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Review série : Sherlock, créée par Mark Gatiss et Steven Moffat

Publié le par Wendy&Belle

«Sherlock est une série télévisée policière britannique créée par Mark Gatiss et Steven Mofat et diffusée depuis le 25 juillet 2010 sur BBC One. Produite par Hartswood Films et BBC Wales pour la BBC, elle est une adaptation moderne des aventures de Sherlock Holmes, écrites par Sir Arthur Conan Doyle, avec Benedict Cumberbatch dans le rôle titre et Martin Freeman dans celui du docteur Watson.»

                                                                                                                                                                         

Pour résumer cette série, je vais poser une question rhétorique : De quoi ai-je l'air maintenant, sérieux ? 

Cela faisait environ trois ou quatre ans que je répétais inlasseblement qu'en dépit du fait que la moitié de mes amis soient totalement subjugués par la chose, qu'ils m'en vantent les mérites des heures et des heures durant en m'affirmant que ça n'a absolument rien à voir avec tout ce que je pouvais imaginer, je ne regarderais pas. Pourquoi ? Le genre policier n'est clairement pas mon domaine de prédilection. J'ai une petite idée du pourquoi de la chose, mais là n'est pas le problème. Cela étant, maintes et maintes péripéthies m'ont, un dimanche soir, conduites chez une amie - sans doute la plus grande fan de la série du monde - qui m'a gentilment prêté les DVD, parce que je les lui avais demandé. Pourquoi encore ? A cause d'éléments extérieurs, - c'est à dire Ophélie (♥) et une amie très chère à mon coeur (♥) (si tu passes par là, et je sais que tu le feras) - qui ont fini par attiser ma curiosité. Résultat ?

Je me suis retrouvée le jeudi suivant à acheter l'intégrale des trois saisons, car il était tout bonnement impensable que je ne puisse pas revisonner cette série encore et encore.

ça m'apprendra à douter de la BBC. 

D'abord, sans même entrer dans les détails de l'écriture, de l'intrigue ou des personnages, le rendu visuel de cette série est juste sublime. Je n'ai jamais vu de série aussi travaillée : Chaque plan est étudié, souhaité, je n'ose imaginer combien de temps il dû falloir pour tout storyborder. On est dans un tel niveau d'expertise et d'art que les acteurs n'ont pas à expliquer ce qu'il se passe à haute voix pour que l'on comprenne ce qu'ils ressentent : Tout cela nous est montré. Du brio, et pour ce qui est des moyens mis en oeuvres pour nous representer comment fonctionne l'étrange mais brillant cerveau de Holmes, je ne trouve même pas les mots adéquats. Rien ne pourrait le décrire, c'est juste spectaculaire, que ce soit les signes qu'il repère sur tout le monde, son "palais mental", ou encore son inconscient... Wow. Juste, wow. 

 " I'm in shock ! Look, I've got a blanket ! "

La qualité de réalisation est le parfait reflet de l'excellence écriture de cette série, qui réside en l'ingéniosité des personnages. Dans la série, nous sommes Watson : Il est le premier personnage qui nous est d'ailleurs montré, et c'est lui qui nous conduit à Sherlock, qui sera bien sûr le coeur de toute l'histoire. Nous découvrons tout en même temps que Watson, nous sommes à la fois perplexe mais fascinés face à Sherlock comme Watson, puis nous l'aimons comme Watson, nous voulons le comprendre et l'aider comme Watson, et à mesure où leur amitié se solidifie, nous entrons peu à peu dans sa tête à notre tour. Nous finissons par ne plus  voir seulement comment les gens voient Sherlock, mais comment Sherlock voient les gens. 

Inutile de stipuler que Sherlock est, bien sûr, le meilleur personnage de toute la série.

Pour être honnête, ceci est un simple avis personnel, car il n'est pas rare de rencontrer des gens adorateurs de la série, mais pas adorateurs sans limites du personnage, y préférant volontiers Watson, pour son caractère patient, vif, attentionné, compatissant... ou encore d'autres protagonistes, dont nous parlerons plus tard. Pour l'heure, je vais simplement tenter d'expliquer pourquoi ce personnage m'intrigue et m'attire plus que les autres, même si cela se joue de peu, car ils sont tous brillants.

"I'm not a psychopath. I'm a high fuctioning sociopath. Do your research."

Sherlock est un homme brillant, doué d'un talent de déduction incontestable. Pouvant passer des jours sans parler lorsqu'il réfléchit, refusant même de se nourir pour ne pas ralentir le rythme de son cerveau, il sait lire les gens, décrypter leurs attitudes et deviner leur vie. Ce qui explique que ce personnage puisse agacer bon nombre de personnes, c'est qu'il est parfaitement au courant de cette intelligence : Il est sûr de lui, confiant, sait ce qu'il fait, sait qu'il va parvenir à ses fins, et tout ces attouts le conduisent à l'arrogance, voire à la condescendance. De ce fait, nous avons constamment droit à un sarcasme à toute épreuve, pour notre plus grand plaisir, car ses répliques sont pour la plupart épiques. C'est un personnage qui se veut froid, se consacrant exclusivement à ce qui sera utile à son travail et au developpement de ses talents. C'est pour cette raison qu'il admire toute forme d'intelligence, non seulement car c'est tout ce qui l'excite - dans l'épisode avec La Femme, pourtant admirée de tous, il lui dit "vous fanfaronnez pour impressionner, ne m'ennuyez pas, réfléchissez", car c'est sa ruse qu'il admire, bien plus que son corps - mais aussi parce qu'il aime la repérer là où les autres ne voient que folie ou stupidité. Il la reconnaît tout d'abord chez les sérials killers, cela est évident dés le début, c'est pour cette raison qu'il aime faire le métier qu'il fait, - car ils le surprennent toujours, et le sortent ainsi de l'ennui de la routine -  mais aussi chez les marginaux. Par exemple, lorsqu'il a des questions ayant rapport à la peinture pour l'une de ses enquêtes, il dit avoir besoin d'un expert. Il se dirige donc vers le musé, mais le contourne : C'est vers un tageur de rue de l'autre côté qu'il se dirige, et qui lui donne toutes les informations nécéssaires. Il la reconnaît égalemment chez un apparent drogué, qui ne semble pas voir plus loin que le bout de son nez, mais qui se révèle être doué des mêmes talents de déductions que lui, et même de talents pour la bio-chimie. Sherlock est effectivement un personnage qui s'ennuie, et l'ennui est un vaste sujet de réflexion que mène la série. Il n'accepte en effet pas toutes les enquêtes qu'on lui propose, même si certains clients sont prêts à lui offrir une considérable somme d'argent, cela dépendra uniquement de si l'enquête parviendra à l'intéresser ou non. Par ailleurs, quand il ne semble trouver moyen d'éviter l'ennui, celui-ci ne semble trouver d'occupation que dans l'addiction ou les conduites toutes plus saugrenues les unes que les autres, comme par exemple tirer à bout portants sur son mur. C'est un tout nouveau visage du personnage que nous découvrons ici, qui semble pourtant le plus se rapprocher au personnage d'origine écrit par Arthur Conan Doyle, par rapport aux maintes et maintes représentations faites de Sherlock. 

“Shut up everybody, shut up ! Don’t move, don’t speak, don’t breathe, I’m trying to think. Anderson, face the other way, you’re putting me off.”

Ce qui étonnant, c'est de voir son évolution par rapport aux émotions. C'est un concept qu'il ne comprend pas, adepte du côté froid de la raison et de la logique. Il ne semble n'avoir d'affection que pour Madame Hudson - personnage ô combien attachant qui aura le privilège de pouvoir toujours compter sur lui - au début de la série; mais finit bien évidemment par en avoir envers son futur assistant : Le Docteur Watson. Dés le début, celui-ci semble échapper à son jugement critique, à ses repliques cinglantes - en tout cas au début -, attiser sa curiosité, et plus important encore, semble ne pas lui taper sur les nerfs mais au contraire, être de bonne compagnie. Cela se confirme bien sûr dans la suite de la série puisqu'ils lient une amitié qui ne fera que se renforcer. Watson est prêt a tout endurer pour Sherlock, il risque d'ailleurs plusieurs fois sa vie. Il trouve en son ami -son meilleur ami- toutes les qualités que les autres ne voient pas, ne le percevant qu'à travers son statut de génie. Watson, lui, voit Sherlock en tant que génie, certes, mais aussi en tant que personne.  A l'inverse, Sherlock adore Watson, plus que n'importe qui d'autre. Jamais il ne permettrait que son ami puisse être blessé par qui que ce soit. C'est envers Watson que Sherlock ressent le plus de choses. 

"Alone is what I have, Alone protects me."

Sauf qu'il a beau ressentir des choses, il ne sait pas les gérer, encore moins les exprimer de façon claire, préférant ignorer toute forme de sentiments, qui sont pour lui un puissant handicap. Cela se ressent surtout lors de l'épisode introduisant La Femme, qui pour la première fois nous donne la vision d'un Sherlock troublé, confus. Encore une fois, cela se fait ressentir dans le brio de l'écriture et de la réalisation. 

“Anderson, don’t talk out loud. You lower the IQ of the whole street.”

Cette capacité à gérer les émotions fait partie de la reflexion que mène la série, à commencer par Watson, qui dés le début doit gérer ses souvenirs de guerre, puis par rapport à Holmes, qui lui en fait vraiment voir de toutes les couleurs, puis par Holmes lui-même, qui est lui submergé par toutes les sortes d'émotions qu'il fait surgir en les gens : De l'adoration et de l'admiration chez ses fans, de la haine que certains lui portent à cause de son attitude, de l'affection qu'il n'identifie par toujours, jusqu'à la passion amoureuse qu'il suscite chez d'autres encore. Cependant, il n'hésite pas à jouer des émotions que ressentent les gens, pas seulement celles de parfaits inconnus, mais aussi et surtout de celles de son entourage, faisant de lui un personnage aux tendances détestables, mais qui tend à prouver ce qu'il affirme : Les sentiments ne sont que faiblesse. Pourtant, il est très clair que Sherlock a lui aussi ses faiblesses, le rendant ainsi plus humain et moins simple  machine à réfléchir, allant même jusqu'à être une force.

"We are in Buckingham Palace, the very heart of the British nation. Sherlock Holmes, put your trousers on !" 

Mon seul reproche serait sans doute les émotions transmises par rapport à son frère, Mycroft. Personnellement, je le considère comme mon second personnage favori, même si son égoïsme n'a d'égal que son égo et sa supériorité manifeste, car tout cela est compensé par la dévotion sans limite qu'il porte pour son frère, d'une façon bien étrange mais pourtant omni-présente, puisqu'il va jusqu'à faire surveiller ses faits et gestes, et est le premier à s'inquiéter de ses problèmes d'addiction. Nous sentons cette affection, si on peut appeler ça comme ça, à chaque fois que celui-ci se met à évoquer son frère. Il est en effet sa faiblesse, étant le seul que Myrcroft fait passer avec ses intérêts personnels, alors qu'il ne semble guère plus être qu'une source d'irritation se révélant parfois utile pour Sherlock. Il n'est pas aisé d'identifier leur relation, car en même temps Sherlock trouve en Mycroft un homme à la hauteur de son intelligence, qui partage sa froideur, et sur laquelle il lui arrive d'être sur la même longueur d'ondes, mais dont il nous est constamment rappelé qu'il n'éprouve envers lui. que rancoeur. Toutefois, tout va dans le sens où cette relation aurait une raison, que Mycroft évoque à plusieurs reprises sans daigner nous en dire plus, comme pour simplement manifester son existence, mais qui pourrait supposer être exposée dans les saisons à venir.

Avec de tels personnages, il fallait évidemment à Sherlock un ennemi à la hauteur, et c'est sans nul doute que celui-ci l'a trouvé : Moriarty. Tout dans son personnage font de lui un homme malade, qui ne pense plus de façon rationnelle, mais a bel et bien sombré dans la folie. Pourtant, il s'avère être le seul à  égaler l'intelligence de Sherlock. Moriarty donne l'impression d'être un personnage obsédé par le détective, passionné par lui - passionné au point de le haïr, jusqu'à ne plus désirer que le détruire. 

Ce qui est fascinant à observer, c'est à quel point ces deux personnages sont les mêmes : Une intelligence outre mesure, une ruse sans pareille, la capacité de manipuler les gens pour parvenir tous deux à leurs fins... Ils sont pareils, faits de la même consistence, et se comprennent donc mutuellement, en le sens où Sherlock comprend exactement où Moriarty veut en venir, comment son esprit de génie du crime fonctionne, et où Moriarty comprend Sherlock de la même façon, à l'exception qu'il ne semble absolument pas comprendre pourquoi ce dernier choisi de mettre ses talents au service du peuple, plutôt qu'à entreprendre des choses extraordinaires. Là est leur différence : Moriarty a choisi de se vouer au vice, au crime, au mal ; Sherlock à choisit de les résoudre, car étant le seul à les comprendre. C'est d'ailleurs ce que démontre parfaitement les titres qu'ils se donnent : Sherlock s'auto-proclame "détective consultant", tandis que Moriarty préfère s'appeler "Criminel consultant."

"You"re on the side of the angels.

- Oh, I may be on the side of the angels. But don't think for one second that I am one of them."

                                                                                                                                                                              

J'en profte pour faire un petit commentaire à la VF. Si au niveau des voix je ne trouve rien de choquant - de base je trouve que les doublages ôtent tout le charme et le talent des acteurs, mais bon, passons - leur traduction laissent clairement à désirer. Elles ôtent toute la subtilisé des repliques. Par exemple, à un moment, Mycroft demande à son frère "Back to the source ?", soit "retour aux sources ?", en sous entendant bien sûr que Sherlock est retombé dans des problèmes d'addiction qu'il aurait eu dans le passé. En français, cela a été traduit par "Tu t'es remit à la dope ?", ce qui, je trouve, ôte toute subtilité à la réplique.

Autre exemple, quelques minutes avant que Mycrofit ne dise ça, Watson soupçonne - pour ne pas dire sait pertinemment - que Sherlock a pris de la drogue. En montant dans la voiture, il dit à la personne qui conduit "on va à l'hopital", "Because Sherlock Holmes needs to pee in a jar", soit "Parce que Sherlock Holmes doit pisser dans un bocal." C'est une réplique empleint de paternalisme, mais aussi d'exaspération, sous entendant que Sherlock lui aura vraiment tout fait, mais qui plus est le met face à une situation humiliante, celle d'un enfant pris en faute. En français, cela a été traduit par "Sherlock Holmes doit faire des analyses." Certes, là est l'idée, il doit pisser dans un bocal pour faire des analyses, mais cela ôte encore une fois toute subtilité à la réplique. 

C'est pour cela que je recommande fortement de regarder cette série -si ce n'est toutes les séries - en version originale -, car même si l'essentiel du truc est retransmis, nous sommes pratiquement toujours confrontés à une perte par rapport à la traduction.

                                                                                                                                                                      

"Dear God, what it is like in your funny little brains ? It must be so boring."

Que dire, je ne peux que me ranger à l'avis de tous ceux qui ont regardé cette série : elle est effectivement brillante, géniale sous tous les points. Je ne peux qu'applaudir des deux mains (parce qu'avec une c'est trop difficile), le talent de la réalisation, de l'écriture, des acteurs, de tout ce qui a contribué à un résultat aussi excellent. Arrivé à un tel niveau d'expertise, je suis prête à suivre Sherlock et Watson dans toutes leurs aventures, quel quelles soient. Après l'explosion de sensations qui a suivit la fin du dernier épisode de la troisième saison, j'attends sereinement la saison quatre. Sereinement, oui, car elle était tellement, tellement bonne, mes sens en ont tellement pris, que je suis suffisament émerveillée pour patienter, pour endurer l'attente sans trop de peine. Cette série un vrai feu d'artifice d'art et de talent. C'est un véritable coup de coeur.

J'espère de tout coeur que vous avez commencé cette série merveilleuse,

 love always. 

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Review série : "Once Upon A time" au fil des saisons : De l'apogée à la déchéance, partie 4

Publié le par Wendy&Belle

Puisque le blog nage dans une tendance de réécritures de contes ces temps-ci, après trois articles traitant du sujet (que vous trouverez ici, ici et ici), il est grand temps de plonger dans ce que le titre de ces review vous promet depuis le début : La déchéance, et ça tombe plutôt bien, car demain la série reprendra aux Etats-Unis. Ô joie. 

Alors, pourquoi, pourquoi, pourquoi cette série est-elle tombée dans l'abysse de la médiocrité, elle qui s'annonçait si prometteuse ? Que s'est-il passé ? La réponse, ici. J'espère que vous êtes prêts.

Attention, attention. Cet article est rempli de haine. Et pour ceux qui n'en seraient pas à ce stade de la série, j'en profite pour vous prévenir que je vais spoiler tout ce qu'il s'y passe du début à la fin.

Fans, vous voilà prévenus.

Je m'apprête sans aucun doute à déchaîner les enfers, mais Elsa, personnage principal du film Frozen, soit "La Reine des Neiges" en versions VF (que je déteste, je l'admets, de base), dans Once Upon a Time, c'est la preuve ultime que la série est tombée dans un abîme de médiocrité sans fond. Vraiment, c'était la pire de toutes les décisions que la série pouvait prendre.

                   

Voyez ? Même Disney vous le dit.

Outre le fait que j'ai détesté le dessin animé de la Reine des Neiges (contrairement à 90% des gens sur Terre), l'influence de la société de production Walt Disney sur la série jusque là était pour ainsi dire minime.  On pouvait remarquer que certains détails provenaient de leurs dessins animés, certains costumes étaient clairement du copié/collé, la présence de Jiminy Cricket, qui a été inventé par Disney, le chien Pongo, la petite sirène s'appelle Ariel, la Belle aux bois dormant Aurore, Belle est une inconditionnelle de la lecture, Gaston apparaît. Cependant, ce n'était pas excessif, la série avait son propre nom, sa propre identité, ses prorpes histoires. Par exemple, ils sont allés chercher des contes du Folklore allemand très peu adaptés, ils ont refait de A à Z l'un des personnages les plus emblématiques de l'enfance pour en faire un personnage détestable, ont établit des liens très étroits avec beaucoup d'entre eux. 

Il est juste de dire qu'il y a eut beaucoup de génie dans la réécriture.

Pour nous laisser place à ça ?

Et pourtant si.

Le principe même de la série tournait autour de la réécriture des contes de notre enfance, sous un jour que jamais nous n'aurions soupçonné. Oublié l'originalité des choses, oublié le charisme propre à Once Upon a Time, j'ai eu l'impression d'assiter à un marathon de "combien de clin d'oeil à Disney on pourra caser en 40 minutes d'épisode" tout le temps que ça a duré. 

Si la série avait voulu faire une réécriture de La Reine des Neiges, elle l'aurait fait à partir du conte original. Elles aurait repris ses personnages, qui n'ont rien à voir avec ceux de Disney. Ils auraient pu explorer davantage l'univers de Handersen. Vous n'allez pas me faire croire qu'avec comme sujet les contes, on peut être à court d'idées.

 Ils n'auraient jamais dû s'attaquer au film Disney lui-même, pour une seule bonne raison : C'était se soumettre à des règles, à des limites. En effet, les personnages appartenant en tout points à Disney, des droits ont dû être signés, -au point que maintenant la série fasse la promo de toutes les nouveautés Disney- et les scénaristes ne pouvaient pas décider de tout envoyer en l'air (comme je l'ai espéré tout le long de la saison.) Ils devaient se limiter en premier lieu du design des costumes, mais aussi et surtout aux traits de caractères du dessin animé, sans oublier de suivre la continuité de ce que le film avait déjà fait. Ici, c'est loin d'être une réécriture. C'est une suite.  Ils ne se donnent même pas la peine de reprendre ce qui a pu se passer aux sans doute rares personnes ne l'ayant pas visionner, partantant sans doute du principe que tout le monde a payé sa place de cinéma pour aller voir ce "chef d'oeuvre" -ou en tout cas vendu et gobé comme tel.

Ce n'était pas une production artistique. Cette saison n'est qu'un pur fan service. En effet, à la vue des pertes d'audience suite à la saison dernière, la série se devait de faire quelque chose pour redresser le tir et se permettre de continuer. Quoi de mieux que d'adapter un film ayant fait autant d'entrées au cinéma que Frozen ? Qui plus est, ça attirera les fans du film original qui seront ravis de retrouver leurs "héros", en plus de gagner des parts du jeune public. Et c'est réussit ! Plus de 10 millions de chiffres d'audience. D'autant plus que la suite de cette saison aura pour vedette Maléfique, également revisité en film par Disney la même année. (C'est la crise !)

On aura beau nous dire que l'intrigue était inspiré du conte original, mensonges et bilveuzées. Ici, c'était la course pour être le plus ressemblant possible au film. Les personnages, les costumes, les lieux, jusqu'aux décors des portes était identiques. Si jusque là ça peut être toléré si on fait preuve de beaucoup de laxisme , prenons le problème majeur : La série ne pouvait pas prendre de libertés, comme elle a pu le faire avec d'autres contes. Ayant pour but le fan service, elle ne pouvait pas se permettre de dénaturer un personnage ou de lui donner des caractères qui ne sont pas les siens. Sans parler des droits, les fans n'auraient sans doute pas apprécier du tout qu'Elsa ne soit tourné en psychopate, ou quelque chose de ce genre. Elle était soumise à ce que le public attendait, puisque tel était son but, et dés lors, c'était l'échec aristisque assuré. Qui plus est, les accords avec Disney ne se sont pas arrêtés là, ils sont jusqu'à aller empiéter encore plus sur la Belle et la Bête... Pour attérir  chez Fantasia. Si ce n'est pas un cri de désespoir, ça...

Qui plus est, là où nous avions des scènes excellentes, on a eu droit à des scènes d'un ridicule consommé. Je n'ai jamais eu autant envie de me frapper la tête contre un mur pour oublier tout ce que je venais de voir. Voici d'ailleurs une liste non exhaustive des plus ridicules d'entre elles : 

  •  La scène où Elsa fabrique un escalier de glace. 
  • De manière générale, toutes les fois où Elsa nous montre ses immenses talents de magicienne. 
  • "It never bothered me."
  • La scène de Belle dans le magasin d'Arendelle.
  • Le petit discours d'Elsa à Emma sur l'importance de s'accepter soi-même, qui la fait changer d'avis en environ une minute trente. En prenant en compte qu'une vie tout entière ne permettait pas toujours de s'auto accepter, merci Elsa pour ce petit monologue aussi cliché que ridicule.
  • Le monstre de glace. Sérieusement... C'était vraiment indispensable ? Ils auraient pu faire venir Olaf, ça aurait été tout aussi ridicule.
  • Les petits trolls en pierre. Je ne connais pas leurs vrais noms (et je m'en fiche totalement), mais ils sont allés jusqu'à les reproduire au détail près. Bonjour, originalité. Comment te portes-tu ?
  • L'histoire de la bergère diabolique. A quel moment vous vous êtes dit que c'était une bonne idée ?
  • Le pathétisme de la méchante. Attention, Ingrid aimait ses soeurs. W-o-u-a-w. 
  • D'ailleurs, la méchante vend des crèmes glacées...?
  • Les balais animés. Autant introduire des scènes de pubs pour les films Disney au sein de la série.
  • "Chocolate !"

Le pire, c'est que ce n'est même pas fini.

Les personnages principaux, c'est à dire Elsa, sa soeur et son mec, sont tous atrocement niais et même pas developpés (beh oui, Disney s'est déjà chargé de les rendre attachants n'est ce pas ? Parce que c'est bien connu, tout le monde adore Disney.) D'ailleurs, la première change d'avis toutes les secondes, et n'est omnibulée que par elle-même, sans jamais se dire que toute une ville est concernée par ses conneries. La série veut également bien faire comprendre qu'Elsa est dans le show, parce qu'à aucun moment celle-ci n'éprouve le besoin de se changer. Forcément, sans sa robe, on ne l'identifierait pas toute de suite si on tombait par hasard sur la série. Personne ne pouvait bien sur lui prêter une autre robe, comme Belle a pu le faire pour Ariel dans la saison précédente, évidemment. Même Hook s'y est mit, c'est dire. Si jusqu'à présent on pardonnait la naïveté des gentils, c'est parce que les méchants avait la charge de nous faire vibrer. Mais même la méchante (si on peut vraiment l'appeler ainsi) est niaise, peut être même encore plus que tous les autres ! Réellement, si on examine tous les vilains de la série et leurs buts, on obtient :

  • Regina, qui a pour but d'abolir les fins heureuses, maudissant tout un monde pour enfin être heureuse.
  • Cora, sa mère, désireuse de voir sa fille monter sur le trône et avoir tout ce qu'elle n'a pas pu avoir, c'est-à-dire le pouvoir absolu, qu'elle cherche ensuite à obtenir en devenant la nouvelle Ténèbreuse.
  • Rumplestitskin, obsédé par l'idée de retrouver son fils, devenant l'homme le plus puissant de son pays, condamnant ce même pays à toutes sortes de tourments et  à une malediction pour cette fin.
  • Le Roi George, voulant à tout prix la tête de Charmant pour sa trahison et ses conséquences.
  • Greg et Tamara qui voulaient détruire la magie, quitte à assassiner toutes les personnes présentes en ville, torturer une femme et kidnapper un enfant. (Bon, ces deux-là étaient ridicules également et ne font pas long feu, mais bon, au moins il avaient un vrai but.)
  • Peter Pan et sa quête de la jeunesse éternelle, prêt à tout pour l'obtenir, devenir immortel et avoir tous pouvoirs sur son île, puis sur Storybrooke.
  • Zelena, la Méchante Sorcière de l'Ouest, vivant dans le but de remonter le temps et changé le passé, pour que son avenir soit différent, c'est-à-dire, en autre chose, que sa mère ne l'abandonne pas et que sa soeur ne voit jamais le jour.

Pour finir sur Ingrid, dont le but est... d'avoir deux nouvelles soeurs. La famille a beau être le thème principal de la série, c'était vraiment la chose la plus pitoyable jamais trouvé. Ils n'avaient que ce point là sur lequel ils pouvaient se lâcher, mais non, ils ont fait une méchante aussi immature et niaise que les nouveaux personnages. Surtout que contrairement à tous les autres méchants de la série, y compris ceux qui se sont rempentis-c'est à dire celle- , celle-ci n'assume même pas son statut d'antagoniste, et ne demande qu'à se faire aimer et pardonner, pour au final se tuer en s'excusant d'avoir voulu violer l'esprit de toute une ville jusqu'à ce que tout le monde s'entretue. La malediction qu'elle lance aurait pu être intéressante : Les personnages auraient fait ressortir le pire d'eux mêmes, pour ne voir que le pire dans les autres. Au final, on a droit à une querelle d'amoureux entre Snow et Charming. Même Regina ne peut pas remedier à ça. Quel gâchis, Handersen doit se retourner dans sa tombe.

D'ailleurs, tant qu'on est dans les méchants, pourquoi diable ont-ils voulu détruire toute l'évolution du personnage de Rumpelstitskin ? Pourquoi ne l'ont-ils pas fait s'arrêter après sa mauvaise action de fin de saison trois ? Pourquoi aller inventer cette histoire à dormir debout pour se libérer de sa dague ? Tant qu'on y est, y a t-il un méchant que ce personnage ne connaît pas ?  Tout est en contradiction avec ce qui a été réalisé dans les saison précédentes. En gros, c'est un peu comme si en voyant que le navire était en train de couler, les scénaristes ont essayé de sauter sur un autre bâteau, et lequel ? Disney, vous l'aurez compris.

Je ne vais pas parler de Belle (ou de son jeu navrant), de son petit lien à Anna, des scènes ridicule qui en ont découlé, ou de sa très touchante naïveté. Pour une fois qu'elle fait quelque chose d'intelligent à la fin de la saison... (pour une fois qu'elle fait quelque chose tout court, d'ailleurs.)

La seule chose et unique chose qui aurait pu sauver l'intrigue était Regina. Celle-ci se lance en début de saison à la recherche de l'auteur du livre de contes de Henry, en se disant qu'il pourrait lui écrire une fin heureuse. Malheureusement, ce n'est pratiquement jamais présent à l'écran. Cependant, cela devrait être réparé dans la partie B de la saison 4. En tout, il faut l'espérer.

La saison se termine sur Belle ordonnant à Rumple de quitter Storybrooke, en sachant pertinement qu'il ne pourra jamais revenir, folle de chagrin suite à sa trahison, et réalisant (enfin) sa véritable nature. Enfin Robert Carlyle nous propose un autre jeu que le méchant sans scrupules qu'on lui a imposé tout le long des autres épisodes, cela laisse présager une suite moins niaise -j'utilise beaucoup ce mot décidement- et plus intéressante que la quête d'Elsa pour retrouver sa soeur. (Franchement, qui a pu un seul instant douter de ses retrouvailles? )La fin pourrait d'ailleurs nous promettre quelque chose de mieux que ce qu'on a eu là - bien qu'en même temps je doute qu'il soit possible de faire pire- puisque Henry a trouvé une piste quant à l'auteur du livre d'origine, et Emma se joint alors à ce qu'ils ont appelé "l'opération Mangouste." Regina est plus emballée que jamais, maintenant que Robin, dans le but de sauver Marian ( alors qu'on ne sait même pas pourquoi celle-ci s'est faite gêlée), s'est resigné à quitter la ville sans possibilité de retour, laissant Regina le coeur brisé. Mais de vous inquiétez pas, ils nous disent déjà qu'ils vont remedier à ça.

Je ne suis pas spécialement fan du couple Regina/Robin. Pour moi, il fait trop rapide, comme répondant à un besoin de ne pas laisser le personnage le plus apprécié de la série éternellement seule.  Evidemment, on ne peut pas faire sa vie seul et en être heureux; on ne peut exister que dans les yeux de quelqu'un d'autre. Peter, tu avais rémedié à ça ! Mais ça ne t'as pas trop réussi. Je n'ai pas non plus aimé l'idée que Robin se sente obligé de rester avec Marian. (ni qu'il se dise que puisqu'elle est gêlée il peut se tapper Regina sans soucis.) Ce que j'ai aimé en revanche de cette intrigue ci, c'est l'évolution du personnage de Regina, qui se ne s'imagine même plus faire le mal pour parvenir à ses fins, fait des sacrifices, sait enfin qui elle veut être et fait tout pour le rester, tout en sachant que c'est la peine qui l'attend.

 

On peut peut être dire que la fin rattrape légérement le début pitoyable de la série. Sérieusement, l'élément d'introduction est d'un cliché sans nom, on ne doute pas une seconde du fait que cette "vérité" sera dévoilée dans les derniers épisodes. D'ailleurs, l'élément de résolution est tout aussi pitoyable...  Je n'ai même pas la force de l'écrire. Vraiment, l'intrigue ne m'a à aucun moment permis de m'attacher à l'undes personnages, et m'a même fait détester ceux que j'appréciais avant. A part Kristoff qui fait parfois preuve d'un humour rélevant du comique de situation, cela est plus dû au charisme de l'acteur qu'à une intelligence de scénario... Alors qu'en parrallèle, la team gentil accepte directement Elsa, comme si elle avait été là depuis toujours, comme si elle n'était pas responsable des agissements d'une sorcière en nevrose, comme si elle n'avait pas menacé la sécurité de tous, parce qu'encore une fois, c'est bien connu, on peut tous faire confiance à une princesse Disney. D'ailleurs, on ne peut désormais plus faire de gentils plus niais ! Oubliée, la Blanche-Neige guerrière, forte, indépendante... Bonjour la femme au foyer qui ne veut plus que rester chez elle à faire des crêpes tout en faisant des vannes sur l'allaitement pendant que son mari combat le crime. Bonjour, le cliché ! En parrallèle, nous avons Hook et Emma commençant à filer le parfait amour... Toujours dans l'idée que le bien... bein, c'est bien, et qu'être heureux en étant célibataire quand on est sexy, c'est pas possible. Pour autant, ça ne veut pas dire que tout doit être facile, il vaut mieux essayer de compliquer des choses simples. Qu'est ce qu'ils feraient pas pour un peu d'intrigue...

Bon. On est quand même laissé avec la chute de Rumplestitskin (ce qui est bien)... Qui retrouve des purs méchants Disney (ce qui l'est moins.) 

Le plus important reste que cette saison ne fait que râbacher les thèmes déjà abordés dans les saisons précédentes, en voulant faire passer quelque chose de proprement ridicule - désolée Snow, mais tes soucis de montées de lait...-  pour comique. L'opposition du bien et du mal est ici plus que ridiculisée, plus qu'inexploitée, plus que fouillie, plus que brouillonne; elle est illusoire, n'a aucune profondeur, aucun enjeux, aucun intérêt. Du fan service, quoi. Il faut attendre les derniers épisodes pour apercevoir la notion de sacrifice abordée au travers de Regina, mais totalement gâchée par Elsa, qui pas une seule fois n'envisage de laisser tomber sa quête pour retrouver sa soeur, alors que celle-ci est probablement morte et enterrée depuis belle lurette, (ce qui, malheureusement, n'est pas le cas) pour le bien commun,  pour des gens qui bien qu'ils n'aient aucun lien avec cette inconnue instable et insupportable ont tout donné pour lui permettre de s'intégrer et régler ses problèmes -ce par quoi elle les récompense en ne voulant que partir du début à la fin, se moquer de tout ce qui ne touche pas directement à son personnage et à ses propres buts, et qui en retour est recompensée par ce qu'elle voulait. Elsa, c'est la preuve que l'égoïsme est recompensé. Que dire de plus ?

Je vous aimais, personnages de Once Upon a Time !

Tout cela me laisse une désagréable impression de filon épuisé. Les scénaristes ne savent apparement plus quoi faire, et ne veulent se résoudre à juste mettre fin au projet, comme toute bonne série devrait savoir le faire avant de tomber dans l'abîme de cette façon.

 

Je sais que j'y vais un peu fort, mais sérieusement, comment peut-on avoir des idées et des concepts aussi géniaux, et juste les bousiller, les faire éclater en mille morceaux ? Pourquoi aller gâcher tout ce que la série a pu faire, pourquoi tout ruiner ? Je suis certaine qu'avec un tout petit peu d'imagination, ils auraient pu rémedier à leurs problèmes d'audience sans vendre l'âme de leur travail. Ici, c'est vraiment prendre son public pour des abrutis, convaincu qu'il ne peut pas prendre plus que ce qu'on va bêtement lui faire acheter. Bien des réalisateurs se sont retrouvés à faire des films qu'ils ne voulaient pas faire, pour avoir un chèque et faire ce qu'ils veulent vraiment. Ils pourraient au moins assumer. S'ils l'avaient voulu, ils auraient repris les personnages originaux du conte, ils seraient aller piocher dans l'univers de C.S Lewis, (quoi qu'il serait regrettable de gâcher un talent pareil, et il vaut mieux qu'ils n'y touchent pas plutôt que de le gâcher de la sorte.) Les idées n'ont pas l'air de leur manquer; mais il n'était certainement pas possible de tomber plus bas. Regarder ces épisodes a été une torture sans nom. Honnêtement, je ne l'ai regardé qu'en espérant y retrouver quelque chose, en espérant que Regina fasse quelque chose (en priant pour que Peter Pan revienne.) Peter Pan never fails ! Il serait grand temps que les scénaristes reprennent leurs esprits. J'espère juste qu'ils nous épargneront un défilé de tous les personnages existant chez Disney. Mais bon, à la vue des prochaines campagnes de pubs, j'en doute.

Et il est très probable que ce ne soit que le début..

D'ailleurs, Star Wars est entré chez Disney. Mais non... Ils ne nous feraient pas l'affront... Ils ont déjà fait le coup de Léia dans la saison trois. ça, c'était un clin d'oeil réussit. ça aurait emplement suffit. 

Et puis, les fans de la saga iraient gueuler trop fort; ils ne s'en remettraient surement pas.

En conclusion, Once Upon a Time est un projet d'une grande originalité. Malheuresement, en dépit des idées grandioses qui en ont dégouliné au début, les scénarios n'auraient pu tomber plus bas en cette saison. C'est une déception sans nom, alors que les trois premières fut fort réussies. (Ou du moins, il y avait suffisament de points positifs pour rattraper les négatifs.)

La série reprendra là où elle s'est arrêtée le 1er mars. Je serai tentée de dire que de toute manière ils ne pourront pas faire pire, mais je ne voudrais pas qu'ils cherchent à relever le défi. Chose qu'apprement ils ont décidé d'entreprendre, vu qu'ils ont de toute évidence prévu d'intégrer des personnages Marvel à leur désastre. C'est bien joli d'appeler des super-héros à la rescousse pour sauver le navire, mais quand le navire est au fond, le navire est au fond. 

Maintenant que ça c'est fait, n'hésitez surtout pas à me dire ce que vous pensez de cette série, que vous l'ayez ou non visionné dans son intégralité, et j'espère n'avoir offensé personne avec mes propos, car là n'était évidemment pas le but.

Je vous laisse avec ma confession ultime sur la série, vous souhaite de belles lectures (et de bons visionnages), love always. 

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Review série : "Once Upon a Time" au fil des saisons : De l'apogée à la déchéance, partie 3

Publié le par Wendy&Belle

Si on replongeait un petit peu dans l'univers de Once Upon a Time ?

Quand la série est revenue en mars, ayant adoré la première partie de la saison, j'étais ravie, et j'avais hâte de voir ce qu'ils allaient bien pouvoir faire.

Spoilers, comme toujours.

Partie une de l'analyse

Partie deux de l'analyse

Je dois avouer que mon enthousiasme en a pris un coup.

La partie A de la saison trois a fait chuter de manière considérable les chiffres d'audience. Malheureusement pour la série, la partie B n'a pas réussit à lui faire remonter la pente. Examinons un peu tout ça.

Résumons : Nous assistons au retour dans la forêt Enchantée de la team gentil. Regina est acablée de chagrin, Hook décide de partir faire sa vie de son côté en récupérant son bâteau, le Jolly Roger, Belle dit à Baelfire qu'elle veut faire revenir son père, et la Charming Family décide de remettre un peu d'ordre dans tout ça, notamment en partant reconquérir leur château, avec pour alliée the Evil Queen. C'est sans compter sur Aurore (qui est enceinte) et Philippe, au courant de la menace qui plane au dessus de leur tête, sans pouvoir les prevenir, trop effrayés par ce qu'il pourrait leur arriver.

En parrallèle, nous avons Emma qui ne se souvient absolument pas de sa vie antérieure, et Hook, qui se met à la harceler pour lui faire recouvrer la mémoire. On ne sait pas comment celui-ci a fait pour regagner notre monde, toutefois, début réticente et recalcitrante, il finit par convaincre Emma, qui finit par boire la potion qu'il lui tend, et se souvient alors. Il n'avait cependant qu'une seule dose, et Henry reste donc amnésique. Elle croit donc Hook quand il lui raconte que sa famille et en danger, et doit faire face au deuil de ses nouveaux souvenirs, qui étaient très heureux, comme l'avait promis Regina. Elle avait également un petit ami, qui s'avère ne pas être celui qu'on croit. Emma retourne donc à Storybrooke où personne ne se souvient de l'année passée, ni de la malédiction qui les auraient ramené. Il faut percer ce mystère. De plus, Snow est (elle aussi) enceinte, et c'est uniquement pour ça qu'ils savent qu'une année entière s'est écoulée. 

La première vraie chose qu'on apprend dans le premier épisode, c'est que la nouvelle méchante sera the Wicked Witch, soit la Méchante Sorcière de l'Ouest, du célèbre conte Le Magicien d'Oz, écrit par Baum et interprétée par l'excellente Rebecca Mader. Vraiment, je suis imprésionnée par les choix de castings de cette saison, ils sont justes tous géniaux. De plus, on apprend que cette sorcière, du nom de Zelena, a un lien de taille avec Regina, et pour cause : C'est sa soeur.

Bon. D'un point de vue partiellement objectif, sur l'intrigue, il n'y a rien de honteux. Peut être un point moins originale que la première partie, mais il faut dire qu'ici, la Méchante Sorcière était déjà une vraie méchante dans le conte d'origine. Cependant, cela est rattrapé par les ajouts d'autre contes, qui sont réécrits de manière intéressante. Je pense notamment à Raiponce, qui est enfermée dans sa tour non pas par une méchante soricère mais par elle-même, par sa propre peur, son angoisse, ou à Lumière (référence Disney), qui se retrouve dans sa condition pour une certaine raison.

Le monde d'Oz, assez fade dans le conte original, n'est pas si développé que ça, pas plus qu'il n'est exploré. Cela dit, nous n'y avons accès que par flashack. Toutefois, les réfénres et les personnages sont là, bien que relativement peu présent. L'intrigue générale tourne autour du projet de Zelena : On apprend que sa mère, Cora, l'a abandonné avant de donner naissance à Regina. Cette dernière a été emporté par une tornode à Oz, où elle a été receuillie, puis s'est enfuie pour apprendre son passé. De là, elle a commencé son entraînement avec Rumplestitskin, qui fût obligé d'arrêter pour le bien de son propre projet de malédiction : Celle-ci exigeait de sacrifier la personne la plus chère de notre coeur, et le Ténèbreux avait fini par devenir celle de Zelena. Apprenant que Regina avait eu tout ce qu'elle même n'avait pas, folle de jalousie lorsque Rumple vint à elle pour lancer la malédiction, celle-ci se lança dans une folle chimère : Retourner dans le passé, le changer, faire en sorte que sa mère ne l'abandonne pas, que Regina ne vienne jamais au monde, que Rumple l'aime, le tout en tuant simplement la mère de Blanche-Neige, responsable de tous ses malheurs. Pour cela, elle a besoin d'un cerveau (celui de Rumple) de courage (celui de Charmant), et d'un coeur pur (celui du bébé de Blanche-Neige, sur lequel elle espère bien mettre la main...)

Ceci pourrait être considéré comme du pur Once Upon a Time, rabachant les mêmes principes encore et encore. La famille est plus que jamais le point principal de la série. Rien ne nous a préparé à cette intrigue, alors que toute la moitié de la saison deux nous a préparé à Peter Pan. Ainsi, nous pouvons remarqué quelques similitudes entre les deux parties :

  • "Peter Pan never fails", et "Wicked always win."
  • La phrase "Now back to your cage" prononcée par les deux protagonistes.
  • Le tour de "Follow the lady" utilisé par Rumple à l'avant dernier épisode en stipulant bien que c'est la seule chose Peter lui aura appris.

  Cependant, la chose la plus aberrante est le message de fin des deux parties. Dans la partie A, alors que Peter Pan n'avait à la base que le projet de tuer Henry et seulement Henry pour parvenir à ses fins, Zelena compte elle bien tuer tous les habitants de la ville. Pourtant, si à aucun moment on ne donne une chance à Peter de s'amender, de changer d'avis, de lui proposer une alternative, une nouvelle vie ou quoi que ce soit, on se contente de l'éliminer, pour ce qui est de Zelena, une seconde chance lui est proposé, pour les raisons que "les héros ne tuent pas" et "Evil isn't born, it's made; so is good", soit on choisit le mal, ce n'est pas le mal qui nous choisit, tout comme pour le bien, et que la redemption est ainsi toujours possible. C'est le retour de l'hyppocrisie du gentil, d'autant plus que Rumple finit par tuer Zelena, à croire que le grand gros méchant doit toujours disparaître de la trame. 

Ceci peut se comprendre par le fait que Zelena  (personnellement je trouve que c'est la faute de Belle, mais bon) est considérée comme responsable de la mort de Neil, en plus d'avoir séquestré et contrôler Rumple tout au long de ces épisodes. Rumple fait semblant de donner sa dague à Belle, qu'il demande en mariage et épouse. On assiste à un début de romance entre Regina et Robin des Bois. On assiste également à un très grand rapprochement entre Charmant et sa fille, en explorant sa peur de la paternité et sa culpabilité à ne pas avoir pu protéger Emma, qui nous donne une scène sous forme de rêve absolument magistrale.

Les deux derniers épisodes, rassemblés en un seul, nous offre une Emma assez triste et confuse, qui pense retourner à New-York, qu'elle considère comme sa maison, tandis que les autres personnages veulent la persuader de rester à Storybrooke. La raison pour laquelle elle veut s'en aller est qu'alors que son petit frère, baptisé Neil, vient de naître comme un prince, celle-ci se rapelle qu'elle n'a pas eu cette chance et ne fait pas partie de leur histoire. Elle et Hook se retrouve, par un concours de circonstances, parachutés ensemble dans le passé, où Emma empêche accidentellement la rencontre de ses parents, compromettant ainsi sa future naissance. Accompagnée de Hook, elle doit alors remédier à cela.

Je ne m'attarerais pas sur ce double épisode, il laisse place à quelques scènes relativement drôle (la scène où Hook se bat avec lui-même), un petit clin d'oeil à Star Wars bien sympathique... Cela permet à Emma de voir et comprendre de ses propres yeux ce qu'était la vie de ses parents, de comprendre son passé, et de la convaincre ainsi de rester à Storybrooke à son retour, là où se trouve sa famille. à son retour, ses aventures sont retracés dans le livre de contes d'Henry, ce qui fait qu'Emma fait alors pleinement partie de l'histoire. De plus, elle succombe (enfin !) au charme de Hook, qui nous laisse avec la perspective du nouveau couple.

Cependant, au cours de son aventure dans le passé, Emma a provoqué deux choses :

  • Elle a empêché la mort de Marian, qui est à l'origine exécutée par Regina, qui retourne alors dans le présent, alors que Regina venait tout juste de trouver l'amour avec Robin des Bois, qui se retrouve alors dans de beaux draps... Nous laissant face à une Regina en colère.
  • Elle a accidentellement rapporté avec elle dans notre monde une espèce d'urne, d'où va sortir la pire de toutes les choses imaginables...

Dés lors, le drame est à prévoir, le drame est à venir, et tous les beauxx efforts mis en oeuvre par la série se retrouvant balayés, emportés au vent, broyés, déchirés. 

On vient de tomber dans le puits de la déchéance : Elsa vient bel et bien de sortir d'une urne.

 

Oh que oui, chère Emma. Pour le meilleur ? Certainement pas...

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Review série : "Once Upon a Time" au fil des saisons : De l'apogée à la déchéance (partie 2)

Publié le par Wendy-Belle

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La première partie de cette analyse, c'est ici. 

 

C'est alors en même temps que la team gentil et le petit Henry que nous nous retrouvons parachuté dans la saison trois, qui n'est pas des moindres, car nous sommes directement plongés dans un nouveau monde : Neverland. C'est également généralement à ce stade là que les débats partent d'un extrême à l'autre. Jusqu'ici, la série avait réunit un public habitué à un constant happy ending, aux méchants pas si méchants, à une "noirceur" relativement soft, à ceux qui s'aiment finissant toujours pas se retrouver. 

Cette saison trois, divisée en deux parties bien distinctes, est bien loin de faire l'unanimité, et marquera le début de la chute progressive vers l'abîme de la médiocrité. La première partie de cette saison a causé multiples débats et réclamations, faisant perdre entre le premier et le onzième épisode près de 2 millions de spectateurs, perte considérable que la deuxième moitié de la saison ne saura que très peu retrouver. 

 

Attention, abondance de spoilers !

Commençons par le début : la partie A. La saison commence sur un flashback onze années en arrière, dans lequel nous assistons à l'accouchement d'Emma, qui annonce difficilement qu'elle souhaite abandonner son fils, disant "I can't be a mother", juste avant de nous retrouvé parachutés dans le présent, où, accompagnée de la team gentil, elle se retrouve en pleine tempête... Pour sauver son fils, qui rend la chose très intense. Dans le même temps, Henry se retrouve catapulté to Neverland, le Pays Imaginaire, par Tamara et Greg, qui se feront descendre presque aussitôt par la même ombre qui avait emmené Wendy et Baelfire dans ce pays, prouvant bien ainsi à la fois leur inutilité en tant que personnages, ainsi que l'intrigue leur étant dédié à la saison 2 n'était bien là que pour préparer à cette saison 3. Alors qu'il fuit les garçons perdus de l'île, Henry tombe nez à nez avec l'un d'eux, prétendant être lui aussi en cavale, car il a volé ce qu'il restait de poussière de fée. Ils prennent donc la fuite ensemble avant de se retrouver sur une falaise. Là où le Garçon Perdu voulait rebrousser chemin et se rendre, Henry décide de prendre la poussière de fée et de sauter en espérant que cela les fera voler, les sauvant ainsi tous les deux avec sa foi. C'est alors là que le Garçon Perdu lui révèle sa vraie identité : Il est en réalité Peter Pan, le maître de l'île, et avait seulement besoin d'une preuve de ce qu'il savait déjà : Henry possède the "heart of the truest believer", (soit "le coeur du plus pur des croyants", comme ç'a été traduit en vf d'une manière atroce..), chose que Pan cherchait à acquérir depuis très longtemps, même si on ne sait pas encore pourquoi. 

  

Ne vous faites pas de faux espoirs : Là où les précédentes saisons ont été tournées de façon très colorées et vives, nous nous retrouvons ici sur une île des plus sombres, avec une verdure très abondante, ne donnait lieu qu'à des scènes dans la jungle, où il fait pour ainsi dire toujours nuit. Cela dit, on ne peut s'en offusquer, car ce paysage est à l'image de ce nouveau personnage qu'est Peter Pan : On ne peut plus sombre. Ce n'était pas un piège gentil que lui tendait le garçon, (garçon d'ailleurs qui donne à Peter Pan l'aspect général d'un garçon de dix-sept ans, ce que j'ai personnellement trouvé très appréciable), il ne s'agissait en rien d'une farce qu'auraient pu lui tendre les Garçons perdus de la version édulcorée Disney : C'était sournois, vicieux, poussé par l'égoïsme de son commanditaire. Peter Pan commande, non seulement les Garçons obéissent, mais également l'île toute entière. C'est en effet lui qui décide de qui y entre, et de qui en ressort, chose on ne peut plus rare, car il n'est pas dans sa nature de laisser les gens quitter son île aussi facilement.

C'est essentiellement à ça que l'on doit tous les commentaires extrêmement négatifs sur cette première partie. On accuse les scénaristes d'avoir détruit, et même souillé, l'enfance de bien des gens en dégradant la nature de Peter Pan de la sorte, autant qu'on les accuse d'avoir perdu le véritable esprit de la série. Où est le bien qui triomphe toujours ? Où est le grand amour ? Où est l'espoir qui brille dans l'obscurité ? Comment peut-on passer d'un univers si enchanteur que la Forêt Enchantée (qui porte donc bien son nom) à Neverland, lieu de cauchemar pour tous ceux qui osent y mettre un pied ? 

Devant tant de haine, j'ai décidé d'agir. Contre vents et marrées, cette troisième saison est celle que j'ai le plus aimé et le plus détesté à la fois. (ce qui explique pourquoi je consacrerai un article entier à cette partie, car elle est pour moi la plus travaillée depuis la première saison.)  A cela, plusieurs raisons. Commençons par les très bonnes : Peter Pan, bien sur. Si on se réfère au film Disney (que je hais), il est compréhensible que la nature de ce personnage en ait choqué plus d'un. Mais si on se réfère au roman d'origine, il nous apparaît parfaitement de la façon dont Barrie nous l'a décrit : Cruel, égoïste, égocentrique, et surtout, joueur. La thématique du jeu, on ne peut plus importante dans l'oeuvre, est omni présente pour ce Peter, qui ne voit la vie que de cette façon. Même quand sa vie commence à être mise en jeu par la team gentil, il préfère prendre des risques en continuer à jouer selon ses règles, que de "jouer" la sécurité en agissant au plus pressé. Il se plait a répéter constamment "Let's play !" ou "Peter Pan never fails", "Cheaters never  win" , "you broke the rules... that's not fair. Bad form..." "That doesn't mean you can't come out and play." Toute cette partie tourne autour de ça : Si Peter cherche à tout prix à obtenir The heart of the truest believer, grâce à sa magie, il aurait pu l'arracher de la poitrine d'Henry sitôt qu'il fut arrivé. Mais où serait l'amusement ? Il va même jusqu'à jouer avec ses ennemis au lieu de les fuir, les faisant pratiquement courir après lui pour avoir le plaisir de les voir se désillusionner en découvrant qu'il est bel et bien le maître du jeu.

Franchement, je ne peux être qu'admirative de la performance de Robbie Kay, acteur interprétant Peter Pan, qui parvient à rendre le personnage le plus détestable de la série envoûtant, charismatique, à tel point que s'il nous intimait de nous jeter d'une falaise, on irait sans poser de questions. C'est un trait que l'acteur parvient à donner à son rôle : Même si la team gentil craint Peter, il reste fascinant, car on ne sait jamais ce qu'il a dans la tête. On remarque cette fascination mêlée de peur chez Hook, chez Emma, chez Baelfire, chez Wendy, chez Henry... Bref, chez beaucoup de monde. (à noter que le casting global de Neverland était très réussit.)

S'il est important de souligner l'importance de Peter, c'est parce que dans cette partie, il est le seul à faire avancer l'intrigue, à faire quelque chose, (enfin, quelque chose d'intéressant.) Là est surtout ce que je reproche à la série : Pendant qu'on assiste à des scènes fascinantes avec Peter, on a droit à des scènes à mourir d'ennui et de ridicule avec la team gentil, Rumpelstiltskin excepté, parce qu'il a décidé en début de saison de faire équipe à part, ce qui cela dit n'avancera pas à grand chose. La team gentil passe neuf épisodes à, pour ainsi dire, se balader sur l'île en réglant des différents personnels, sur des fons de "on va trouver Henry parce qu'on est les gentils." Si le petit speech de vainqueur d'Emma comme quoi les méchants et gentils alliés pour vaincre une plus grande menace était sympa, dans la vérité, les méchants, c'est à dire Regina, Rumpelstiltskin et Hook ne servent qu'à faire le sale boulot que les gentils ne veulent pas faire, pour ne pas "noircir leur coeur." C'est une hyppocrisie de taille que l'on remarque déjà à la saison 2, quand David dit à Blanche-Neige "oui il faut la tuer, mais je ne veux pas que ce soit toi qui le fasse." Entre autre, laissons les méchants se salir les mains pour servir notre intérêt mais ne pas nous entâcher. C'est ce que j'appelerai l'hypocrisie du gentil. 

De plus, la série veut tourner autour de la nature des gens. Héros, gentils, vilains... En dépit de tous ce que la team gentil affirme, dans la série, les gentils sont toujours les gentils, et en ce qui concerne Rumpel et Regina, en dépit de tout le bien qu'ils essaient de se faire pour se racheter aux yeux des autres, ils ne sont toujours que considéré comme les vilains de l'histoire, excepté pour Belle et pour Henry, paradoxal pour ceux qui incarnent le mieux ceux qui jamais ne sont tenté par les ténèbres et qui ne sont, avouons le, pas très doué dans le sens critique. Dans ce même thème, au cours de l'épisode 2, Peter dit à Emma qu'elle trouvera Henry quand elle aura accepté qui elle était vraiment. Mais qui est-elle ? La sauveuse ? La fille de Blanche-Neige et de Charmant ? Non, elle est une orpheline. Ce que les scénaristes ont voulu montrer était certainement le fait que même si elle a retrouvé ses parents, cela n'efface pas toutes ces années de solitude et de tristesse, que le pardon et l'oubli ne sont pas choses faciles, mettre Emma sur une sorte de pied d'égalité avec les Garçons Perdus de l'île et face à l'ultimatum qu'Henry se sentira bientôt comme l'un d'entre eux. Néanmoins, cela résonne surtout comme le passé dont elle ne dépend pas a fait d'elle ce qu'elle est aujourd'hui. En dépit de tout, elle ne serait qu'une orpheline ? Un thème assez mal travaillé, pour le coup. 

  

Surtout que, à vouloir trop faire du gentil, on en vient à les rendre totalement niais, limités à quelques mêmes principes sans cesse râbachés, les rendant beaucoup moins intéressants que les "méchants", en constante évolution, en bien comme en mal. Prenons par exemple la Petite Sirène, (dont le rôle majeur a été d'aller chercher la boîte), Ariel, niaise et naïve au possible, la caricature même d'une princesse Disney. (Notons qu'elle s'appelle Ariel, nom donné par Disney.) On peut aussi parler d'Aurore et de Mulan, qui, alors que cette dernière allait lui avouer son amour (qui aurait donné lieu à quelque chose de vraiment intéressant au sein de l'univers des contes de fées)... lui annonce qu'elle est enceinte, provoquant ainsi le départ de Mulan vers la bande de Robin Hood, Robin des bois, déjà aperçu au court de la saison 2, qui prendra son "importance" dans la suite de la saison. Quant aux autres gentils... Emma se retrouve confrontée à un choix entre Neal et Hook. (Hook et Emma sont d'ailleurs le seul début de romance notable dans cette première partie, si on oublie Ariel et Eric, qui sont totalement inutiles à l'intrigue.) (Sans compter le fait qu'on ne peut s'empêcher de se demander laquelle des deux mères d'Henry est prête à tout pour le retrouver...) Charmant se retrouve obligé de rester sur cette île maudite, Blanche-Neige se trouve en train de se dire qu'elle veut un autre enfant, et Regina est là, prête à tout pour retrouver son fils, mais frénée par les gentils qui lui disent "non on va pas faire les choses de cette façon, on est les gentils." Car finalement, c'est la seule à faire quelque chose de concret pour retrouver Henry qui, avec la jugeotte d'une huître, se met en tête qu'il est le héros que Peter lui fait croire qu'il est, et se laisse berner. Au bout du compte, alors que Henry se retrouve quasi mort après que Peter lui ait prit son coeur, c'est Regina qui va le récupérer, et Regina qui ensuite lui permet de ne plus jamais le perdre, pour qu'au final, de retour à Storybrooke, Blanche-Neige fasse remarquer que "Regina nous a aidé." Paradoxalement, Regina a tout fait, tandis que les autres étaient plus au moins là pour... tout au plus, lui tenir compagnie. L'hypocrisie du gentil... C'est ce qui me fait aimer Peter Pan plus que n'importe lequel des autres de la team gentil : C'est un méchant qui s'assume. Jamais il ne prêche de grande moralité, jamais ne prétend être quelqu'un ou quelque chose qu'il n'est pas. Il reconnaît bien volontier être un garçon qui ne se tient pas, prêt à tout pour obtenir ce qu'il veut. Et ça fait tellement de bien un peu d'honnêteté dans ce monde d'hypocrite... Oui, avec Henry ça n'a pas été l'honnêteté qui la étouffé, mais il n'a pas menti à tout le monde, il y avait au moins deux personnes au courant de tout son plan. La première est Felix, le plus fidèle des Garçons Perdus, prêt à tout pour Pan, (et au final personne que Peter aimera le plus au monde...). La seconde, est Wendy Darling.

est mon plus gros reproche. Oubliez toutes les histoires sur Peter & Wendy si vous ne voulez pas être déçus, parce que ce que les scénaristes ont fait est juste... Abominable, pas dans la façon dont Wendy est traitée, mais dont l'histoire entre eux est traitée. Un tel potentiel gâché, c'est juste... scandaleux. On apprend au milieu de la première partie que Peter retient quelqu'un en cage, et au septième épisode que cette personne n'est pas des moindres : Il s'agit de Wendy, qui aurait donc été retenu plus d'un siècle sur cette île. Elle joue un rôle mineur quant à sa présence, mais majeur quant à l'intrigue. Pour faire simple, elle se serait faite capturée alors qu'elle cherchait à récupérer Baelfire avec ses deux frères, que Peter aurait renvoyé dans notre monde pour faire son sale boulot, tandis qu'il garderait leur soeur sur l'île, promettant aux deux parts de pas tuer l'autre si ce qu'il ordonne est fait. Dans cette optique et pour obtenir une fois pour toute la confiance d'Henry, Peter lui demande de jouer les malades, pour le convaincre qu'il est le seul à pouvoir sauver la magie, et ainsi sauver Wendy. Elle remplit bien son rôle : Henry est convaincu, et quitte la maison dans l'arbre où Peter l'avait cachée. Mais il reste un petit peu avec la demoiselle après son départ, dans l'ombre du lieu, contrastant avec Wendy qui, en plus d'être habillée en blanc, est en pleine lumière, et répond on ne peut plus honnêtement à ses questions quant à son plan. Plus tard, alors que la team gentil la récupère, elle semble être la seule au courant de ce qu'il manigance : Prendre le coeur d'Henry, car lui est mourant, et que seul cela pourra le sauver. Comment le saurait-elle si ce n'était pas Peter en personne qui lui aurait confié ? Tout un tas d'indices nous mène à croire qu'il existe un passé commun antérieur à ce que nous voyons entre ces deux personnages. Si nous nous souvenons de la saison 2, Wendy affirme que le temps s'écoule plus lentement à Neverland, son séjour ayant duré plus qu'une seule nuit. Elle semble avoir eu le temps de voir les merveilles de cette île, avant de se rembrunir. De plus, si Peter est si méchant, pourquoi ne l'aurait t-il pas éliminé sitôt ses frères convaincu de la promesse que Peter leur a faite ? Tout un potentiel s'offrait là aux scénaristes quant aux raisons qui auraient fait que Peter l'aurait renvoyé; une symbolique s'offrait là égalemment, apprenant que Peter est en effet le père de Rumpelstiltskin, quasi démon sortant avec un ange, le schéma aurait pu être répété entre Peter et Wendy. Ce point là du scénario est d'ailleurs tout sauf judicieux. Le but était certainement de choquer, auquel cas le pari est réussit, mais aussi de donner un aspect différent au personnage que l'on connaît tous, ou croyons connaître. Mais les producteurs avaient très bien réussit ce pari avant d'arriver à cet épisode qui fait alors tout basculer. Trouver un passé commun avec Rumpelstiltskin ne devait pas être chose bien difficile; choisir cette option n'ouvre finalement que peu de possibilités scénaristiques et ôte beaucoup de charisme à Peter. De plus, c'est un choix qui se fait largement ressentir au niveau des audiences. Mais au final, c'est un choix que l'on peu parfaitement comprendre : Il fallait éliminer le méchant, Peter Pan. Or, éléminer un enfant (ou adolescent) aussi cruel soit il, aurait été monstrueux. Il fallait donc le rendre plus vieux et plus détestable encore, ayant causé du tord au personnage le plus aimé de la série. On peut le prendre comme une marque de facilité, mais qui prouve encore une fois l'hypocrisie du gentil : Alors que dans les saisons précédentes, il n'y a pas eue une seule fois où les personnages n'ont pas été prêt à accorder une seconde chance à quelqu'un, fusse t-elle offerte au pire d'entre tous. Or, ici, le but est clair dés le début : Il faut se débarasser de Peter, c'est tout, c'est définitif, pas une seule fois on ne lui offre une chance de s'ammender, de se convertir, de prendre un nouveau départ. Après tous leurs discours sur le pardon et les secondes chances, c'est vraiment fait ce que je dis pas ce que je fais... Surtout quand, au court de la seconde partie de la saison 3, là où Peter ne voulait faire du mal qu'à Henry, Zelena, the Wicked Witch, la Méchante Sorcière de l'Ouest, qui voulait pratiquement tuer tout le monde, se voit offrir une seconde chance, avec un discours ô combien hyppocrite de Regina disant que "les héros ne tuent pas" et que "le mal ne naît pas tel quel, il se fait, tout comme le bien." 

L'hyppocrisie du gentil.

Le traitement du monde de J.M Barrie est lui aussi rudement mis à mal. Si l'idée d'un Neverland à l'image d'un Peter Pan très sombre était génial, les Garçons Perdus cruels mais terrifiés également, une Wendy... à l'image de la Wendy classique, en fait, car elle pense avant tout à ses frères, et prend soin d'Henry une fois qu'il est mourant, une Tinkerbell, Fée Clochette déchue absolument révolutionnaire... et bien, hormi la sirène du début de saison, on ne voit rien des choses merveilleuses que Wendy raconte dans la saison 2. Les Indiens sont occultés, et donc aucune trace de Tiger Lily. Le seul pirate est Hook, et heureusement nous avons quelques scènes d'un passé commun, d'une raison a pourquoi Hook redoute tellement Pan, prouve qu'ils se connaissent bien, même si nous ne savons pas vraiment quelles ont été les affaires qu'ils ont traitées ensemble. Nous n'avons cependant que très peu de scène avec Wendy, mais aucune, absolument aucune scène avec Tinkerbell, alors que celle ci affirme que ce dernier lui fait confiance. Ce sont là quelques imperfections du scénario prouvant que celui ci n'est pas aussi travaillé qu'il pourrait l'être.

Après la défaite de Peter Pan à Neverland, il arrive à Storybrooke dans le corps d'Henry, qui lui aura été enfermé dans la Pandora Box. Cet épisode n'a sans doute pour lui que le fait de pouvoir assister à une scène on ne peut plus émouvante de retrouvailles entre Wendy (dans la robe de chambre de Baelfire dans la saison 2)  et ses frères, ainsi que Baelfire. John annonce qu'il est temps que les Darling rentre chez eux tous ensemble, ce qui est dommage, car malgré tout le potentiel qu'il y avait là, les Darling passent vraiment à la trape. De plus, pourquoi Peter laisserait-il Wendy partir, alors que les Darling ont échoué et qu'elle a, qui plus est, trahit sa confiance  et causé sa perte ? Cela dit, si on commence à noter les incohérence de la série, on ne s'en sort plus, croyez moi. A bien y réfléchir, cet épisode a également pour lui de prouver une fois de plus le talent formidable de Robbie Kay, en lui faisant cette fois jouer un Henry confus et déboussolé, encore mieux que l'original.

L'épisode 11 en revanche, dernier de cette partie A, est absolument parfait, de A à Z, sans doute le meilleur épisode que la série a pu produire en trois saisons (et même quatre, car c'est sans doute pas dans celle là qu'on aura droit à un tel chef d'oeuvre.) Toute la beauté de cet épisode est due à Peter et Rumpelstitkin, ainsi qu'aux scènes de flashbacks. Peter ne manifeste aucun remords pour avoir abandonné son fils; alors que son fils se retrouve vite perdu, confus et désamparé quand son dernier lui retire ses pouvoirs, lui rappelant ainsi sa position de "lâche du village." Peter projette de relancer la malédiction de la reine sur la ville, créant ainsi un nouveau Neverland où tous lui seraient asservis. Cependant, après cette confrontation avec son fils, Peter décide de vouloir tuer tous ceux auxquels il tenait, les figeant sur place avant de passer à l'acte. C'est là que Rumple arrive, plus sur de lui que jamais. Face au mépris de Peter, il fait ses adieux à Belle et à Baelfire, qui ne peuvent que rester immobile, avant d'appeler son ombre, qu'il avait précédement détâché de son corps, afin qu'elle lui rapporte sa dague. Il se rapproche alors de son père, et finit par lui planter cette dague dans le dos, disant qu'il est enfin prêt à payer le prix pour le voir disparaître, car le tuer provoquera sa propre mort, pour une raison qui n'est d'ailleurs jamais expliquée. Peter, revenu dans son corps d'adulte, supplie son fils d'arrêter, lui promettant un nouveau départ, un "happy end"; que Rumpelstiltskin refuse, car "I'm a vilain ! and vilains don't get happy endings." Phrase époustoufflante, prononcé par deux fois déjà dans la série, mais prenant alors tout son sens. Rumpelstiltskin et Peter disparaissent dans une scène toute aussi époustoufflante sous les yeux de la team gentil, dont seule Belle, qui s'éffondre, et Blanche-Neige, choquée, semblent réagir. (Il vient quand même de sacrifier sa vie pour eux... ils ne semblent même pas reconnaissant. L'hyppocrisie du gentil.)

La mort (bouleversante, horrible, déchirante) de Pan ne stoppant cependant pas sa malédiction, la team gentil va se voir obligée de retourner dans le pays des contes, sauf Henry, qui n'y est pas né, et Emma, qui était la sauveuse. Moi qui suis d'ordinaire sceptique à la team gentil, on a ici droit à des scènes plus que réussies, tout d'abord entre Emma et Regina, qui se comprennent, puis entre la Charming Family, Emma ne comprennant pas pourquoi après s'être retrouver ils doivent à nouveau se quitter, disant que ça ne ressemble pas à un happy end, et Blanche-Neige lui répondant que ça n'en est pas un, et Regina, disant à Henry qu'il avait entendu Rumpelstiltskin : les méchants n'obtiennent pas de Happy end, ce à quoi Henry lui répond "You're not a vilain, you're my mum." Emma et Henry finissent par se résoudre à monter dans la vieille voiture jaune dans laquelle ils étaient venu au tout début de la saison 1 en sachant que c'est la dernière fois qu'ils verront leur famille avant de les oublier, contrairement aux autres, qui eux conserveront leurs souvenirs. Alors que la team gentil se retrouve embrumée dans la fumée de la malédiction, Emma et Henry prennent la route, comme si rien ne s'était passé, (avec le même flashback de l'accouchement d'Emma en tout début de saison, où on la voit finalement changer d'avis et garder son fils.)

   

Le niveau de perte de cet épisode est considérable, car tout le monde perd quelqu'un ou quelque chose qui lui est précieux. C'est aussi un épisode où l'on compte trois morts, ce qui parait peu comparé à d'autres séries, mais pour Once Upon a Time, en un seul épisode et pour des personnages récurents, c'est énorme. Peter tue Felix pour les besoins de sa malediction, faisant ainsi remarquer que l'amour n'est pas forcément l'amour d'un couple mais aussi celui de l'amitié, de la loyauté, et Rumpelstiltskin tue Peter, mourant lui-même de ce fait. Après tous ces combats pour être ensemble, chacun se retrouve séparé de ceux qu'ils aiment. Ceci aurait pu être une parfaite fin à la série, d'un optimisme irréaliste au début puis à un réalisme bien plus cynique et triste qui collerait parfaitement à la réalité. Certes, cela ne se terminerait pas très bien, mais la série aura réellement progressé, ses personnages aussi, et, venant d'un autre monde, auraient tristement appris ce qui s'y passe dans le notre. Touchant un jeune public, cela aurait pu faire passer un excellent message : la vie n 'est pas un conte de fée, nous allons tous souffrir, tout ne peut pas bien se finir tout le temps, tout ne peut pas être pardonné, les gens ne sont pas tous bons, nous n'avons pas toujours ce qu'on mérite, mais malgré tout, il faut être fort, et continuer, en se promettant d'être le plus heureux possible en dépit de ses malheurs, et ne pas s'y complaire. 

( ça c'est une scène puissante. Et belle. )

C'était cependant sans compter sur les scénaristiques qui n'auraient pu assumer les choix, très osés, mis en place dans cette saison et s'achever là. Nous avons en effet droit à une courte scène entre Emma et Henry vivant tranquillemet une scène de petit déjeuner à New-York, sans aucun souvenir de leur vie antérieure, jusqu'à ce que Hook, qu'Emma ne connait donc plus, vienne frapper à leur porte, la prévenant d'un grand danger menaçant sa famille. Toute la famille d'Emma se résumant à Henry étant dans la pièce avec elle, elle ne le croit pas, et le repousse brutalement alors qu'il essait de l'embrasser pour lui faire recouvrer la mémoire, disant à Henry qu'il a dû se tromper d'appartement. (Quelqu'un sur tumblr a fait remarquer que dans l'épisode 2 Peter promet à Emma qu'à la fin, elle ne sentira plus seulement comme une orpheline, mais qu'elle en sera une. Ayant tout oublié de Blanche-Neige et de Charmant, nous pouvons considérer que sa prophétie s'est réalistée.) On ne laisse donc comme ça, avec la promesse que les aventures de nos "héros" ne sont pas terminées, et il faudra attendre quelques mois avant de savoir ce qui peut bien encore une fois leur tomber sur la tête. Nous ne sommes qu'à la partie A de la saison 3, la partie B est donc à venir, et si cette première partie est aussi réussie qu'elle n'est râtée, c'est bien sur ce dernier élan d'originalité et de maîtrise que s'arrête l'apogée de la série pour sombrer peu à peu dans l'abîme de la médiocrité. 

 

Publié dans review série

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Review série : "Once Upon a Time" au fil des saisons : De l'apogée à la déchéance (partie 1)

Publié le par Wendy-Belle

Once Upon a Time est une série américaine crée par Edward Kitsis et Adam Horowitz, qui a été diffusée pour la première fois en 2011. Cette série reprend les principales des contes populaires et les remanient de sorte à ce que les personnages ne puissent obtenir leur happy endings, pris au piège par une malédiction dans le lieu le plus horrible de tous : notre monde.

J'ai longuement hésiter avant de me lancer dans l'écriture de cet article (qui pourrait s'étendre de manière considérable si je ne me forcerai pas à me limiter) pour plusieurs raisons, la principale étant que mon avis est à la fois mitigé et tranché sur cette série. Je m'étais convaincue de ne pas lancer de débat sur cette série, mais la diffusion récente de la quatrième saison de celle-ci a fait que je ne peux pas me retenir. 

Selon moi, cette série qui partait pourtant très bien est passé par un processus de montagnes russes d'une saison sur l'autre. Je vais essayer d'être la plus objective possible afin de justifier cette position qui est la mienne. Je vais aussi partager cette critique en deux articles, car sinon il serait bien trop long.

Pour un petit topo, retournons à la saison 1, le résumé global étant que nous retrouvons les héros des contes de notre enfance, piégés par une malédiction lancée par la méchante reine de Blanche-Neige, Regina, dans une bourgade des Etats-Unis, Storybrooke, ayant tous totalement oublié qui ils étaient et condamnés à errer dans une routine qui les rendraient considérablement malheureux, jusqu'à ce que le petit Henry, fils adoptif de Regina, n'aille chercher sa mère biologique Emma, en réalité fille de Blanche Neige et du Prince Charmant, car elle serait la Sauveuse, celle qui mettrait fin à la malédiction dont sont victimes tous les personnages de la série (à quelques exceptions près.) 

L'originalité de la série lui assurait déjà plus ou moins un certain succès auprès du public, que la saison une aura en effet su gagner. On s'attache à la relation de Blanche-Neige et du Prince Charmant, se demandait bien sur comment ils vont finir par se retrouver; mais aussi (et surtout) aux personnages à première vue antipatiques, majoritairement représenté par bien sur Regina mais aussi par un personnage de conte que la série aura pour mérite de sortir de l'ombre, Rumpelstiltskin. Outre l'excellene performance de Robert Carlysle, ce "Ténèbreux", sombre, cruel, maléfique, aux pouvoirs infinis, sans cesse à l'affût de nouveaux contrat et à la fameuse devise "Quand on use de la magie, il y a toujours un prix à payer", nous révèle au fil des épisodes son passé, son histoire, et au bout du compte, son humanité, grâce à deux personnages essentiels : Son fils, Baelfire, qui attérira dans notre monde bien avant les autres, (et finalement élément déclencheur de toute la série), et Belle, car la série a l'originalité d'attribuer plusieurs rôles à un seul et même personnage,  et Rumpelstitlskin se voit être la Bête de la représentation de la Belle et la Bête. C'est un des personnages les plus intéressants car c'est un personnage plus que complexe, qui semble ne jamais tirer de leçons de ses erreurs, tout comme Regina, qui, nous l'apprendrons plus tard, sera dotée du même défaut.

             

On s'attache égalemment à cette dernière, car l'un des caractéristiques principaux de la série est celui-ci : Le mal ne vient pas de nulle part. Il a une source, et s'il a une source, c'est que celle ci peut être neutralisée. On se surprend donc à se dire que la méchante n'est peut être pas si méchante que ça, et à compatir avec elle, espérant qu'elle aura malgré tout elle aussi droit à sa part de ciel bleu. 

Parce qu'est bien l'aspect majeur de la série : Si dans les versions des contes originaux la fin n'est pas toujours (pour ne pas dire jamais) idyllique, dans Once Upon a Time, c'est plutôt "tout est bien qui fini bien", le happy end presque garantit (sauf pour les méchants evidemment... Mais nous n'y sommes pas encore.)

Ainsi, cette première saison met en place toutes les intrigues, les fait se relier entre elles pour donner lieu à une toile parfaitement tissée et coordonnée. On nous donne des raisons à la séparation des uns et des autres, aux motifs de haine et d'amour... (notamment une raison à la haine entre la méchante reine et Blanche-Neige.) On retrouve les éléments essentiels des contes et leur trame principale, réécrit à la manière Once Upon a Time, donnant ainsi une vraie personnalité à la série.

Ce que l'on doit retenir (ou ce que j'ai retenu de cette première saison) était en bref : Les décors plus que médiocres sont compensés par une écriture scénaristique telle que la trâme peut alterner récit présent et récit passé (servant à nous faire comprendre le présent) sans jamais perdre son spectateur et lui permettant d'établir des liens entre les évenements et les personnages de façon brillante et géniale. Si l'on fait l'empasse sur le happy end, les personnages sont (dans la première saison, toujours dans la première...) suffisament intéressants pour que l'on ne s'offusque pas de tant de naiveté. 

On plonge alors dans la saison 2, après qu'Emma ait bien sur finalement brisé la malédiction, comme on pouvait s'y attendre, et que Rumpelstitskin, retrouvant Belle qui n'était au bout du compte pas morte, ait amené la magie à Storybrooke, même si l'on ne sait pas encore exactement pourquoi. Alors que les personnages se retrouvent les uns les autres à mesure que leurs souvenirs leur reviennent, Emma se retrouve confronté à une toute nouvelle réalité : Non seulement ses parents ne l'ont pas abandonné, mais elle est qui plus est la fille du Prince Charmant et de Blanche-Neige, qui la laisse dans une toute nouvelle perplexité. De plus, les habitants de Storybrooke voient en eux monter un puissant désir de vengeance envers Regina, qu'ils partegeront avec Rumpelstiltskin, désireux de voir cette dernière sans vie depuis ses retrouvailles avec Belle, qu'elle avait enlevé et séquestrée dans le but de la faire passer pour morte. Sa vengeance se conclut par le retour dans la Forêt Enchantée d'Emma et de Blanche-Neige, permettant à celles-ci de se confronter à leur passé, tandis que restés à Storybrooke, Charmant et Henry font tout ce qu'ils peuvent pour les ramener en même temps qu'ils tentent de ramener un peu d'ordre dans la ville.

C'est au début de cette seconde saison que l'on commence à remarquer une nouvelle caractéristique de la série : Il se met à pleuvoir des contes, des personnages, sur lesquels on reste essentiellement en surface, qui ne servent qu'à amener les personnages principaux quelques part et faire grossir la liste des contes illustrés dans la série. On le voit avec une représentation plus qu'agacante d'Aurore, la Belle aux Bois Dormant, son prince Philippe, et son "amie", Mulan. Personnages auxquels on ne peut s'attacher car très secondaires malgré ce qu'on l'essaie de nous faire croire, mais aussi par leur quasi absence de background. On ne sait pratiquement rien de leur passé, on ne peut donc ni compatir ni les comprendre, juste les trouver  très caricaturaux. 

En revanche, nous voyons apparaître un tout nouveau personnage qui a tout pour nous plaire : Hook, alias le Capitaine Crochet, à qui la série prend le temps de développer un background, une vraie personnalité, un style bien à lui, et une originalité de taille : Oubliez bien vite la niaiserie, les perruques et le ridicule que l'on attribue générallement à Hook, ici on retrouve un comédien on ne peut plus attirant (soyons honnête) et charismatique, qui nous donne envie de le suivre jusqu'au bout du monde. De plus, c'est un personnage qui arrive avec ses propres buts, ses propres objectifs, avec une histoire et une fin à atteindre par tous les moyens : Tuer le Ténèbreux, meurtrier de sa femme, qui était autrefois sa femme, la mère de Baelfire. C'est en effet lui qui lui coupera la main, faisant de lui en plus du Ténèbreux et de la Bête, le Crocodile de Peter Pan. Ce personnage se fondra dans le casting principal et ce dés la saison 3.

De là se mettent en place un certain nombre de péripéties qui n'ont aucun autre intérêt que celui de nous préparer à une saison 3 que l'on nous promet grandiose. Rumpelstiltskin part à la recherche de son fils, qui se trouve être en vérité le père d'Henry. De là, Hook réussit à blesser mortellement son ennemi... Jusqu'à ce que Baelfire, désormais adulte, se faisant appeler Neal, nous révèle qu'il sait manoeuvrer un bateau pirate en même temps qu'il connait Hook, car il a fait un "petit détour" avant d'arriver dans ce monde. En même temps à Storybrooke, alors que la team gentil menée par Charmant et Blanche-Neige cherche désespérement un moyen pour retourner au pays des contes, on se demande qui est réellement Greg, accidenté de la route, qui se révèlera au final profondément niais, anthipatique, un méchant que l'on n'aime même pas détester et surtout profondément inutile, si ce n'est encore une fois nous préparer à la saison 3. Lui et sa petite amie tout aussi inutile (et au passage fiancée de Baelfire), n'ont qu'un seul but : Détruire la magie. Cela se résoudra sur eux parvenant presque à détuire Storybrooke et tous ceux qui s'y trouvent, et un très beau geste de Hook qui se décidera à les sauver, trop tard puisqu'ils y seront finalement parvenus par eux-mêmes (normal, c'est la team gentil.) 

Attardons nous sur les deux derniers épisodes de cette deuxième saison, preuve ultime de la préparation à la troisième saison. Les deux s'attardent sur le passé de Baelfire après qu'il n'ait attérit dans notre monde, en Angleterre, où il sera receuillit par une famille anglaise et pas des moindre : la famille Darling. Il se rapprochera de Wendy, personnage on ne peut moins developpé malgré son potentiel et joué par une Freya Tingley très talentueuse mais méconnue, ayant principalement interprété Christina dans la très bonne série Hemlock Grove, qui, une nuit, attendra une mystérieuse ombre, sensée la conduire vers un pays où nul adulte ne lui dira quoi faire. Baelfire tente de la dissuader, conscient que la magie a toujours un prix, mais en vain : Elle part. Au petit matin, elle annonce que le temps lui a parût durer bien plus longtemps qu'une seule nuit, et que si le jour cet endroit est merveilleux, la nuit est un cauchemar, les enfants pleurent, et l'ombre ne les laisse pas s'en aller. Il l'aura tout de même laissé partir pour une raison : Il voulait un garçon, et reviendra la nuit suivante pour prendre l'un de ses petits frères. C'est alors Baelfire qui se sacrifiera pour épargner sa nouvelle famille, et alors qu'il s'échappera de l'emprise de l'ombre, sera receuillit par Hook, qui lui souhaitera la bienvenue au Pays Imaginaire.

Dans le dernier épisode, les deux se rapprocheront, en même temps que les Garçons perdus chercheront à récupérer le garçon, quand Il le veut. Hook refuse au début, mais après une violente dispute au cours de laquelle Baelfire apprendra que Hook était le pirate avec lequel sa mère s'était enfuit, l'abandonnant ainsi avec son père. Hook voudrait que Baelfire fasse parti de sa famille, mais celui ci préfère s'enfuir, et Hook le livrera alors aux garçons perdus.

      

C'est là que les deux pigeons inutiles refont surface pour kidnapper le petit Henry, et que la team gentil partira à sa recherche à bord du Jolly Roger, où on aura droit à un long speech au court duquel on apprendra que la menace qui plane au dessus d'eux ne doit pas être sous estimée mais bien redoutée. Ce serait en effet le plus méchant de tous les méchants, le plus puissant et cruel de tous. 

Hook lance son harricot magique dans l'océan direction Neverland, le Pays Imaginaire, alors que l'on voit les Garçons perdus à la recherche d'un garçon a partir d'un dessin de son portrait, se demandant s'ils finiront par le trouver, jusqu'à ce que Felix nous assure que oui car, "Peter Pan never fails", "Peter Pan n'échoue jamais." 

Cette seconde saison n'a alors pour but que de nous préparer à la troisième saison, vous l'aurez compris, d'une façon efficace, mais pas excellente. En plus de nous amener des personnages auxquels on ne s'attache pas, vides et sans intérêt, (Hook excepté), les péripéties sentent l'essouflement et le tirage de cheveux, surtout par rapport à l'histoire de la mère de Regina, Cora, la Reine de coeur, qui nous prouvera aussi que le mal ne vient pas de nulle part, à mesure que Blanche-Neige cherchera à la détuire, et réussira, au passage. (ce qui bien sur donne lieu à beaucoup de remords...)

Note spéciale au personnage de Belle, qui bien que peu présent dans la saison 1 avait son importance, dans sa relation avec le Ténèbreux, donnant lieu à sa scène de désespoir lorsqu'il croit à sa mort, commence à sombrer peu à peu dans la niaiserie, à un tel point que ce n'est plus de la naieveté touchante comme avec le reste des autres personnages, mais de la bêtise pure et simple, revenant toujours tête baissée vers Rumpelstiltskin, sans une seule once de jugeotte. Un personnage bel et bien ratée, qui malgré ses pseudos allures de femme intelligentes et maline par ses livres, est rendue niaise, le crâne bourrée par les romances dont elle a du bien trop s'abreuver.

Mais le problème majeur de cette saison, est que si rabâché les valeurs de la première saison n'est pas condamnable, ces mêmes valeurs seront totalement oubliées pour la saison trois que la série cherche tant à mettre en valeur. Ce qui est cependant très bien fait sera le thème autour duquel tourne toute la série : la famille. Des retrouvailles entre Jefferson, le chapelier fou, et sa fille Grace, jusqu'à la recherche désespérée de Charmant pour retrouver sa femme et sa fille; de Regina et de Cora voulant récupérer Henry et même jusqu'à Rumpelstiltskin et son fils Baeflire, reliés à Emma par Henry, plus Hook et Baeflire qui auront vécu un certain temps ensemble et la présentation de la famille quasi parfaite par les Darling, la famille est omni présente, et c'est bien sur la collision de toutes ces fatries que se termine cette saison. 

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