Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

fantasy

Chronique littéraire : "Heartless", by Merissa Meyer

Publié le par WendyBelle

Résumé : "Long before she was the terror of Wonderland — the infamous Queen of Hearts — she was just a girl who wanted to fall in love.
Catherine may be one of the most desired girls in Wonderland, and a favorite of the yet-unmarried King of Hearts, but her interests lie elsewhere. A talented baker, all she wants is to open a shop with her best friend and supply the Kingdom of Hearts with delectable pastries and confections. But according to her mother, such a goal is unthinkable for the young woman who could be the next Queen.
At a royal ball where Cath is expected to receive the king's marriage proposal, she meets Jest, the handsome and mysterious court joker. For the first time, she feels the pull of true attraction. At the risk of offending the King and infuriating her parents, she and Jest enter into an intense, secret courtship.
Cath is determined to define her own destiny and fall in love on her terms. But in a land thriving with magic, madness, and monsters, fate has other plans."

Editions Feiwel & Friends, 2016. Lecture VO.

                                                                                                                                                                                        

Ce bouquin m'a brisé le coeur. 

En même temps c'est un bouquin qui littéralement veut dire "sans coeur."

Tu t'attendais à quoi, qu'il fasse l'avion ?

  J'en ai parlé y a quelques temps avec After Alice : Alice au Pays des Merveilles, c'est mon truc, c'est mon délire, j'adore ça. Les réécritures d'Alice, j'en suis très, très friande. Ayant adorée les Chroniques Lunaires, quand j'ai appris que l'auteur allait s'y pencher, j'étais juste pure euphorie et je me suis ruée sur ce bouquin. Je ne courrais pas de gros risques. En termes de réécritures, Merissa Meyer est une valeur sûre.

  Heartless, c'est l'histoire d'une reine, qui n'avait à la base aucune envie d'être reine. Sa vie, elle ne l'envisageait que par sa passion pour la pâtisserie. Sauf que voilà, on ne lui a pas demandé son avis. De nom, par culture générale, on sait que la Reine de Coeurs est une femme méchante, en colère, froide. Cependant; au début de ce livre, cette reine en devenir est douce, gentille, passionnée. Elle est fille de Marquis, donc noble, mais elle ne se soucie guère des étiquettes; elle se moque que sa meilleure amie soit une servante, au contraire de ses parents. En d'autres mots, ce livre nous raconte comment Catherine, personnage très simple, qui aspire à une vie très simple, se retrouve couronnée à la tête du royaume de Hearts sans l'avoir souhaité. 

  En elle-même, la réécriture est géniale. On ne voit pas Alice, car l'histoire prend place bien avant celle de Carroll. En revanche, on voit le chat Cheshire, le Chapelier Fou, et un personnage dont la mention est juste géniale, car on le  mentionne à peine dans le roman original. Le traitement de l'univers est très juste, dans sa bizarrerie et sa loufequerie acceptée de tous, dans la mesure, jamais dans l'excès. Il est intéressant de voir comment certaines choses iconiques de l'univers, sont justement devenues iconiques. 

  J'ai sincérement adoré, et dévoré ce livre. Comme on dévorerait une assiette de macarons au chocolat blanc et à la violette. Contrairement à l'avis général, je ne dirais pas qu'il fonctionne sur un triangle amoureux - car il est clair dés le début que Cath n'aime pas le roi, et ne l'aimera jamais. Ici, il est question d'une jeune femme dont le rang et les convenances font qu'elle est jetée dans ses bras, et n'a pas le droit de le rejeter. Ces conventions et cette pression sont si fortes qu'elle même ne se sent pas le droit de le rejeter. Pourtant, elle est très attachée à l'idée de passer le reste de sa vie avec quelqu'un qu'elle aimerait. Le roi n'est pas dépeint comme un homme horrible, au contraire, juste ridicule, pas très fûté, pas très intéressant. De l'autre côté, quand Cath tombe sur Jest - que j'imaginais en Jon Snow.... voilà voilà - c'est un petit peu l'amour au premier regard. Certes, il est plein de resources, drôle, agile. Contrairement au roi, bien plus vieux, il a son âge, il partage cette jeunesse, cette fougue amoureuse, de vivre. Il lui demande ce qu'elle veut faire, ce qu'elle aime, et ne la force jamais à rien. C'est plus que ce que sa famille a jamais fait pour elle. Ils se connaissent à peine que Cath ressent une attraction vers lui, et ce côté love at first sight, c'est pas franchement mon délire, et par bien des fois; ça m'a un petit peu agacé - Mais c'est le Pays des Merveilles, et on parle d'une fille dont le destin semble être tout tracé pour elle sans avoir pris la peine de la consulter, dont elle sait qu'elle ne pourra sortir que par une aide extérieure. Elle rencontre Jest juste après avoir échappé à une demande en mariage qu'elle ne désire pour rien au monde. Catherine est dans ce livre comme tout personnage du Pays des Merveilles, elle essaie d'échapper au Temps, qui est une vraie entité dans l'univers. Elle essaie d'en gagner le plus possible, alors qu'elle sait au fond d'elle-même que fuir ce destin est vain. Qu'elle n'y parviendra certainement pas - pourtant, elle veut y croire. Elle veut espérer, elle prend les devants pour échapper à une prison dorée, ppour créer sa propre voie, même si pour cela elle prend des décisions à vous faire lever les yeux au ciel et change d'avis parfois au dernier moment. Catherine perd la tête, Catherine a le coeur déchiré. Catherine déteste sa condition de ne pas pouvoir suivre son coeur, d'être empêchée par le destin de suivre sa voie. Par sa condition, par ses parents. C'est un personnage dont on suit le déschantement et les espoirs, ses montées et ses chutes.  

  J'ai adoré ce livre. J'ai adoré cette fin. J'étais triste, j'étais en colère, je voulais y croire, puis je ne voulais pas y croire; j'étais épuisée des montagnes russes qu'avait fait mon coeur en lisant ce bouquin. Mais j'étais heureuse, j'étais heureuse d'avoir lu une aussi bonne réécriture. De retrouver un univers que j'adore d'une nouvelle façon très intéressante et passionnante. J'étais captivée, j'étais fascinée. En plus, la musique de Star Wars que j'écoutais en lisant était juste parfaite. Rendait tout ça tragique. Marquait le dramatisme du récit. 

Et c'était tellement, tellement bien. 

  Je dirais bien que c'était un coup de coeur, mais ce serait bien trop ironique, même pour moi.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. ♡

“But hoping," he said, "is how the impossible can be possible after all."

“Sometimes your heart is the only thing worth listening to.”

Partager cet article
Repost0

Chronique littéraire : "A Court of Mist and Fury" by Sarah J. Maas

Publié le par WendyBelle

Résumé : "Feyre survived Amarantha's clutches to return to the Spring Court--but at a steep cost. Though she now has the powers of the High Fae, her heart remains human, and it can't forget the terrible deeds she performed to save Tamlin's people.

Nor has Feyre forgotten her bargain with Rhysand, High Lord of the feared Night Court. As Feyre navigates its dark web of politics, passion, and dazzling power, a greater evil looms--and she might be key to stopping it. But only if she can harness her harrowing gifts, heal her fractured soul, and decide how she wishes to shape her future--and the future of a world cleaved in two.

With more than a million copies sold of her beloved Throne of Glass series, Sarah J. Maas's masterful storytelling brings this second book in her seductive and action-packed series to new heights."

Editions Bloomsbury, 2016. Lecture VO. 

                                                                                                                                                                                                                                                                                     Mais wow, quelle claque

  Quelle claque, quelle claque, quelle claque... 

“To the stars who listen— and the dreams that are answered.” 

  J'avais dévoré, la semaine dernière, le premier tome  de cette saga, A Court of Thorns and Roses. Pourtant, j'avais pinaillé sur certains points. Là, c'est comme si l'auteure avait pris chacun de ces points, et en avait fait quelque chose de génial. Cette chronique va sévèrement spoiler le premier tome. Et celui-ci, un peu plus bas (j'aurais la courtoisie de prévenir quand, pas de panique.) J'ai besoin de parler de ces deux bouquins. Il y a trop de choses à en dire pour juste s'étaler sur toutes ses qualités. J'ai un besoin insatiable d'en discuter. Donc, si vous l'avez lu, je vous en supplie. Discutons-en. 

  Sans spoilers,

  Je dirais juste qu'il est IMPOSSIBLE de ne pas lire le second tome de cette série, si on a déjà lu le premier. On ne peut pas se contenter du premier. Ce serait juste intolérable, interdit, illégal. Ce bouquin remet tout en question, bouscule tout, chamboule tout. A commencer par le lecter. On ne peut tout simplement pas comprendre ni apprécier l'oeuvre de l'auteur sans ce tome. Ce tome est une juste une bombe. Il explose de partout. 

Pour où commencer ? Feyre. Feyre. Feyre explose, Feyre éclate. Dans le premier tome, je lui reprochais de perdre au fur et à mesure cette force de survivante que j'adorais au début. Et là, dans ce bouquin, elle se révèle. Feyre est forte. Feyre est puissante. Feyre, elle a à l'intérieur d'elle un feu qui la consumme, une envie de bouger, une envie de participer, un désir de liberté immense, et se rend peu à peu compte d'à quel point elle a laissé ce feu s'éteindre. Elle décide de le raviver. Dans ce monde qui reste par certains aspects très sexiste et patriharcal, Feyre se révolte. Loin de changer, dans ce tome, elle se découvre. Elle devient elle-même. Elle ne se laissera pas dicter sa conduite, plus jamais. Elle se fait maître de son destin. Et, avec la plume sublime de l'auteure, c'est juste ultra puissant. Et magique. [Feyre me fait énormément penser à Sansa. Je n'ai pas pu l'imaginer en quelqu'un d'autre qu'en Sansa. Et j'adore Sansa.]

  Dans le premier tome, le personnage de Rhysand est un personnage énigmatique. Mystérieux. Bien que secondaire, il était, à mes yeux, bien plus complexe et, avouons le, bien plus intéressant que Tamlin. Ici, le voile se lève sur Rhys. Rhys lève le voile sur lui-même. Et quel voile ! Wow. Juste, wow. Rhys, c'est juste wow. Rhys, vous voulez le prendre par la main et l'épouser. Rhys, [que je n'ai pu imaginer qu'en Dean, parce que personne n'est aussi parfait que Dean] est un personnage qui a un lourd passé, et qui a dû faire des choix tragiques, affronter et subir des situations atroces. Apprendre à connaître Rhys, c'est apprendre à l'aimer. C'est un personnage qu'on découvre profond, à l'exact opposé de ce qu'il laisse paraître - et de ce paraître, on apprend à se méfier. On se demande pourquoi, comment, il nous ait apparût comme ça. Et c'est juste génial. Rhys est juste génial. coeur sur lui. 

  J'admire ce livre. J'admire ce que l'auteur a eu le cran de faire. Elle a pris le risque de renverser tout ce qu'elle avait établie dans son tome précédent, et se faisant, elle donne une dimension très profonde à son récit, à son histoire, à ses personnages, et convoit un message très fort, un message vital, même. J'ai hésité à oser qualifier ce livre de féministe - mais par bien des aspects, il l'est. Feyre en est le meilleur exemple, mais les idées de Rhys, également. Sans compter les personnages que nous rencontrons ici, Mor et Armen, qui sont toutes les deux des femmes très fortes, chacune à leur façon, ou encore Nesta, qui a la fureur d'une tigre et est prête à tout pour protéger sa soeur. Honnêtement, les seuls défauts que je trouve à ce livre, c'est quelques longueurs vers le milieu, là où tout le monde raconte un peu son histoire, sa vie. Ce genre de passage m'ennuie toujours. Un personnage se dévoile, ok. S'ils s'y mettent tous pendant trois pages chacun, là ça me chagrine.Il est vrai que se livre se concentre beaucoup sur des récits racontés. Mais le reste, le reste vaut, j'ai trouvé, tellement la peine. Tellement, tellement la peine. 

Ce bouquin m'a fait explosé le coeur. Je ne sais même pas comment je suis sensée survivre à l'attente du tome trois qui ne sortira qu'en mai. Mai! 

C'est ici, chers amis, que je vais commencer à spoiler sévère. Ici, j'aimerais qu'on discute.

 

 

Pour commencer, Tamlin. Juste, Tamlin. Dans le tome un, je lui préférais Lucien, dans ce tome je préfère Rhys - parce que Rhys, c'est Rhys - et juste mais à quel point j'avais raison ! A quel point je l'ai détesté dans ce livre. Son machisme, son égoïsme, son déni - et la fin m'a juste retourné l'estomac. 

  J'avais une colère et une rage si forte quand il excluait Feyre. Quand il décide de la retenir prisonnière, de l'enfermer; j'étais aussi malade qu'elle. Dans ce tome, Feyre était sa possession. Pour lui, sa voix n'avait aucune valeur, - il ne l'estimait même pas assez pour la croire capable de consentir ou de ne pas consentir à son sort sans avoir été manipulée. Tamlin, dans ce tome, c'est un être à vomir. Alors, qu'à côté, on voit se dévoiler Rhys. Rhys respecte Feyre. Il la considère comme la personne qu'elle est, capable de prendre ses propres décisions, et plus que tout respecte ses décisions, toujours. Jamais il ne la forcera. Il se battra pour Feyre s'il le doit, mais il sait que Feyre saura se battre pour elle-même. Il est prêt à tout parier sur sa force. Rhys aime Feyre - la personne qu'elle est, dans toutes ses dimensions. Pas l'image qu'il en a, pas par envie de la posséder. Il n'a aucun à prioris machistes, au contraire. Il considère les femmes l'égal des hommes - et c'est en ça qu'il est un personnage féministe. 

Feyre se révolte contre l'emprise que Tamlin a sur elle-même. Elle refuse d'être traité comme un objet, de rester prisonnière physiquement de sa demeure mais aussi de ce que ce monde voudrait imposer aux femmes. Elle est, bien sûr aussi, un personnage féministe. A travers Feyre, l'auteure a totalement renversé son premier tome - elle en a anéanti la romance, lui a donné une tout autre dimension, et c'est sur ça que Feyre avance. Feyre prend du recul sur sa relation avec Tamlin, pour qui elle avait tout sacrifié. Elle se rend compte de beaucoup de choses, auxquelles elle réagit, elle décide de changer. Feyre, que Tamlin voulait passive, ne se complaît jamais dans l'innaction. J'ai trouvé admirable le point que fait ici l'auteur : Une relation qui vous a convenu ne vous conviendra peut-être pas toujours en fonction de la personne que vous deviendrez. Se battre pour Tamlin a poussé Feyre à être plus qu'une survivante, ça l'a transformé en guerrière. Et c'est un feu qu'elle ne peut plus réfreiner. La relation qu'elle entretient avec Rhys est  en soit parfaite, car ils sont égaux, car ils se considèrent comme des égaux. Leur lien, leurs échanges... Sur ces bases-là, c'était magnifique à lire. Le changement de perception sur le personnage de Rhys était magnifique à lire.

Parce que l'auteur a une plume sublime pour des messages et des scènes très fortes.

C'est pour ça qu'il faut se ruer sur ces livres. Malgré leurs quelques défauts, ce sont juste des pépites. Si n'avez lu que le premier tome, je vous en supplie, jetez vous sur celui-ci. Pour ma part, je ne peux juste pas contenir mon impatience de lire le troisième tome, et en attendant, je ne peux que foncer sans hésitations sur son autre série, Throne of Glass.

  J'ai juste adoré ces livres. Et j'espère sincérement que vous en ferez autant. Il me tarde déjà de retrouver Feyre, qui s'est, en deux tomes, transformée en une héroïne digne d'un personnage de Game of Thrones. C'est le plus beau compliment que je puisse faire.

"Shall we go ?"

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. ♡

And I realized—I realized how badly I'd been treated before, if my standards had become so low. If the freedom I'd been granted felt like a privilege and not an inherent right.

The question isn't whether he loved you, it's how much. Too much. Love can be a poison,

He thinks he'll be remembered as the villain in the story. But I forgot to tell him that the villain is usually the person who locks up the maiden and throws away the key. He was the one who let me out.

Partager cet article
Repost0

Chronique littéraire : "A Court of Thorns and Roses" by Sarah J. Maas

Publié le par WendyBelle

"When nineteen-year-old huntress Feyre kills a wolf in the woods, a beast-like creature arrives to demand retribution for it. Dragged to a treacherous magical land she only knows about from legends, Feyre discovers that her captor is not an animal, but Tamlin—one of the lethal, immortal faeries who once ruled their world.

As she dwells on his estate, her feelings for Tamlin transform from icy hostility into a fiery passion that burns through every lie and warning she's been told about the beautiful, dangerous world of the Fae. But an ancient, wicked shadow grows over the faerie lands, and Feyre must find a way to stop it . . . or doom Tamlin—and his world—forever."

Edition Bloomsbury, 2015

                                                                                                                                                                                                              

Disons les choses comme elles sont. Je n'ai pas lu ce livre.

Je l'ai dévoré.

Ce bouquin, il traîne un peu partout; sur la blogo, et surtout sur les chaînes anglophones, qui la plupart du temps en parlent avec des termes plus qu'élogieux. Et pour cause.

  Je dois avouer que j'ai rarement été aussi vite embarquée dans un récit. Le lecteur est directement plongé dans l'histoire, avec Feryre, l'héroïne, dans une scène de chasse. Ce début; par son contenu et sa narration, m'a clairement rappelé Hunger Games. Et j'adore Hunger Games. Ce rythme addictif ne m'a pas lâché une seule fois au cours de ma lecture.

  Peu à peu nous découvrons en même temps que Feyre l'univers des Faeries, des êtres mystiques et passionnants qui évoluent dans un univers tout aussi riche et sombre, et c'était tout simplement fascinant.

  C'est aussi une très, très bonne réecriture de la Belle et la Bête. Clairement, ce n'est pas mon compte préféré, loin de là. Et c'est en ça que j'ai aimé ce livre. Il n'est pas calqué trait pour trait, ça le rappelle. La lecture fait écho au conte, mais garde sa propre identité, sa propre histoire. C'est en ça que la réécriture excelle.

  Aussi, qu'on se le dise, si l'histoire fonctionne aussi bien, c'est en partie grâce à l'écriture, qui est très bonne - L'auteur ne cherche pas à mâcher ses mots, le style est riche et très lyrique - mais aussi grâce aux personnages.  

Allez savoir pourquoi, mais je ne pouvais pas imaginer Feyre autrement qu'en Sansa. Et j'adore Sansa. Le personnage est fort dés le début, dû à son passé et à ses responsabilités. On évolue en même temps qu'elle dans ce nouvel univers, on découvrir tout ça à travers ses sens; des sens humains face à un univers supérieur; et ça la rend d'autant plus accessible. Sa passion pour la peinture est super intéressante; car c'est qui lui permet d'exprimer le mieux ce qu'elle ressent. Elle est très forte, et à la fois très humaine C'est très humain que de parfois vouloir renoncer. De se reconnaitre démunie - mais de ne pas lâcher, se dire tant pis, j'y vais, et advienne que pourra. 

 J'ai toutefois quelques réserves. Le personnage de Tamlin, supposé être la Bête, par exemple, et resté à mes yeux très froid, très distant. Je pense que cela est dû au fait qu'il est entouré de deux autres protagonistes masculins, Lucien et Rhys, qui... Bah, lui volent la vedette, en fait. Là où Tamlin est maladroit ou renfermé, Lucien est drôle, sarcastique. Quand on ne cesse de faire l'éloge des grandes qualités de Tamlin, on peut directement voir celles de Lucien, dans ses mots, dans ses actes. Pareil, là où le passé de Tamlin est supposé être plein de tourments, le passé de Lucien, et celui de Rhys, sont comparables. Lucien, c'était le personnage que j'aurais préféré voir mis en avant. Rhys, quant à lui, hmmm. Il reste assez mystérieux, dans l'ensemble, même s'il dévoile pas mal de ses cartes. Ce mystère le rend d'autant plus intéressant - et encore une fois, plus intéressant que Tamlin. Cependant, une certain scène me laisse franchement dubitative. Je ne sais toujours pas quoi en penser. Hmmm.

  Ce qui m'embête un peu, dans cette histoire, c'est peut être justement qu'il y ait trop de figures masculines. J'aurais aimé que peut être les soeurs de Feyre soient plus présentes. Ou encore Alis, qui au final n'est là que par pure fonction narrative. L'indépendance et la force de Feyre dans la première partie du livre se retrouve, à mon sens, franchement amoindrie dans la seconde, où on se repose beaucoup trop sur des hommes venant à son secours. 

  La fin, sur laquelle j'ai trouvé un petit m'ouuuuais, me laisse espérer qu'elle retrouvera cette indépendance que j'aimais au début du bouquin, dans le second tome. Que j'ai très, très envie de lire.

  Que j'ai tenté d'aller chercher alors que je n'avais pas encore fini le premier tome, preuve de son addiction. Mais ahahahahah. Introuvable.

So I'll just wait here then.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. ♡

 

I love you. Thorns and all.

Partager cet article
Repost0

Chronique littéraire : "After Alice", by Gregory McGuire

Publié le par WendyBelle

Editions Headline, 2015. Lecture VO. 

Résumé: 

"When Alice toppled down the rabbit-hole 150 years ago, she found a Wonderland as rife with inconsistent rules and abrasive egos as the world she left behind. But what of that world? How did 1860s Oxford react to Alice’s disappearance?

In this brilliant work of fiction, Gregory Maguire turns his dazzling imagination to the question of underworlds, undergrounds, underpinnings—and understandings old and new, offering an inventive spin on Carroll’s enduring tale. Ada, a friend of Alice’s mentioned briefly in Alice’s Adventures in Wonderland, is off to visit her friend, but arrives a moment too late—and tumbles down the rabbit-hole herself.

Ada brings to Wonderland her own imperfect apprehension of cause and effect as she embarks on an odyssey to find Alice and see her safely home from this surreal world below the world. If Eurydice can ever be returned to the arms of Orpheus, or Lazarus can be raised from the tomb, perhaps Alice can be returned to life. Either way, everything that happens next is “After Alice.”

                                                                                                                                                                                                           

First thing first, j'adore Alice.

  De l'oeuvre originale de Lewis Carroll, j'adore l'écriture, j'adore les personnages, j'adore l'univers. Du Pays des Merveilles, j'aime sa loufquerie, sa bizarrerie, sa folie, son non-sens. J'aime tout d'Alice. 

Donc; forcément, c'est toujours un plaisir de retourner dans cet univers. 

Encore faut-il que ça soit bien fait. Est-ce le cas ici ?

  Oui. Il faut dire qu'avec la plume de celui qui a écrit le grand et magistral Wicked, je ne prenais pas beaucoup de risques. Son style est riche, sans jamais être lourd, au service d'un point de vue très intéressant : L'entourage d'Alice. La petite fille elle-même est très peu présente, et le lecteur alterne les points de vue de la jeune Ada, une de ses amies, et de sa soeur, Lydia

  Lancée a sa poursuite, Ada se retrouve elle aussi au Pays des Merveilles, et n'aura en tête que de retrouver Alice, jeune fille à l'esprit très vif; très libre, qui lui cause parfois bien des soucis avec sa famille. Aussi, Ada passe par les mêmes lieux que son amie, et croise les même personnages. Nous retrouvons ainsi le chat de Cheshire, le Chapellier Fou ou la Reine de Coeurs; c'est à la fois un plaisir, car l'auteur a parfaitement compris ces personnages, et imite à la perfection leurs façons de penser, de parler, et de se comporter, et à la fois passionant de découvrir comment ceux-ci réagissent a l'arrivée d'Alice dans leur monde. 

  En parralèle, au coeur de l'Angleterre victorienne, Lydia, la soeur d'Alice, ne s'inquiète pas de l'absence d'Alice, convaincue que celle-ci reviendra quand elle sera lassée de jouer, ou qu'elle aura faim. Dans ce monde fait de convenances et d'étiquettes, elle s'efforce de faire au mieux ce qu'on attend d'elle, quand elle ne cesse de se faire importuner par la gouvernante d'Ada qui elle, n'a pas pour habitude de disparaître. Sans en avoir envie, Lydia finira par se résoudre à l'aider à tenter de les retrouver. 

C'est là que je dois avouer m'être légérement... ennuyée.

  Certes, ces passages sont très intéressants, car Lydia, qui paraît détestable, aime profondément sa soeur, bien qu'elle ne s'inquiète nullement de son absence; tandis que la gouvernante d'Ada, qui n'a de cesse de vouloir la retrouver, ne s'inquiète que de perdre son poste si elle n'y parvient pas. On a là une réflexion sur les intentions des gens de ce monde; toutefois, j'y ai trouvé une grande redondance. 

 Toutefois, ce qui rattrape cette redondance est le fait qu'il ne s'agit pas d'une réecriture pour enfants, loin de là. Comme dans Wicked, l'auteur va bien plus loin. A travers cette histoire, il travaille la très grande question de l'identité et de la liberté, plus particulièrement dans le contexte victorien de l'époque, et c'est... passionnant.

Comme l'univers d'Alice se doit de l'être.

  Donc, à tous les fans d'Alice, et même ceux qui ne le sont pas forcément, foncez. 

                                                             

Attend, tu disparais pendant un an et tu reviens comme ça, sans explications ?

Oui. Juste...


Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. ♡

You know our Alice. She plays hide-and-seek but sometimes forgets to ask someone to look for her,

Winter still comes after autumn though you may have died over the summer.

Partager cet article
Repost0