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fantastique

Chronique littéraire : "Lux : Obsidienne", par Jennifer L. Armentrout

Publié le par Wendy&Belle

Editions J'ai lu, publié en 2014.

RésuméQuand Katy déménage dans un coin paumé de Virginie-Occidentale, elle s'attend à tout sauf rencontrer des voisins de son âge. Déception, Daemon Black a beau être canon et avoir une sœur jumelle adorable, il n'en est pas moins insupportable et arrogant !
Lorsque Kat se rend compte que tout le monde semble fuir la famille Black, elle voit d'un autre oeil la froide suffisance de Daemon. Pourra-t-elle encore l'éviter quand tout lui crie de s'en approcher ?

                                                                                                                                                                                          

Que dire d'un livre comme Lux ?

Enfin, que dire que l'on aurait pas dit sur tous ces livres du genre ?

On ne va pas se mentir : Ce livre ne brille (haha, brille. Vous comprendrez si vous lisez ce livre.) pas par son originalité. Il suit même grandement le schéma d'une romance que l'on connaît bien, que l'on connaît même trop bien. Vous savez, la jeune fille ordinaire, banale, a la vie plutôt plate, qui débarque dans une bourgade un peu paumée alors qu'elle vient de la grande ville, et qui tombe sur le garçon mystérieux au secret fantastique, et qui pour une raison ou pour une autre, s'avère être spéciale à leurs yeux, au point qu'ils voudront évidemment la protéger... Bref. Vous connaissez le schéma.

Ce livre ne brille pas non plus par son style : L'écriture est très fluide, mais n'est pas particulièrement recherchée, travaillée, plutôt répétitive, tant dans ses propres phrases que dans des phrases que l'on connaît par coeur - vous savez, le désir implaccable que la jeune fille ressent pour le mauvais garçon insupportable mais pour lequel, contre sa propre volonté, elle ne peut s'empêcher de penser. Plus encore, elle manque cruellement de description, et les moments où elle s'y risque sont assez flous, assez approximatifs, et très courts. L'auteur se concentre sur ce qu'elle a dire pour faire avancer l'histoire, et c'est dommage, car si le fond d'un roman est bien sûr essentiel, la forme compte tout autant, si ce n'est plus. Quand on pense au fait que ce n'est déjà pas très original comme histoire, c'est d'autant plus dommage. 

Le fantastique de cette histoire est un fantastique auquel je ne connais pas grand chose, je l'admets, toutefois, je ne peux pas non plus dire que celui-ci est particulièrement original non plus, pour la simple et bonne raison que je suis une grande, grande fan des Simpson, et que cela m'a cruellement fait penser à un certain épisode - qui m'a d'ailleurs traumatisé étant plus jeune -, lui-même inspiré d'une certaine série qui est probablement la base du genre. C'est assez flou dit comme ça, je le sais bien, mais le fantastique de ce livre n'étant pas clairement exprimé, je ne veux pas prendre le risque de vous spoiler, - et étant donné que les Simpson comptabilisent environ cinq-cent quatre vingt deux épisodes (pour mon plus grand bonheur), je ne prends pas de grands risques en faisant allusion à l'un d'eux. (Pour les plus curieux, il s'agit de l'épisode 10 de la saison 8, mais allez voir ne serait-ce que le titre vous mettra sur la voie, sachez le.) Aussi, ce fantastique étant sensé être un secret, j'ai trouvé exagéré la façon dont tous les protagonistes se plaisaient à en parler devant Katy alors que celle-ci ne doit absolument pas être au courant.

Les personnages, comme vous pouvez-vous en doutez, sont très clichés et stéréotypés. Nous sommes face à une Bella bis, du charmant nom de Katy, banale avec une vie plate, pourtant prête à tout pour protéger cette étrange famille vivant juste en face de chez elle, y compris au mauvais garçon arrogant, grossier, mais évidemment plus que magnifique, "un dieu sur terre", comme elle le décrit elle-même, plus fort et puissant que n'importe qui, et qui fait naître une forte tension sexuelle chez notre chère héroïne. Ce personnage, du nom de Daemon, apparaît clairement comme détestable mais se trouve évidemment doté de qualités rédemptrices aux yeux de Katy, comme l'amour inconditionnel qu'il porte à sa soeur, Dee, qui est elle très simple, très lisse, juste scandaleusement sympathique et adorable. Ce roman est également rempli de personnages secondaires qui ne sont absolument pas développés, totalement plats, juste présents pour renforcer la tension existant entre Daemon et Katy. 

Ce qui pourrait rendre le personnage de Katy intéressant aurait pu être le fait qu'elle est une bloggeuse littéraire. Pourtant, à aucun moment elle ne fait allusion à un seul livre. Ou à la littérature. Ou à pourquoi elle rit autre que pour évidemment s'échapper de la réalité. Ce n'est que son hobby principal, sur lequel on ne s'attarde jamais. Je veux dire, quand on écrit un personnage passionné par la littérature, en tant qu'écrivain, ça donne envie d'utiliser ce trait pour parler de cette passion, non ? Pour moi, c'est un sérieux bémol de ne pas avoir saisi ce potentiel. 

A y regarder de plus près, je me rends compte que je ne trouve pratiquement aucun point positif à ce roman. Pourtant, je n'ai pas pu le lâcher. Je l'ai dévoré. Il faut avouer que c'est vraiment très simple à lire, et qu'il est donc terminé très vite. Mais l'écriture s'avère être addictive, ou en tout cas, elle m'a happé dans son histoire, et je voulais savoir ce qui allait arriver, même si honnêtement, je savais déjà plus ou moins ce qui allait arriver, car l'auteur nous met tout de même cruellement sur la piste. Pour une raison que j'ignore - non pour une raison que je connais parfaitement - ce bouquin a fonctionné sur moi : Je sortais de deux semaines de partiels, dont un de huit heures trente, et lire ceci juste après, qui ne nous prend absolument pas la tête tant l'auteur n'a clairement pas dû se creuser la tête pour l'écrire, m'a fait énormément de bien. Enfin, je pouvais me plonger dans un bouquin sans culpabiliser de ne pas réviser. Enfin, j'avais le temps de me poser et passer des heures à lire si je le voulais. C'était une sensation tellement agréable que je l'ai lu jusqu'à tard dans la nuit, et même une fois en plein milieu de la nuit, après m'être réveillé, et juste avant de me rendormir. A ce moment là, c'était bien. C'était très bien.

En conclusion, j'ai beaucoup apprécié ce bouquin rempli de défauts, car il m'a fait du bien au moment où j'en avais clairement besoin. Par honnêteté, je ne peux pas dire qu'il était mauvais. Je suis même sûre de lire la suite, tant il m'a fait du bien. Toutefois, je ne suis pas sûre que j'aurais apprécié de la même façon ce livre si je ne l'avais pas lu à ce moment là. 

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. ♡

- Question suivante, exigea-il.
- Pourquoi es-ce que tu es un connard ?
- Tous le monde excelle dans un domaine, pas vrai ?
- Et tu fais du très bon boulot.

Depuis mon arrivée ici, je n'avais pas pu mettre à jour mon blog littéraire. J'avais l'impression d'avoir été amputée d'un membre.

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Chronique littéraire : "Carry on", by Rainbow Rowell

Publié le par Wendy&Belle

Editions St. Martin's Griffin , publié en 2015. Lecture VO.

Résumé : "Simon Snow is the worst chosen one who’s ever been chosen.
That’s what his roommate, Baz, says. And Baz might be evil and a vampire and a complete git, but he’s probably right.
Half the time, Simon can’t even make his wand work, and the other half, he sets something on fire. His mentor’s avoiding him, his girlfriend broke up with him, and there’s a magic-eating monster running around wearing Simon’s face. Baz would be having a field day with all this, if he were here—it’s their last year at the Watford School of Magicks, and Simon’s infuriating nemesis didn’t even bother to show up."

                                                                                                                                                                                                                         

J'étais tellement, tellement, excitée de lire ce livre. 

Qu'est ce que c'était chouette !

Ce roman relate les aventures de Simon Snow et de Baz, deux protagonistes que nous avions à travers les fanfictions de Cath, dans Fangirl. La première chose sur laquelle je voudrais revenir est la suivante : Quelques petites choses m'ont dérangé dans ce roman, et l'on aurait tendance à les justifier par le fait que ce livre est sensé être une fanfiction.

Sauf que ce roman n'en est pas une.

Selon la définition Wikipédia, une fanfiction est "un récit que certains fans écrivent pour prolonger, amender ou même totalement transformer un produit médiatique qu'ils affectionnent, qu'il s'agisse d'un roman, d'un manga, d'une série télévisée, d'un film, d'un jeu vidéo ou encore d'une célébrité. Une fanfiction reprend, en les développant différemment, les thèmes classiques du scénario d'origine, le « canon ». Elle peut continuer l'histoire ("suite") en dévoiler l'origine ("prologue) ou encore « combler les béances du scénario »" L'auteur écrit une fiction. Cette fiction est seulement inspirée des personnages qui dans un roman extérieur à celle-ci, étaient utilisées dans une fanfiction. Ecrite par l'auteur même. Dans le cadre de sa fiction. Donc, pour moi, si des failles apparaissaient dans ce roman, le fait que ce roman soit sensé être une fanfiction n'est aucunement une excuse. D'ailleurs, ce serait dire que toutes les fanfictions ont des failles, et sous un certain angle, qu'elles n'ont pas de valeur. 

Dans tous les cas, j'ai trouvé ce roman très bon. Pour reprendre une pensée commune à tous, des éléments font clairement penser à Harry Potter, et je trouve que c'est un bel hommage à la saga. D'ailleurs, il est important de signaler que cette histoire va dans sa propre direction, et le fait très bien. J'ai au début beaucoup aimé la façon dont nous tombons dans une histoire sensée être déjà commencée, déjà développée. Simon connaît déjà la magie, les lieux, les personnages, sait déjà qui est son ennemi, et l'a déjà affronté. Toutefois, un peu plus loin dans l'intrigue, j'ai regretté que l'auteur ne s'adapte pas plus et ne développe pas un peu, surtout concernant la relation entre Simon et Baz. J'ai lu Fangirl, je l'ai adoré, et j'étais donc déjà attachée à ces deux personnages. En revanche, j'imagine que ceux qui n'ont pas lu Fangirl trouveront un certain manque, auront vraiment la sensation que certaines choses tombent comme un cheveu sur la soupe. Néanmoins, le naturel avec lequel les choses vont se faire est cependant très beau, il renferme toute la beauté, la timidité, tous ces sentiments que l'on ressent quand quelque chose que l'on a jamais imaginé nous tombe dessus sans prevenir.

Et puis sincérement, j'aime tellement Simon et Baz que même en ayant lu (et adoré) Fangirl, j'ai vraiment regretté que l'auteur ne les mette pas plus en scène ensemble. Cela est peut être dû au fait que Baz arrive relativement tard dans l'histoire. 

Le personnage que je n'ai clairement pas compris est celui d'Agatha. Je comprends l'influence que cette relation a eu sur le personnage de Simon, mais en tant que personnage, je n'ai eu aucune empathie envers elle. Elle ne m'apparaît même pas antipathique, et je trouve dommage que l'on se soit concentré sur elle et pas plus sur Baz. 

J'ai énormément ri en lisant ce livre, essentiellement grâce à son humour anglais très bien placé. D'ailleurs, j'espère que la traduction saura transcrire au mieux toutes les références au monde anglophone, car je pense sincérement qu'en version traduite il y aura une perte, comme je pense que certaines références sont si propres à ce monde qu'à moins d'y vivre ou de l'étudier, elles passeront à la trape. Il y a une certaine noirceur dans ce roman, un vocabulaire et un langage très adulte, ce qui est très appréciable. 

Sur le plan de l'intrigue, j'ai trouvé ce roman extrêmement complexe. Contrairement à beaucoup d'autres saga à caractère magique (oui, même celle à laquelle nous pensons tous), celui-ci laisse infiniment plus de choix à ses protagonistes, et beaucoup plus de réalisme sur leur caractère politique. En effet, nous sommes très loin d'un schéma manichéen, et cela fait énormément de bien. Plus encore, moi qui ai tant de mal avec les histoires de prophéties et d'élus, j'ai été extrêmement satisfaite en lisant ce roman. C'était extrêmement bien pensé, c'était très bien fait, c'était rafraîchissant.

Comme tous les romans de Rainbow Rowell j'ai l'impression.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. ♡

Sharing a room with the person you want most is like sharing a room with an open fire.

He's constantly drawing you in. And you're constantly stepping too close. And you know it's not good--that there is no good--that there's absolutely nothing that can ever come of it.

But you do it anyway.
And then...
Well. Then you burn.

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Chronique littéraire : The Mortal Instruments, tome 6, "City of Heavenly Fire", by Cassandra Clare

Publié le par Wendy&Belle

Editions Walker Books, parût en 2014. Lecture VO.

Résumé : "Les ténèbres s'abattent sur le Monde Obscur. Le chaos et la destruction se propagent à une vitesse terrifiante. Clary, Jace, Simon et leurs compagnons rassemblent leurs forces pour faire face au démon le plus puissant qu'ils aient jamais affronté : Sébastien, le frère de Clary. Rien ne semble pouvoir l'arrêter. L'unique espoir de l'anéantir se trouve au coeur du Royaume des Démons. Mais, pour les Chasseurs d'Ombres, ce voyage exige de lourds sacrifices. La quête s'annonce plus difficile que jamais..."

                                                                                                                                                        

Chère saga que j'aimais tant, pourquoi m'as-tu fait ça ... ?

Je suis tellement, mais tellement désolée d'avoir à écrire une chronique aussi négative concernant cette série, surtout le tome décisif, celui qui termine tout. Sur le point final, celui que nous attendions tous. J'avais tant et tant aimé le cinquième livre, que je me faisais une réelle, une pure joie de me plonger dans celui-ci. 

Pour dire à quel point ce livre m'a déçu - et trahit, même, tant j'en espérais -, je dirais qu'il attend un tel niveau que j'aurais préféré qu'il ne voit jamais l'intérieur d'une imprimerie.

C'est dur, je sais. Mais j'étais tellement en colère !

Voyez ? Ceci a été moi après l'avoir terminé.

Premièrement, j'ai été aigrie dés le début du roman de trouver autant d'aspects aussi superficiels. Le genre de passages "Que vais-je offrir à mon petit ami pour Noël" n'est clairement pas passé avec moi tant cela était peu pertinent, et ne semble avoir pour pur que rendre le roman plus épais. 

L'univers des Chasseurs d'Ombres est large et complexe, certes. J'ai été conquise par les cinq premiers tomes et par tous les personnages. Le fait qu'il y ait beaucoup de storyline n'est pas un problème en soi. Le problème vient quand ces storylines n'amènent à rien (hormis rendre le roman un peu plus épais.) De ce fait, toute l'intrigue sur Emma et Julian m'a parût non seulement non essentielle, mais en plus tellement peu intéressante. Je ne voyais sincérement pas l'intérêt d'introduire une nouvelle ligne directrice narrative sur autant de nouveaux personnages à ce stade de la saga, surtout pour qu'elle compte si peu au final. De même, j'ai trouvé que l'intrigue tournant autour de Maia était de trop, et aurait clairement pu être raccourcie, ou mieux, ne pas exister du tout. 

J'ai été ébahie de voir à quel point l'auteure se répétait dans ce tome, non seulement des pages que l'on venait de lire, mais aussi rabâcher des choses déjà établies dans les autres tomes. Quel est l'intérêt  de revenir sur des choses déjà clotûrées dans les volumes précédents, gommant ainsi tout aspect d'évolution, hormis rendre le roman plus épais ? Exemple le plus évident : Pourquoi faut-il encore et encore toujours douter de l'histoire que vivent Simon et Isabelle ? Pourquoi faut-il encore douter des comportements de Clary et de Jace ? Pourquoi retourner sur un schéma où les deux tourtereaux se demandent s'ils peuvent être ensemble malgré la force virulente de leur amour ?

Toute l'intrigue tournant autour de la quête pour retrouver Sebastian en Enfer m'a totalement ennuyé. Toutes ces pages tournant autour des rêves des protagonistes n'apportent rien, pour la simple et bonne raison que tout ce qu'elles pourraient apporter a déjà été apporté dans le tome précédent. 

Le seul moment où j'ai suivi avec envie les péripéties fut le moment de la confrontation finale entre Sebastian et la team gentil, évidemment, même si cela n'avait franchement rien d'innovateur non plus. J'ai néanmoins trouvé cela approprié, alors je ne vais pas m'étaler sur ce point. En revanche, toutes les pages qui suivent m'ont à nouveau plongé dans un ennui sans fin. 

Aussi, puisqu'il faut en parler... Chère saga, qu'as tu fait à mon bien aimé Simon ? Cette fin fait étrangement écho à la fin du film Le petit vampire... ( surlignez pour lire et savoir, petits curieux) Coeincidence ?

 

Oui, je me suis reconnue dans ce gif à ce moment précis...

Pour tout dire, je trouve tellement peu - pour ne pas dire, aucun - point positif à ce livre que même les références et le style de l'auteure m'ont lassé, et même blasée, alors qu'elles étaient clairement mon point favori. J'était habituée à tellement mieux... Je ne trouve même plus les mots pour vous dire combien j'ai été déçue. J'aurais sincérement préféré que la saga s'arrête au cinquième tome, quitte à rajouter une centaine de pages en plus afin que chaque intrigue trouve sa conclusion, et évite tout ce gâchis, tout ce carnage.

Alors, j'ai cru comprendre que ce tome faisaient de très nettes références à son autre saga, préquelle de celle-ci, et qu'une fois lue, celui-ci devenait clairement plus intéressant. A cela, je ne trouve qu'à répondre : What ? Depuis quand pour apprécier le dernier roman d'une série de six volumes conséquent, il faut avoir lu une autre saga, postérieure à celle-ci ? Un roman doit rester un roman, doit se suffire à lui-même. Il ne doit dépendre d'aucun autre, encore moins d'une autre saga. A mes yeux, rien ne rachète ce tome, et je vais sincérement faire de mon mieux pour oublier son existence, afin que la saga me laisse un souvenir agréable, et non amer.

Je ne garantis pas que j'y arriverai, et je ne suis plus du tout motivée pour replonger dans cet univers à travers ses romans compagnons. Peut être cela changera. Peut être pas. Qui peut savoir ?

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

(et un grand merci à Coline ♥ 

Tu es mon parabataï, ça veut dire que quand on va au McDo, je prends d'abord une paille pour toi, et ensuite une paille pour moi.)

 

So you’re saying that what brings you peace … is war.

“You're pining," said Jace.
Alec shrugged. "Look who's talking. 'oh I love her. Oh, she's my sister. Oh why, why, why—”

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Chronique littéraire : "Harry Potter & the Philosopher's stone", by J.K Rowling

Publié le par Wendy&Belle

Editions Bloomsbury, parût en 2014, première parution en 1999. Lecture VO.

Résumé : "Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l'emmener à Poudlard, une école de sorcellerie ! Voler en balai, jeter des sorts, combattre les trolls : Harry se révèle un sorcier doué. Mais quel est le mystère qui l'entoure ? Et qui est l'effroyable V..., le mage dont personne n'ose prononcer le nom ? Amitié, surprises, dangers, scènes comiques, Harry découvre ses pouvoirs et la vie à Poudlard."

                                                                                                                                                               

Lire ce premier tome après avoir lu les cinq suivant n'était pas un choix. Mon exemplaire est arrivé bien après que j'eusse receptionné les autres, et je l'ai donc lu juste après le Prince de Sang-Mêlé. Au final, ça ne me déplaît pas tant que ça d'avoir relu le premier tome juste avant d'attaquer le dernier. ça m'a rappelé comment la magie a réussit à opérer en tout premier lieu avant de la laisser s'échapper dans notre monde.

Quand on pense que cette saga a inspiré la lecture à des milliers, peut être des millions d'enfants partout sur Terre, que des parents attendaient que leurs enfants soient endormis pour emprunter leur exemplaire et se plonger à leur tour dans les aventures de Harry... Eh bien, je ne peux m'empêcher de me demander comment il pourrait en être autrement. Ce premier tome est si enchanteur - ai-je déjà vu une aussi bonne introduction à un univers aussi complexe pour un public essentiellement jeune ?

J'ai justement adoré la manière dont Rowling a introduit sa saga, avant même que nous ne fassions la connaissance de Harry. J'ai adoré son style de construction, son schéma, son écriture, et comment elle a réussit à créer autant d'éléments en un au final, si léger volume. J'ai aimé qu'elle prouve que c'est dans la puissance des mots qu'elle utilise que la magie se crée. J'ai aimé son imagination et le défi qu'elle nous lance à développer la notre, et j'ai aimé me revoir enfant, aimant à rêver du jour où tous nous recevrions nos lettres d'admission, d'autant plus qu'au même moment j'avais face à moi deux jeunes enfants découvrant pour la première fois cette saga - et si vous saviez comme c'est beau de voir cette magie briller dans leurs yeux, car pour eux tout est encore réel et tangible. 

Je crois sincérement que ce que cette série a de spécial est qu'elle reste, non seulement parce qu'elle est longue et complexe, mais aussi parce qu'elle passe par tous les âges, énormément de thèmes et de phases, et apporte toujours quelque chose à ses lecteurs. 

En tout cas, elle est dans mon coeur, à jamais.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

'Sir - Professor Dumbledore? Can I ask you something?'
'Obviously, you've done just so', Dumbledore smiled. 'You may ask me one more thing, however.'
'What do you see when you look in the Mirror ?'
'I? I see myself holding a pair of thick, woollen socks.'

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Chronique littéraire : "Harry Potter and the Half-Blood Prince", by J.K Rowling

Publié le par Wendy&Belle

Editions Bloomsbury, parût en 2014, première parution en 2005. Lecture VO.

Résumé : Dans un monde de plus en plus inquiétant, Harry se prépare à retrouver Ron et Hermione. Bientôt, ce sera la rentrée à Poudlard, avec les autres étudiants de sixième année. Mais pourquoi Dumbledore vient-il en personne chercher Harry chez les Dursley ? Dans quels extraordinaires voyages au cœur de la mémoire va-t-il l'entraîner ?

                                                                                                                                                        

U n  p l a i s i r

E n c o r e  u n e  f o i s 

E v i d e m m e n t.

 

J'étais impatiente de me replonger dans ce sixième tome, car dans mes souvenirs, il faisait parti de ceux que j'avais le plus aimé lire. Pour être franche, je n'ai peut être pas autant pris autant de plaisir à relire celui-ci que le tome quatre ou cinq, mais il reste excellent. - of course.

Ici, on se concentre vraiment sur les personnages. L'intrigue avance elle aussi d'un pas crucial avec la découverte des Horcruxes, mais nous nous concentrerons davantage sur ces éléments dans le dernier tome. J'ai donc encore une fois aimé Harry plus que tout - pour tout. Once again, la façon qu'il a de faire face à toutes ces choses qui lui tombent dessus m'a plut, son obsession avec Malfoy m'a fait rire autant qu'elle m'a fasciné, sa relation avec Dumbledore, plus forte que jamais, m'a ému, et la perte qu'il subit en fin de roman m'a dévasté.Il commence également à sentir monter en lui l'obsession amoureuse, tout comme Ron, qui se livre à un jeu de "suis moi je te fuis, fuis moi je te suis" avec Hermione.

L'amour prend ainsi une part plus particulière, puisque c'est ici que Harry commence à ressentir ses premiers vrais papillons - admettons que Cho était plus attirante qu'autre chose...-  même si pour être honnête, sa relation avec Ginny m'a toujours parût assez superficielle, peut être essentiellement parce que j'ai toujours trouvé le personnage en lui-même superficiel et hautain en plus du reste. Ginny me sort par les yeux. Je ne l'aime pas. Je ne la supporte pas. 

 

On aborde aussi e n f i n le potentiel de Draco Malfoy, qui est e n f i n  décrit par plus qu'une simple brute sans cervelle. Pour être honnête, je pense que c'est à partir de ce moment là que le personnage a réussit à faire un boum dans ma poitrine.

J'ai adoré redécouvrir le passé de Voldemort. J'admets volontier que j'avais oublié énormément de choses, de détails - et j'ai donc été d'autant plus ravie de relire ce volume - D'autant plus qu'ici, nous avons réellement une - si ce n'est la - trame essentielle à la saga : Le choix. Le choix du bien, de la facilité, du mal. Est-ce que le mal est là, ou est-ce qu'on le choisit ? Peut-on lutter ? Peut-il se justifier ? Peut-il être pardonné ?

J'ai le coeur qui se serre à l'idée qu'il ne me reste plus qu'un tome avant d'en avoir à nouveau terminer avec cette saga...

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

'I am not worried , Harry', said Dumbledore, his voice a little stronger despite the freezing water. 'I am with you.'

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Chronique littéraire : "Harry Potter & the Order of the Phoenix", by J.K Rowling

Publié le par Wendy&Belle

Editions Bloomsbury, parût en 2014, première parution en 2003. Lecture VO.

Résumé : "A quinze ans, Harry s'apprête à entrer en cinquième année à Poudlard. Et s'il est heureux de retrouver le monde des sorciers, il n'a jamais été aussi anxieux. L'adolescence, la perspective des examens importants en fin d'année et ces étranges cauchemars... Car Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom est de retour et, plus que jamais, Harry sent peser sur lui une terrible menace. Une menace que le ministère de la Magie ne semble pas prendre au sérieux, contrairement à Dumbledore. Poudlard devient alors le terrain d'une véritable lutte de pouvoir. La résistance s'organise autour de Harry qui va devoir compter sur le courage et la fidélité de ses amis de toujours..."

                                                                                                                                                                          

Commencerais-je à être à court de mots pour décrire cette saga...?

Bien sur que non. Est-ce seulement possible ?

Il y a tellement de chose à dire sur ce cher Harry, sur ses amis, sur son univers. 

"Ask us no questions and we'll tell you no lies."

Ce tome est particulier. Il enchaîne sur les tragiques événements du tome précédent, qui se révéleront finalement déclencheurs - C'est réellement ici que l'on commence à agir, sur n'importe lequel des trois fronts : L'Ordre, les Mangemorts, ou le Ministère. Pouvons-nous d'ailleurs voir en celui-ci une critique cachée des systèmes politiques ? Certainement. Harry-Potter n'est-il pas après tout, dans une certaine mesure, une réécriture de la Seconde Guerre Mondiale ? 

Je ne saurais dire si cela est un comble, un paradoxe ou simplement une chose étrange, mais dans la plupart des commentaires concernant le personnage préféré des lecteurs, ou même des spectateurs, Harry est rarement concerné. On lui adresse beaucoup de reproches - notamment de ce tome-ci, où il n'est pas rare de l'entendre être surnommé "émo-Harry." On le blâme pour son égocentrisme, son côté grand sacrifice - qui est clairement abordé par Hermione -, son côté élu. Personnellement, mon personnage préféré - s'il fallait en nommer un, évidemment- est bien Harry : Tout les reproches que l'on peut lui adresser le rendent humain, tout ce qu'il a vécu justifie ses attitudes, - à vrai dire, le seul fait qu'il ait ici à peine quinze ans justifie ses attitudes - mais toutes ses actions concrètes font de lui un être exceptionnel, parfois même par le seul fait de n'être, à la base qu'un adolescent comme les autres, forcé d'endosser un rôle qu'il n'a pas choisi.

Ce roman est ici devenu bien plus mature, car l'on concède désormais une énorme place aux adultes de l'histoire, dans quelque front que ce soit - Place que les adolescents essaient tant bien que mal de rejoindre, sans réellement y parvenir, malgré leurs efforts, et décident alors de prendre en main leur destin en créant leur propre association. On ne peut évidemment qu'admirer leur détermination.

On remarque également ici plus que jamais à quel point le fil conducteur de Rowling est organisé : Des éléments jugés sans intérêt placés ici ou là au gré des tomes trouvent leur importance. D'ailleurs, j'ai adoré, mais réellement adoré les enseignements, la philosophie qui marquaient les personnages. J'ai trouvé cela si juste, si intelligent, de parler de choses graves et importantes, en les adaptant de façon simple, pour que le jeune public - qui est le public de base visé par ce genre d'écrits - puisse comprendre. Il est évident que l'intrigue tissée ici a longtemps fait son chemin dans l'esprit de Rowling, qu'elle a eu le temps de prendre tout son sens, et tous ses enjeux. Tout est tissé à la perfection, tout se rejoint avec une précision incroyable.

"Fools who wear their hearts proudly on their sleeves, who cannot control their emotions, who wallow in sad memories and allow themselves to be provoked so easily - weak people, in other words - they stand no chance against his powers !"

On retrouve d'ailleurs ici un nouveau panel de personnages, qui est juste... magique.

Que ce soit l'extravagance, l'étrangeté mais grande intelligence et sagesse de Luna, la folie et la dévotion de Bellatrix, les pouvoirs et le courage de Tonks, le caractère insupportable d'Ombrage, que nous détestons tout autant que Voldemort lui-même... On ne peut encore une fois qu'admirer le talent de l'auteure d'avoir élaboré des portraits tous plus différents les uns que les autres, mais tous tout aussi fascinants les uns que les autres.

Nous en apprenons d'ailleurs ici énormément plus sur Rogue que dans les autres tomes jusque-là, et entreprenons l'espoir de le comprendre, et même d'éprouver pour lui une certaine sympathie. 

Le personnage de Sirius, ou plutôt son influence, l'impact qu'il a sur Harry, m'a énormément touché ici, jusqu'à la fin - à vrai dire, surtout à la fin. J'ai trouvé le traitement de ce dernier très intéressant : Molly soulève au début du roman la possibilité que Sirius ne confonde Harry avec son père, qu'il traite celui-ci comme son meilleur ami et non comme l'être qu'il est, c'est-à-dire Harry, et non son père. D'autant plus intéressant qu'ici, le culte que vouait Harry à son père est sérieusement endommagé, et il commence ainsi à s'interroger : Veut-il vraiment lui ressembler, finalement, à la vue de certains de ses actes ? Sirius éclaire tout de même un certain aspect : Ce dernier n'avait que quinze ans au moment des faits... Mais après tout, Harry aussi. 

C'est d'ailleurs un de mes points favoris de la saga.

C'est ici que chacun endosse son véritable rôle - en particulier Harry, qui se trouve et s'affirme à la fin de ce tome, comme nous pouvons le voir lorsque celui-ci affronte Malfoy, mais aussi Dumbledore - confratations majeures au milieu de toutes celles qu'il rencontre au cour du livre. Nous mettons enfin des certitudes sur des choses qu'au fond, nous savons depuis le début, Est-ce que cela satisfait, ou engendre en nous une impatience et une pression nous poussant à nous ruer sur la suite ?

Je ne saurais dire.

En revanche, je ne peux qu'essayer de relever toutes les qualités de ce tome, sans pour autant parvenir à leurs rendre justice. Comment le pourrais-je ? Jamais mes mots ne sauraient égaler ceux de Rowling, et de ce fait lui adresser un éloge suffisament éloquent.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

'Only Muggles talk of "mind-reading". The mind is not a book, to be opened at will and examined at leisure. Thoughts are not etched on the inside of skulls, to be perused by any invader. The mind is a complex and many-layered thing, Potter - or at least, most minds are.'

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Chronique littéraire : "Harry Potter & the Goblet of Fire", by J.K Rowling

Publié le par Wendy&Belle

Editions Bloomsbury, parût en 2014, première parution en 2000. Lecture VO.

Résumé : "Harry Potter a quatorze ans et entre en quatrième année au collège de Poudlard. Une grande nouvelle attend Harry, Ron et Hermione à leur arrivée : la tenue d'un tournoi de magie exceptionnel entre les plus célèbres écoles de sorcellerie. Déjà les délégations étrangères font leur entrée. Harry se réjouit... Trop vite. Il va se trouver plongé au cœur des événements les plus dramatiques qu'il ait jamais eu à affronter."

                                                                                                                                                                             

C'est étrange. Lors de ma première lecture de ce tome, j'avais trouvé bien des choses agaçantes. Aujourd'hui, c'est le tome que j'ai préféré relire. en tout cas pour l'instant.

J'ai tout d'abord adoré le fait que ce livre commence différement des trois précédents - Nous nous éloignons de la sphère de Harry. C'est bien dans ce volume que les choses se compliquent, se complexfient. Nous avons droit à un pannel de nouveaux personnages fascinants, bien plus de construction et d'indices ; sans parler du niveau de noirceur de l'histoire qui vient de monter crescendo. 

Malgré une certaine superficialité concernant certains éléments - Cedric Diggory en tête, que le trio se plaît à détester sans réel motif - nous remarquons que ce quatrième tome continue sur la lignée du troisième en explorant les sentiments de Harry, qui sont ici mis à rude épreuve - Il est tout de même harcelé, méprisé, torturé, blessé... Et l'empathie fonctionne alors à merveille. J'ai adoré Harry ici, ressentant ses peines et souffrances comme si c'était les miennes.

"Well, times like that bring out the best in some people, and the worst in others."

 

Je gardais un souvenir du S.P.E.W, l'association de libération des elfes de maisons que fonde Hermione, très agacé. J'avais l'impression que Hermione ne faisait qu'imposer ses propres idées à tout le monde, refusant même la conversation, haïssant tous ceux qui ne seraient pas de son avis. Dans une certaine mesure, c'est bel et bien le cas ; Hermione n'est pas particulièrement ouverte d'esprit. Toutefois, j'ai admiré sa détermination et son désir d'égalité. Egalement, j'ai beaucoup apprécié le fait que Draco est ici beaucoup plus présent, même si le caractère manichéen de son personnage est agaçant. Par exemple, il rend tout de même un sacré service au trio - il leur recommande après tout de se faire discret afin de ne pas se faire repérer par les Mangemorts, en particulier Hermione. Pourtant, les autres se montrent hautains et méprisants. Certes, il ne l'a certainement pas fait par grandeur d'âme ou par noblesse, et son attitude est elle-même hautaine et méprisante, mais connaissant le personnage, il aurait pu faire bien pire - comme les dénoncer directement - ou ne rien faire du tout. Cette manie de ne jamais reconnaître le bien chez les antagonistes est... exaspérante.

"Percy wouldn't recognise a joke if it danced naked in front of him wearing Dobby's tea-cosy."

 

J'ai adoré Fol-Oeil - enfin, Fol-Oeil.... - Je l'ai trouvé fascinant, et son histoire d'autant plus fascinante. J'ai vraiment été captivée par son récit, et même en connaissant le dénouement du tournoi par coeur, j'ai ressenti une fois de plus l'immense sentiment de trahison que ressent Harry, la folie et la dévotion de l'imposteur, et le danger imminent qui menace désormais tout l'univers de J.K Rowling.

D'ailleurs, c'est ici la première fois où j'ai réussi à apprécier Rogue, qui commence à se révéler dans les derniers chapitres. 

En fait, j'ai l'impression que c'est réellement ici que les choses deviennent vraiment intéressantes, que tout se met concrétement en place  - que la machine est lancée. Nous nous éloignons peu à peu de l'aspect jeunesse pour nous approcher de quelque chose de plus adulte, de plus sombre.

Et j'adore ça.

 

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

'Curiosity is not a sin,' he said. 'But we should excercise caution with our curiosity... yes, indeed...'

'If I thought I could help you', Dumbledore said gently, 'by putting you into an enchanted sleep, and allowing youto postpone the moment when you would have to think about what has happene tonight, I would do it. But I know better. Numbing the pain for a while will make it worse when you finally feel it. You have shown bravery beyond anything I could have expected of you. I ask you to demonstrate your courage one more time. I ask you to tell us what happened.'

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Chronique littéraire : "Harry potter & the prisonner of Azkaban", by J.K Rowling

Publié le par Wendy&Belle

Editions Boomsbury, parût en 2014, première parution en 1999. Lecture VO.

Résumé : Sirius Black, le dangereux criminel, qui s'est échappé de la forteresse d'Azkaban, recherche Harry Potter. C'est donc sous bonne garde que l'apprenti sorcier fait sa troisième rentrée. Au programme : des cours de divination, la fabrication d'une potion de ratatinage, le dressage des hippogriffes... Mais Harry est-il vraiment à l'abri du danger qui le menace ?

                                                                                                                                                                                

"I solemnly swear that I am up to no good..."

La magie de Harry Potter peut-elle s'éteindre ? 

(vous avez quatre heures)

Curieusement, j'apprécie toujours énormément les premiers chapitres de la saga, quand Harry est encore chez les Dursley. ça fait tellement de bien de le voir quitter toute cette méchanceté ensuite ! Sans compter que Rowling resitue toujours très bien son histoire : Ainsi, la magie s'éveille avant même d'être arrivé à Poudlard. La magie réside en chaque mot de cette histoire.

Dans mes souvenirs, j'avais énormément aimé ce tome - et j'ai également adoré le relire. C'est tellement plaisant de suivre le trio dans toutes leurs péripéthies. Je trouve ce tome absolument génial, très bien imaginé, organisé, structuré, et les retournements de situations nous font toujours un effet de surprise - même si on a beau connaître l'histoire par coeur. 

Aussi, l'allégorie des Détraqueurs, qui véritable symbole d'un combat contre la dépression est juste brillante.

Les pensées de Harry sont dans ce tome trés émouvantes, je trouve, peut être plus que dans les deux premiers volumes, car il explore le passé de son père d'un point de vue nouveau, d'une perspective plus personnelle : Celle de ceux qui l'ont connu mieux que quiconque. Ce tome est une véritable ode à l'amitié, notamment grâce à l'histoire des Maraudeurs, qui est absolument superbe. 

Oui. J'adore Drago Malefoy. Que voulez-vous...

En revanche, je dois avouer que j'avais complétement à quel point  Hermione pouvait être agaçante. Je ne nie pas son utilité et son intérêt, évidemment - c'est un personnage que j'apprécie énormément dans l'ensemble de la saga. Mais dans ce tome-ci, elle ne fait que pleurer tous les trois chapitres, et même si on la comprend dans une certaine mesure... Au bout d'un moment, j'ai trouvé que cela faisait juste trop. 

J'aurais le même reproche à adresser à Rogue

Je dois avouer que c'est un personnage que je n'idéalise clairement pas. Bien sur, quand on connaît le dénouement de la saga, c'est un personnage pour qui on a davantage de sympathie, que l'on comprend, que l'on peut ensuite pardonner - Dans une certaine mesure. En relisant ces oeuvres, je trouve que son comportement est exagéré, grossit, qu'il devient limite caricatural. Je me souviens que cela change au fur et à mesure, et que ce tome est encore assez jeunesses malgré sa noirceur croissante... Mais clairement, ça ne justifie pas tout. Je trouve que c'est un réel point négatif.

Mais oui, absolument, c'est ça la vraie question...

Toutefois, oserais-je dire que cela entâche la qualité du livre ? Certainement pas, pas quand ce point est rattrapé par des personnages tels que Sirius Black ou Lupin, qui est vraiment le meilleur professeur de Défenses contre les Forces du Mal qu'il y ait eu, ou où l'intelligence de Hermione fait encore une fois merveille. Pas qu'on explore le temps de manière aussi variée. Quand celui-ci est si emplit de sincérité. Pas quand tant de malheur, de joie et de désespoir sont aussi bien traités. Comment le pourrais-je ?

Qui plus est, cette relecture me convainc dans ce que je pense depuis des années : Le troisième film est pour moi le meilleur. Le réalisateur a vraiment fait quelque chose de sensationnel, à combiner toutes les émotions qui dominent le récit, réveler une véritable noirceur dans un film bien plus drôle que le livre, qui pourtant n'a rien de comédie. (J'ai d'ailleurs été assez surprise de ne pas retrouver certains éléments du film, dont j'étais pourtant persuadée de la présence dans les livres. Comme quoi, la mémoire...) Un réel talent. Sans compter que toutes les couleurs, effets spéciaux, mises en scènes, bref tout ce qui fait ce film, sont des choses magnifiques, pour un rendu incroyable. 

J'ai hâte de continuer ma relecture de cette série merveilleuse.

"mischief managed."

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

You think the dead we have loved ever truly leave us? You think that we don't recall them more clearly than ever in times of great trouble? Your father is alive in you, Harry, and shows himself most plainly when you have need of him. How else could you produce that particular Patronus ? Prongs rode again last night. [...] So you did see your father last night, Harry... You find him inside yourself.

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Chronique littéraire : "Harry Potter & the Chamber of Secrets"

Publié le par Wendy&Belle

Editions Bloomsbury, parût en 2014, première parution en 1998. Lecture VO.

Résumé : "Une rentrée fracassante en voiture volante, une étrange malédiction qui s'abat sur les élèves, cette deuxième année à l'école des sorciers ne s'annonce pas de tout repos ! Entre les cours de potion magique, les matches de Quidditch et les combats de mauvais sorts, Harry trouvera-t-il le temps de percer le mystère de la Chambre des Secrets ?"

                                                                                                                                                                             

Quel plaisir de redécouvrir une saga aussi emblématique et aussi culte dans sa version originale.

Après cette période d'examens, je ne sais comment, ni pourquoi c'est arrivé, mais je me suis lancée dans une sorte de marathon Harry Potter, sans même m'en rendre compte, et alors qu'un véritable était organisé il n'y a pas si longtemps. Une irresistible envie de relier chaque tome de cette saga mythique m'a saisie. Après tout, pourquoi résister ?

Que pourrais-je bien dire sur cette série ?

Comment être objective ? Comme les neuf trois quarts d'entre vous j'en suis sûre, cette saga a marquée mon enfance. Pour autant, il y a bon nombre de livres jeunesses qui ne peuvent se lire à l'âge adulte sans que l'on se dise... Eh bien, que c'est tout de même très jeunesse. Comme si l'âge adulte avait effacé quelque peu la magie de certaines oeuvres. 

Ce n'est bien évidemment pas le cas ici.

.

Cette série ne veillit pas. Elle est universelle. Je crois vraiment que c'est ce qui la rend bel et bien magique. Elle peut se lire à tout âge, on y trouvera toujours le même plaisir. Il est formidable de trouver des histoires fantastiques d'une aussi belle qualité, qui plus est dans un univers aussi riche ! Je pense que la version originale de la chose m'a permit d'apprécier encore plus cette lecture - Après tout, c'est en quelque sorte tout redécouvrir, puisque les noms, les mots magiques varient d'avec la traduction.

Toutefois, j'adorerais pouvoir redécouvrir pleinement ces livres, sans avoir aucune idée de ce qu'il adviendra dans ses suites.

Ce tome-ci a beau ne pas être le plus sombre de la série, évidemment, il n'est toutefois ni niais ni naïf, et cette petite voix malsaine qu'entend Harry, et seulement Harry, vous procure effectivement un certain malaise. Vous savez, ces frissons qui vous parcourent la colonne vertébrale... Peut être que je regrette quelque peu le fait qu'ici Malefoy, bien qu'un peu plus approfondi de par sa relation avec son père, donne l'impression de ne passer son temps qu'à se plaindre de Harry, et qu'il faille attendre pas mal de temps avant de voir en lui autre chose qu'une simple brute. En parrallèle, retrouver Lockart au poste de professeur de Défense contre les Forces du Mal était un régal... Retrouver Harry, qui se pose énormément de questions sur lui-même, comme tout le monde à l'adolescence, et cet humour qui caractérise bien l'auteure fut juste génial. 

Comment qualifier cette saga autrement ?

J'ai hâte de me replonger dans cet univers en m'attaquant au troisième tome - ou premier, en espérant qu'il arrive un de ces jours... - qui est, je pense, l'un des livres que je vais préfèrer relire, car l'histoire des Maraudeurs est à mon sens l'un des plus beaux éléments de la saga. 

Et puis, ça fait juste tellement de bien de se replonger dans cet univers...

Que j'espère que vous vous y replongerez vous aussi un jour prochain.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

'Pass the frying pan.'
'You've forgotten the magic word,' said Harry irritably.
The effect of this simple sentence on the rest of the family was incredible: Dudley gasped and fell off his chair with a crash that shook the whole kitchen Mrs Dursley gave a small scream and clapped her hands to her mouth, Mr Dursley jumped to his feet, veins throbbing in his temples.
'I meant "please!"!' said Harry quickly. 'I didn't mean -'
"WHAT HAVE I TOLD YOU', thundered his uncle, spraying spit over the table, 'ABOUT SAYING THE M WORD IN OUR HOUSE ?'
'But I -'
'HOW DARE YOU THREATEN DUDLEY !' roared his uncle Vernon, pounding the table with his fist.
'I just -'
'I WARNED YOU ! I WILL NOT TOLERATE MENTION OF YOUR ABNORMALITY UNDER THIS ROOF !'

It is our choices, Harry, that show what we truly are, far more than our abilities.

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Chronique littéraire : Les Outrepasseurs, tome 3, "Le libérateur", par Cindy Van Wilder

Publié le par Wendy&Belle

Editions Gulf Stream, parût en 2015.

Résumé : Un terrible hiver s'abat sur la Grande-Bretagne. Peter, qui a été sauvé par Arnaut, se retrouve seul, car le Chasseur et le lion d'Arnaut sont affectés par la disparition de la magie. Arnaut tombe dans un coma profond, auquel il semble n'y avoir aucune solution. Jusqu'à ce que Peter comprenne que le sous-sol de Lion House regorge de ressources cachées...

                                                                                                                                                                              

So... What do we do now ? 

La vitesse à laquelle j'ai dévoré cette série m'épate. 

Guère plus d'une semaine.

Pour être honnête, je ne sais pas quoi penser de ce troisième tome. D'un côté je l'ai adoré... De l'autre, je n'arrive pas à assimiler le fait que ce soit terminé. 

A aucun moment le style de l'auteur nous fait défaut. Son aisance avec les mots crée une véritable addiction pour le lecteur, qui ne cessera de tourner les pages, avide de découvrir la suite. Son univers restera incrusté dans sa tête longtemps après avoir fini sa lecture, tant il sera marquant. Hypnotisant. Captivant. 

C'est un univers qui me manque déjà énormément.

Je ne saurais dire si j'ai préféré cet opus au premier. Ce qui rend ce tome-ci particulier par rapport aux deux précédents est l'aspect conte. Certes, nous avions déjà un fond de Reine des Neiges version Handersen, mais ici cet aspect est réellement mis en valeur, et qui plus essentiel à l'intrigue. Je pense que c'est d'ailleurs ce que j'ai préféré dans ma lecture. Ici, le Chasseur se confie à nous, et la façon dont il raconte des fragments de son passé en chaque début de chapitre est un chef d'oeuvre de narration, et son arrogance envers nous, pauvres mortels que nous sommes, rend son récit plus magique, grand, magnifique. D'un tout autre niveau, débordant de lyrisme et de romantisme. On apprend ainsi les tourmentes et les souffrances de cet être qui nous touche de plus en plus. Et on aime ça. De sa nature mystique transparaît ainsi un côté véritablement... humain.

J'ai vraiment adoré ces passages. 

D'ailleurs, quand il acheva son récit et que la fin appochait fatalement, j'étais comme :

Dire au revoir... Quelle douce souffrance.

J'ai vraiment regretté que le Chasseur et Arnaut n'aient aucune intérractions. C'est quelque chose qui m'a vraiment manqué. J'aurais aimé une réelle confrontation, une mise au point... Toutefois, j'ai apprécié la relation qui se crée entre Arnaut et Peter, qui de son côté, évolue dans sa relation avec Shirley. L'évolution des personnages s'évalue aussi au niveau individuel, puisque chacun se met réellement à réfléchir sur la situation, sur eux-mêmes, et sur la conduite à adopter.

Quand, irrémédiablement, la fin est arrivée, au début, j'étais... contrariée. Une partie de moi ne voulait pas que ça se termine comme ça, attendait autre chose. Cependant, une fois méditée, cette fin m'apparaît... Juste, dans le sens où, à la vue de tout ce qu'il s'est passé, ça ne pouvait se terminer autrement. Je ne vous cache pas que c'est une fin qui tord le coeur, qui fait mal. La noblesse d'Arnaut m'a réellement touchée, je pense d'ailleurs que c'est un personnage dont je me souviendrai longtemps - si ce n'est un de mes personnages préférés de tous les temps. Tout en lui m'a plût dans cette histoire, et j'aimerais tellement, tellement, tellement, que l'auteure en écrive un peu plus sur lui. Je serais sans doute l'une des premières à la lire. 

Cette série m'a vraiment charmée, touchée, captivée. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle me plaise autant qu'elle me fascine. C'est une superbe trilogie que je recommande vivement, et que je relirai très probablement.

Lui dire au revoir comme je l'ai dit n'est pas facile. Mais soyons forts.

Comme Arnaut. 

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

Commença alors un long voyage au bout de la nuit. Vous sursautez, je vois que cette expression ne vous est pas inconnue. Le titre d'un livre, vous dîtes ? Je ricane. Comment si un de vous, mortels, savait ce que la nuit veut dire ! Je ne parle pas de la simple obscurité qui rythme votre quotidien, quand vous vous glissez entre les draps et succombez au sommeil. Non, celle dont je parle, c'est de la nuit de l'âme. Une nuit qui a achevé la vile besogne de la fée, entamée dans la caverne. L'obscurité éternelle, même en plein jour, quand le soleil brille. Celle où rien d'autre ne compte qu'avancer, un pas après l'autre. A vrai dire, je me fichais de notre destination. Je soutenais Ean quand il trébuchait, je lui soufflais des mots qu'il ne semblait pas entendre. Je n'avais pas encore réalisé à quel point les liens de la sorcière étaient ancrés en son âme. Ean, mon doux Ean, qui avait rêvé de découvertes et de merveilles lumineuses Il n'y avait trouvé que la nuit.

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