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fantaisie

Chronique littéraire : "Carry on", by Rainbow Rowell

Publié le par Wendy&Belle

Editions St. Martin's Griffin , publié en 2015. Lecture VO.

Résumé : "Simon Snow is the worst chosen one who’s ever been chosen.
That’s what his roommate, Baz, says. And Baz might be evil and a vampire and a complete git, but he’s probably right.
Half the time, Simon can’t even make his wand work, and the other half, he sets something on fire. His mentor’s avoiding him, his girlfriend broke up with him, and there’s a magic-eating monster running around wearing Simon’s face. Baz would be having a field day with all this, if he were here—it’s their last year at the Watford School of Magicks, and Simon’s infuriating nemesis didn’t even bother to show up."

                                                                                                                                                                                                                         

J'étais tellement, tellement, excitée de lire ce livre. 

Qu'est ce que c'était chouette !

Ce roman relate les aventures de Simon Snow et de Baz, deux protagonistes que nous avions à travers les fanfictions de Cath, dans Fangirl. La première chose sur laquelle je voudrais revenir est la suivante : Quelques petites choses m'ont dérangé dans ce roman, et l'on aurait tendance à les justifier par le fait que ce livre est sensé être une fanfiction.

Sauf que ce roman n'en est pas une.

Selon la définition Wikipédia, une fanfiction est "un récit que certains fans écrivent pour prolonger, amender ou même totalement transformer un produit médiatique qu'ils affectionnent, qu'il s'agisse d'un roman, d'un manga, d'une série télévisée, d'un film, d'un jeu vidéo ou encore d'une célébrité. Une fanfiction reprend, en les développant différemment, les thèmes classiques du scénario d'origine, le « canon ». Elle peut continuer l'histoire ("suite") en dévoiler l'origine ("prologue) ou encore « combler les béances du scénario »" L'auteur écrit une fiction. Cette fiction est seulement inspirée des personnages qui dans un roman extérieur à celle-ci, étaient utilisées dans une fanfiction. Ecrite par l'auteur même. Dans le cadre de sa fiction. Donc, pour moi, si des failles apparaissaient dans ce roman, le fait que ce roman soit sensé être une fanfiction n'est aucunement une excuse. D'ailleurs, ce serait dire que toutes les fanfictions ont des failles, et sous un certain angle, qu'elles n'ont pas de valeur. 

Dans tous les cas, j'ai trouvé ce roman très bon. Pour reprendre une pensée commune à tous, des éléments font clairement penser à Harry Potter, et je trouve que c'est un bel hommage à la saga. D'ailleurs, il est important de signaler que cette histoire va dans sa propre direction, et le fait très bien. J'ai au début beaucoup aimé la façon dont nous tombons dans une histoire sensée être déjà commencée, déjà développée. Simon connaît déjà la magie, les lieux, les personnages, sait déjà qui est son ennemi, et l'a déjà affronté. Toutefois, un peu plus loin dans l'intrigue, j'ai regretté que l'auteur ne s'adapte pas plus et ne développe pas un peu, surtout concernant la relation entre Simon et Baz. J'ai lu Fangirl, je l'ai adoré, et j'étais donc déjà attachée à ces deux personnages. En revanche, j'imagine que ceux qui n'ont pas lu Fangirl trouveront un certain manque, auront vraiment la sensation que certaines choses tombent comme un cheveu sur la soupe. Néanmoins, le naturel avec lequel les choses vont se faire est cependant très beau, il renferme toute la beauté, la timidité, tous ces sentiments que l'on ressent quand quelque chose que l'on a jamais imaginé nous tombe dessus sans prevenir.

Et puis sincérement, j'aime tellement Simon et Baz que même en ayant lu (et adoré) Fangirl, j'ai vraiment regretté que l'auteur ne les mette pas plus en scène ensemble. Cela est peut être dû au fait que Baz arrive relativement tard dans l'histoire. 

Le personnage que je n'ai clairement pas compris est celui d'Agatha. Je comprends l'influence que cette relation a eu sur le personnage de Simon, mais en tant que personnage, je n'ai eu aucune empathie envers elle. Elle ne m'apparaît même pas antipathique, et je trouve dommage que l'on se soit concentré sur elle et pas plus sur Baz. 

J'ai énormément ri en lisant ce livre, essentiellement grâce à son humour anglais très bien placé. D'ailleurs, j'espère que la traduction saura transcrire au mieux toutes les références au monde anglophone, car je pense sincérement qu'en version traduite il y aura une perte, comme je pense que certaines références sont si propres à ce monde qu'à moins d'y vivre ou de l'étudier, elles passeront à la trape. Il y a une certaine noirceur dans ce roman, un vocabulaire et un langage très adulte, ce qui est très appréciable. 

Sur le plan de l'intrigue, j'ai trouvé ce roman extrêmement complexe. Contrairement à beaucoup d'autres saga à caractère magique (oui, même celle à laquelle nous pensons tous), celui-ci laisse infiniment plus de choix à ses protagonistes, et beaucoup plus de réalisme sur leur caractère politique. En effet, nous sommes très loin d'un schéma manichéen, et cela fait énormément de bien. Plus encore, moi qui ai tant de mal avec les histoires de prophéties et d'élus, j'ai été extrêmement satisfaite en lisant ce roman. C'était extrêmement bien pensé, c'était très bien fait, c'était rafraîchissant.

Comme tous les romans de Rainbow Rowell j'ai l'impression.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. ♡

Sharing a room with the person you want most is like sharing a room with an open fire.

He's constantly drawing you in. And you're constantly stepping too close. And you know it's not good--that there is no good--that there's absolutely nothing that can ever come of it.

But you do it anyway.
And then...
Well. Then you burn.

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Chronique littéraire : "Tant que nous sommes vivants", par Anne-Laure Bondoux

Publié le par Wendy&Belle

Editions France Loisirs, parût en 2014.

Résumé"Nous avions connu des siècles de grandeur, de fortune et de pouvoir. Des temps héroïques où nos usines produisaient à plein régime, et où nos richesses débordaient de nos maisons. Mais un jour, les vents tournèrent, emportant avec eux nos anciennes gloires. Une époque nouvelle commença. Sans rêve, sans désir. Nous ne vivions plus qu'à moitié, lorsque Bo entra, un matin d'hiver, dans la salle des machines." Folle amoureuse de Bo, l'étranger, Hama est contrainte de fuir avec lui. Commence alors pour eux un fabuleux périple à travers des territoires inconnus. Leur amour survivra-t-il à cette épreuve ? Parviendront-ils un jour à trouver leur place dans ce monde ?"

                                                                                                                                                                                          

Petite confession : C'est la blogosphère (et Booktube) qui m'a convaincu de lire ce livre. 

Je ne sais pas pourquoi. Il m'a... attiré.

Ce qui est chouette, c'est que j'ai bien fait. Pourquoi, me direz-vous ?

Eh bien parce que ce roman est un vrai travail d'artiste. 

L'univers de ce livre est bien particulier : Etrangement proche de notre monde, tout en étant très loin - tout du moins, c'est l'impression qu'il m'a fait. Il est empreint d'une dureté très froide et d'une logique implaccable, que vient radoucir la chaleur de l'amour naissant entre les personnages de Bo et de Hama. 

Nous suivons ainsi cet amour, dans ses meilleures comme dans ses pires phases, et je dois dire que j'ai rarement vu un roman décrire aussi bien, aussi justement les alléas de l'amour. Le feu occupe une place très importante dans le récit, et en tant que métaphore, celui-ci décrit parfaitement la passion de ces deux amoureux. Magnifique.

Bien sur, cela est essentiellement dû grâce au talent d'écriture de l'auteur, dont la plume est dotée d'un lyrisme incroyable. C'est vraiment ce qui rend ce récit, que je rapprocherais vraiment du conte philosophique, aussi spécial et aussi beau. Il faut aussi noter que la magie présente dans cet univers est également sublime, mais je ne voudrais pas risquer de lui ôter son charme en en dévoilant davantage. 

Si je dis que je rapprocherais ce récit d'un conte philosophique, c'est essentiellement pour deux raisons : La première est que le mot d'ordre de ce récit est bien "apprendre". En effet, les protagonistes partent en ce que l'on peut considérer comme un voyage initiatique, et en sortent évidemment changés. La deuxième, est que l'on peut certainement lire de différentes façons ce roman, même si j'imagine que ce qu'il ressort principalement est l'importance de l'adaptation, de savoir trouver sa place, créer sa route ; mais aussi l'importance de la vie en société, avec les autres. 

Dans le fond comme dans la forme, ce roman est excellent, décrit, démontre, et défend tout ce qu'il a pour vocation de décrire, démontrer et défendre. Je n'ai rien à lui reprocher - je ne pourrais que signaler l'impression d'une certaine longueur aux trois quarts du roman, qui n'est très probablement que subjective. 

J'espère que vous vous lancerez si ce roman vous tente - j'espère qu'il saura vous transporter comme il m'a transporté.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

C'est un bébé d'automne, répondait Quatre. Elle ne craint pas l'obscurité, et elle sait vivre avec patience et lenteur, comme les ours.

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Chronique littéraire : "Une Braise sous la cendre", par Sabaa Tahir

Publié le par Wendy&Belle

Editions Pocket Jeunesse, parût en 2015.

RésuméJe vais te dire ce que je dis à chaque esclave qui arrive à Blackcliff : la Résistance a tenté de pénétrer dans l’école un nombre incalculable de fois. Si tu travailles pour elle, si tu contactes ses membres, et même si tu y songes, je le saurai et je t’écraserai." 
Autrefois l’Empire était partagé entre les Érudits, cultivés, gardiens du savoir, et les Martiaux, armée redoutable, brutale, dévouée à l’empereur. Mais les soldats ont pris le dessus, et désormais quiconque est surpris en train de lire ou d’écrire s’expose aux pires châtiments. Dans ce monde sans merci, Laia, une esclave, et Elias, un soldat d’élite, vont tout tenter pour retrouver la liberté… et sauver ceux qu’ils aiment.

                                                                                                                                                                                  

Après presque un mois d'absence, qu'est ce que ça fait du bien de revenir par ici !

Et pour faire bien les choses, est-ce qu'on ne se ferait pas un bouquin qui fait plutôt bien parler de lui ces temps-ci, hein ? Accumulant les coups de coeur ou les avis dithyrambiques, je n'ai pas eu l'occasion de lire la moindre chronique ne serait-ce que mitigée. 

Eh bien, il fallait bien que ça commence quelque part ! 

Je ne dis pas que ce livre est mauvais ou que mon moment de lecture a été désagréable, loin de là. Simplement, à la vue des thèmes sensés dominer dans le livre, je suis clairement déçue. Il est en effet ici question d'un peuple appelé les Erudits - ce n'est pas rien tout de même -, pouvant être à tout moment réduit en esclavage et même arrêté s'il se faisait surprendre à lire ou à écrire. Qui de mieux qu'un écrivain pour parler du sujet ? Cela aurait pu être une merveille.

Si seulement cela était abordé un peu plus que sur les dix premières pages sur les cinq cent trentes au total, et encore, de manière rapide et assez superficielle. Ici, lire et écrire (ainsi que compter) sont des activités décrites comme de simples capacités - désormais illégales et donc proscrites, qui se perdent... Elles se trouvent réduites à n'être que potentiellement utile, pour compter des marchandises ou lire des lettres de commande, en tout cas avec un but pratique. Je crains d'employer le terme jamais, donc je dirais que la passion ardente que suscite les mots et leurs pouvoirs, si elle est jamais mentionnée - ce dont je doute sérieusement - l'est si peu que je ne parviens même pas à m'en souvenir. A partir de là, le peuple des Erudits pourraient être n'importe quel peuple, pourrait porter n'importe quel nom, car rien ne les définit comme tels. 

Ensuite, concernant l'intrigue, malgré qu'elle elle m'ait souvent faite penser à l'excellente saga Legend, m'a parût assez peu originale et très répétitive. Si je n'irais pas jusqu'à la qualifier de fade, j'irais jusqu'à dire assez niaise, au final. Certes, il y a de la violence, un language parfois grossier et vulgaire... Mais il y aussi un triangle amoureux (peut être même un losange amoureux) sortant de nulle part, du genre coup de foudre, de grands et nobles sacrifices pour des gens qu'on le connaît depuis moins de dix jours, mais surtout une énième histoire d'élus. 

J'ai réellement du mal à entrer dans ce genre de trame, et encore plus quand les personnages ne font rien - rien pour mériter ce titre d'élu, dont ils ne veulent évidemment jamais, ni pour faire avancer les choses, en bref, des personnages qui se contentent plus de subir que d'agir. Car oui, même si Laia et Elias font évidemment des tas de choses durant cette histoire, ils ne prennent au final que très peu de décisions importantes et attendent plus au moins que tout se passe - et cela n'accentue en rien un quelconque destin tragique ou une quelconque ironie dramatique. J'ai également du mal avec la trame des épreuves à surmonter, non seulement car nous savons tous à coup sur qui sera toujours là lors de la dernière, mais aussi car l'on s'attend tous forcément à un incroyable retournement de situation. 

J'ai encore plus de mal avec le personnage de Laia, qui n'a rien de particulier en elle, et n'accroît pas en spécifité au fil du roman. On peut ici m'opposer que justement, cela la rend plus humaine, plus crédible qu'une super héroïne que rien ne brise - Certes, je peux l'entendre. Il n'empêche que ça n'a pas collé avec moi. Au lieu de grandir en force et en maturité au fil des épreuves qu'elle doit surmonter, celle-ci au contraire semble prendre le courant inverse et s'affaiblir, au profit d'Elias, qui jouera principalement les chevaliers en armure. C'est bien là que se trouve mon problème : La femme est bien trop représentée comme faible, les trois principaux contre exemples à  cet argument sont la Commandante, femme monstrueuse, La Lionne, qu'on ne connaît que par les fables des protagonistes, et Helene, qui finalement se retrouve affaiblie elle aussi par l'amour qui la consumme. Ainsi, même quand Elias n'endosse pas le rôle du sauveur miraculeux, Laia n'en prend pas avantage, car c'est la niaiserie qui prend le dessus, et c'est normal, puisque l'intrigue sur déroule sur bien trop peu de temps, et de manière bien trop superficielle, vue et revue. L'auteur n'entre pas au coeur du coeur de ses personnages, et n'écrit que des sentiments qui vont de soi naturellement, et qui, même de manière stylistique, ne brille réellement pas. Si le titre pourrait convenir à Elias, où une réelle étincelle, un désir de liberté brûle vraiment en lui, en ce qui concerne Laia... Ce n'est vraiment pas ça, et ce titre irait beaucoup plus à des personnages tels que celui d'Izzy ou de Sana. 

Qui plus est, si l'univers en lui-même regorge de potentiel, celui-ci n'est que très peu abordé et de façon très brouillonne, s'étend sur trop de choses à la fois sans pour autant approfondir quoi que ce soit. 

En soi, ce livre a de très bonnes idées, mais ne va pas au bout et reste à la surface des thèmes qu'il traite. Vraiment, dommage. Il n'en reste pas toutefois pas moins divertissant.

 

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

Je n'ai pas besoin de croire au surnaturel quand une réalité bien pire erre la nuit.

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Chronique littéraire : "Wicked" par Gregory Maguire

Publié le par Wendy&Belle

Editions Bragelonne, parût en 2011, première parution en 1995.

Résumé : "Dans Le Magicien d'Oz, le grand classique de L. Frank Baum, Dorothy triomphe de la Méchante Sorcière de l'Ouest... mais nous ne connaissons qu'une partie de l'histoire. Qu'en est-il de son ennemie suprême, la mystérieuse Sorcière ? D'où vient-elle ? Comment est-elle devenue si méchante ?"

                                                                                                                                                                                 

J'aimerais tellement rencontrer Gregory Maguire.

J'aimerais tellement pouvoir décortiquer son cerveau à la recherche du moment où toute cette intrigue s'est mise en place dans sa tête au moment de sa lecture du Magicien d'Oz. J'aimerais tant savoir comment le processus littéraire s'est mis en place... (ça paraît assez gaure écrit comme ça... Mais le conte l'est de base, donc c'est assez adapté.)

Parce que... Wow ! Quelle réécriture !

Quel talent indéniable d'écriture !

Je ne suis certainement pas la lectrice de fantaisie la plus assidue, et donc certainement pas la plus calée sur le sujet, mais ce roman me paraît être une pépite. L'auteur a construit un monde si dense, si complexe, si complet qu'il me paraît impossible à résumer. Ce n'est certainement pas un roman à mettre entre les mains des plus jeunes - bien que cela leur ferait sûrement du bien - non seulement parce que certaines scènes peuvent choquer certaines sensibilités, mais également et surtout parce qu'un cerveau trop jeune ne saurait saisir pleinement les enjeux de cette lecture.

Le Magicien d'Oz, l'original, bien au delà de la simple histoire pour enfant qu'on en fait aujourd'hui, est la grande métaphore d'une époque bien précise de l'histoire américaine, et donc évidemment propice à la politique. 

Il est évident  Maguire a très bien su cerner apparement cela, car c'est l'un - si ce n'est le - sujet principal du livre.

On y retrouve, à mon sens, énormément de thèses et d'opinions de divers partis, plus ou moins récents, et c'est extrêmement intéressant de voir comment certaines choses, dans un concept de fantaisie, nous sautent aux yeux sous ces formes, mais nous échappent complétement dans notre quotidien.

L'autre sujet principal est la question cruciale du Bien et du Mal, et toute la philosophie qui en découle nous est principalement délivrée par le personnage principal de l'oeuvre : Elphaba, une jeune fille à la vie bien difficile car née verte et surtout dotée de la capacité de penser. Elle s'intéresse énormément à ces questions politiques, s'y implique intensément, au point de la faire passer avant tout autre chose. Celle-ci s'interroge donc énormément quant à ce qu'est le Bien et ce qu'est le Mal, elle-même cherchant désespérement à faire quelque chose de bien tout en étant convaincue de ne pas être dotée d'une âme. Nous ne pouvons que sympatiser avec elle, à la vue de ce que les autres peuvent lui faire subir, la considérer, y compris les membres de sa propre famille. Elphaba est une femme à la capacité de réflexion immense et d'une force extrême, et tout ce que la relie avec la vision que l'on a d'elle à travers le Magicien d'Oz est très bien manié - Sans compter le fait que l'auteur a un style de description et d'analyse parfait pour une oeuvre de fantaisie de cette envergure.

Je conseille évidemment ce livre massif à tous ceux qui en seraient intéressés - Je ne peux concevoir le fait que l'on puisse ne rien retenir de cette livre.

La seule chose qui m'a peut être surprise fût le fait que ce roman ayant inspiré l'excellente comédie musicale Wicked (l'un des plus grands succès de Broadway, au passage), qui traite de l'amitié, de la détermination, des valeurs sociales et de la force qu'à Elphaba de tracer son propre chemin, je m'attendais à y retrouver quelques traces ici. Ce ne fût pas tellement le cas - la comédie part sur un tout autre chemin - Elle reste tout de même excellente, sans doute la plus belle, la plus travaillée, la plus réfléchie qu'il m'ait été donné de voir. 

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

 

La vérité sur le Mal, dit la Sorcière, n'a rien à voir avec ce que vous avez dit. Vous n'en percevez qu'un aspect - l'aspect humain, disons - et le côté éternel reste dans l'ombre. Ou vice versa. C'est comme la vieille énigme : à quoi ressemble un dragon dans son oeuf ? Personne ne peut répondre, car dés que vous cassez la coquille, le dragon n'est plus dedans. Le vrai drame de cette question, c'est que la nature du Mal est secrète.

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