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Chronique littéraire : "Là où j'irai", par Gayle Forman

Publié le par Wendy&Belle

Editions Oh! Parût en 2010.

Résumé"Adam se glisse dans la salle. Il a 21 ans, c'est une rock star adulée et l'ancien amoureux de Mia... Trois ans plus tôt, Mia était partie sans un au revoir, sans une explication. Leurs retrouvailles est un choc : les souvenirs, bons et mauvais, ressurgissent, les sentiments encore à vif les submergent, leur amour qu'il pensait indestructible quelques années plus tôt se heurte à la réalité de leur vie présente. De nouveau, Mia est confrontée à un choix : doit-elle revenir en arrière pour donner une chance à son premier amour? Peut-on revivre la même passion si longtemps après, malgré les souffrances endurées? Ils ont une soirée pour décider. Plus forte que les mots, la musique les emporte dans un tourbillon d'émotions. Mais est-ce suffisant pour les réunir de nouveau?"

                                                                                                                                                                                       

Qu'on soit bien clairs sur un point. Je n'irais certainement pas dire jusqu'à dire que ce lire est excellent. Toutefois, il est jusque là le meilleur roman de Gayle Forman que j'ai pu lire.

Oui, qu'on se le dise, je ne suis clairement pas fan des travaux de cette auteure. Je trouve que son style ne se démarque pas, que sa philosophie est assez commune, que ses histoires ne sont pas marquantes, comme ses personnages, que je trouve plats. Autant vous dire, qu'après la lecture de Pour un jour avec toi, mes attentes par rapport à Là où j'irai étaient à la fois quasi nulles et très hautes.

Cela étant dit, bien que ce roman ne soit clairement pas un chef d'oeuvre, je le trouve déjà meilleur que Si je reste. Pour être plus précise, c'est essentiellement le rapport d'Adam avec lui-même, la musique, et la rupture que j'ai trouvé intéressant. Pour être honnête, si le mélodramatisme de cette rupture et l'idée du couple canon m'horripile peut être un peu, la façon dont il était traité était belle. A moins que ce ne soit la façon dont-elle a été écrite ? Je ne suis d'ordinaire pas fan de son style, que je trouve assez commun et ordinaire. Toutefois, je dois avouer que je suis séduite lorsqu'elle parle de musique. Je trouve qu'elle arrive à la personnifier de manière très efficace et très romantique. 

En bref, ce fût une lecture sympa. Peut être le meilleur de ses romans.

 

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

Ernesto dit toujours qu'avec de bonnes intentions on peut enfermer les autres dans des boîtes aussi hermétiques qu'un cercueil.

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Chronique littéraire : "How to love", par Katie Cotugno

Publié le par Wendy&Belle

Editions Pocket Jeunesse, parût en 2014.

Résumé : "Reena Montero aime Sawyer LeGrande depuis l’enfance. Un jour, l’impossible se produit : il tombe amoureux d’elle… La jeune fille se met à croire aux contes de fées. Mais le jeune homme s’en va sans un mot, laissant derrière lui sa petite amie enceinte.... Dévastée, Reena va découvrir avec leur fille, Hannah, que l’amour peut prendre bien des formes. Elle reconstruit sa vie, sans vraiment l’oublier. Mais un jour, Sawyer revient…"

                                                                                                                                                                                       

"Une lecture fade, creuse et insipide."

Ce fût mon commentaire sur Livraddict. 

Très sincérement, j'ai hésité à faire cette chronique. En effet, je n'ai rien de spécial à en dire, étant donné que ce livre n'a, à mes yeux, rien de spécial, et ce ne sera certainement qu'une liste du pourquoi du comment de la chose, et la sempiternelle interrogation : Pourquoi ce genre de livre continue d'être publié ? 

 Honnêtement, je voulais, à sa sortie, vraiment lire ce roman. Puis, au fil du temps, j'ai entendu dire et redire qu'il était en fin de compte très superficiel, et cette envie m'était passée. C'est en l'apercevant finalement à la médiathèque que je me suis lancée, car je n'avais rien à perdre, après tout. Si au final je donne raisons à ces avis négatifs que j'avais entendu ici et là, c'est bien que j'en suis très déçue, car il aurait pu être très intéressant - l'histoire d'une adolescente tombée enceinte, forcée de renoncer à ses rêves afin d'élever toute seule sa fille, confrontée au retour soudain du père de l'enfant. Pourtant, il n'en fût rien, et cela pour une raison très simple : Ce roman n'entre au coeur de rien, ni au coeur de son intrigue, sur laquelle il y aurait beaucoup à dire, comme la difficulté de gérer les études et le travail à un si jeune âge avec un enfant à charge, créant qui plus est des tensions car le tout se passant au coeur d'une famille presque puritaine. C'est sur un tout autre aspect que se concentre l'histoire : La relation de Renna et de Sawyer. Le roman démarre sur le retour du père de l'enfant, et cela donne bien le ton de l'intrigue : Nous allons nous concentrer sur comment les deux protagonistes vont se retrouver et continuer leur histoire d'amour là où ils l'avaient laissé. En alternant les flashbacks, nous découvrons pourtant comment Renna, partie pour avoir un brillant avenir, s'est retrouvée forcée de mettre ses rêves de côté pour élever toute seule sa fille après que le père ne se soit volatilisé.

Je n'ai évidemment pas aimé la superficialité de ce roman, et j'ai exercré le ton mélodramatique qu'il s'ait plû à adopter lors de passages supposés être chargés emotionnellement. En fait, le mot clé de ce roman est celui-ci : le cliché. Il ne repose que sur ça, ne les revisite pas, ne s'en affranchit à aucun moment, et ne fait que les adapter à sa sauce. Je crois que les plus risibles restent ceux sur la drogue, mais c'est un avis très personnel. La fin est si prévisible que j'ai, jusqu'à la fin refusé d'y croire. Pourtant, si, ce fût possible : l'auteur est réellement tombé dans ce réel manque d'inspiration et de créativité. Ce qui est dommage : Si elle avait été un peu plus travaillée, l'idée du voyage qui plane au dessus de tout le roman aurait pu être très bonne. Ici, elle apparaît simplement ridiculement grotesque. 

J'ai lu ce livre dans cet état là.

Sincérement, ce genre de roman, publié dans une aussi populaire maison d'édition, est la raison du pourquoi certaines personnes parlent de fausse littérature. 

Pour finir, je ne comprends absolument le titre de ce livre. How to love. Comment aimer. Comment aimer ? En proposant des idées neuves, au lieu d'aggraver davantage le problème de représentation du genre.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

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