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paranormal

Chronique littéraire : "The evolution of Mara Dyer", by Michelle Hodkin

Publié le par Wendy&Belle

Editions Simon Pulse, parût en 2012, lecture VO.

Résumé :Mara Dyer once believed she could run from her past. She can’t. She used to think her problems were all in her head. They aren’t. She couldn’t imagine that after everything she’s been through, the boy she loves would still be keeping secrets. She’s wrong. "

                                                                                                                                                                        

OMG OMG OMG OMG OMG OMG OMG OMG OMG

Je n'ai pas appprécié le tome 1 autant que tout le monde semble l'avoir fait. Pourtant, l'histoire me trottait dans la tête, et il est venu un temps où, contre toute attente, le deuxième tome est devenu une priorité. Et...

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !

Je suis ravie d'avoir à admettre que ce deuxième tome est bien meilleur ! Je suis tout excitée à l'idée de vous en parler. Ce n'est pourtant pas un coup de coeur. Mais il m'a mis dans tel état ! Cet état là. Si vous le voulez bien, plongeons dans le commentaire de ce deuxième livre, car après tout, on est là pour ça, n'est ce pas ?

D'ores et déjà, le début est très accrocheur : Suite aux dernières péripéthies de Mara, tout le monde la croit en proie en la folie, et l'auteure décrit l'ambiance pesante des psychiatres, des médicaments, des hôpitaux, de la surveillance quasi constante de Mara d'une rare habilité. Je salue à nouveau la narration, que je trouve juste géniale, le décalage entre ce que Mara pense et ce que Mara dit est toujours écrit avec brio, tout comme l'humour du livre, très justement géré. La narration met réellement le personnage principal en valeur - la magie des livres écrits à la première personne -, elle n'en fait pas une héroïne casse pied qui ne peut pas aligner deux pensées cohérentes, incapable de penser à autre chose qu'à batifoler - Ici, Mara a vraiment d'autres chats à fouetter. Même si la romance a une très grande importance dans le récit, comme celle-ci est très bien écrite et très bien menée, qu'elle n'éclipse pas le centre de l'intrigue, elle ne vient pas alourdir le texte. Au contraire, elle vient lui donner une nouvelle profondeur, une autre dimension, et permet également à l'auteur de nous régaler de certains passages lyriques grandioses. A ma grande surprise, je me suis trouvée à stresser dans ce livre, par les éléments paranormaux, par les éléments de flipp...  Vraiment, j'ai été très étonnée. Comme quoi, ce deuxième livre recèle de surprises.

Cependant, le centre de l'intrigue est et reste du début à la fin la question de savoir ce qu'il va advenir de Mara. On a mal pour elle, on a mal avec elle ; j'ai ressenti mille fois plus d'empathie pour la Mara du tome deux que pour la Mara du tome un, qui m'a tapé sur les nerfs du début à la fin. Ici, l'auteure a parfaitement su doser l'équilibre entre le doute et la confiance qu'elle peut avoir en elle-même. On découvre une Mara qui... se découvre. Notamment au travers de Noah.

Pour le coup, j'ai l'impression que tout ce que je reprochais à Noah dans le premier un a été arrangé dans cette suite. Ici, nous ne sommes plus face à un de ces personnages cliché que l'on trouve par centaine, le garçon possessif, jaloux et qui sait y faire avec les filles. Le personnage est beaucoup plus developpé, comme si au fur et à mesure de l'histoire, nous plongions peu à peu dans l'essence de son être, comme si nous pénétrions lentement la carapace du bad boy qu'il a lui-même voulu créer. Cependant, je trouve encore que le côté "plein aux as" est un peu facile, et arrange bien l'histoire. ça me paraît un peu gros. M'enfin, nous apprennons beaucoup sur le passé de Noah, la folie de Mara, et le tout combiné nous laisse... Sans voix ? Que dire d'autre ? C'était super. Juste super.

Ici vient un spoiler ! A vrai dire, les seuls personnages dits "principaux" avec lesquels j'ai du mal sont Phoebe, qui n'est qu'un pâle copié collé de la peste qu'était Anna, et dont je ne voyais d'intérêt ni pour l'une ni pour l'autre, et avec Jude. Mmh. Là où le bas blesse, c'est que Jude est un peu sensé être le "grand méchant..." Grand méchant developpé par un seul trait de caractère - la douleur de la perte de sa soeur. L'écriture d'un antogoniste devrait pourtant susciter milles et une idées, de la complexité, enfin, beaucoup plus que que ce à quoi on a droit face à lui. Vraiment dommage.

Pourtant, pourtant, pourtant, malgré cette chose que je regrette amèrement, je ne peux qu'admettre avoir adoré ma lecture, car il est arrivé un moment, un moment précis où j'ai su, j'ai senti que j'allais passer ma nuit à lire, parce que je n'aurais tout simplement pas pu  trouver le sommeil sans savoir ce qu'il allait advenir de cette chère Mara.

La page 387.

Plus précisement, la dernière phrase de la page 387. OMG OMG OMG OMG OMG.

C'est à partir de ce moment là que j'ai été hypnotisée. Déjà que j'aimais beaucoup ce que je lisais, mais là... à partir de ce rebondissement là... J'étais juste captivée. Je n'ai pas pu m'arrêter de tourner les pages jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus à tourner. Là, vous pouvez retourner jeter un coup d'oeil au tout premier gif, pour vous faire une idée de ce que j'ai ressenti.

Mon dernier souci, qui n'est pas des moindres puisqu'il m'a un peu fait redescendre sur Terre, c'est que le dernier quart du livre... m'a bien trop fait penser à un autre livre, lu au cours de l'été, de manière trop importante pour que je ne ressente pas une amère sensation de déjà vu, et donc de déception. Je ne sais pas si vous déjà entendu parler de Pouvoirs Obscurs, de Kelley Armstrong, mais j'ai eu la désagréable impression d'en lire un résumé, une copie du même schéma, de la même ambiance, des même protagonistes, des mêmes motivations, bref, une copie, quoi. Cependant, si vous ne l'avez pas lu avant, je suis convaincue que vous n'aurez pas cette impression, et les ambiances générales dégagées par ceux deux romans, bien que présentant des similutdes, sont tout de même bien différentes.  

La fin est un cliffhanger d'une cruauté, d'une cruauté... Je ne sais pas comment ont tenu celles et ceux qui ont du attendre une année entière que la suite soit éditée, mais ils ont dû souffrir. Sincérement. Je pense que j'ai majoritairement préféré ce deuxième tome car on a plus cet aspect découverte de l'univers, des personnages, des débuts un peu maladroits. On peu vraiment aller en profondeur dans ce qui a déjà été fait, et donc d'aller d'améliorations en améliorations. On n'a bien sur pas encore les réponses à toutes nos questions - on s'en pose même maintenant deux fois plus - mais j'ai la nette impression que tous les éléments de cette saga sont un puzzle, qui ne pourrait être résolvé qu'à la toute fin. Que j'ai hâte de découvrir, parce que cette fin là...

D'ailleurs, depuis que je l'ai terminé, je ne sais pas trop quoi faire. J'ai juste envie de le relire.  Ce qui veut dire que l'auteur n'a plus que deux alternatives :

Me faire toucher les étoiles avec sa suite, ou trahir tous les espoirs que je mets en elle.

Contre toute attente donc, je vous conseille vraiment de donner sa chance à Mara Dyer, qui en dépit -ou grâce- à un premier tome un peu léger, nous offre une suite dont on -ou en tout cas moi- n'aurait pu rêver.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

What do I sound like?" I asked, more breathily than I intended. God, so predictable.
He considered his answer for a moment before he gave it. "Dissonant," he said finally.
"Meaning?"
Another long pause. "Unstable."
Hmm.
He shook his head. "Not the way you're thinking," he said, the shadow of a smile on his lips. "In music, consonant chords are points of arrival. Rest. There's no tension," he tried to explain. "Most pop music hooks are consonant, which is why most people like them. They're catchy but interchangeable. Boring. Dissonant intervals, however, are full of tension," he said, holding my gaze. "You can't predict which way they're going to go. It makes limited people uncomfortable - frustrated, because they don't understand the point, and people hate what they don't understand. But the ones who get it," he said, lifting a hand to my face, "find it fascinating. Beautiful." He traced the shape of my mouth with his thumb. "Like you.

Everyone is a little crazy. The only difference between us and them is that they hide it better.

This was the boy I loved. A little bit messy. A little bit ruined. A beautiful disaster. Just like me.

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Chronique littéraire : "Qui est Mara Dyer ?" Par Michelle Hodkin

Publié le par Wendy&Belle

Editions Panini collection Scarlett, parût en 2014, parution VO en 2011.

Résumé : "Mara Dyer est une jeune fille de 16 ans comme les autres, jusqu’au jour où elle s’éveille dans un hôpital, sans aucun souvenir de l’accident qui a coûté la vie à ses trois meilleurs amis. Dévastée par le chagrin et un profond sentiment de culpabilité, elle souffre terriblement de la perte de ses proches.
Pour repartir à zéro, la famille de Mara part s’installer en Floride. Mais là encore, les nuits de la jeune fille restent agitées, hantées par des visions de l’accident. Mara a l’impression de revoir ses amis, et même de sentir la mort de certaines personnes. Mais que lui arrive-t-il? Est-elle en train de devenir folle? Qui est vraiment Mara Dyer?"

                                                                                                                                                                       

Hmmm... Que dire de ce livre... Qu'il est troublant ? Perturbant ? Hmmm... *le hmmm du 'je cherche le mot adéquat'*

Je ne savais pas grand chose de ce livre avant de m'y plonger, hormis que la plupart des avis que j'avais pu en lire sur internet (et qu'est ce qu'ils sont nombreux !) étaient très positifs, pour la plupart des énormes coups de coeur. Pour ma part, mon avis se rapprocherai plus de celui d'Alison.

Autrement dit, pour le coup de coeur, c'est râté. (Cela dit, y en a quand même pas mal ces temps-ci, alors je vais pas me plaindre!)

Ne vous méprennez pas, je ne l'ai pas détesté, loin de là. Je l'ai même plutôt bien aimé, dans l'ensemble. Cela dit, je ne peux nier qu'il y a eut quelques points qui ont fait que cette lecture, bien que très (très) addictive (j'ai dévoré 375 pages d'affilé en quelques heures), ne fut pas exceptionnelle.

  • Pour commencer, il y a eut le nombre important de clichés que j'ai pu trouver, cachés entre ces pages. Je pense honnêtement que c'est peut être un point qui n'a gêné que moi, car je ne l'ai vu revenir nulle part dans les autres avis. Mais... Le modèle type du grand-frère parfait ? La pétasse du bahut qui se tape tous les mecs du coin accompagné de son accolyte ? Le bad-boy que toutes les filles s'arrachent n'est pas aussi bad-boy qu'il veut bien le laisser faire croire, puis le personnage principal féminin, la seule à ne pas se l'arracher, se révèle être différente à ses yeux, et le bad-boy va se retrouver enjoleur, protecteur et possessif ? ça sonnait un peu déjà vu pour moi. 
  • Ensuite, il y a aussi eu l'intrigue. Je m'attendais à des trucs de fous (c'est le cas de le dire), des trucs hallucinants (c'est le cas de le dire, le retour), et je dois dire que j'ai été assez déçue à certains moments, notamment quand on s'en éloignait un peu pour limite tomber dans une comédie contemporaine. Bien sur, ce serait faire acte de mauvaise foi que de dire qu'il n'y avait que ça dans le récit, et j'ai d'ailleurs bien aimé la façon dont l'auteur a tourné les hallucinations&autres problèmes de Mara depuis son accident. (En revanche, j'ai trouvé que parfois elle se répétait un peu. Mais bon.) 
  • De plus, j'ai vraiment été perdue dans ce roman. Aussi perdue que Mara, qui alterne passé et présent dans sa narration, jusqu'à ce que les deux se mêlent. Il faut apprendre à discerner ce qui est réel et ce qui ne l'est pas. Pour le coup, la méthode du "réel ou pas réel ?" de Peeta m'aura bien aidé. Les petites références à d'autres sagas semées dans le livre m'ont aussi bien fait sourire, comme Harry Potter, Star Wars ou le Seigneur des Anneaux.
  • Je me dois de faire une petite note spéciale à l'humour de l'auteur, que j'ai beaucoup aimé. (Pour vous dire, je me suis mise à ricaner de plus en plus fort , au point que mon père m'a demandé quel était mon problème.) Ce passage exactement : 

" Je m'en suis occupé. Tu es chez Sophie.

J'adorais Sophie.

- Alors je... reste ici ?

- Daniel te couvre.

J'adorais Daniel.

- Où est Katie ? demandais-je en essayant de paraître désinvolte.

- Chez Eliza.

J'adorais Eliza.

- Et tes parents ?

- A un truc de charité.

J'adorais la charité."

  • J'ai mis du temps avant d'entrer dans l'histoire. En fait, au tout tout début, j'étais très prise. Puis, ça n'a plus été le cas. Suivre chaque cours de la journée de Mara... Pour le coup, je n'aurais pas été contre une petite ellipse. Cependant, on rencontre peu à peu les personnages, et sur ce point là aussi, je suis mitigée. Autant les personnages secondaires m'ont tous charmé... autant les deux principaux, j'émets des réserves. Déjà, Mara m'a agacé. Je l'ai trouvé arrogante, désagréable. Ensuite, Noah, je lui trouvais des côté à la Travis Maddox qui m'agaçaient aussi. Alors, c'était pas gagné. Cependant, les deux ensemble donnaient quelque chose qui m'a bien plût. Jusqu'à un certain moment où j'ai vu en lettres capitales "les clichés, le retour", mais les clichés ne sont pas une mauvaise chose en soi. Dans les meilleures sagas, on en trouve, et pourtant ça ne diminue pas leur qualité. 

​  Et puis, quelque part, je n'arrêtais pas de compatir avec ce pauvre petit Noah. Tomber amoureux d'une fille telle que Mara ne doit pas être si simple...  

​   Enfin, il y a ce charmant petit cliffhanger de fin. Qui nous nargue, mais qui nous nargue à un point... Qui nous fait réagir en mode :  "Attends... Quoi ?!" Mais cette fin a le mérite de nous faire vouloir la suite, qui, je l'espère, nous éclairera un petit peu sur tout ça...

En conclusion donc, une bonne lecture, juste pas l'exception à laquelle je m'attendais...

Et encore un merci à Stéphanie, qui a trop géré en me trouvant ce livre

Répare moi. Cette chose, ce que j'ai fais... Il y a quelque chose qui ne va pas chez moi. Répare le.
- Je ne peux pas.
- Pourquoi ?
- Parce que tu n'es pas brisée.

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Chronique littéraire : Pouvoirs Obscurs, tome 1 "l'Invocation", par Kelley Armstrong

Publié le par Wendy-Belle

Edition Castelmore, parut en 2008 aux USA et en 2011 en France.

 

Résumé :  "Si Chloé était dans un film, personne ne douterait d'elle quand elle avoue voir des fantômes. Dans la vraie vie, son père et sa tante l'envoient à Lyle House, un institut psychiatrique spécialisé pour ados. Les médecins prétendent qu'elle souffre de schizophrénie...
Mais d'autres pensionnaires ont l'air, eux aussi, de cacher d'étranges secrets... Ce n'est sûrement pas une coïncidence. Aussi, quand un de ses camarades lui dit qu'elle est peut-être nécromancienne, Chloé décide de découvrir la vérité sur son pouvoir et sur l'endroit mystérieux où elle est enfermée..."

                                                                                                                                                             

Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais j'avais mentionné ce livre dans mon article des lectures de Septembre, et pour être honnête, je ne pensais pas le lire aussi rapidemment. Pourtant, sans trop savoir pourquoi, je me suis lancée, et passer les quelques longueurs d'à peu près chaque livre qui sera fantastique... Je n'ai pas pu m'arrêter.

(Pour vous dire, j'étais en vacances (parce que oui, pendant que certains étaient en cours, moi j'étais à la plage, mais bref, là n'est pas la qustion), je regarde l'heure sur mon portable, il était genre super tard et je me suis dis "oooh faudrait que t'ailles dormir tu vas rien pouvoir faire demain", puis en me réveillant, contre toute attente, tôt, je me suis aussitôt dit "je dois savoir ce qu'il se passe, je dois savoir ce qu'il se passe!") Bon, ça n'a pas été non plus une lecture parfaite, il y a eu quelques petits bémols, évidemment. Je vais m'expliquer, ne vous en faites pas.

Ce que je dirais de ce livre, principalement, c'est que y est une qualité peut être un défaut et ce qui est un défaut peut être une qualité. Hmm... Bizarre, vous trouvez ? Normal, c'est un peu ce qu'est ce livre.

On débarque dans la vie de Chloé, quinze ans et narratrice de l'histoire, qui semble, bien sur, mener une vie tout à fait banale. Là, surprise, alors qu'elle est au lycée, elle découvre qu'elle a ses premières règles, et boum! Elle se met à voir des fantômes. Et là, sans trop savoir pourquoi, ni vraiment comment, on la retrouve plus ou moins enfermée dans un foyer pour jeunes "perturbés." Ce n'est pas un asile, ils ne sont que six adolescents.On suit alors comment elle essaie de s'adapter à ce nouvel environnement, au sein duquel elle n'est pas censée rester bien longtemps, car c'est un genre de centre où l'on va pour se reposer et guérir d'une façon plus ou moins normale. Plutôt dur à expliquer... Bien sur, on a tendance à se méfier un peu de lieu dans lequel on attérit comme ça, et peut être qu'on a bien raison de le faire, vu la suite des évenements... 

Ensuite, côté personnage, je dois dire qu'on s'attache bien à Chloé. Cependant, il y a un bémol (que je ne note pas comme qualité) : Le docteur lui dit qu'elle est malade, qu'elle est schyzophrène, et j'ai trouvé qu'elle l'accepte... Plutôt (c'est-à-dire trop)  facilement. Je ne sais pas, elle ne se dit pas "quoi ? comment ça ? Mais non, vous devez faire une erreur, ce n'est pas possible." Le déni est censé être une étape de la guérison, et là, cette étape est sapée. Même chose, quand par la suite on commence par la pousser à croire qu'elle n'est peut être pas si malade que ça, elle se dit rapidemment (c'est-à-dire bien trop rapidemment) qu'elle n'est en effet pas si malade que ça...

Pour les autres personnages. Il y a Simon, Rachelle, qui sont sympatiques, mais ceux que l'on note sont surtout Tori, cliché de la garce qui a des raisons pour être garce (qui fait éééénormément penser à Aphrodite de la saga La Maison de la nuit), et Derek, qui est un garçon que l'on décrit comme musclé, mais plutôt laid. Et, pour citer ma meilleure amie, c'est le gars que "l'on commence par bien aimer, pour l'aimer tout court à la fin de la série." Il paraît brutal, froid... Mais on ne peut pas s'empêcher de s'y attacher (en tout cas moi je n'ai pas pu m'en empêcher.)

Le premier grand mystère, c'est bien sur qu'est ce qu'il s'est passé exactement pour basculer du lycée à "l'internement." Ce à quoi on a pas de vraie réponse, juste quelques allusions par ci par là. Donc, c'est déroutant, un peu frustrant, mais ça peut être une qualité, vu que le but de ce roman est de vous dérouter. 

Ensuite, je n'ai pas supporter la façon dont ils sont traités dans ce foyer. Je suppose que c'est comme ça que l'on traite les gens quand on les soupçonne d'être perturbés, vous savez, comme des médecins avec des fous, quoi. Mais ça m'a tapé sur les nerfs à un point inimaginable. (Comme tous les medecins avec des fous, en fait.) Défaut qui se révèle donc être une qualité, puisque c'est aussi le but du livre, j'imagine.

Le plus de ce livre, c'est le côté paranormal, évidemment, qui n'est pas le plus courant je pense. Je ne vais pas tout vous dire, mais il m'a plutôt étonné. J'ai plutôt apprécié, même si par moments je l'aurais souhaité un peu plus approfondi. Je suppose que les deux tomes suivants combleront ce manque de détails, je l'espère en tout cas. J'aimerai vous en dire plus, vraiment, mais ce serait spoiler, et j'ai pas envie, ce serait dommage pour vous, alors pour ce qui est de la fin, je vais seulement vous dire que ma réaction a été "mais elle est où la suite ?!" 

En bref, je vous conseillerai ce livre si vous voulez du paranormal qui laisse plein d'interrogations à la fin. (et qui peut surprendre par plusieurs points...) ça n'a pas été mon coup de coeur fantastique, mais c'est une lecture addictive. Une lecture que je ne regrette pas. A vous de vous faire votre opinion ! Si vous l'avez lu ou comptez le lire, n'hésitez pas à me donner vos impressions, je serais curieuse de les connaître...

Schizo.
Peu importait combien de fois le docteur Gill avait comparé ça à une maladie ou un handicap, ce n’était pas la même chose. Vraiment pas. J’étais schizophrène.
Si je voyais deux hommes dans la rue, l’un en fauteuil roulant et l’autre se parlant à lui-même, auprès duquel me précipiterai-je pour lui ouvrir la porte ? Et lequel éviterai-je en traversant la rue ?

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