'adultère...

Bref, pas exactement le registre de Disney. C'est même tout l'opposé.

N'étant pas une fan inconditionnelle des studios Disney, et encore moins ces dernières années, je m'attendais vraiment à ce que tout ces aspects soient rayés de la carte, pour qu'à la place on nous serve le genre d'histoire bâteau et niaise avec un joli petit happy end à la Disney.

Qu'est ce que je me suis trompée ! Et ô combien j'en suis heureuse !

Pour le coup, mon ami avait raison. Les chansons sont celles de la comédie musicale, chansons ô combien épiques ou magnifiques pour la majorité, qui plus est interprétées de façon grandiose et magistrale. Je reviendrai un peu plus tard sur le sens de ces chansons.

Ici, on nous fait le portrait de plusieurs personnages de contes bien connus : Celui de Cendrillon, du Petit Chaperon Rouge, de Jack et le haricot magique, et celui de Raiponce. Pour nous amener à ces personnages, les deux héros principaux, un couple de boulangers se lance dans une quête. Pour faire gros, le couple, qui malgré ses tentatives n'arrive à engendrer d'enfant, reçoit un jour la visite innatendue de la soricère d'en face qui leur en explique la raison, et leur donne aussi la solution à leur problème, qui devient alors l'objet de la quête, tout en leur disant clairement qu'ils n'ont que trois jours devant eux.

Tous les personnages se retrouvent alors dans les bois.

La structure du film est très bien gérée, très bien menée, il n'y aucun soucis là dessus. L'esthétique du film est magnifique, la lumière est remarquable, et les effets spéciaux... Font de l'effet, car contrairement aux trois quarts des films fantastiques Disney, en tout cas d'un point de vue personnel, il n'y a pas d'effets spéciaux à outrance pour "envoyer de la magie" en veux tu en voilà ou prouver qu'ils ont du budget. Non, les effets spéciaux ne sont là que quand cela s'avère nécéssaire, et ne se révèlent donc pas superflus, (à l'exception d'une scène de narration au passé chantée par le Petit Chaperon Rouge, qui est, ma foi, superbe. )

Néanmoins, il serait faire preuve de mauvaise foi que d'habitude les Studios Disney font n'importe quoi avec leur mise en scène. Elle n'a jamais été mon problème, c'était plutôt le fond et la profondeur des choses.

Alors, parlons en.

 

Meryl Streep, vous êtes tellement magistrale dans ce film....

Enfin, nous avons un film sérieux, et par sérieux je ne veux pas dire académique ou laborieux, mais sérieux, le film a de vrais enjeux, de vrais problèmes, des problèmes réalistes dans un univers de fantaisie. C'est le tout premier film Disney avec absolument aucun comic-relief, aucun ami tout doux et tout mignon qui feront de très jolies peluches sur le marché, et pourtant le film est très très drôle. Très très drôle, et pourtant très sérieux. Du réalisme, dans un univers de fantaisie. 

Je l'ai premièrement trouvé très drôle car il n'y a pas de scène "faite" pour être drôle, c'est le comique de situation, un comique qui est subtil, très bien traité. C'est le premier Disney sans personnage voué au comic relief, pas de petit personnage qu'on trouve tout mignon et tout doux, le genre dont on file acheter la peluche à la sortie du cinéma. C'est aussi un Disney qui se moque de ce qu'il a toujours fait : Par exemple, quand Cendrillon parle aux oiseaux, le Petit Chaperon Rouge la regarde comme si elle était folle, et sort d'un air abasourdi "attends, tu parles aux oiseaux ?", quand elle rencontre la Boulangère à un moment loin d'être opportunt,  elle s'exclame sur le fait que ce qu'elle fait est stupide, et la dernière répond "ah oui ? Parce que s'enfuir du palais d'un prince qui veut nous épouser, ce n'est pas stupide ?" Le film s'adresse à tous les âges, et on a pas besoin d'être un enfant pour apprécier le film, on a pas non plus besoin de faire un voyage dans le temps afin de se retrouver en enfance pour l'adorer. Je dirais même que c'est le contraire, en fait, parce que le sous-texte pour adulte, vous savez, ces petites insinuations que les petits enfants ne peuvent pas comprendre, est ultra travaillé. Je n'ai pas eu une seule fois l'impression que le film voulait nous donner ce qu'un film Disney nous donne habituellement afin de s'assurer un minimun d'entrées. A la limite, vendre le film sous des affiches de Johny Depp alors qu'on doit le voir environ trois minutes chronos en deux heures de film, est une façon d'assurer un minimun d'entrée. Mais c'est tout, et c'est un risque énorme ! Déjà, le film est une comédie musicale, genre qui est bien loin de plaire à tout le monde, qui plus est, ce n'est pas une comédie musicale gentillette : ce film est dur. Il est violent. Ils n'y vont pas de main morte, en tout cas pour Disney, car bien sur il y a eut bien pire. Mais pour du Disney qui vise essentiellement un public jeune ? 

Je me dois de dire ce qui pousse à affirmer ça. Mais comme ce serait du spoil, je vais vous demander de surligner le petit passage en blanc qui va suivre, si votre curiosité fait que vous voulez absolument savoir : La dedans, on a quand même les deux soeurs de Cendrillon qui se font (A l'ECRAN) couper un orteil et un talon avant de se faire creuver les yeux par les pattes des oiseaux, un prince qui se crève les yeux sur une muraille de ronces, une mère, qui plus est, l'héroïne principale, mariée, heureuse, à qui on s'est attaché tout au long du film, venant d'accoucher d'un nouveau né, qui meurt (!), qui est juste là, comme ça, tranquille en train de chanter sa chanson, et qui soudainement tombe d'une falaise (!), qui plus est hors caméra, qui ne bouge pas, qui ne nous donne pas de chute vertigineuse ou quoi, qui laisse non seulement notre esprit imaginer la scène, mais qui du coup nous laisse le doute : Est-elle vraiment morte ? En tant que personnage Disney on se dit que non... Mais si. Elle meurt, d'une manière ultra bête, quand on y réfléchit. Le doute ne fait d'ailleurs que renforcer le fait que quand tu es mort, tu es mort (phrase que cite d'ailleurs Meryl Streep.) Et ce n'est pas la seule : La mère de Jack meurt aussi ! Dans l'histoire, il y a une vache. Une vache qui est la seule amie de Jack, amie qui vient à mourir. ça m'a rappelé le traumatisme de l'Histoire sans fin, quand le cheval s'embourbe. Sauf que la soricère la rescusite. Je me suis alors dis "Disney, quoi..." Mais owh, elle rescusite la vache, mais après c'est carrément la mère de Jack qui meurt par la suite ! On a aussi la jolie Raiponce qui ne pardonne pas sa mère (enfin sa mère...) alors que cette dernière tient réellement à elle et veut la protéger, et qui s'en va en lui disant clairement qu'elle ne veut plus jamais la revoir. Suite à ça, sa mère se suicide ! On a aussi le Prince de Cendrillon qui va coucher (!) avec la boulangère, alors même que celui-ci est déjà avec Cendrillon, et que cette dernière est mariée, rappelons  le, avec un homme qu'elle aime et qu'il aime aussi. Le Petit Chaperon Rouge, en plus de se faire violer, -ou en tout cas, pas sans avoir vu... le loup- a perdu ses deux parentes, se retrouve seule perdue dans les bois sans aucun moyen pour rentrer chez elle car tout est détruit. L'histoire se termine sur tous les personnages perdus dans les bois en aillant tous perdu tout ce qu'ils avaient de plus précieux, et, n'aillant aucun moyen pour rentrer chez eux, s'assoient en cercle et se racontent une histoire ! Owh ! Disney quoi !

Ici, le thème de l'enfance est très finement abordé : La famille est au centre de l'intrigue, que ces dernières soient en de bons termes ou non, aisées ou en difficulté. Je releverais l'exemple de Raiponce : Dans l'une des chansons, Meryl Streep lui chante "Be a child while you can be a child', soit "soit une enfant tant que tu le peux." Elle l'encourage à rester dans la tour, qui représente la bulle au sein de laquelle elle est protégée des dangers et des douleurs du monde. Autrement dit, laisser à l'enfance le temps de l'enfance. Cela dit, Raiponce a grandit, et de ce fait, refuse de rester éternellement enfermée dans cette tour où elle a grandit. Après quelques péripéthies, et comme dans le conte, Raiponce en sort, et elle est si peu préparée au monde qu'à un certain rebondissement, elle est terrifiée, elle ne sait pas comment réagir à de telles choses, et s'enfuit. Meryl Streep nous chante également une chanson nous disant de prendre garde aux histoires que l'on raconte à nos enfants, car ils vous écouteront. Dans ce film, les bois, c'est une allégorie de la vie. Tôt ou tard, les enfants s'y retrouveront, seront obligés de la traverser. Si vous les surprotéger, ils se perdront. S'ils sont préparés, s'ils savent ce qu'est la difficulté, la douleur, ils ont deux fois plus de chances de savoir faire face. Bien sur, cela n'assure en aucun cas une sécurité absolue, car jamais personne n'est en sécurité absolue. Le Petit Chaperon rouge chante qu'elle ne doit pas s'écarter de son chemin, c'est pourtant ce qu'elle fait : Elle n'en sort que plus forte, car elle était prévenue, et se faisant, découvre ce qu'il peut se passer. Jack, ayant vécu dans la misère toute sa vie, connaissant donc la dureté de la vie, parvient tout de même à faire face à la situation qu'il crée.

  • Au delà de ça, le film est rempli de vrai messages, de vraies leçons, sans faire de morale : Celui que je retiens surtout reste celui transmis par une chanson en particulier, c'est celui du fait que parfois, des gens qu'on aime quitte notre vie, notre chemin, meurent, sans raisons ; ce n'est pas pour autant qu'ils s'en vont complétement, car il y a l'idée que ceux qui nous aiment ne nous quittent jamais vraiment, et qu'il faut continuer malgré tout. "No one is alone."
  • Tout au long du film, la différence est faite entre quelqu'un de "gentil", et quelqu'un qui fait de bonnes actions. Il y a l'idée que quelqu'un qui fait quelque chose de mal n'est pas forcément une personne foncièrement mauvaise, et au contraire, quelqu'un qui fait quelque chose de bon n'est pas forcément bon. On peut faire le mal sans s'en rendre vraiment compte comme on peut en avoir tout à fait conscience, et le faire pour servir uniquement ses intérêt, l'erreur existe, l'égoïsme aussi, et surtout, parfois on pardonne, parfois on ne pardonne pas.
  • Vous pouvez être gentils, vous pouvez faire autant de bien que vous le pouvez, vous pouvez n'avoir jamais rien fait de mal tout au long de votre vie : Des tuiles, des mauvaises choses vont vous arriver, et parfois, vous n'en ressortirez pas. On a pas ce qu'on mérite, en tout cas pas toujours On a ce qu'on a, et il faut faire avec. Mais allons, autant que le malheur peut vous acabler, le bonheur peut frapper : Il arrive parfois qu'on ait de la chance, qu'on nous sorte d'une situation dont on s'est nous même fourré, qu'un "miracle" apparaisse à condition d'être prêt à tout pour l'accomplir.
  • Vous n'aurez pas toujours ce que vous souhaitez, et si vous l'obtenez, il y aura toujours un prix, qu'il soit à payer avant, ou à  rembourser après. Tout ce que vous faites, que ce soit volontaire ou involontaire, aura des conséquences, qu'elles soient bonnes ou mauvaises.
  • Et surtout, surtout, le message principal de ce film, je trouve, est bien que dans le malheur, le desespoir le plus total, il faut pourtant trouver la beauté, et le bon, distinguer le rayon de soleil qui nous permettra d'ériger un nouvel avenir, différent de tout ce qu'on aura imaginer, peut être meilleur, peut être pire. Tant qu'on est en vie, tout est possible.

Je ne trouve vraiment pas grand chose à redire à ce film. L'esthétique, l'intrigue comme la profondeur sont des éléments parfaits. Ce film a déjà reçu pas mal de critiques négatives essentiellement dûes à son genre, c'est pourquoi j'ai trouvé important de manifester le fait que Disney à réussit à convaincre une réticente comme moi. D'ailleurs, je n'ai pas ressenti d'agacement au côté musical du film, c'est vraiment passer tout seul, alors qu'il est rare que j'apprécie que l'on se mette à chanter pour un tout, pour un rien. Vraiment, c'est un grand bravo que j'adresse à tous ceux qui ont participé à réaliser ce film, à l'interpréter, et j'inclus évidemment les compositeurs originales des chansons. J'espère sincérement que ce film aura le succès qu'il mérite, et qu'il sera visionné par le plus de gens possible.

Et la performance de Meryl Streep, encore une fois... Juste... Wow.

Publié dans review cinéma

Partager cet article
Repost0