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dystopie

Chronique littéraire, L'épreuve, tome 2, "La terre brûlée" par James Dashner

Publié le par Wendy&Belle

Editions France Loisirs, parût en 2014, première parution en 2010.

Résumé : " Et si la vie était pire hors du labyrinthe ? Thomas en était sûr, la sortie du Labyrinthe marquerait la fin de l’Épreuve. Mais à l'extérieur il découvre un monde ravagé. La terre est dépeuplée, brûlée par un climat ardent. Plus de gouvernement, plus d'ordre.... et des hordes de gens infectés en proie à une folie meurtrière errent dans les villes en ruines. Au lieu de la liberté espérée, Thomas se trouve confronté à un nouveau défi démoniaque. Au coeur de cette Terre Brûlée, parviendra-t-il enfin à trouver la paix... et un peu d'amour ? "

                                                                                                                                                                        

Ce qui est drôle - enfin, "drôle" restant à être défini -, c'est que la bande annonce de la Terre Brûlée étant sortie il y a peu, j'admets l'avoir visionné avant de ce livre ce second opus. Puis, je l'ai visionné de nouveau. Je me suis alors demandé : Est-ce que nous avons lu le même livre ? Je pense que la réponse est non.

Et très franchement, je ne le regrette pas. Ce deuxième tome ne m'a toujours pas convaincue.

Néanmoins, je ne vais pas être de mauvaise foi : Il y a des choses que j'ai apprécié, et c'est globalement ce qui m'avait déjà plût dans le tome précédent. 

En premier lieu, nous retrouvons tout l'aspect découverte des lieux, sur ce nouveau terrain que constitue la Terre Brûlée, et ses occupants. J'ai également beaucoup aimé retrouver cette ambiance de solidarité, de groupe, ces liens d'amitié qui se sont tissés entre les blocards. Toutefois, au coeur de cette ambiance de groupe, j'ai trouvé quelques... Choses, qui ne devraient pas importer autant, mais qui pourtant me dérange. Par exemple, le fait que Thomas ait plus de considération pour Minho que pour Newt. Le fait qu'ils ne fassent pas confiance au Wicked, mais qui pourtant agissent comme tel. 

Ensuite, j'ai trouvé les péripéthies plutôt... plates. Elles ne m'ont pas tenu en haleine, elle ne m'ont pas aussi captivée que celles du Labyrinthe. A vrai dire, je trouve que l'action s'essoufle, ou en tout cas ne me paraissent pas sensationnelles. L'humour, que j'avais beaucoup aimé dans le premier tome, est ici redondant la plupart du temps. 

Quant à ce qui est du mystère, je suis honnêtement plus curieuse de savoir ce qu'il va advenir de nos personnages que de découvrir le véritable but de toutes ces mises en scènes. Je dois reconnaître au moins ça à Dashner : Je les aime énormément. D'ailleurs, sans Newt ni Thomas, je ne pense pas que j'aurais lu ce tome, et je n'aurais certainement pas envie de lire la suite. Cependant, ceci n'est pas une généralité, car le personnage de Teresa est insupportable. Je me demande honnêtement si, la concernant, l'auteur a voulu la rendre ambigüe, ou si elle est juste mal écrite. En tout cas, en le lisant, c'était la deuxième option qui ne cessait de retentir dans mes oreilles. En effet, je risque de m'attirer les foudres en disant cela, mais je ne trouve pas que l'auteur ait un talent particulier pour écrire - le style est assez plat, sans figure de style aucune, et pour ce qui est de créer du mystère, cela est simple : Il suffit de nous dire qu'il y a des choses à dire mais qu'on ne nous dira rien. Je salue toutefois l'effort d'imagination. 

Je pense néanmoins lire la suite, un jour... Pour Newt, essentiellement. Parce qu'il est chou quand même...

J'ai toutefois hâte de voir le film. Ayant préféré l'adaptation au livre lui-même pour le Labyrinthe, je pense également préférer celui-ci. En même temps, je n'ai pas tellement apprécié le livre, donc... Je serai certainement la lectrice la plus incline a vouloir voir le film différer de son support de base.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

Difficile de faire plus différent du Labyrinthe, vous ne croyez pas ? Là-bas, on était piégés entre des murs avec tout le nécessaire pour survivre. Ici, on est libres d'aller où on veut, sauf que le seul moyen de nous en sortir consiste à suivre la direction qu'on nous a indiquée. Ce n'est pas ce qu'on appelle l'ironie du sort, ou quelque chose comme ça ?

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Chronique littéraire : La sélection, tome 3, "L'élue", par Kiera Cass

Publié le par Wendy&Belle

Editions France Loisirs, parût en 2015, première parution en 2014

Résumé : La Selection prend un ultime tournant. Quant à America, sa vie a changé pour de bon. Et elle est decidée à se battre. Pour Maxon. Mais d'autres concurrentes se sont dangereusement rapprochées du prince. La seule solution: Riposter.

                                                                                                                                                                       

Voilà l'effet que cette trilogie m'a fait.

Au moins, on ne peut pas me reprocher le fait de ne pas avoir persévéré.

Ce tome-ci m'a particulièrement deçu. Certes, le premier tome ne m'avait déjà pas fait grande impression, mais il avait constitué une distraction sympathique, tout comme le deuxième tome, qui était toutefois un peu plus travaillé, et même intriguant. Les avis multiples comme quoi cet opus était le meilleur de ce qui devait être à la base une simple trilogie m'avait fait espérer quelque chose de bien meilleur.

Quelle torture.

Autant vous prévenir que cette chronique sera très dure. 

J'ai lu les deux tomes précédents l'été dernier, ce qui peut expliquer un certain nombre de choses. Premièrement, j'avais oublié à quel point America était exaspérante. Comment peut-on dire que ce personnage évolue, alors qu'il ne fait que changer d'avis toutes les deux pages ? Sans compter le fait qu'elle est d'un égoïsme sans nom, qu'elle n'est qu'une idiote incapable d'aligner deux pensées cohérentes, doublée d'une manipulatrice imbue d'elle-même, prenant un plaisir inexplicable à jouer les martyres. Que ce soit Aspen, Maxon, les Rénégats, n'importe quel personnage ou même les lecteurs, j'ai vraiment du mal à comprendre ce qu'on peut bien lui trouver. Même si j'apprécie ses quelques gestes de noblesse, le fait de vouloir la faire passer pour une nouvelle Katniss ou comme une fille au caractère affirmé, forte et indépendante me fait doucement rire, car elle n'est rien de plus qu'une adolescente faisant sa crise, ayant un désir de se rebeller tout en se débattant avec ses problèmes de coeur, à mes yeux en tout cas.

Mon souci majeur avec cette saga reste tout de même l'auteure : On pourrait croire qu'elle a écrit ça entre ses douze et quatorze ans, tant le style est banal, très oral, que l'aspect politique reste en surface et que les personnages, en plus d'être trés clichés, ne sont que très peu réfléchis et travaillés. J'aimerais pouvoir dire que ce tome est une jolie parodie de dystopie, mais la parodie est un art, et je ne peux considérer ce livre comme tel. Ouch, c'est dur, ça... Sérieusement, jamais une intrigue politique ne serait aussi simple, aussi simplément réglé, et jamais les rapports entre les rebelles et la hierarchie en place ne pourraient se passer de cette manière. Sans compter que ma réaction face à la solution de l'auteure était purement et simplement "how convenient", comme c'est pratique. 

Ce qui est d'autant plus dommage, c'est qu'avec un minimun de travail en plus, les éléments choc semés dans le livre auraient eu un réel potentiel. Celui de nous  mettre en haleine, de nous faire douter, même. Mais c'est sans compter sur un des défauts majeurs de cette saga : La description est quasi absente. Ainsi, on ne va pas en profondeur dans l'âme des personnages, ni dans la réflexion, ni dans les enjeux. On a même pas droit à des éléments de décors pour se situer ! C'est un réel problème,  surtout en dystopie, où le contexte est essentiel pour réellement comprendre dans quoi vivent les personnages. Sans compter que nous sommes tout de même dans un palais. Puisque l'auteure a décidé d'écrire sur de jolies filles portant de jolies robes, autant s'en donner à coeur joie et décrire leur quotidien ! Quotidien d'or et d'argent qui pourrait grandement contraster avec la pauvreté de certaines castes, et ainsi ajouter des enjeux, chose que Hunger Games faisait très bien - Cela dit, on va pas comparer ce qui n'est pas comparable, Collins a dû travailler son histoire pendant des nuits entières, et comparer ces deux dystopies serait comme comparer des torchons et des serviettes. Sérieusement, elle pourrait au moins se donner la peine de fournir son roman de ce côté là. Ici, tout arrive très vite, de sorte que ça tombe plus comme un cheveux sur la soupe que comme un élement réellement saisissant. Cela dit, je ne sais pas si je devrais m'en plaindre, au moins le livre est plus court, et donc terminé plus vite. 

Bon, le point Aspen pourrait être considéré comme un point positif à la fin du livre. Juste parce qu'il a un raisonnement que j'ai bien aimé, même si cela ne cassait pas trois pattes à un canard et était déjà vu. ça faisait quand même du bien. Le point Céleste, aussi. Même si cela paraissait un peu gros pour que ça passe, au moins, ce personnage là était sympa. Néanmoins... Rien de bien original, encore une fois.

Le Passeur. Legend. Hunger Games. Orwell. Ces oeuvres là sont de réelles oeuvres de dystopie. Ici, j'ai vraiment du mal à le ranger dans cette classe tant c'est mal abouti, tant ce n'est pas le but majeur. J'ai déjà du mal à le classer en young-adult. En middle-grade, à la rigueur, car je ne pourrais le conseiller de le lire qu'à des lecteurs en dessous de treize ans, et encore, il y a des oeuvres bien meilleures adaptés à cette tranche d'âge là.

Je ne comprends clairement pas le succès de cette série, et je comprends d'autant moins la nécéssité d'un quatrième tome. Cela dit, vu le talent de l'auteure, je comprends qu'elle ne puisse écrire autre chose. Qui plus est, je trouve très brillant l'idée de nommer ce quatrième tome de manière à spoiler totalement ce qu'il pouvait se passer dans le troisième. Est-ce qu'on peut compter ça comme preuve de la prévisibilité de la chose ... ?

Pardonnez-moi pour la dureté de mes paroles, je ne souhaite évidemment offenser personne, mais une fois encore, je ne peux pas nier le fait que ce livre m'a ennuyé du début à la fin.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

C'est tout de même étrange d'avoir la certitude qu'on a dit quelque chose quand, en réalité, on ne l'a jamais dit. Comme il est étrange de penser qu'on a entendu quelque chose alors qu'on ne l'a jamais entendu.

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Chronique littéraire : L'épreuve, tome 1, "Le labyrinthe", par James Dashner

Publié le par Wendy&Belle

Editions France Loisirs, avec l'accord des éditions Pocket Jeunesse, dernière éditions en 2014, première parution en 2009.

Résumé : " Thomas, dont la mémoire a été effacée, se réveille un jour dans un nouveau monde où vivent une cinquantaine d'enfants. Il s'agit d'une ferme située au centre d'un labyrinthe peuplé de monstres d'acier terrifiants. Les ados n'ont aucun souvenir de leur vie passée et ne comprennent pas ce qu'ils font là. Ils n'ont qu'un seul désir, trouver la sortie. Pour ce faire, les "coureurs" parcourent chaque jour le labyrinthe pour en dresser les plans – des plans qui changent sans cesse, puisque les murs se déplacent chaque nuit. Le risque est grand mais, dès son arrivée, Thomas a une impression de déjà-vu, il sait qu'il veut être coureur et résoudre l'énigme du labyrinthe. "

                                                                                                                                                                      

J'étais sûre, tellement, tellement sûre de ne pas lire ce livre. Je l'avais emprunté une fois à la médiathèque, j'avais lu une vingtaine de pages, et j'avais abandonné. Sans doute parce que j'avais décidé que je n'étais pas d'humeur. Je pensais ne pas le reprendre.

Jusqu'à ce que je regarde le film. Juste comme ça.

Et que je veuille à tout prix savoir ce qui allait se passer.

Mais je n'allais pas lire le tome 2 sans avoir lu le tome 1. Alors, je l'ai acheté. Forcément. Avec le tome2.

Bon. C'est pas mal. ça casse pas trois pattes et un canard selon moi, mais c'est pas mal.

Au début, je n'ai pas vu les pages filer sous mes doigts. Il faut que dire les chapitres sont assez cours, très fluides, et très prenant. Vraiment, niveau écriture addictive, rien à dire. J'avoue avoir eu un soucis de longueur aux trois quarts du livre, mais je pense que c'est essentiellement de ma faute : Après avoir vu le film, j'attendais de retrouver certaines scènes, et donc l'impatience (et la frustration) était grande. 

L'un des points les plus forts du livre sont bien les personnages : Tous (ou presque), malgré le fait qu'on ne sache absolument rien de leur passé depuis leur arrivée au bloc, sont très bien developpés, on cerne tout à fait leur caractère, on sait d'emblée si on va les apprécier. (ou pas)

J'ai aussi beaucoup apprécié leurs noms, pour une raison qui nous est expliquée plus tard dans le roman. J'ai trouvé ça très original, très bien imaginé.

Petite pensée spéciale à Thomas et (surtout) à Newt, que j'ai adoré. L'un pour son génie, pour sa curiosité, pour sa noblesse, pour cette façon qu'il a de laisser son coeur parler pour lui, et l'autre pour... Pour lui en général. L'amitié entre ces deux là et Minho (que j'ai aussi beaucoup aimé) est géniale. 

En revanche, la relation entre Teresa et Thomas... Je vois juste pas franchement l'intérêt. Peut être que c'est juste que Teresa me sortait pas les yeux. Que je la trouvais inutile. Et agaçante. Comme si l'auteur se devait de mettre une fille quelque part pour ne pas se faire reprocher d'avoir mis de côté le sexe féminin. Elle ne me semblait pas essentielle, et j'ai eu beaucoup de mal avec elle. 

J'ai bien aimé ma lecture, j'ai beaucoup aimé certains personnages, j'ai bien aimé l'ambiance de tout ça... Mais je n'irais pas jusqu'à dire que c'est un livre à lire de toute urgence. Je ne le considère pas comme un classique de la dystopie, pas plus que je ne considère qu'il brise les codes du genre pour en inventer de nouveaux. En fait, j'ai trouvé le côté "survie" de tout ça vraiment atténué par le fait que ces garçons ont tout. Electricité, lave vaisselle, micro-ondes, nourriture, eau potable, abris, matériel. Ils savent en plus pertinemment qu'ils sont surveillés. ça me donnait l'impression d'une bande de garçon qui veut à tout prix s'échapper, bien sur, mais tant qu'ils étaient rentrés à temps du Labyrinthe, leur survie ne me semblait pas menacée en soi. J'ai trouvé ça dommage, ça aurait pu donner quelque chose d'intéressant sur le fond. De plus, je ne me pose pas plus de questions que ça en refermant ce tome, parce qu'il ne comporte pas d'enjeux fondamental, ou en tout cas il ne m'a pas fait cet effet. C'est plus la curiosité de savoir ce qu'il va advenir de nos personnages que de vraies réponses à des questions existentielles que j'attends.

Au niveau réflexion, on peut trouver deux voies, si on les cherche. Je ne pense pas que ç'a ait été clairement l'intention voulue de l'auteur en rédigeant son oeuvre, mais c'est tout de même plutôt intéressant :

  • Premièrement, vu que ces garçons ont tout, leur détermination a quitté ce Labyrinthe (pour la plupart, en tout cas), malgré les avertissements reçus par certains quant au monde extérieur, ne faillit pas. Comme quoi, le confort, bien evidemment relatif, ne fait pas tout, et ils sont prêts à risquer leur vie pour leur liberté, plutôt que de rester volontairement prisonniers.
  • Deuxièmement, ce qui compte, ce n'est pas ce que l'on a pu faire dans notre passé, c'est ce qu'on est aujourd'hui. C'est une chose que Newt dit de manière tout à fait explicite, mais j'ai trouvé très juste la façon dont il le rapporte. Au lieu de lutter les uns contre les autres à la manière d'un  Hunger Games, par exemple, ces garçons ont choisi de s'unir, d'allier leurs forces, et d'auto bâtir un système fondé sur la confiance et le respect de la vie de l'autre. 

Je ne peux pas le nier. J'ai passé un bon moment en lisant ce livre, essentiellement grâce aux personnages. Cependant, je ne peux pas non plus nier que je n'ai pas été trascendée comme certains l'ont été au cours de cette lecture. Il y avait un côté assez jeunesse dans tout ça qui m'a parfois donné l'impression de desservir  l'univers et l'intrigue.

Je ne peux que vous conseiller de vous faire votre propre avis.

 

J'espère que vous passerez de très bonnes lectures de votre côté, 

love always 

The people we were before don’t exist anymore, the Creators made sure of that. But what matters is who we are now.

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Chronique littéraire : Legend, tome 3, "Champion", by Marie Lu

Publié le par Wendy&Belle

Editions Putnam, parût en 2013, lecture VO.

Résumé : He is a Legend. She is a Prodigy. Who will be Champion? 

June and Day have sacrificed so much for the people of the Republic—and each other—and now their country is on the brink of a new existence. June is back in the good graces of the Republic, working within the government’s elite circles as Princeps-Elect, while Day has been assigned a high-level military position. 
But neither could have predicted the circumstances that will reunite them: just when a peace treaty is imminent, a plague outbreak causes panic in the Colonies, and war threatens the Republic’s border cities. This new strain of plague is deadlier than ever, and June is the only one who knows the key to her country’s defense. But saving the lives of thousands will mean asking the one she loves to give up everything. 

                                                                                                                                                                      

How depressed. Legend est fini.

               

 Je suis entrée dans ce livre à reculons. Je ne voulais pas que ça se termine. J'ai fait mon possible pour le lire le plus lentement possible. 

Jusqu'à ce qu'évidemment, je ne puisse plus m'arrêter. 

Jusqu'à un final explosif.

Mais n'avançons pas trop vite. 

La trilogie Legend n'est pas comme les autres dystopies. Elle est plus mature, plus intelligente. Plus réaliste, plus sensée, plus réfléchie, plus travaillée, plus tout, en fait. L'aspect politique de Legend est constamment présent, et toujours plus affinée, plus aboutie. L'ordre existant dans le premier tome a beau avoir été réformé, tout n'est pas fini pour autant, au contraire. Ici, les Colonies ripostent. On a également une présentation des systèmes d'autres nations, comment ils fonctionnent, comment ils vivent, comment ils gèrent leurs sociétés, et tout un tas de question se bousculent. Est ce qu'un système efficace fait forcément un système juste ? Est ce que le peuple peut il vraiment s'auto gouverner ? Pour quelles raisons se bat-on ? Car ici, tout est complexe. Une idée que l'on défend peut se trouver cachée là où on ne l'attendait pas, et tout est à remettre en question. Ici, tout n'est pas tout blanc ou tout noir, le mal peut prendre différente forme, la lutte entre ce qui nous sera bénéfique personnellement et ce qui sera bénéfique pour le peuple est constante. Les héros sont constamment tiraillés, torturés, poussés au sacrifice par leur propre conscience, de leur propre volonté. D'ailleurs, parlons en, des héros.

 

Encore une fois, j'ai adoré June, peut être même plus que dans tous les autres tomes. "Focus. Think. Act". Son sang froid (car jamais elle ne cède à la panique), son courage (car peu importe le danger de la situation, elle n'hésitera pas une seconde à agir et à se battre) et son intelligence (car il ne suffit pas de se battre, dans Legend, mais de savoir comment on se bat pour être efficace, et pourquoi on se bat, pour être juste) me fascinent toujours autant. Tout comme son amour pour Day, et les sacrifices qu'elle peut faire, alors qu'elle sait que ça va lui déchirer le coeur, juste parce qu'elle c'est que c'est ce qu'il faut faire, sans jamais se plaindre. La seule chose que je peux dire à propos de June, c'est qu'elle est noble. La noblesse de l'âme incarnée. 

Bien sur, j'ai également adoré Day. Il réfléchit autant que June, mais c'est avant tout son coeur qui le pousse à cette reflexion, plus que sa logique. Paradoxalement, c'est dans et face à ses faiblesses qu'il apparaît le plus fort. Day est généreux (car il pense toujours aux autres avant lui-même, même dans la situation dans laquelle il est ici), courageux (parce que son coeur le mène au coeur de l'action), et noble (parce que tout ce qu'il fait, il le gratuitement.) Tout comme June. 

Alors les deux ensemble... ça donne un tout parfait, mais pas parfait dans le sens où tout est toujours bien, car entre Day et June... Ce n'est pas comme ça. Et c'est ce qui en fait la beauté. Parce que quoi qu'il puisse arriver, ils sont toujours hantés l'un par l'autre, à qui ils ont une foi à toute épreuve. Les personnages ne sont pas égoïstes, donc leur amour ne l'est pas non plus. Il n'apparaît pas comme un amour de jeunesse, bien que les protagonistes soient bien jeunes, et c'est bien ce qui prouve la maturité de l'oeuvre. Day et June, ce sont deux personnes qui n'ont pas besoin d'être ensemble pour être ensemble. C'est beau, et c'est fort. Des héros à la hauteur de ce que nous offre l'auteur.

"I've been searching a long time for something I think I lost."

 

La fin est... Magistrale. Y a  pas d'autres mots. Sublime.

"Can't we go back to page one and do it all over again ?"

 

Loin d'être toute noire ou toute blanche, parce que toujours aussi travaillée. Marie Lu met ce qu'il faut, là où il faut, et doser la mesure de tute chose. Marie Lu nous fait ressentir toutes les émotions de ses personnages comme si c'était nous. C'est rare qu'il livre me fasse pleurer, mais si c'est le cas, c'est qu'il en vaut vraiment, vraiment la peine, et ç'a été le cas de Champion. 

Et de Prodigy. Et de Legend. Parce que la triloigie dans son intagralité est géniale.

Je ne vous conseillerai jamais assez cette saga, et je n'aurai certainement jamais des mots suffisament forts et suffisament puissants pour lui rendre hommage. 

Lui dire au revoir, c'est affreux. 

Mais ça en valait la peine. Tout dans cette trilogie en valait la peine. Alors merci Marie Lu

Merci ♥

 

       

“You drive me insane June. You're the scariest, most clever, bravest person I know, and sometimes I can't catch my breath because I'm trying so hard to keep up. There will never be another like you. You realize that, don't you? Billions of people will come and go in this world, but there will never be another like you.”

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Chronique littéraire : Legend, tome 2, "Prodigy" par Marie Lu

Publié le par Wendy&Belle

Editions Putnam, parût en 2013, lecture VO.

Résumé : "After escaping frm the Republic's stronghold of Los Angeles, June and Day arrive in Vegas just as the unthinkable happens: the Elector Primo dies, and his son Anden takes his place. With the Republic edging closer to chaos, the pair joins a group of Patriot rebels eager to help Day rescus his brother and who offer them passage to the Colonies. The Patriots have only one request_ June and Day must assassinate th new Elector. It's the chance to change the nation, to give voice to a people silence for too long. But as June realizes this Elector is nothing like his father, she's haunted by the choice ahead. What if Anden is a new beginning ? What if revolution must be more than loss and vengeance, anger and blood ? What if the Patriots are wrong ? "

                                                                                                                                                                      

Résumé de ce livre en trois phrase : Ce livre est trop intense. Ce livre est trop captivant.

Ce livre m'a brisé le coeur. Mais de quelle magie est faite la plume de Marie Lu pour qu'elle parvienne à me toucher comme ça ?! 

Ce bouquin est tout. Autant vous le dire tout de suite, il y a tout dedans. L'action, la politique, la réflexion... Day et June.                                                         (La chronique du tome 1)

Day et JunePourqoi me faites vous ça ? 

J'adore June. Elle est intelligente, logique, agile, rapide... Fait ce qu'il faut. Son ingéniosité me fascine toujours autant. De plus, dans ce tome, on lui trouve une certaine maladresse dans les choses qu'elle ne connaît pas encore, et dans ses faiblesses, on ne l'aime qu'encore plus. Parce que ça met ses forces encore plus en valeur.

J'adore Day. En fait, June fait confiance à sa raison, Day fait confiance à son coeur. Et les deux ensemble forment un tout... Qui se complète. Dans ce tome, on sent bien la différence de rang entre les deux personnages. En effet, elle vient de l'élite, il vient des quartiers pauvres. Forcément, ça créé quelques... inconforts. On se sent mal pour les deux. Encore une fois, je ne sais pas comment c'est possible d'être autant touché par les sentiments d'un personnage que de l'autre, ni comment c'est possible de comprendre leurs moindres mouvements. 

 

(Parce que oui, dans ma tête, Day et June ressemblent à ça...)

Dans ce second tome, l'auteur développe à mille pourcent son univers dystopique, son contexte politique. Et wow. Contrairement aux trois quarts des romans dystopiques de ces quelques dernières années, je trouve que cette dystopie est vraiment différente, parce qu'elle est faite d'un réalisme incroyable : Il n'y a pas d'un côté le méchant despote, de l'autre les nobles rebelles. Ici, c'est plus compliqué et complexe que ça. Ici, la source des problèmes est plus difficile à cerner, et les solutions envisagées sont plus réfléchies qu'une simple... Révolution anarchique, si je puis dire. J'ai adoré comment l'auteur a su gérer alterner parole, réflexion, et action, utiliser le bon élément au bon moment. Les personnages secondaires ont tous un vrai rôle, et ne sont pas là pour juste décorer, ou donner du piquant, c'est ce qui rend l'écriture de Marie Lu si efficace. 

Et avec tout ça, ce livre m'a brisé le coeur. En fait, je l'ai pratiquement dévoré en une après-midi, et quand je touchais à la fin... Déjà, je ne voulais pas déjà y être, car je voulais que ça continue, encore et encore. Cependant, comme deux cents pages ne se sont pas magicalement rattachées à la reliure du bouquin, je suis parvenue à cette fin. Alors, forcément, je l'ai lu.

Et relu. Puis, j'ai fermé le livre. Et j'ai voulu pleurer, mais pleurer... 

Ce livre (cette saga) est un raz-de-marrée émotionnel. Comme je l'ai dit, il y a tout. Tout, mais tout. Tout pour nous faire traverser un arc-en-ciel d'émotions. 

Je vous recommande tellement, tellement, mais tellement cette saga... En fait, si je devais recommander une saga dystopique parmis toutes les autres... Ce serait celle là que je choisirais.

Maintenant, je trépide d'impatience à l'idée de lire le tome 3, et à la fois, je n'en ai pas du tout, mais alors pas du tout envie. Parce que je sais qu'après, ce sera fini.

Et j'aime bien trop cette saga pour lui dire au revoir tout de suite.

Day, the boy from the streets with nothing except the clothes on his back and the earnestness in his eyes, owns my heart.
He is beauty, inside and out.
He is the silver lining in a world of darkness.
He is my light.

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Chronique littéraire : "Legend" by Marie Lu

Publié le par Wendy-Belle

Editions Penguin Books (collection Speak) , parût en 2013, première parution en 2011.

Lecture VO.

 

Résumé :  "June est un prodige. À quinze ans, elle fait partie de l'élite de son pays. Brillante et patriote, son avenir est assuré dans les hauts rangs de l'armée. Day est le criminel le plus recherché du territoire. Né dans les taudis qui enserrent la ville, il sévit depuis des années sans que les autorités parviennent à l'arrêter.
Issus de deux mondes que tout oppose, ils n'ont aucune raison de se rencontrer... jusqu'au jour où le frère de June est assassiné. Persuadée que Day est responsable de ce crime, June se lance dans une traque sans merci... Mais est-elle prête à découvrir la vérité ?"

                                                                                                                                                         

Dieu du ciel ! 

Qu'est ce qui se passe. D'habitude, on lit des livres, on les aime, on les aime pas. Quelques fois, on les déteste. D'autres fois, on les adore. Mais généralement, ce sont des réactions alternées entre elles. Mon avant dernière lecture ayant été un coup de coeur, je m'attendais à avoir à patienter longtemps avant d'en avoir un autre. Comment se fait-il que ç'a ait été si rapide ? 

On va faire une liste du pourquoi, du comment : 

  • June 
  • Day

Parce que oui, je suis plus ou moins tombée en extase devant les personnages principaux.

(Comment j'imagine la façon de parler de Day...)

June est un prodige, mais d'une façon tellement subtile et travaillée que ça m'a fasciné. Elle n'est pas prodige au sens où elle sait tout sur tout. Non. Elle observe tout, remarque tout, analyse tout, planifie tout, prend des décisions rapides et efficaces. Elle agit au nom de ce qu'elle croit être juste, (la République, donc.) Et quand elle commence à s'interroger... Elle se dit peut être que tout n'est pas aussi juste et idyllique que ce système veut bien le faire croire. C'est ce qu'elle apprend en se lançant notamment à la poursuite du criminel le plus recherché du pays, Day.

Day est parfait. Le criminel qui joue un peu les Robin des bois. A qui l'on découvre un sens de la justice différent de celle employée par la République. Une loyauté sans faille. Du génie. Beaucoup de compassion, aussi. De compréhension. Et on s'y attache. On s'y attache... On s'y attache d'autant plus qu'à travers ses rêves ou ses souvenirs, on découvre certaines parties de son passé. Et on se met à l'aimer d'amour. 

Evoluant tous les deux dans un système avec énormément de conflits internes, la police, l'armée, a une grande importance. Ce qui est intéressant, c'est de voir l'évolution de June par rapport à ceux pour qui elle travaille, la voir aller chercher plus loin que le bout de son nez. La voir faire preuve de compassion même dans le chagrin, même dans la haine. En conséquence du choc émotionnel qu'elle subit dans les premiers chapitres du livre, elle aurait pu se transformer en véritable monstre de violence. Mais non. Au contraire, elle fait plutôt preuve de recul. De sagesse, même. 

                   

 

“The memory fades, and I’m left hanging on to the ghosts of his
words.” 

Contrairement au Commander Jameson. Généralement, dans les livres, il y a toujours un personne antipathique. Un personnage qu'on déteste. Il y a a eut le Président Snow. Il y a eut la Chef des Erudits. Tout ce que vous voulez. Mais elle... Y a pas de mots pour dire à quel point je l'ai détesté. Plus que tous les autres, je pense. C'est peut être dû au fait qu'ayant adoré les personnages principaux, je ne pouvais que haïr ceux qui pouvaient leur causer du tord. Mais tout de même, tant de méchanceté, de violence, de désintérêt, de mépris... L'auteur a réellement réussit à travailler ses personnages. 

En fait, il n'y a qu'une seule chose sur laquelle je pourrait trouver à redire :

  • L'aspect politique n'est que mis en place. La dystopie est là, très bien menée, dans un rythme tellement bien tenu que ce livre m'a réellement volé mon sommeil, mais on ne sait pas vraiment ni pourquoi, ni comment s'est venu. 

En conclusion, ce coup de coeur est essentiellement dû aux deux personnages principaux, qui m'ont totalement conquise. Je n'ai rien trouvé à leur redire. Leurs réactions sont braves, mais réalistes. Ils ne s'étendent pas sur de longs discours de courage, ne s'étendent pas non plus sur leurs sentiments sur des pages et des pages. En fait, leur relation évoluait en même temps que leurs reflexions sur le système. Et c'était beau. Et cool, enfiiiin une romance qui ne dégouline pas. Que l'on a envie de suivre. Vraiment, c'est un livre que je recommande à 1000%.

(De plus, le niveau d'anglais est totalement abordable.)

Le seul soucis, c'est que maintenant j'attends juste de pouvoir me plonger (corps et âme) dans le tome 2. Comme pour The Giver. Sauf que je vais devoir être patiente. Et ça va être dur.

Très dur.

 

Livre lû dans le cadre du challenge Cold Winter 2014.

 

 

Day leans in toward me. He reaches up to touch my face. I can tell it still hurts him to use his fingers, and his nails are dark with dried blood. "You're brilliant," he says. "But you're a fool to stay wish someone like me."

I close my eyes at the touch of his hand. "Then we're both fools.”

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Chronique littéraire : "The Giver" (Le Passeur), by Lois Lowry

Publié le par Wendy-Belle

 

Edition Houghton Mifflin Harcourt, parût en 1993, lecture VO.

 

Résumé : "Le monde dans lequel vit Jonas est bien éloigné du nôtre : une société où la notion d'individu n'existe pas. Plus surprenant encore : ses membres ne ressentent rien. Ni amour ni haine viennent bousculer leur quotidien. Les gens ne meurent pas non plus. Ils sont "élargis". Tout comme le héros de cette histoire – un garçon de douze ans – le jeune lecteur brûlera de savoir ce qui se cache derrière ce terme si obscur."

                                                                                                                                                      

Oh, vous entendez ça ? Mais si, ce son, écoutez bien... Là, vous l'entendez ? Toujours pas ? Mais si, je vous assure, il y a quelque chose... Mais oui ! C'est une alerte, chef d'oeuvre ! 

Que vous dire sur ce livre... On en entend parler un peu partout depuis la sortie du film, j'imagine que je ne vous le présente pas pour la première fois, mais au risque de me mêler aux centaines d'autres avis qui fusent déjà sur la toile, je ne peux tout simplement pas garder ce que ce livre m'a fait ressentir pour moi, surtout quand on pense qu'internet est pour le partage. Alors, partageons !

Le début du livre est d'ores et déjà intéressant. On entre dés la première ligne dans une claire dystopie, où tout est organisé selon des règles bien précises, auxquelles tout le monde obéit. Si au début, tout semble à peu près normal, plus on avance, plus on se dit que quelque chose cloche. Et pour cause...

Il est important de rappeler que cette dystopie a été écrite en 1993, donc toutes les vagues dystopiques comme Hunger Games ou Divergente qui font fureur aujourd'hui étaient encore bien loin de voir le jour. La première différente que l'on peut noter, est que contrairement à bien des oeuvres où le titre désigne une personne (Harry Potter, la Voleuse de Livres, etc.), The Giver (ou le passeur version vf), ne désigne pas le personnage qu'on va suivre du début à la fin. Parlons en.

Le personnage de Jonas m'a tout de suite plû, sans trop savoir pourquoi, car au tout début des pages, on ne le connaît pas tant que ça, mais il dégage une sorte d'aura différente de celles des autres personnages. Cela dit, c'est une chose voulue par l'auteure, car : nous entrons dans un univers où tout est... Standard. Ici, pas de place pour l'originalité, la marginalité ou autre : Tout doit être pareil, similaire, personne ne doit se faire remarquer plus que les autres. Ce n'est pas tout à fait correct cependant, car il est clair que certains métiers (qu'ils ne choisissent pas mais qu'on leur attribu) sont plus honorifiques que d'autres et que certaines personnes  bénéficient de privilèges. Quand ce personnage vint à devenir "the receiver", celui qui va acquérir les souvenirs et aura le devoir de les conserver, il commence à évoluer, à s'interroger, à réfléchir. 

Et c'est là que repose toute l'essence du livre qui a un fond clairement philosophique. Sans trop rentrer dans les détails, de grandes questions sont posées : Doit-on préférer avoir une vie conforme à celle des autres, quitte à ne jamais connaître les sentiments qui vous font sentir vivant ? Devons nous bannir la souffrance au prix de ne jamais connaître la joie ? Devons nous condamner l'ensemble de sentiments qui mènent aux pires comme aux meilleures choses ? Devons nous nous résigner face à l'injustice pour nous assurer une vie confortable ? La prise de risques vaut-elle le coup, tout simplement ? 

La plus grande portée philosophique est bien sur la question du choix, car dans ce livre, les personnages n'en ont aucun. Tout est déjà choisi pour eux, de leur métier à leur compagnons, leurs enfants, la manière dont ils doivent les éduquer, leur façon de vivre, leur emploi du temps, les étapes de leur vie, jusqu'à la date de leur mort (quoi qu'elle semble être la seule chose qu'ils peuvent éventuellement demander.) Quand Jonas apprend qu'il y a plus, ou du moins qu'il y avait plus, si au début il se convainc de tout garder pour lui, peu à peu il se met à prendre ses propres décisions et ne plus se conformer au système, et essaiera même de faire ouvrir les yeux à ses proches sur le vrai monde dans lequel ils vivents (en vain, car ceux ci sont conditionné depuis leur naissance à ne jamais voir au delà de tout ce qu'on leur impose.) Il y a une bonne raison à ça : C'est que plus Jonas apprend son métier de "receveur de la mémoire", plus il gagne en sagesse. Il y a aussi une grande réflexion sur l'amour, et les émotions en général. 

 

 

Je dois avouer qu'une scène a réussi à me choquer, en la lisant je me suis vraiment sentie mal. Cependant, c'est ce qui nous fait bien comprendre que malgré la paix qui règne sur cet univers, tout va mal. Entre autres, ces scènes qui illustrent bien que quelque chose cloche sont entrecoupées par des scènes absolument magnifiques ou grandioses, malgré parfois leur noirceur. Je pense évidemment aux scènes qu'échangent Jonas et le Passeur, qui sont d'une force extraordinaire, de descriptions tellement subtiles que l'on voit ce que voit Jonas comme si nous étions celui à qui le Passeur donne ses souvenirs. 

Je ne saurais faire d'avis parfaitement clair et organisé sur cette oeuvre, car même si je l'ai apprécié dés le début, j'ai mis un peu de temps avant de ne plus pouvoir le lâcher. C'est bien au moment où Jonas n'est pas assigné mais selectionné que je me suis surprise à ne pas pouvoir le lâcher. C'est un livre qui m'a volé mon sommeil. Vraiment, je ne pouvais pas aller dormir sans savoir ce qui allait arriver à Jonas. De plus, dés la dernière page tournée, ma réaction a été "non non non non non!" Je ne voulais pas quitter ce livre, je voulais pas quitter ces personnages, et je n'ai qu'une envie, c'est d'acheter les trois autres tomes de suite, là, maintenant, et les enchaîner. C'est une impatience que je n'avais pas connu depuis la sortie des livres Hunger Games, et Dieu sait que je les ai adoré, ces livres... Bref, je ne peux que vous recommander de vous ruer dessus, car ç'a été un coup de coeur absolu. 

Ce livre faisait parti de ma PAL pour le challenge Cold Winter, et je suis bien contente de l'avoir commencé avec cette oeuvre. 

The worst part of holding the memories is not the pain. It's the loneliness of it. Memories need to be shared.

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Chronique littéraire : La sélection tome 2, 'L'Elite", par Kiera Cass

Publié le par Wendy-Belle

                                          

Edition Robert Laffont dans la collection R, paru en 2013.

Résumé : La Sélection de 35 candidates s'est réduite comme peau de chagrin, et désormais l'Élite restante n'est plus composée que de 6 prétendantes. L'enjeu pour ces jeunes filles ? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu'elles sont les mieux à même de monter sur le trône d'Illéa, alors que deux factions de rebelles veulent faire tomber la monarchie.

Pour America Singer, demeurer au palais est encore plus compliqué : ses sentiments envers Maxon viennent se heurter à l'amour qu'elle éprouve depuis l'enfance pour Aspen, garde royal qu'elle croise tous les jours dans les galeries, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales...

Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête du déclic qui changera à jamais le cours de sa vie...

Tout jeu comporte des règles, et les règles sont faites pour être transgressées.

                                                                                                                                                             

Pour faire un petit topo, le mois dernier, après avoir entendu parler à peu près partout sur internet de la trilogie "la Selection", de Kiera Cass, je me suis rendue dans une librarie pour me procurer le premier tome. Je dois dire qu'il m'avait plutôt deçue. J'ai souvent entendu dire que Divergente ressemblait beaucoup à Hunger Games, et en le lisant je me suis rendue compte que ça n'avait rien à voir. C'est en lisant le premier tome de la Selection qu'à ma grande surprise, j'y ai trouvé des ressemblences énormes. Ce point mis à part, même si le livre se lit vite et qu'on passe un assez bon moment, je l'avais trouvé ma foi fort simple, peut être trop simple. Je ne suis pas une fan des descriptions, mais on entre quand même dans un univers dystopique et qui plus est dans château royal, et j'aurais aimé pouvoir un peu me réperer. Malgré tout, j'ai voulu laisser sa chance au second tome.

Je tiens à dire que je l'ai bien plus apprécié que le premier.

J'ai beaucoup aimé l'aspect politique, j'espère que les régénats et leur intrigue sera plus exploité dans la suite, car dans ce tome cela part très bien. Les pages du journal de Gregory Illéa, je ne les ai pas venues venir, et j'ai trouvé cela extrêmement utile et judicieux. Pour ce qui est des personnages, si au début América ne m'inspirait pas grand chose, je dois dire que je l'apprécie beaucoup plus maintenant qu'elle commence à se rendre compte de certaines choses, et qu'elle se révolte contre l'injustice. Je l'ai trouvé beaucoup plus intéressante, même si j'aurais aimé un peu plus d'approfondissement dans ses reflexions, qui reste malgré tout assez en surface, dans mon opinion. Une chose cependant me tape sur le système avec ce personnage : C'est sa manie de changer d'avis toutes les deux minutes. Maxon, Aspen, Maxon, Aspen, Maxon, Aspen, à croire que ses sentiments changent tous les deux jours, et malheureusement quand ce côté "oui mais non j'ai besoin de temps blablabla" prenait le dessus sur l'aspect politique, j'avais tendance à vouloir la secouer comme un prunier en lui hurlant d'arrêter son délire.  J'ai trouvé le personnage de Maxon un peu moins plat que dans le premier tome, plus humain dans le sens où il n'est plus aussi "irréprochable", qu'il ne reste pas là planté à attendre qu'America daigne prendre une décision le concernant, et le fait qu'il commence à s'impatienter m'a bien plusn, car personnellement j'aurais depuis bien longtemps perdu patiente avec elle. Pour ce qui d'Aspen, je ne sais pas quoi dire, hormis le fait qu'il se croit tout permis. Je peux comprendre qu'America ne veuille pas le perdre, mais qu'elle joue de cette façon sur les deux tableaux, j'ai trouvé ça injustifiable. Je veux bien que dans ce système de castes, quand une personne se lie à une autre c'est censé durer toute une vie, mais tout de même, à mes yeux Aspen n'a été qu'une amourette d'adolescent qu'elle veut à tout prix sauvegarder alors qu'elle pourrait entretenir une relation bien plus mature avec Maxon. Enfin, ce n'est que mon avis. Ne déchainez pas les fangirls sur moi. 

Niveau personnage, j'aime également beaucoup le père d'America. Dans chacun de ses gestes transpire son amour pour sa fille et je dois dire qu'à sa place, je prenais bien souvent conseil auprès de lui.

(Ma réaction face au livre quand América change encoooore d'avis...)

Si j'ai aussi préféré ce tome deux, c'est parce que je l'ai trouvé plus esthétique, dans la façon de s'exprimer d'America ou de Maxon, qui sortent parfois de fort jolies phrases. 

Enfin, je ne peux m'empêcher de reprocher encore une fois le manque de description, qui m'a cependant moins dérangée que durant le premier volume. Les événements et les actions des personnages vont aussi un peu trop vite, je trouve, et ne sont pas assez développés. Là encore, ce n'est qu'une simple opinion personnelle, et l'action étant cependant à la fin plutôt prenante, je ne m'en suis pas trop offusquée. 

Cette fin m'a d'ailleurs assez surprise, je l'avoue, je me suis couchée très tard car je voulais savoir comment ça allait se terminer, et au final j'ai été plutôt contente. Je l'ai trouvé beaucoup moins prévisible que dans le premier tome, et à mon sens cela ouvre une belle possibilité pour le tome trois, qui j'espère saura en faire bon usage. En dépit de tout j'ai passé une agréable lecture, je ne vais surement pas tarder à me procurer le troisième et dernier tome de la série, afin de m'assurer que l'auteure aura su continuer sur cette lancée.

 

Ne pleurez pas, très chère. Je bannirais éternellement les larmes de vos yeux si cela m'était possible...

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