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review cinema

Review ciné : "Into the woods", réalisé par Rob Marshall

Publié le par Wendy&Belle

Alerte. Alerte. Ceci est une alarme qui ne retentira probablement pas souvent.
En tout cas, contrairement à environ 87% de la population humaine, je ne la ferai pas sonner souvent.
Mais étant donné les circonstances, je le devais. 
 
DISNEY A FAIT UN TRUC GENIAL !

Franchement, je ne pensais pas que j'irais au cinéma voir ce film. Je pensais le regarder à sa sortie en DVD, ou chez un ami, ou je ne sais pas. Quelque part. Plus tard. C'est vraiment par un concours de circonstances que j'y suis allée, le jour de sa sortie qui plus est. L'argument majeur de la personne qui m'a convaincu était que ce film, qui est une comédie musicale, reprenait la comédie musicale du même nom "Into the Woods", qui est extrêmement bien faite, malgré un aspect plus parodique qu'esthétique, et qui n'est pas exactement une histoire de contes que l'on passerait à nos enfants. Si vous voulez vraiment savoir, il est tout de même question de sexe, de pédophilie, de suicide, d'adultère...

Bref, pas exactement le registre de Disney. C'est même tout l'opposé.

N'étant pas une fan inconditionnelle des studios Disney, et encore moins ces dernières années, je m'attendais vraiment à ce que tout ces aspects soient rayés de la carte, pour qu'à la place on nous serve le genre d'histoire bâteau et niaise avec un joli petit happy end à la Disney.

Qu'est ce que je me suis trompée ! Et ô combien j'en suis heureuse !

Pour le coup, mon ami avait raison. Les chansons sont celles de la comédie musicale, chansons ô combien épiques ou magnifiques pour la majorité, qui plus est interprétées de façon grandiose et magistrale. Je reviendrai un peu plus tard sur le sens de ces chansons.

Ici, on nous fait le portrait de plusieurs personnages de contes bien connus : Celui de Cendrillon, du Petit Chaperon Rouge, de Jack et le haricot magique, et celui de Raiponce. Pour nous amener à ces personnages, les deux héros principaux, un couple de boulangers se lance dans une quête. Pour faire gros, le couple, qui malgré ses tentatives n'arrive à engendrer d'enfant, reçoit un jour la visite innatendue de la soricère d'en face qui leur en explique la raison, et leur donne aussi la solution à leur problème, qui devient alors l'objet de la quête, tout en leur disant clairement qu'ils n'ont que trois jours devant eux.

Tous les personnages se retrouvent alors dans les bois.

La structure du film est très bien gérée, très bien menée, il n'y aucun soucis là dessus. L'esthétique du film est magnifique, la lumière est remarquable, et les effets spéciaux... Font de l'effet, car contrairement aux trois quarts des films fantastiques Disney, en tout cas d'un point de vue personnel, il n'y a pas d'effets spéciaux à outrance pour "envoyer de la magie" en veux tu en voilà ou prouver qu'ils ont du budget. Non, les effets spéciaux ne sont là que quand cela s'avère nécéssaire, et ne se révèlent donc pas superflus, (à l'exception d'une scène de narration au passé chantée par le Petit Chaperon Rouge, qui est, ma foi, superbe. )

Néanmoins, il serait faire preuve de mauvaise foi que d'habitude les Studios Disney font n'importe quoi avec leur mise en scène. Elle n'a jamais été mon problème, c'était plutôt le fond et la profondeur des choses.

Alors, parlons en.

 

Meryl Streep, vous êtes tellement magistrale dans ce film....

Enfin, nous avons un film sérieux, et par sérieux je ne veux pas dire académique ou laborieux, mais sérieux, le film a de vrais enjeux, de vrais problèmes, des problèmes réalistes dans un univers de fantaisie. C'est le tout premier film Disney avec absolument aucun comic-relief, aucun ami tout doux et tout mignon qui feront de très jolies peluches sur le marché, et pourtant le film est très très drôle. Très très drôle, et pourtant très sérieux. Du réalisme, dans un univers de fantaisie. 

Je l'ai premièrement trouvé très drôle car il n'y a pas de scène "faite" pour être drôle, c'est le comique de situation, un comique qui est subtil, très bien traité. C'est le premier Disney sans personnage voué au comic relief, pas de petit personnage qu'on trouve tout mignon et tout doux, le genre dont on file acheter la peluche à la sortie du cinéma. C'est aussi un Disney qui se moque de ce qu'il a toujours fait : Par exemple, quand Cendrillon parle aux oiseaux, le Petit Chaperon Rouge la regarde comme si elle était folle, et sort d'un air abasourdi "attends, tu parles aux oiseaux ?", quand elle rencontre la Boulangère à un moment loin d'être opportunt,  elle s'exclame sur le fait que ce qu'elle fait est stupide, et la dernière répond "ah oui ? Parce que s'enfuir du palais d'un prince qui veut nous épouser, ce n'est pas stupide ?" Le film s'adresse à tous les âges, et on a pas besoin d'être un enfant pour apprécier le film, on a pas non plus besoin de faire un voyage dans le temps afin de se retrouver en enfance pour l'adorer. Je dirais même que c'est le contraire, en fait, parce que le sous-texte pour adulte, vous savez, ces petites insinuations que les petits enfants ne peuvent pas comprendre, est ultra travaillé. Je n'ai pas eu une seule fois l'impression que le film voulait nous donner ce qu'un film Disney nous donne habituellement afin de s'assurer un minimun d'entrées. A la limite, vendre le film sous des affiches de Johny Depp alors qu'on doit le voir environ trois minutes chronos en deux heures de film, est une façon d'assurer un minimun d'entrée. Mais c'est tout, et c'est un risque énorme ! Déjà, le film est une comédie musicale, genre qui est bien loin de plaire à tout le monde, qui plus est, ce n'est pas une comédie musicale gentillette : ce film est dur. Il est violent. Ils n'y vont pas de main morte, en tout cas pour Disney, car bien sur il y a eut bien pire. Mais pour du Disney qui vise essentiellement un public jeune ? 

Je me dois de dire ce qui pousse à affirmer ça. Mais comme ce serait du spoil, je vais vous demander de surligner le petit passage en blanc qui va suivre, si votre curiosité fait que vous voulez absolument savoir : La dedans, on a quand même les deux soeurs de Cendrillon qui se font (A l'ECRAN) couper un orteil et un talon avant de se faire creuver les yeux par les pattes des oiseaux, un prince qui se crève les yeux sur une muraille de ronces, une mère, qui plus est, l'héroïne principale, mariée, heureuse, à qui on s'est attaché tout au long du film, venant d'accoucher d'un nouveau né, qui meurt (!), qui est juste là, comme ça, tranquille en train de chanter sa chanson, et qui soudainement tombe d'une falaise (!), qui plus est hors caméra, qui ne bouge pas, qui ne nous donne pas de chute vertigineuse ou quoi, qui laisse non seulement notre esprit imaginer la scène, mais qui du coup nous laisse le doute : Est-elle vraiment morte ? En tant que personnage Disney on se dit que non... Mais si. Elle meurt, d'une manière ultra bête, quand on y réfléchit. Le doute ne fait d'ailleurs que renforcer le fait que quand tu es mort, tu es mort (phrase que cite d'ailleurs Meryl Streep.) Et ce n'est pas la seule : La mère de Jack meurt aussi ! Dans l'histoire, il y a une vache. Une vache qui est la seule amie de Jack, amie qui vient à mourir. ça m'a rappelé le traumatisme de l'Histoire sans fin, quand le cheval s'embourbe. Sauf que la soricère la rescusite. Je me suis alors dis "Disney, quoi..." Mais owh, elle rescusite la vache, mais après c'est carrément la mère de Jack qui meurt par la suite ! On a aussi la jolie Raiponce qui ne pardonne pas sa mère (enfin sa mère...) alors que cette dernière tient réellement à elle et veut la protéger, et qui s'en va en lui disant clairement qu'elle ne veut plus jamais la revoir. Suite à ça, sa mère se suicide ! On a aussi le Prince de Cendrillon qui va coucher (!) avec la boulangère, alors même que celui-ci est déjà avec Cendrillon, et que cette dernière est mariée, rappelons  le, avec un homme qu'elle aime et qu'il aime aussi. Le Petit Chaperon Rouge, en plus de se faire violer, -ou en tout cas, pas sans avoir vu... le loup- a perdu ses deux parentes, se retrouve seule perdue dans les bois sans aucun moyen pour rentrer chez elle car tout est détruit. L'histoire se termine sur tous les personnages perdus dans les bois en aillant tous perdu tout ce qu'ils avaient de plus précieux, et, n'aillant aucun moyen pour rentrer chez eux, s'assoient en cercle et se racontent une histoire ! Owh ! Disney quoi !

Ici, le thème de l'enfance est très finement abordé : La famille est au centre de l'intrigue, que ces dernières soient en de bons termes ou non, aisées ou en difficulté. Je releverais l'exemple de Raiponce : Dans l'une des chansons, Meryl Streep lui chante "Be a child while you can be a child', soit "soit une enfant tant que tu le peux." Elle l'encourage à rester dans la tour, qui représente la bulle au sein de laquelle elle est protégée des dangers et des douleurs du monde. Autrement dit, laisser à l'enfance le temps de l'enfance. Cela dit, Raiponce a grandit, et de ce fait, refuse de rester éternellement enfermée dans cette tour où elle a grandit. Après quelques péripéthies, et comme dans le conte, Raiponce en sort, et elle est si peu préparée au monde qu'à un certain rebondissement, elle est terrifiée, elle ne sait pas comment réagir à de telles choses, et s'enfuit. Meryl Streep nous chante également une chanson nous disant de prendre garde aux histoires que l'on raconte à nos enfants, car ils vous écouteront. Dans ce film, les bois, c'est une allégorie de la vie. Tôt ou tard, les enfants s'y retrouveront, seront obligés de la traverser. Si vous les surprotéger, ils se perdront. S'ils sont préparés, s'ils savent ce qu'est la difficulté, la douleur, ils ont deux fois plus de chances de savoir faire face. Bien sur, cela n'assure en aucun cas une sécurité absolue, car jamais personne n'est en sécurité absolue. Le Petit Chaperon rouge chante qu'elle ne doit pas s'écarter de son chemin, c'est pourtant ce qu'elle fait : Elle n'en sort que plus forte, car elle était prévenue, et se faisant, découvre ce qu'il peut se passer. Jack, ayant vécu dans la misère toute sa vie, connaissant donc la dureté de la vie, parvient tout de même à faire face à la situation qu'il crée.

  • Au delà de ça, le film est rempli de vrai messages, de vraies leçons, sans faire de morale : Celui que je retiens surtout reste celui transmis par une chanson en particulier, c'est celui du fait que parfois, des gens qu'on aime quitte notre vie, notre chemin, meurent, sans raisons ; ce n'est pas pour autant qu'ils s'en vont complétement, car il y a l'idée que ceux qui nous aiment ne nous quittent jamais vraiment, et qu'il faut continuer malgré tout. "No one is alone."
  • Tout au long du film, la différence est faite entre quelqu'un de "gentil", et quelqu'un qui fait de bonnes actions. Il y a l'idée que quelqu'un qui fait quelque chose de mal n'est pas forcément une personne foncièrement mauvaise, et au contraire, quelqu'un qui fait quelque chose de bon n'est pas forcément bon. On peut faire le mal sans s'en rendre vraiment compte comme on peut en avoir tout à fait conscience, et le faire pour servir uniquement ses intérêt, l'erreur existe, l'égoïsme aussi, et surtout, parfois on pardonne, parfois on ne pardonne pas.
  • Vous pouvez être gentils, vous pouvez faire autant de bien que vous le pouvez, vous pouvez n'avoir jamais rien fait de mal tout au long de votre vie : Des tuiles, des mauvaises choses vont vous arriver, et parfois, vous n'en ressortirez pas. On a pas ce qu'on mérite, en tout cas pas toujours On a ce qu'on a, et il faut faire avec. Mais allons, autant que le malheur peut vous acabler, le bonheur peut frapper : Il arrive parfois qu'on ait de la chance, qu'on nous sorte d'une situation dont on s'est nous même fourré, qu'un "miracle" apparaisse à condition d'être prêt à tout pour l'accomplir.
  • Vous n'aurez pas toujours ce que vous souhaitez, et si vous l'obtenez, il y aura toujours un prix, qu'il soit à payer avant, ou à  rembourser après. Tout ce que vous faites, que ce soit volontaire ou involontaire, aura des conséquences, qu'elles soient bonnes ou mauvaises.
  • Et surtout, surtout, le message principal de ce film, je trouve, est bien que dans le malheur, le desespoir le plus total, il faut pourtant trouver la beauté, et le bon, distinguer le rayon de soleil qui nous permettra d'ériger un nouvel avenir, différent de tout ce qu'on aura imaginer, peut être meilleur, peut être pire. Tant qu'on est en vie, tout est possible.

Je ne trouve vraiment pas grand chose à redire à ce film. L'esthétique, l'intrigue comme la profondeur sont des éléments parfaits. Ce film a déjà reçu pas mal de critiques négatives essentiellement dûes à son genre, c'est pourquoi j'ai trouvé important de manifester le fait que Disney à réussit à convaincre une réticente comme moi. D'ailleurs, je n'ai pas ressenti d'agacement au côté musical du film, c'est vraiment passer tout seul, alors qu'il est rare que j'apprécie que l'on se mette à chanter pour un tout, pour un rien. Vraiment, c'est un grand bravo que j'adresse à tous ceux qui ont participé à réaliser ce film, à l'interpréter, et j'inclus évidemment les compositeurs originales des chansons. J'espère sincérement que ce film aura le succès qu'il mérite, et qu'il sera visionné par le plus de gens possible.

Et la performance de Meryl Streep, encore une fois... Juste... Wow.

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Review ciné : "The Giver", réalisé par Phillip Noyce

Publié le par Wendy-Belle

Résumé : Dans un futur lointain, les émotions ont été éradiquées en supprimant toute trace d'histoire. Seul "The Giver" a la lourde tâche de se souvenir du passé, en cas de nécessité. On demande alors au jeune Jonas de devenir le prochain "dépositaire de la mémoire"...

                                                                                                                                   

 

C'est un film dont on a beaucoup entendu parler récemment, et pour cause : Il s'agit de l'adaptation du célèbre roman éponyme du même nom que le film, écrit par Lois Lowry en 1993. Forcément, dés lors, adaptation oblige, se dresse alors un combat entre les pro livres et les pro films, la fidelité de celui ci par rapport au précédent, la concordances des scènes et des changements... Bref, les débats fusent.

Pour ce qui est du roman, je vous laisse aller voir la chronique qui lui est dédié, qui fut un coup de coeur. 

En ce qui concerne le film, j'ai tout, mais tout, entendu sur le pourquoi du comment ce film était pourri. Face à tant de critiques négatives, et juste après avoir fini le livre (que j'ai adoré), je me suis attelée à son visionage. Ma conclusion est que... Vous êtes sérieux ? x) 

Je vous l'accorde tout de suite, l'un des plus gros points négatifs est bien la claire inspiration des autres films dystopiques de cette décennie : Hunger Games pour l'introduction, Divergente pour la Cérémonie de l'Assignement... La dimension futuriste crée par des technologies bien plus avancées que les notres telles que la télé projection en temps réel était... Déconcertante, car elle n'a pas de portée. Nous ne sommes pas sur une reflexion concernant les nouvelles technologies, et dans une dystopie visant à préserver, se limiter au nécéssaire et se mettre sur un pied d'égalité avec tous, mettre à disposition de certains la disposition de telles technologies mais pas à d'autres, c'est un petit peu contradictoire.

La seconde chose que je pourrais reprocher serait la mise en rapport des scènes entre elles, que j'ai parfois trouvé trop rapide. Nous sommes presques directement mis face à la cérémonie du choix, or il aurait pu être profitable de nous montrer le quotidien de Jonas avant que celui ci ne se mette à changer.

En revanche, du moment où Jonas entame son entraînement avec le passeur jusqu'à la fin (et quelques exceptions près), le film est génial. Les scènes de transmission de la mémoire sont justes magnifiques, les émotions qu'elles procurent, joie comme souffrance sont excellement bien retranscrites, les reflexions sur pourquoi leur a t-on retiré la couleur, la neige, les anniversaires, la danse, la musique... tout cela est rudement bien mené. La façon dont Jonas essaie de changer les choses de plus en plus est fascinante, nous sentons bien sa frustration montée quand il prend conscience de toutes les choses qu'il peut voir et connaître, et que les autres ne voient pas et ne connaissent pas. 

Pour ce qui est de la romance... Et bien, je ne l'ai pas particulièrement apprécié, je dois le reconnaître. Cependant, elle était nécéssaire pour aider le jeune Jonas à... Faire ce qu'il veut faire. De plus, cela donne lieu à des scènes que l'on a pas pu voir dans le roman, étant donné que nous suivons uniquement le parcous du personnage principal. Je trouve plus regrettable le traitement des personnages d'Asher, qu'ils ont dénaturé, et du "Chief Elder" joué par Meryl Streep, qu'ils ont voulu faire passer pour la méchante, alors qu'elle ne faisait que le boulot pour lequel quelqu'un avant elle l'avait choisit. De plus, elle ne devrait pas avoir connaissance de ce que contient la mémoire du Passeur, ce qui doit être une erreur de scénario. Ce sont les quelques péripéthies précédant la conclusion qui m'ont paru bien trop grosses pour passer, nous rappelant quelques scènes de Hunger Games. Cependant, une fois que ceci est fait, les dernières scènes de fin sont... superbes. 

Ce film a des défauts, c'est évident. Cependant, je suis partisante qu'il mérite d'être regardé. Il a conservé l'essence des reflexions que mène le bouquin, et a bien mené sur écran des images incroyables désignant les souvenirs enfouis. Certes, il succombe à des facilités scénatisques classiques, mais cela ne nuit pas à la qualité de sa réflexion, ni à l'avancement de son intrigue. Cependant, je comprends tout à fait qu'il n'ait pas pu plaire à tout le monde, du fait de ses défauts et de la tournure qu'il peut prendre par rapport au livre.

En fait, je trouve les scènes entre Jonas et le Passeur tellement réussies que pour moi, cet aspect éclipse tout le reste.

Donc, contre vents et marées, je veux me jouer l'avocate du Diable, et vous conseille de regarder ce film. Et de lire le livre. 

 

Et de boire du jus de citron. Mais ça, ça n'a rien à voir. 

Publié dans review cinéma

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Review cinéma : If I stay / Si je reste, écrit par Gayle Foreman, réalisé par R.J. Cutler

Publié le par Wendy-Belle

J'ai enfin pu voir sur écran le film If I stay, adapté du roman du même nom écrit par Gayle Forman dont on entend énormément parler sur la toile, avec des avis relativement assez mitigés.

Faisons un peu le point sur le matériel de base, à savoir le roman, que j'ai lu au cours de l'été en l'emprutant à la médiathèque. Je dois avouer que ce livre m'a un peu déçue, je m'attendais vraiment à une explosion artistique. Au final, même si j'ai apprécié la grande place donnée à la musique dans le récit, je l'ai tout de même trouvé relativement simple, pas suffisament développé. Ce fût dommage, car les personnages avaient tous l'air très intéressants, mais l'auteure est selon moins restée à la surface des choses, elle n'est pas entré au coeur même de son histoire et de ses personnages (oui, c'est très bizarre dit comme ça.) 

En revanche le film, le film... woah, il m'a vraiment bleuffé ! Et pourtant j'étais sceptique. L'intrigue de l'histoire  tournant autour de l'accident, dés l'introduction, c'est la scène que l'on redoute le plus. On ne nous met pas face à une scène d'accident froide, avec des tonneaux ou des choses comme ça, sensées nous impressionner comme dans bien des blockbusters. Non, la scène est alternée avec des flashbacks brillamenet menés, avant de nous montrer l'image d'un obstacle en avant, avant que la caméra ne se se relève lentement vers le ciel. Un plan magnifique, rythmé par une ironie dramatique à son comble, car on sait tous que l'accident va venir, contrairement aux personnages, auxquels on se sent déjà attachés, ne serait ce que par la finale banalité de leur quotidien, qui fait écho au notre, au fait que ceci pourrait nous arriver à tous, à n'importe quel moment. 

La voix off, je ne suis générallement pas fan, mais là, elle est très bien utilisée, de façon à bien nous orienter dans le film, nous mener là où le réalisateur veut nous conduire. Mia ne s'épend pas de façon dramatique sur ce qui lui arrive. La voix -off n'est pas destinée à attiser nos larmes, même si je comprends que certains puissent cependant se laisser aller à leurs sanglots. 

La question même de savoir si elle doit vivre ou mourir es tout aussi brillament travaillée, car si au début Mia ne comprend pas que ce choix est posé devant elle, quand elle en prend conscience, son instinc premier et de trouver un moyen pour se réveiller, retrouver son frère, retrouver Adam... Puis, un peu plus tard (par son frère, essentiellement...) elle prend conscience des conséquences et répercutions sur sa vie si elle décide de survivre à cet accident

Les flashbacks ne se concentrent pas sur les moments merveilleux qu'aura vécu Mia, mais sur les moments de difficultés, de confusions, qui auront déboulé sur de bonnes choses, donnant ainsi tout son sens à la phrase que lui dira sa mère 

"La vie est un gigantesque merdier. C'est ce qui en fait aussi la beauté..."

Notons ainsi la récurrence de la question des choix, ("sometimes you make choices in life and sometimes the choices make you...", la question de l'amour...

Et la place de la musique, dans une bande son magnifique, traitée comme un personnage à part entière de l'histoire, chose que l'on notait déjà le bouquin, mais compliqué à rendre à l'écran. La musique est la forme d'art supposée prendre l'horreur de la réalité pour la transformer en beauté, en amour, et c'est finalement sur ça que repose tout l'aspect moral et artistique du film,                                         !  Spoilers, surlignez pour lire.

et c'est finalement ça qui sauve Mia, ou plutôt qui pousse Mia a rouvrir les yeux, nous laissant sur une fin qui pourrait en frustrer plus d'un mais que j'ai trouvé géniale, (même si c'est la fin exacte du

roman.) 

Si je ne recommanderai pas spontannément la lecture du roman, je recommanderai mille fois le film, qui rend hommage aux films dramatiques dans le sens où il est tourné d'une façon qui ne soit pas tournée vers le tire larmes classique (Nos étoiles contraires visé... Ce qui n'est pas forcément une mauvaise chose.)  Notons l'excellente performance de tous les acteurs dans une justesse incroyable, un coup de coeur cinématographique, (pour une fois que le film est meilleur que le roman!) une réussite à la fois visiuelle que scénaristique, un grand bravo à toute l'équipe de tournage et de montage. 

Si vous ne l'avez toujours pas vu (et voulez la revoir..), voici le lien de la bande annonce.

 

“If you stay, I’ll do whatever you want. I’ll quit the band, go with you to New York. But if you need me to go away, I’ll do that, too. I was talking to Liz and she said maybe coming back to your old life would be too painful, that maybe it’d be easier for you to erase us. And that would suck, but I’d do it. I can lose you like that if I don’t lose you today. I’ll let you go. If you stay.”

Publié dans review cinéma, Romance, drame

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"The fault in our stars" : Nos étoiles contraires de John Green, livre/film

Publié le par Wendy-Belle

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Edition Nathan, parût en 2012

Film réalisté par Josh Boonen avec Shailene Woodley et Ansel Elgort.

Loin de faire dans l'originalité, je me suis rendue en début de semaine au cinéma en compagnie de ma meilleure amie afin de voir le très (très, très, très) vendu Nos étoiles contraires, de John Green, adapté au grand écran.

Tout d'abord, parlons du livre. Attention, sujet sensible :  Je tiens à dire que j'ai vraiment apprécié ma lecture, aucun problème la dessus, je l'ai lu en deux jours. Cependant, je n'ai pas eu le gros coup de coeur que tout le monde semble avoir eu. Laissez moi m'expliquer avant de m'accabler de malheurs : J'ai adoré le personnage d'Augustus. Vraiment, il m'a beaucoup plû. Tout comme Isaac. J'ai trouvé leur amitié extraordinaire (Je pense notamment à une phrase qu'Isaac dit à Augustus à un certain moment du livre qui illustre à la perfection leur attachement l'un à l'autre, mais je ne voudrais pas spoiler ceux qui ne l'ont pas lu, alors : motus.) La plume de John Green reste simple mais magnifique, comme d'habitude. Et là, vous vous dîtes : "Mais alors, pourquoi, pourquoi ?' C'est simple : Contrairement à beaucoup de monde, je ne l'ai pas trouvé très réaliste. Même si j'ai beaucoup apprécié le fait que la maladie ne soit pas le centre même de l'oeuvre, qui doit se baser sur Hazel et Augustus en tant que personnes et non pas en tant que malades, ( très bonne chose, d'ailleurs), c'est tout de même une partie très importante de l'histoire, et je ne l'ai pas trouvé assez exploité. A la fin du livre l'auteur note que le médicament cité n'existe pas, et j'ai trouvé ça dommage, car c'est tout de même un contemporain et j'aurais peut être voulu qu'il cherche des solutions plausibles, et ne pas succomber, excusez moi du terme, à la facilité. J'ai lu sa note "Ni les romans ni leurs lecteurs ne gagnent à ce que l'on cherche à savoir si des faits réels se cachent derrière une histoire. Ce genre de tentative sape l'idée que les histoires inventées peuvent avoir de l'importance", et je suis tout à fait d'accord, mais s'agissant ici d'un roman qui se veut réaliste même si l'histoire est fictive, j'aurais souhaité un peu plus de travail dans la recherche. De ce fait, je n'ai pû m'empêcher de le trouver peut être un peu "prétentieux". Ensuite, il y a le livre favoris d'Hazel, Une impériale Affliction... Qui n'existe en fait pas. J'ai dû faire ce que tout le monde a fait c'est à dire de le chercher, en vain, évidemment, et j'ai encore une fois trouvé ça dommage de ne pas trouver de vrai références, qui aurait donné de la profondeur à l'histoire. La métaphore de la cigarette ne m'a à mes yeux pas parû si pertinente que ça, contrairement à d'autres plus loin dans le livre... Pour finir, il y a le fait que je n'ai pu m'empêcher de remarquer certaines similitudes avec un de mes livres préférés favoris chéris et adulés de tous les temps, Ways to live Forever, par Sally Nicholls, et même si cela aurait totalement pu passer crème, dans mon esprit je n'arrêtais pas de me dire que ce livre là, raconté du point de vue d'un enfant d'onze ans, était beaucoup plus aboutit, réfléchit, mature(Oui, j'ose le dire, Hazel m'a quelques fois tapé sur le système.) Malgré tout j'ai aimé la philosphie qu'il a réussit à faire passer dans son oeuvre, je trouve ingénieuse la façon qu'a John Green de parler de la vie et de la mort. 

Ne vous méprennez pas, dans l'ensemble j'ai, je le répète, aimé lire ce livre, mais même s'il m'a tracassé dans le sens où je l'ai "médité" une fois terminé, il ne m'a pas fait l'effet d'un véritable bond dans ma poitrine. 

Pour ce qui est du film : Aimant beaucoup aller voir les adaptations cinématographiques au cinéma de romans déjà lus, j'ai appelé ma meilleure amie en lui disant "tiens toi prête, demain, on y va." Dans ma classe de L, on avait coutume de dire qu'on ne devrait pas comparer un livre et son film, car c'était là le travail de deux artistes. Cependant, on aime tous voir que le réalisateur ait capté l'essence de l'oeuvre que l'on a tant aimé, pour ensuite faire son propre travail artistique. ça a été  un défi réussit, je trouve.

Je dois dire que le début m'a déjà interpellé, je l'ai trouvé judicieux.

"La réalité, c'est ça. Désolée."

Et là, du commencement à toute la durée du film, un gros point fort : Ils ont ajouté des scènes qui ne sont pas dans le livre, je veux parler des scènes médicales. IRM, docteurs, médicaments, etc. J'ai trouvé que ça comblait ce manque de médical qui manquait au livre pour le rendre plus réel, pour que se rende compte des répercutions de sa maladie sur la vie d'Hazel. (Même si dés le début j'ai remarqué quelques similutdes dans la mise en scène de l'adaptation de Ways to live forever, notamment quand ils ont passé la musique Wait, emblématique du film.)

NB, petit faux raccord : On insiste tout le film sur le fait qu'Hazel a énormément de mal a rester debout trop longtemps ou a monter des escaliers, et où est ce qu'on place sa chambre ? En haut de quelques marches. Mais bon, c'est qu'un détail ^^

Le film est plutôt bien retranscrit, on a même droit à quelques phrases phares de l'oeuvre originale en voix off. Je pense qu'ils n'auraient pas pu caster un meilleur Augustus qu'Ansel Elgort, qui le joue à la perfection. Pour ce qui est d'Hazel en revanche, l'actrice n'aurait pas été celle que j'aurais choisi, mais bon, il faut lui reconnaître qu'elle fait tout de même du bon boulot. Le film m'a fait passer du rire aux larmes, comme à tout un chacun j'imagine. Si dans le livre le passage au Musée d'Anne Frank m'a laissé un peu perplexe, je dois admettre que le réalisateur a fait un travail remarquable.

Le point négatif pour moi serait vraiment Peter Van Houten. Je n'ai pas trouvé l'acteur qui l'interprète à la hauteur du personnage du roman, non pas qu'il soit mauvais, mais il réflétait disons 1/4 des choses qu'il incarnait dans le roman et j'ai trouvé ça dommage. 

La fin du film a été un peu facile, je trouve, dans le sens où ils ont vraiment raccourci la chose, mais dans l'intérêt du film et de l'action, je peux le comprendre. La bande son était, j'ai trouvé, sublime, je l'écoute en boucle. (Par contre, pour ce qui est de la vf, sérieux, c'est quoi, c'est quoi, c'est quoi cette voix qu'ils ont choisi pour Augustus ? Si vous avez l'occasion d'aller le voir en VO, franchement allez y, car pour moi ça a été une catastrophe.)

Je suis donc sortie de la salle avec quelques étoiles dans les yeux, car en dépit de ces quelques points négatifs j'ai été très satisfaite de ce que je venais de voir et j'ai eu les phrases à hurler de rire dans la tête toute la soirée ensuite, je note notamment "On devrait revenir quand il fait nuit, non ? -Il fait toujours nuit pour Isaac..."

L'avenir me manquait.

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