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Chronique littéraire : "A Court of Thorns and Roses" by Sarah J. Maas

Publié le par WendyBelle

"When nineteen-year-old huntress Feyre kills a wolf in the woods, a beast-like creature arrives to demand retribution for it. Dragged to a treacherous magical land she only knows about from legends, Feyre discovers that her captor is not an animal, but Tamlin—one of the lethal, immortal faeries who once ruled their world.

As she dwells on his estate, her feelings for Tamlin transform from icy hostility into a fiery passion that burns through every lie and warning she's been told about the beautiful, dangerous world of the Fae. But an ancient, wicked shadow grows over the faerie lands, and Feyre must find a way to stop it . . . or doom Tamlin—and his world—forever."

Edition Bloomsbury, 2015

                                                                                                                                                                                                              

Disons les choses comme elles sont. Je n'ai pas lu ce livre.

Je l'ai dévoré.

Ce bouquin, il traîne un peu partout; sur la blogo, et surtout sur les chaînes anglophones, qui la plupart du temps en parlent avec des termes plus qu'élogieux. Et pour cause.

  Je dois avouer que j'ai rarement été aussi vite embarquée dans un récit. Le lecteur est directement plongé dans l'histoire, avec Feryre, l'héroïne, dans une scène de chasse. Ce début; par son contenu et sa narration, m'a clairement rappelé Hunger Games. Et j'adore Hunger Games. Ce rythme addictif ne m'a pas lâché une seule fois au cours de ma lecture.

  Peu à peu nous découvrons en même temps que Feyre l'univers des Faeries, des êtres mystiques et passionnants qui évoluent dans un univers tout aussi riche et sombre, et c'était tout simplement fascinant.

  C'est aussi une très, très bonne réecriture de la Belle et la Bête. Clairement, ce n'est pas mon compte préféré, loin de là. Et c'est en ça que j'ai aimé ce livre. Il n'est pas calqué trait pour trait, ça le rappelle. La lecture fait écho au conte, mais garde sa propre identité, sa propre histoire. C'est en ça que la réécriture excelle.

  Aussi, qu'on se le dise, si l'histoire fonctionne aussi bien, c'est en partie grâce à l'écriture, qui est très bonne - L'auteur ne cherche pas à mâcher ses mots, le style est riche et très lyrique - mais aussi grâce aux personnages.  

Allez savoir pourquoi, mais je ne pouvais pas imaginer Feyre autrement qu'en Sansa. Et j'adore Sansa. Le personnage est fort dés le début, dû à son passé et à ses responsabilités. On évolue en même temps qu'elle dans ce nouvel univers, on découvrir tout ça à travers ses sens; des sens humains face à un univers supérieur; et ça la rend d'autant plus accessible. Sa passion pour la peinture est super intéressante; car c'est qui lui permet d'exprimer le mieux ce qu'elle ressent. Elle est très forte, et à la fois très humaine C'est très humain que de parfois vouloir renoncer. De se reconnaitre démunie - mais de ne pas lâcher, se dire tant pis, j'y vais, et advienne que pourra. 

 J'ai toutefois quelques réserves. Le personnage de Tamlin, supposé être la Bête, par exemple, et resté à mes yeux très froid, très distant. Je pense que cela est dû au fait qu'il est entouré de deux autres protagonistes masculins, Lucien et Rhys, qui... Bah, lui volent la vedette, en fait. Là où Tamlin est maladroit ou renfermé, Lucien est drôle, sarcastique. Quand on ne cesse de faire l'éloge des grandes qualités de Tamlin, on peut directement voir celles de Lucien, dans ses mots, dans ses actes. Pareil, là où le passé de Tamlin est supposé être plein de tourments, le passé de Lucien, et celui de Rhys, sont comparables. Lucien, c'était le personnage que j'aurais préféré voir mis en avant. Rhys, quant à lui, hmmm. Il reste assez mystérieux, dans l'ensemble, même s'il dévoile pas mal de ses cartes. Ce mystère le rend d'autant plus intéressant - et encore une fois, plus intéressant que Tamlin. Cependant, une certain scène me laisse franchement dubitative. Je ne sais toujours pas quoi en penser. Hmmm.

  Ce qui m'embête un peu, dans cette histoire, c'est peut être justement qu'il y ait trop de figures masculines. J'aurais aimé que peut être les soeurs de Feyre soient plus présentes. Ou encore Alis, qui au final n'est là que par pure fonction narrative. L'indépendance et la force de Feyre dans la première partie du livre se retrouve, à mon sens, franchement amoindrie dans la seconde, où on se repose beaucoup trop sur des hommes venant à son secours. 

  La fin, sur laquelle j'ai trouvé un petit m'ouuuuais, me laisse espérer qu'elle retrouvera cette indépendance que j'aimais au début du bouquin, dans le second tome. Que j'ai très, très envie de lire.

  Que j'ai tenté d'aller chercher alors que je n'avais pas encore fini le premier tome, preuve de son addiction. Mais ahahahahah. Introuvable.

So I'll just wait here then.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. ♡

 

I love you. Thorns and all.

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Chronique littéraire : "After Alice", by Gregory McGuire

Publié le par WendyBelle

Editions Headline, 2015. Lecture VO. 

Résumé: 

"When Alice toppled down the rabbit-hole 150 years ago, she found a Wonderland as rife with inconsistent rules and abrasive egos as the world she left behind. But what of that world? How did 1860s Oxford react to Alice’s disappearance?

In this brilliant work of fiction, Gregory Maguire turns his dazzling imagination to the question of underworlds, undergrounds, underpinnings—and understandings old and new, offering an inventive spin on Carroll’s enduring tale. Ada, a friend of Alice’s mentioned briefly in Alice’s Adventures in Wonderland, is off to visit her friend, but arrives a moment too late—and tumbles down the rabbit-hole herself.

Ada brings to Wonderland her own imperfect apprehension of cause and effect as she embarks on an odyssey to find Alice and see her safely home from this surreal world below the world. If Eurydice can ever be returned to the arms of Orpheus, or Lazarus can be raised from the tomb, perhaps Alice can be returned to life. Either way, everything that happens next is “After Alice.”

                                                                                                                                                                                                           

First thing first, j'adore Alice.

  De l'oeuvre originale de Lewis Carroll, j'adore l'écriture, j'adore les personnages, j'adore l'univers. Du Pays des Merveilles, j'aime sa loufquerie, sa bizarrerie, sa folie, son non-sens. J'aime tout d'Alice. 

Donc; forcément, c'est toujours un plaisir de retourner dans cet univers. 

Encore faut-il que ça soit bien fait. Est-ce le cas ici ?

  Oui. Il faut dire qu'avec la plume de celui qui a écrit le grand et magistral Wicked, je ne prenais pas beaucoup de risques. Son style est riche, sans jamais être lourd, au service d'un point de vue très intéressant : L'entourage d'Alice. La petite fille elle-même est très peu présente, et le lecteur alterne les points de vue de la jeune Ada, une de ses amies, et de sa soeur, Lydia

  Lancée a sa poursuite, Ada se retrouve elle aussi au Pays des Merveilles, et n'aura en tête que de retrouver Alice, jeune fille à l'esprit très vif; très libre, qui lui cause parfois bien des soucis avec sa famille. Aussi, Ada passe par les mêmes lieux que son amie, et croise les même personnages. Nous retrouvons ainsi le chat de Cheshire, le Chapellier Fou ou la Reine de Coeurs; c'est à la fois un plaisir, car l'auteur a parfaitement compris ces personnages, et imite à la perfection leurs façons de penser, de parler, et de se comporter, et à la fois passionant de découvrir comment ceux-ci réagissent a l'arrivée d'Alice dans leur monde. 

  En parralèle, au coeur de l'Angleterre victorienne, Lydia, la soeur d'Alice, ne s'inquiète pas de l'absence d'Alice, convaincue que celle-ci reviendra quand elle sera lassée de jouer, ou qu'elle aura faim. Dans ce monde fait de convenances et d'étiquettes, elle s'efforce de faire au mieux ce qu'on attend d'elle, quand elle ne cesse de se faire importuner par la gouvernante d'Ada qui elle, n'a pas pour habitude de disparaître. Sans en avoir envie, Lydia finira par se résoudre à l'aider à tenter de les retrouver. 

C'est là que je dois avouer m'être légérement... ennuyée.

  Certes, ces passages sont très intéressants, car Lydia, qui paraît détestable, aime profondément sa soeur, bien qu'elle ne s'inquiète nullement de son absence; tandis que la gouvernante d'Ada, qui n'a de cesse de vouloir la retrouver, ne s'inquiète que de perdre son poste si elle n'y parvient pas. On a là une réflexion sur les intentions des gens de ce monde; toutefois, j'y ai trouvé une grande redondance. 

 Toutefois, ce qui rattrape cette redondance est le fait qu'il ne s'agit pas d'une réecriture pour enfants, loin de là. Comme dans Wicked, l'auteur va bien plus loin. A travers cette histoire, il travaille la très grande question de l'identité et de la liberté, plus particulièrement dans le contexte victorien de l'époque, et c'est... passionnant.

Comme l'univers d'Alice se doit de l'être.

  Donc, à tous les fans d'Alice, et même ceux qui ne le sont pas forcément, foncez. 

                                                             

Attend, tu disparais pendant un an et tu reviens comme ça, sans explications ?

Oui. Juste...


Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. ♡

You know our Alice. She plays hide-and-seek but sometimes forgets to ask someone to look for her,

Winter still comes after autumn though you may have died over the summer.

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