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romance

Chronique littéraire : "Heartless", by Merissa Meyer

Publié le par WendyBelle

Résumé : "Long before she was the terror of Wonderland — the infamous Queen of Hearts — she was just a girl who wanted to fall in love.
Catherine may be one of the most desired girls in Wonderland, and a favorite of the yet-unmarried King of Hearts, but her interests lie elsewhere. A talented baker, all she wants is to open a shop with her best friend and supply the Kingdom of Hearts with delectable pastries and confections. But according to her mother, such a goal is unthinkable for the young woman who could be the next Queen.
At a royal ball where Cath is expected to receive the king's marriage proposal, she meets Jest, the handsome and mysterious court joker. For the first time, she feels the pull of true attraction. At the risk of offending the King and infuriating her parents, she and Jest enter into an intense, secret courtship.
Cath is determined to define her own destiny and fall in love on her terms. But in a land thriving with magic, madness, and monsters, fate has other plans."

Editions Feiwel & Friends, 2016. Lecture VO.

                                                                                                                                                                                        

Ce bouquin m'a brisé le coeur. 

En même temps c'est un bouquin qui littéralement veut dire "sans coeur."

Tu t'attendais à quoi, qu'il fasse l'avion ?

  J'en ai parlé y a quelques temps avec After Alice : Alice au Pays des Merveilles, c'est mon truc, c'est mon délire, j'adore ça. Les réécritures d'Alice, j'en suis très, très friande. Ayant adorée les Chroniques Lunaires, quand j'ai appris que l'auteur allait s'y pencher, j'étais juste pure euphorie et je me suis ruée sur ce bouquin. Je ne courrais pas de gros risques. En termes de réécritures, Merissa Meyer est une valeur sûre.

  Heartless, c'est l'histoire d'une reine, qui n'avait à la base aucune envie d'être reine. Sa vie, elle ne l'envisageait que par sa passion pour la pâtisserie. Sauf que voilà, on ne lui a pas demandé son avis. De nom, par culture générale, on sait que la Reine de Coeurs est une femme méchante, en colère, froide. Cependant; au début de ce livre, cette reine en devenir est douce, gentille, passionnée. Elle est fille de Marquis, donc noble, mais elle ne se soucie guère des étiquettes; elle se moque que sa meilleure amie soit une servante, au contraire de ses parents. En d'autres mots, ce livre nous raconte comment Catherine, personnage très simple, qui aspire à une vie très simple, se retrouve couronnée à la tête du royaume de Hearts sans l'avoir souhaité. 

  En elle-même, la réécriture est géniale. On ne voit pas Alice, car l'histoire prend place bien avant celle de Carroll. En revanche, on voit le chat Cheshire, le Chapelier Fou, et un personnage dont la mention est juste géniale, car on le  mentionne à peine dans le roman original. Le traitement de l'univers est très juste, dans sa bizarrerie et sa loufequerie acceptée de tous, dans la mesure, jamais dans l'excès. Il est intéressant de voir comment certaines choses iconiques de l'univers, sont justement devenues iconiques. 

  J'ai sincérement adoré, et dévoré ce livre. Comme on dévorerait une assiette de macarons au chocolat blanc et à la violette. Contrairement à l'avis général, je ne dirais pas qu'il fonctionne sur un triangle amoureux - car il est clair dés le début que Cath n'aime pas le roi, et ne l'aimera jamais. Ici, il est question d'une jeune femme dont le rang et les convenances font qu'elle est jetée dans ses bras, et n'a pas le droit de le rejeter. Ces conventions et cette pression sont si fortes qu'elle même ne se sent pas le droit de le rejeter. Pourtant, elle est très attachée à l'idée de passer le reste de sa vie avec quelqu'un qu'elle aimerait. Le roi n'est pas dépeint comme un homme horrible, au contraire, juste ridicule, pas très fûté, pas très intéressant. De l'autre côté, quand Cath tombe sur Jest - que j'imaginais en Jon Snow.... voilà voilà - c'est un petit peu l'amour au premier regard. Certes, il est plein de resources, drôle, agile. Contrairement au roi, bien plus vieux, il a son âge, il partage cette jeunesse, cette fougue amoureuse, de vivre. Il lui demande ce qu'elle veut faire, ce qu'elle aime, et ne la force jamais à rien. C'est plus que ce que sa famille a jamais fait pour elle. Ils se connaissent à peine que Cath ressent une attraction vers lui, et ce côté love at first sight, c'est pas franchement mon délire, et par bien des fois; ça m'a un petit peu agacé - Mais c'est le Pays des Merveilles, et on parle d'une fille dont le destin semble être tout tracé pour elle sans avoir pris la peine de la consulter, dont elle sait qu'elle ne pourra sortir que par une aide extérieure. Elle rencontre Jest juste après avoir échappé à une demande en mariage qu'elle ne désire pour rien au monde. Catherine est dans ce livre comme tout personnage du Pays des Merveilles, elle essaie d'échapper au Temps, qui est une vraie entité dans l'univers. Elle essaie d'en gagner le plus possible, alors qu'elle sait au fond d'elle-même que fuir ce destin est vain. Qu'elle n'y parviendra certainement pas - pourtant, elle veut y croire. Elle veut espérer, elle prend les devants pour échapper à une prison dorée, ppour créer sa propre voie, même si pour cela elle prend des décisions à vous faire lever les yeux au ciel et change d'avis parfois au dernier moment. Catherine perd la tête, Catherine a le coeur déchiré. Catherine déteste sa condition de ne pas pouvoir suivre son coeur, d'être empêchée par le destin de suivre sa voie. Par sa condition, par ses parents. C'est un personnage dont on suit le déschantement et les espoirs, ses montées et ses chutes.  

  J'ai adoré ce livre. J'ai adoré cette fin. J'étais triste, j'étais en colère, je voulais y croire, puis je ne voulais pas y croire; j'étais épuisée des montagnes russes qu'avait fait mon coeur en lisant ce bouquin. Mais j'étais heureuse, j'étais heureuse d'avoir lu une aussi bonne réécriture. De retrouver un univers que j'adore d'une nouvelle façon très intéressante et passionnante. J'étais captivée, j'étais fascinée. En plus, la musique de Star Wars que j'écoutais en lisant était juste parfaite. Rendait tout ça tragique. Marquait le dramatisme du récit. 

Et c'était tellement, tellement bien. 

  Je dirais bien que c'était un coup de coeur, mais ce serait bien trop ironique, même pour moi.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. ♡

“But hoping," he said, "is how the impossible can be possible after all."

“Sometimes your heart is the only thing worth listening to.”

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Chronique littéraire : "A Court of Mist and Fury" by Sarah J. Maas

Publié le par WendyBelle

Résumé : "Feyre survived Amarantha's clutches to return to the Spring Court--but at a steep cost. Though she now has the powers of the High Fae, her heart remains human, and it can't forget the terrible deeds she performed to save Tamlin's people.

Nor has Feyre forgotten her bargain with Rhysand, High Lord of the feared Night Court. As Feyre navigates its dark web of politics, passion, and dazzling power, a greater evil looms--and she might be key to stopping it. But only if she can harness her harrowing gifts, heal her fractured soul, and decide how she wishes to shape her future--and the future of a world cleaved in two.

With more than a million copies sold of her beloved Throne of Glass series, Sarah J. Maas's masterful storytelling brings this second book in her seductive and action-packed series to new heights."

Editions Bloomsbury, 2016. Lecture VO. 

                                                                                                                                                                                                                                                                                     Mais wow, quelle claque

  Quelle claque, quelle claque, quelle claque... 

“To the stars who listen— and the dreams that are answered.” 

  J'avais dévoré, la semaine dernière, le premier tome  de cette saga, A Court of Thorns and Roses. Pourtant, j'avais pinaillé sur certains points. Là, c'est comme si l'auteure avait pris chacun de ces points, et en avait fait quelque chose de génial. Cette chronique va sévèrement spoiler le premier tome. Et celui-ci, un peu plus bas (j'aurais la courtoisie de prévenir quand, pas de panique.) J'ai besoin de parler de ces deux bouquins. Il y a trop de choses à en dire pour juste s'étaler sur toutes ses qualités. J'ai un besoin insatiable d'en discuter. Donc, si vous l'avez lu, je vous en supplie. Discutons-en. 

  Sans spoilers,

  Je dirais juste qu'il est IMPOSSIBLE de ne pas lire le second tome de cette série, si on a déjà lu le premier. On ne peut pas se contenter du premier. Ce serait juste intolérable, interdit, illégal. Ce bouquin remet tout en question, bouscule tout, chamboule tout. A commencer par le lecter. On ne peut tout simplement pas comprendre ni apprécier l'oeuvre de l'auteur sans ce tome. Ce tome est une juste une bombe. Il explose de partout. 

Pour où commencer ? Feyre. Feyre. Feyre explose, Feyre éclate. Dans le premier tome, je lui reprochais de perdre au fur et à mesure cette force de survivante que j'adorais au début. Et là, dans ce bouquin, elle se révèle. Feyre est forte. Feyre est puissante. Feyre, elle a à l'intérieur d'elle un feu qui la consumme, une envie de bouger, une envie de participer, un désir de liberté immense, et se rend peu à peu compte d'à quel point elle a laissé ce feu s'éteindre. Elle décide de le raviver. Dans ce monde qui reste par certains aspects très sexiste et patriharcal, Feyre se révolte. Loin de changer, dans ce tome, elle se découvre. Elle devient elle-même. Elle ne se laissera pas dicter sa conduite, plus jamais. Elle se fait maître de son destin. Et, avec la plume sublime de l'auteure, c'est juste ultra puissant. Et magique. [Feyre me fait énormément penser à Sansa. Je n'ai pas pu l'imaginer en quelqu'un d'autre qu'en Sansa. Et j'adore Sansa.]

  Dans le premier tome, le personnage de Rhysand est un personnage énigmatique. Mystérieux. Bien que secondaire, il était, à mes yeux, bien plus complexe et, avouons le, bien plus intéressant que Tamlin. Ici, le voile se lève sur Rhys. Rhys lève le voile sur lui-même. Et quel voile ! Wow. Juste, wow. Rhys, c'est juste wow. Rhys, vous voulez le prendre par la main et l'épouser. Rhys, [que je n'ai pu imaginer qu'en Dean, parce que personne n'est aussi parfait que Dean] est un personnage qui a un lourd passé, et qui a dû faire des choix tragiques, affronter et subir des situations atroces. Apprendre à connaître Rhys, c'est apprendre à l'aimer. C'est un personnage qu'on découvre profond, à l'exact opposé de ce qu'il laisse paraître - et de ce paraître, on apprend à se méfier. On se demande pourquoi, comment, il nous ait apparût comme ça. Et c'est juste génial. Rhys est juste génial. coeur sur lui. 

  J'admire ce livre. J'admire ce que l'auteur a eu le cran de faire. Elle a pris le risque de renverser tout ce qu'elle avait établie dans son tome précédent, et se faisant, elle donne une dimension très profonde à son récit, à son histoire, à ses personnages, et convoit un message très fort, un message vital, même. J'ai hésité à oser qualifier ce livre de féministe - mais par bien des aspects, il l'est. Feyre en est le meilleur exemple, mais les idées de Rhys, également. Sans compter les personnages que nous rencontrons ici, Mor et Armen, qui sont toutes les deux des femmes très fortes, chacune à leur façon, ou encore Nesta, qui a la fureur d'une tigre et est prête à tout pour protéger sa soeur. Honnêtement, les seuls défauts que je trouve à ce livre, c'est quelques longueurs vers le milieu, là où tout le monde raconte un peu son histoire, sa vie. Ce genre de passage m'ennuie toujours. Un personnage se dévoile, ok. S'ils s'y mettent tous pendant trois pages chacun, là ça me chagrine.Il est vrai que se livre se concentre beaucoup sur des récits racontés. Mais le reste, le reste vaut, j'ai trouvé, tellement la peine. Tellement, tellement la peine. 

Ce bouquin m'a fait explosé le coeur. Je ne sais même pas comment je suis sensée survivre à l'attente du tome trois qui ne sortira qu'en mai. Mai! 

C'est ici, chers amis, que je vais commencer à spoiler sévère. Ici, j'aimerais qu'on discute.

 

 

Pour commencer, Tamlin. Juste, Tamlin. Dans le tome un, je lui préférais Lucien, dans ce tome je préfère Rhys - parce que Rhys, c'est Rhys - et juste mais à quel point j'avais raison ! A quel point je l'ai détesté dans ce livre. Son machisme, son égoïsme, son déni - et la fin m'a juste retourné l'estomac. 

  J'avais une colère et une rage si forte quand il excluait Feyre. Quand il décide de la retenir prisonnière, de l'enfermer; j'étais aussi malade qu'elle. Dans ce tome, Feyre était sa possession. Pour lui, sa voix n'avait aucune valeur, - il ne l'estimait même pas assez pour la croire capable de consentir ou de ne pas consentir à son sort sans avoir été manipulée. Tamlin, dans ce tome, c'est un être à vomir. Alors, qu'à côté, on voit se dévoiler Rhys. Rhys respecte Feyre. Il la considère comme la personne qu'elle est, capable de prendre ses propres décisions, et plus que tout respecte ses décisions, toujours. Jamais il ne la forcera. Il se battra pour Feyre s'il le doit, mais il sait que Feyre saura se battre pour elle-même. Il est prêt à tout parier sur sa force. Rhys aime Feyre - la personne qu'elle est, dans toutes ses dimensions. Pas l'image qu'il en a, pas par envie de la posséder. Il n'a aucun à prioris machistes, au contraire. Il considère les femmes l'égal des hommes - et c'est en ça qu'il est un personnage féministe. 

Feyre se révolte contre l'emprise que Tamlin a sur elle-même. Elle refuse d'être traité comme un objet, de rester prisonnière physiquement de sa demeure mais aussi de ce que ce monde voudrait imposer aux femmes. Elle est, bien sûr aussi, un personnage féministe. A travers Feyre, l'auteure a totalement renversé son premier tome - elle en a anéanti la romance, lui a donné une tout autre dimension, et c'est sur ça que Feyre avance. Feyre prend du recul sur sa relation avec Tamlin, pour qui elle avait tout sacrifié. Elle se rend compte de beaucoup de choses, auxquelles elle réagit, elle décide de changer. Feyre, que Tamlin voulait passive, ne se complaît jamais dans l'innaction. J'ai trouvé admirable le point que fait ici l'auteur : Une relation qui vous a convenu ne vous conviendra peut-être pas toujours en fonction de la personne que vous deviendrez. Se battre pour Tamlin a poussé Feyre à être plus qu'une survivante, ça l'a transformé en guerrière. Et c'est un feu qu'elle ne peut plus réfreiner. La relation qu'elle entretient avec Rhys est  en soit parfaite, car ils sont égaux, car ils se considèrent comme des égaux. Leur lien, leurs échanges... Sur ces bases-là, c'était magnifique à lire. Le changement de perception sur le personnage de Rhys était magnifique à lire.

Parce que l'auteur a une plume sublime pour des messages et des scènes très fortes.

C'est pour ça qu'il faut se ruer sur ces livres. Malgré leurs quelques défauts, ce sont juste des pépites. Si n'avez lu que le premier tome, je vous en supplie, jetez vous sur celui-ci. Pour ma part, je ne peux juste pas contenir mon impatience de lire le troisième tome, et en attendant, je ne peux que foncer sans hésitations sur son autre série, Throne of Glass.

  J'ai juste adoré ces livres. Et j'espère sincérement que vous en ferez autant. Il me tarde déjà de retrouver Feyre, qui s'est, en deux tomes, transformée en une héroïne digne d'un personnage de Game of Thrones. C'est le plus beau compliment que je puisse faire.

"Shall we go ?"

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. ♡

And I realized—I realized how badly I'd been treated before, if my standards had become so low. If the freedom I'd been granted felt like a privilege and not an inherent right.

The question isn't whether he loved you, it's how much. Too much. Love can be a poison,

He thinks he'll be remembered as the villain in the story. But I forgot to tell him that the villain is usually the person who locks up the maiden and throws away the key. He was the one who let me out.

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Chronique littéraire : "A Court of Thorns and Roses" by Sarah J. Maas

Publié le par WendyBelle

"When nineteen-year-old huntress Feyre kills a wolf in the woods, a beast-like creature arrives to demand retribution for it. Dragged to a treacherous magical land she only knows about from legends, Feyre discovers that her captor is not an animal, but Tamlin—one of the lethal, immortal faeries who once ruled their world.

As she dwells on his estate, her feelings for Tamlin transform from icy hostility into a fiery passion that burns through every lie and warning she's been told about the beautiful, dangerous world of the Fae. But an ancient, wicked shadow grows over the faerie lands, and Feyre must find a way to stop it . . . or doom Tamlin—and his world—forever."

Edition Bloomsbury, 2015

                                                                                                                                                                                                              

Disons les choses comme elles sont. Je n'ai pas lu ce livre.

Je l'ai dévoré.

Ce bouquin, il traîne un peu partout; sur la blogo, et surtout sur les chaînes anglophones, qui la plupart du temps en parlent avec des termes plus qu'élogieux. Et pour cause.

  Je dois avouer que j'ai rarement été aussi vite embarquée dans un récit. Le lecteur est directement plongé dans l'histoire, avec Feryre, l'héroïne, dans une scène de chasse. Ce début; par son contenu et sa narration, m'a clairement rappelé Hunger Games. Et j'adore Hunger Games. Ce rythme addictif ne m'a pas lâché une seule fois au cours de ma lecture.

  Peu à peu nous découvrons en même temps que Feyre l'univers des Faeries, des êtres mystiques et passionnants qui évoluent dans un univers tout aussi riche et sombre, et c'était tout simplement fascinant.

  C'est aussi une très, très bonne réecriture de la Belle et la Bête. Clairement, ce n'est pas mon compte préféré, loin de là. Et c'est en ça que j'ai aimé ce livre. Il n'est pas calqué trait pour trait, ça le rappelle. La lecture fait écho au conte, mais garde sa propre identité, sa propre histoire. C'est en ça que la réécriture excelle.

  Aussi, qu'on se le dise, si l'histoire fonctionne aussi bien, c'est en partie grâce à l'écriture, qui est très bonne - L'auteur ne cherche pas à mâcher ses mots, le style est riche et très lyrique - mais aussi grâce aux personnages.  

Allez savoir pourquoi, mais je ne pouvais pas imaginer Feyre autrement qu'en Sansa. Et j'adore Sansa. Le personnage est fort dés le début, dû à son passé et à ses responsabilités. On évolue en même temps qu'elle dans ce nouvel univers, on découvrir tout ça à travers ses sens; des sens humains face à un univers supérieur; et ça la rend d'autant plus accessible. Sa passion pour la peinture est super intéressante; car c'est qui lui permet d'exprimer le mieux ce qu'elle ressent. Elle est très forte, et à la fois très humaine C'est très humain que de parfois vouloir renoncer. De se reconnaitre démunie - mais de ne pas lâcher, se dire tant pis, j'y vais, et advienne que pourra. 

 J'ai toutefois quelques réserves. Le personnage de Tamlin, supposé être la Bête, par exemple, et resté à mes yeux très froid, très distant. Je pense que cela est dû au fait qu'il est entouré de deux autres protagonistes masculins, Lucien et Rhys, qui... Bah, lui volent la vedette, en fait. Là où Tamlin est maladroit ou renfermé, Lucien est drôle, sarcastique. Quand on ne cesse de faire l'éloge des grandes qualités de Tamlin, on peut directement voir celles de Lucien, dans ses mots, dans ses actes. Pareil, là où le passé de Tamlin est supposé être plein de tourments, le passé de Lucien, et celui de Rhys, sont comparables. Lucien, c'était le personnage que j'aurais préféré voir mis en avant. Rhys, quant à lui, hmmm. Il reste assez mystérieux, dans l'ensemble, même s'il dévoile pas mal de ses cartes. Ce mystère le rend d'autant plus intéressant - et encore une fois, plus intéressant que Tamlin. Cependant, une certain scène me laisse franchement dubitative. Je ne sais toujours pas quoi en penser. Hmmm.

  Ce qui m'embête un peu, dans cette histoire, c'est peut être justement qu'il y ait trop de figures masculines. J'aurais aimé que peut être les soeurs de Feyre soient plus présentes. Ou encore Alis, qui au final n'est là que par pure fonction narrative. L'indépendance et la force de Feyre dans la première partie du livre se retrouve, à mon sens, franchement amoindrie dans la seconde, où on se repose beaucoup trop sur des hommes venant à son secours. 

  La fin, sur laquelle j'ai trouvé un petit m'ouuuuais, me laisse espérer qu'elle retrouvera cette indépendance que j'aimais au début du bouquin, dans le second tome. Que j'ai très, très envie de lire.

  Que j'ai tenté d'aller chercher alors que je n'avais pas encore fini le premier tome, preuve de son addiction. Mais ahahahahah. Introuvable.

So I'll just wait here then.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. ♡

 

I love you. Thorns and all.

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Chronique littéraire : "Lux : Obsidienne", par Jennifer L. Armentrout

Publié le par Wendy&Belle

Editions J'ai lu, publié en 2014.

RésuméQuand Katy déménage dans un coin paumé de Virginie-Occidentale, elle s'attend à tout sauf rencontrer des voisins de son âge. Déception, Daemon Black a beau être canon et avoir une sœur jumelle adorable, il n'en est pas moins insupportable et arrogant !
Lorsque Kat se rend compte que tout le monde semble fuir la famille Black, elle voit d'un autre oeil la froide suffisance de Daemon. Pourra-t-elle encore l'éviter quand tout lui crie de s'en approcher ?

                                                                                                                                                                                          

Que dire d'un livre comme Lux ?

Enfin, que dire que l'on aurait pas dit sur tous ces livres du genre ?

On ne va pas se mentir : Ce livre ne brille (haha, brille. Vous comprendrez si vous lisez ce livre.) pas par son originalité. Il suit même grandement le schéma d'une romance que l'on connaît bien, que l'on connaît même trop bien. Vous savez, la jeune fille ordinaire, banale, a la vie plutôt plate, qui débarque dans une bourgade un peu paumée alors qu'elle vient de la grande ville, et qui tombe sur le garçon mystérieux au secret fantastique, et qui pour une raison ou pour une autre, s'avère être spéciale à leurs yeux, au point qu'ils voudront évidemment la protéger... Bref. Vous connaissez le schéma.

Ce livre ne brille pas non plus par son style : L'écriture est très fluide, mais n'est pas particulièrement recherchée, travaillée, plutôt répétitive, tant dans ses propres phrases que dans des phrases que l'on connaît par coeur - vous savez, le désir implaccable que la jeune fille ressent pour le mauvais garçon insupportable mais pour lequel, contre sa propre volonté, elle ne peut s'empêcher de penser. Plus encore, elle manque cruellement de description, et les moments où elle s'y risque sont assez flous, assez approximatifs, et très courts. L'auteur se concentre sur ce qu'elle a dire pour faire avancer l'histoire, et c'est dommage, car si le fond d'un roman est bien sûr essentiel, la forme compte tout autant, si ce n'est plus. Quand on pense au fait que ce n'est déjà pas très original comme histoire, c'est d'autant plus dommage. 

Le fantastique de cette histoire est un fantastique auquel je ne connais pas grand chose, je l'admets, toutefois, je ne peux pas non plus dire que celui-ci est particulièrement original non plus, pour la simple et bonne raison que je suis une grande, grande fan des Simpson, et que cela m'a cruellement fait penser à un certain épisode - qui m'a d'ailleurs traumatisé étant plus jeune -, lui-même inspiré d'une certaine série qui est probablement la base du genre. C'est assez flou dit comme ça, je le sais bien, mais le fantastique de ce livre n'étant pas clairement exprimé, je ne veux pas prendre le risque de vous spoiler, - et étant donné que les Simpson comptabilisent environ cinq-cent quatre vingt deux épisodes (pour mon plus grand bonheur), je ne prends pas de grands risques en faisant allusion à l'un d'eux. (Pour les plus curieux, il s'agit de l'épisode 10 de la saison 8, mais allez voir ne serait-ce que le titre vous mettra sur la voie, sachez le.) Aussi, ce fantastique étant sensé être un secret, j'ai trouvé exagéré la façon dont tous les protagonistes se plaisaient à en parler devant Katy alors que celle-ci ne doit absolument pas être au courant.

Les personnages, comme vous pouvez-vous en doutez, sont très clichés et stéréotypés. Nous sommes face à une Bella bis, du charmant nom de Katy, banale avec une vie plate, pourtant prête à tout pour protéger cette étrange famille vivant juste en face de chez elle, y compris au mauvais garçon arrogant, grossier, mais évidemment plus que magnifique, "un dieu sur terre", comme elle le décrit elle-même, plus fort et puissant que n'importe qui, et qui fait naître une forte tension sexuelle chez notre chère héroïne. Ce personnage, du nom de Daemon, apparaît clairement comme détestable mais se trouve évidemment doté de qualités rédemptrices aux yeux de Katy, comme l'amour inconditionnel qu'il porte à sa soeur, Dee, qui est elle très simple, très lisse, juste scandaleusement sympathique et adorable. Ce roman est également rempli de personnages secondaires qui ne sont absolument pas développés, totalement plats, juste présents pour renforcer la tension existant entre Daemon et Katy. 

Ce qui pourrait rendre le personnage de Katy intéressant aurait pu être le fait qu'elle est une bloggeuse littéraire. Pourtant, à aucun moment elle ne fait allusion à un seul livre. Ou à la littérature. Ou à pourquoi elle rit autre que pour évidemment s'échapper de la réalité. Ce n'est que son hobby principal, sur lequel on ne s'attarde jamais. Je veux dire, quand on écrit un personnage passionné par la littérature, en tant qu'écrivain, ça donne envie d'utiliser ce trait pour parler de cette passion, non ? Pour moi, c'est un sérieux bémol de ne pas avoir saisi ce potentiel. 

A y regarder de plus près, je me rends compte que je ne trouve pratiquement aucun point positif à ce roman. Pourtant, je n'ai pas pu le lâcher. Je l'ai dévoré. Il faut avouer que c'est vraiment très simple à lire, et qu'il est donc terminé très vite. Mais l'écriture s'avère être addictive, ou en tout cas, elle m'a happé dans son histoire, et je voulais savoir ce qui allait arriver, même si honnêtement, je savais déjà plus ou moins ce qui allait arriver, car l'auteur nous met tout de même cruellement sur la piste. Pour une raison que j'ignore - non pour une raison que je connais parfaitement - ce bouquin a fonctionné sur moi : Je sortais de deux semaines de partiels, dont un de huit heures trente, et lire ceci juste après, qui ne nous prend absolument pas la tête tant l'auteur n'a clairement pas dû se creuser la tête pour l'écrire, m'a fait énormément de bien. Enfin, je pouvais me plonger dans un bouquin sans culpabiliser de ne pas réviser. Enfin, j'avais le temps de me poser et passer des heures à lire si je le voulais. C'était une sensation tellement agréable que je l'ai lu jusqu'à tard dans la nuit, et même une fois en plein milieu de la nuit, après m'être réveillé, et juste avant de me rendormir. A ce moment là, c'était bien. C'était très bien.

En conclusion, j'ai beaucoup apprécié ce bouquin rempli de défauts, car il m'a fait du bien au moment où j'en avais clairement besoin. Par honnêteté, je ne peux pas dire qu'il était mauvais. Je suis même sûre de lire la suite, tant il m'a fait du bien. Toutefois, je ne suis pas sûre que j'aurais apprécié de la même façon ce livre si je ne l'avais pas lu à ce moment là. 

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. ♡

- Question suivante, exigea-il.
- Pourquoi es-ce que tu es un connard ?
- Tous le monde excelle dans un domaine, pas vrai ?
- Et tu fais du très bon boulot.

Depuis mon arrivée ici, je n'avais pas pu mettre à jour mon blog littéraire. J'avais l'impression d'avoir été amputée d'un membre.

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Chronique littéraire : "Là où j'irai", par Gayle Forman

Publié le par Wendy&Belle

Editions Oh! Parût en 2010.

Résumé"Adam se glisse dans la salle. Il a 21 ans, c'est une rock star adulée et l'ancien amoureux de Mia... Trois ans plus tôt, Mia était partie sans un au revoir, sans une explication. Leurs retrouvailles est un choc : les souvenirs, bons et mauvais, ressurgissent, les sentiments encore à vif les submergent, leur amour qu'il pensait indestructible quelques années plus tôt se heurte à la réalité de leur vie présente. De nouveau, Mia est confrontée à un choix : doit-elle revenir en arrière pour donner une chance à son premier amour? Peut-on revivre la même passion si longtemps après, malgré les souffrances endurées? Ils ont une soirée pour décider. Plus forte que les mots, la musique les emporte dans un tourbillon d'émotions. Mais est-ce suffisant pour les réunir de nouveau?"

                                                                                                                                                                                       

Qu'on soit bien clairs sur un point. Je n'irais certainement pas dire jusqu'à dire que ce lire est excellent. Toutefois, il est jusque là le meilleur roman de Gayle Forman que j'ai pu lire.

Oui, qu'on se le dise, je ne suis clairement pas fan des travaux de cette auteure. Je trouve que son style ne se démarque pas, que sa philosophie est assez commune, que ses histoires ne sont pas marquantes, comme ses personnages, que je trouve plats. Autant vous dire, qu'après la lecture de Pour un jour avec toi, mes attentes par rapport à Là où j'irai étaient à la fois quasi nulles et très hautes.

Cela étant dit, bien que ce roman ne soit clairement pas un chef d'oeuvre, je le trouve déjà meilleur que Si je reste. Pour être plus précise, c'est essentiellement le rapport d'Adam avec lui-même, la musique, et la rupture que j'ai trouvé intéressant. Pour être honnête, si le mélodramatisme de cette rupture et l'idée du couple canon m'horripile peut être un peu, la façon dont il était traité était belle. A moins que ce ne soit la façon dont-elle a été écrite ? Je ne suis d'ordinaire pas fan de son style, que je trouve assez commun et ordinaire. Toutefois, je dois avouer que je suis séduite lorsqu'elle parle de musique. Je trouve qu'elle arrive à la personnifier de manière très efficace et très romantique. 

En bref, ce fût une lecture sympa. Peut être le meilleur de ses romans.

 

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

Ernesto dit toujours qu'avec de bonnes intentions on peut enfermer les autres dans des boîtes aussi hermétiques qu'un cercueil.

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Chronique littéraire : "How to love", par Katie Cotugno

Publié le par Wendy&Belle

Editions Pocket Jeunesse, parût en 2014.

Résumé : "Reena Montero aime Sawyer LeGrande depuis l’enfance. Un jour, l’impossible se produit : il tombe amoureux d’elle… La jeune fille se met à croire aux contes de fées. Mais le jeune homme s’en va sans un mot, laissant derrière lui sa petite amie enceinte.... Dévastée, Reena va découvrir avec leur fille, Hannah, que l’amour peut prendre bien des formes. Elle reconstruit sa vie, sans vraiment l’oublier. Mais un jour, Sawyer revient…"

                                                                                                                                                                                       

"Une lecture fade, creuse et insipide."

Ce fût mon commentaire sur Livraddict. 

Très sincérement, j'ai hésité à faire cette chronique. En effet, je n'ai rien de spécial à en dire, étant donné que ce livre n'a, à mes yeux, rien de spécial, et ce ne sera certainement qu'une liste du pourquoi du comment de la chose, et la sempiternelle interrogation : Pourquoi ce genre de livre continue d'être publié ? 

 Honnêtement, je voulais, à sa sortie, vraiment lire ce roman. Puis, au fil du temps, j'ai entendu dire et redire qu'il était en fin de compte très superficiel, et cette envie m'était passée. C'est en l'apercevant finalement à la médiathèque que je me suis lancée, car je n'avais rien à perdre, après tout. Si au final je donne raisons à ces avis négatifs que j'avais entendu ici et là, c'est bien que j'en suis très déçue, car il aurait pu être très intéressant - l'histoire d'une adolescente tombée enceinte, forcée de renoncer à ses rêves afin d'élever toute seule sa fille, confrontée au retour soudain du père de l'enfant. Pourtant, il n'en fût rien, et cela pour une raison très simple : Ce roman n'entre au coeur de rien, ni au coeur de son intrigue, sur laquelle il y aurait beaucoup à dire, comme la difficulté de gérer les études et le travail à un si jeune âge avec un enfant à charge, créant qui plus est des tensions car le tout se passant au coeur d'une famille presque puritaine. C'est sur un tout autre aspect que se concentre l'histoire : La relation de Renna et de Sawyer. Le roman démarre sur le retour du père de l'enfant, et cela donne bien le ton de l'intrigue : Nous allons nous concentrer sur comment les deux protagonistes vont se retrouver et continuer leur histoire d'amour là où ils l'avaient laissé. En alternant les flashbacks, nous découvrons pourtant comment Renna, partie pour avoir un brillant avenir, s'est retrouvée forcée de mettre ses rêves de côté pour élever toute seule sa fille après que le père ne se soit volatilisé.

Je n'ai évidemment pas aimé la superficialité de ce roman, et j'ai exercré le ton mélodramatique qu'il s'ait plû à adopter lors de passages supposés être chargés emotionnellement. En fait, le mot clé de ce roman est celui-ci : le cliché. Il ne repose que sur ça, ne les revisite pas, ne s'en affranchit à aucun moment, et ne fait que les adapter à sa sauce. Je crois que les plus risibles restent ceux sur la drogue, mais c'est un avis très personnel. La fin est si prévisible que j'ai, jusqu'à la fin refusé d'y croire. Pourtant, si, ce fût possible : l'auteur est réellement tombé dans ce réel manque d'inspiration et de créativité. Ce qui est dommage : Si elle avait été un peu plus travaillée, l'idée du voyage qui plane au dessus de tout le roman aurait pu être très bonne. Ici, elle apparaît simplement ridiculement grotesque. 

J'ai lu ce livre dans cet état là.

Sincérement, ce genre de roman, publié dans une aussi populaire maison d'édition, est la raison du pourquoi certaines personnes parlent de fausse littérature. 

Pour finir, je ne comprends absolument le titre de ce livre. How to love. Comment aimer. Comment aimer ? En proposant des idées neuves, au lieu d'aggraver davantage le problème de représentation du genre.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

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Chronique littéraire : "Tant que nous sommes vivants", par Anne-Laure Bondoux

Publié le par Wendy&Belle

Editions France Loisirs, parût en 2014.

Résumé"Nous avions connu des siècles de grandeur, de fortune et de pouvoir. Des temps héroïques où nos usines produisaient à plein régime, et où nos richesses débordaient de nos maisons. Mais un jour, les vents tournèrent, emportant avec eux nos anciennes gloires. Une époque nouvelle commença. Sans rêve, sans désir. Nous ne vivions plus qu'à moitié, lorsque Bo entra, un matin d'hiver, dans la salle des machines." Folle amoureuse de Bo, l'étranger, Hama est contrainte de fuir avec lui. Commence alors pour eux un fabuleux périple à travers des territoires inconnus. Leur amour survivra-t-il à cette épreuve ? Parviendront-ils un jour à trouver leur place dans ce monde ?"

                                                                                                                                                                                          

Petite confession : C'est la blogosphère (et Booktube) qui m'a convaincu de lire ce livre. 

Je ne sais pas pourquoi. Il m'a... attiré.

Ce qui est chouette, c'est que j'ai bien fait. Pourquoi, me direz-vous ?

Eh bien parce que ce roman est un vrai travail d'artiste. 

L'univers de ce livre est bien particulier : Etrangement proche de notre monde, tout en étant très loin - tout du moins, c'est l'impression qu'il m'a fait. Il est empreint d'une dureté très froide et d'une logique implaccable, que vient radoucir la chaleur de l'amour naissant entre les personnages de Bo et de Hama. 

Nous suivons ainsi cet amour, dans ses meilleures comme dans ses pires phases, et je dois dire que j'ai rarement vu un roman décrire aussi bien, aussi justement les alléas de l'amour. Le feu occupe une place très importante dans le récit, et en tant que métaphore, celui-ci décrit parfaitement la passion de ces deux amoureux. Magnifique.

Bien sur, cela est essentiellement dû grâce au talent d'écriture de l'auteur, dont la plume est dotée d'un lyrisme incroyable. C'est vraiment ce qui rend ce récit, que je rapprocherais vraiment du conte philosophique, aussi spécial et aussi beau. Il faut aussi noter que la magie présente dans cet univers est également sublime, mais je ne voudrais pas risquer de lui ôter son charme en en dévoilant davantage. 

Si je dis que je rapprocherais ce récit d'un conte philosophique, c'est essentiellement pour deux raisons : La première est que le mot d'ordre de ce récit est bien "apprendre". En effet, les protagonistes partent en ce que l'on peut considérer comme un voyage initiatique, et en sortent évidemment changés. La deuxième, est que l'on peut certainement lire de différentes façons ce roman, même si j'imagine que ce qu'il ressort principalement est l'importance de l'adaptation, de savoir trouver sa place, créer sa route ; mais aussi l'importance de la vie en société, avec les autres. 

Dans le fond comme dans la forme, ce roman est excellent, décrit, démontre, et défend tout ce qu'il a pour vocation de décrire, démontrer et défendre. Je n'ai rien à lui reprocher - je ne pourrais que signaler l'impression d'une certaine longueur aux trois quarts du roman, qui n'est très probablement que subjective. 

J'espère que vous vous lancerez si ce roman vous tente - j'espère qu'il saura vous transporter comme il m'a transporté.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

C'est un bébé d'automne, répondait Quatre. Elle ne craint pas l'obscurité, et elle sait vivre avec patience et lenteur, comme les ours.

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Chronique littéraire : "Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates", par Mary Ann Shaffer & Annie Barrows

Publié le par Wendy&Belle

Editions France Loisirs, parût en 2008.

Résumé : "Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, un natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis - un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d'un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d'une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates...) délices bien évidemment strictement prohibés par l'occupant."

                                                                                                                                                                                                                             

Lire ce livre a été un véritable voyage.

Un voyage dans un temps, dans un pays différent. Un voyage épistolaire. Un voyage de personnalités en personnalités. Et j'ai adoré.

Au fil des lettres qui composent ce livre, nous apprenons non seulement à connaître Juliet, le personnage principal, celle qui amène l'histoire, mais aussi tous ceux avec qui elle entrera en contact en apprenant l'existence de ce fameux cercle littéraire - qui se trouve être fascinant ! Et pour compte : Ses membres sont exceptionnels. Tous sont dotés de caractères bien distincts et ô combien différents, mais forment ensemble une si joyeuse petite bande, qui partagent bien plus qu'une passion commune : La lecture.

La lecture est d'ailleurs ici magnifiquement abordée ! Juliet est écrivain, et se lie d'amitiés avec des lecteurs. Mais ces lecteurs ont tous des habitudes différentes : Certains ne se lassent jamais de découvrir des nouveautés, d'autres mettent un point d'honneur à ne lire qu'un seul et même livre indéfiniment. Pour nous, lecteurs assidus que nous sommes, nous ne pouvons que nous reconnaître dans ces écrits. Et quelle joie. 

Nous nous attardons plus particulièrement sur le personnage d'Elizabeth, autour duquel tout tourne un petit peu, finalement, pour nous retrouvés finalement aussi attachés à elle que la plupart des protagonistes, et aussi fascinés que Juliet elle-même. Car... quel personnage ! Et quelle façon de la décrire. Magnifique. Quelle compassion et quel courage habitaient cette femme...

J'ai trouvé la façon de dresser cette fresque histoirique très originale et surtout excellente. Le livre se situant juste après la Seconde Guerre Mondiale, l'Europe essaie tant bien que mal de se reconstruire, tandis que les marques qu'elle a laissé sont encore là, visibles partout, encore fraîches et loin d'être effacées des mémoires des habitants. Nous voyons cette époque du point de vue de témoins d'un tout petit village qui se fera occupé, et ainsi voyons les choses sous un angle précis, sous un schéma loin d'être manichéen.

Je ne saurais vous recommander autre chose que de vous plonger dans cette lecture exceptionnelle ! 

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

Lire de bons livres vous empêche d'apprécier les mauvais.

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Chronique littéraire : "L'instant précis où les destins s'entremêlent", par Angélique Barbérat

Publié le par Wendy&Belle

Editions J'ai lu, parût en 2015, première parution en 2013.

Résumé : "Une tache rouge sombre sur l’oreiller, juste sous les cheveux de sa maman morte sous les coups de son mari, le père de Kyle : voilà ce que le petit garçon a vu, à cinq ans… Comment peut-on vivre après cela ? Kyle se lance à cœur perdu dans la musique, que sa mère aimait tant… Vingt ans après le crime, leader d’un groupe rock à la mode, il est célèbre dans le monde entier. Mais inapte au bonheur. Coryn, seule ?lle d’une fratrie de onze enfants, est tombée dans le piège ourdi par son père pour la sortir de la misère : épouser un homme riche, « fou amoureux » d’elle. Surtout fou. D’une jalousie maladive, d’une violence inouïe, il lui fait trois enfants et la coupe du reste du monde. Tous ses rêves se sont envolés. Comment cette star internationale et cette prisonnière pourraient-elles se rencontrer ? Un accident de voiture va pourtant les réunir un instant, celui où les destins s’entremêlent. C’est suf?sant pour qu’ils se «reconnaissent » sans bien savoir pourquoi et se laissent attirer dans une toile amoureuse tissée au jour le jour, malgré l’éloignement, la peur pour elle et, pour lui, l’emprise d’un métier dévorant. Parviendront-ils à vivre ce que leurs sentiments leur inspirent ?"

                                                                                                                                                        

Je tiens à rendre justice à ce livre, mais je ne sais pas comment c'est possible. Je ne sais pas si je saurai trouver le mots adéquats. Aussi justes que les siens. 

Ce livre m'a fait traversé un véritable arc-en-ciel d'émotions, comme rarement.

C'est parfaitement le genre de titre qui m'interpelle, et pour être franche, son résumé m'a attiré comme il m'a effrayé : J'avais tellement peur de tomber dans une romance de base, du genre comédie romantique sous format téléfilm qui passe sur les chaînes publiques l'après-midi.

Et donc toi, livre qui ne paye pas mine, dont on ne parle quasiment pas, tu n'as pas seulement tenu les promesses que contenaient ton titre et comblé mes attentes, tu m'en as mis plein les yeux. A un point que je ne saurais décrire...

Ceci est un livre sur le Destin et le Hasard. Sur la Vie. Sur les humains. Sur la Vie. Sur les petites choses et sur les grandes. Sur la Vie. Sur le quotidien et la Grande Aventure. Sur la Vie... Il m'a ému aux larmes, et je ne peux d'ailleurs désormais plus compter sur les doigts d'une seule main les livres qui y sont parvenus. Un sujet aussi profond et philosophique se doit d'être traité avec talent et justesse, dans toute sa complexité, et toi, mon si beau livre, tu as plongé au coeur de la chose. 

Par tes mots et ton lyrisme, dans la beauté de ton - ou tes - histoire, tu as fait en sorte que chacun des personnages me touchent, tous autant qu'ils sont. Coryn m'a touché pour son parcours - comment pourrait-il en être autrement ? -, par sa profondeur et son aboutissement, son évolution, toute sa description, sa prise de conscience, de confiance, et de décision. Elle m'a touché par sa faiblesse, et par la force qu'elle réussit à trouver. Kyle m'a touché par tous les côtés de son personnage, exactement comme Coryn, avec plus de tenacité et de détermination qui ont fait que mon coeur ont fondu en lisant ses passages. J'ai haïe Jack à la seconde où il a fait son apparition, grâce à l'ironie dramatique qui est parfaitement mise en place. Et il y en a tant d'autres... Pourtant, tous ont leur importance, même ceux que l'on ne voit passer que quelques pages, quelques lignes, par ci et par là. Tous laissent une trace sur chacun, et contribue à faire évoluer leurs destins, parfois même sans le vouloir, de manière inentionnelle, juste en étant qui ils sont. Ils vont ainsi jouer un rôle, peut être un tout petit, un infime rôle, mais un rôle tout de même, qui fait que sans leur participation, les choses se seraient passées de manière différente, peut être pour le meilleur, peut être pour le pire. Et c'est tellement beau, cette façon de décrire les gens, de décrire la vie, de parler du Hasard et du Destin...

 

Encore une fois, ton écriture a fait que je suis tombée amoureuse de tes lignes. Je suis tombée amoureuse de cette histoire. De ces destins. De la façon dont tous se rejoignent... 

La fin m'a, je dois l'avouer, prise par surprise. Je ne m'attendais pas non plus à cela... Et j'ai fini en larmes au fond de mon lit. Tant c'était à la fois beau, tellement beau, et déchirant, si déchirant. J'ai été à la fois si heureuse et si triste, si en colère en lisant ce livre. Il est si dur, si violent. Pourtant... Il a su m'entraîner dans son monde, qui est un si joli et si juste reflet de notre monde, dans sa tragédie, son horreur, mais aussi dans sa bonté et de sa beauté. N'est-ce pas un gage de sa qualité ? 

Je remercie ainsi tous les éléments de la Vie, du Destin et du Hasard qui ont fait que ce bouquin s'écrive, qui se fasse publier, et qu'il attérisse entre mes mains. Tu as une place toute particulière dans mon parcours de lectrice. Merci, livre.

Grâce à toi, je ne verrai plus jamais les araignées de la même façon...

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

Peut-être avons nous tous une instinct de possession si développé qu'il nous pousse à croire que l'endroit-d'une-fois nous appartient à jamais ? Ou bien parce que c'est rassurant... A moins que ce ne soit une vielle habitude du temps où nous étions en classe ? Ou alors, c'est à cause des phéromones...

Elle observa la course de la lune tandis que celle-ci traversait sa fenêtre. Elle était ronde et pleine. Éclatante. Coryn pensa à la face que l'astre ne montrait qu'aux étoiles. Quelle astucieuse audace...

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Chronique littéraire : The Mortal Instruments, tome 6, "City of Heavenly Fire", by Cassandra Clare

Publié le par Wendy&Belle

Editions Walker Books, parût en 2014. Lecture VO.

Résumé : "Les ténèbres s'abattent sur le Monde Obscur. Le chaos et la destruction se propagent à une vitesse terrifiante. Clary, Jace, Simon et leurs compagnons rassemblent leurs forces pour faire face au démon le plus puissant qu'ils aient jamais affronté : Sébastien, le frère de Clary. Rien ne semble pouvoir l'arrêter. L'unique espoir de l'anéantir se trouve au coeur du Royaume des Démons. Mais, pour les Chasseurs d'Ombres, ce voyage exige de lourds sacrifices. La quête s'annonce plus difficile que jamais..."

                                                                                                                                                        

Chère saga que j'aimais tant, pourquoi m'as-tu fait ça ... ?

Je suis tellement, mais tellement désolée d'avoir à écrire une chronique aussi négative concernant cette série, surtout le tome décisif, celui qui termine tout. Sur le point final, celui que nous attendions tous. J'avais tant et tant aimé le cinquième livre, que je me faisais une réelle, une pure joie de me plonger dans celui-ci. 

Pour dire à quel point ce livre m'a déçu - et trahit, même, tant j'en espérais -, je dirais qu'il attend un tel niveau que j'aurais préféré qu'il ne voit jamais l'intérieur d'une imprimerie.

C'est dur, je sais. Mais j'étais tellement en colère !

Voyez ? Ceci a été moi après l'avoir terminé.

Premièrement, j'ai été aigrie dés le début du roman de trouver autant d'aspects aussi superficiels. Le genre de passages "Que vais-je offrir à mon petit ami pour Noël" n'est clairement pas passé avec moi tant cela était peu pertinent, et ne semble avoir pour pur que rendre le roman plus épais. 

L'univers des Chasseurs d'Ombres est large et complexe, certes. J'ai été conquise par les cinq premiers tomes et par tous les personnages. Le fait qu'il y ait beaucoup de storyline n'est pas un problème en soi. Le problème vient quand ces storylines n'amènent à rien (hormis rendre le roman un peu plus épais.) De ce fait, toute l'intrigue sur Emma et Julian m'a parût non seulement non essentielle, mais en plus tellement peu intéressante. Je ne voyais sincérement pas l'intérêt d'introduire une nouvelle ligne directrice narrative sur autant de nouveaux personnages à ce stade de la saga, surtout pour qu'elle compte si peu au final. De même, j'ai trouvé que l'intrigue tournant autour de Maia était de trop, et aurait clairement pu être raccourcie, ou mieux, ne pas exister du tout. 

J'ai été ébahie de voir à quel point l'auteure se répétait dans ce tome, non seulement des pages que l'on venait de lire, mais aussi rabâcher des choses déjà établies dans les autres tomes. Quel est l'intérêt  de revenir sur des choses déjà clotûrées dans les volumes précédents, gommant ainsi tout aspect d'évolution, hormis rendre le roman plus épais ? Exemple le plus évident : Pourquoi faut-il encore et encore toujours douter de l'histoire que vivent Simon et Isabelle ? Pourquoi faut-il encore douter des comportements de Clary et de Jace ? Pourquoi retourner sur un schéma où les deux tourtereaux se demandent s'ils peuvent être ensemble malgré la force virulente de leur amour ?

Toute l'intrigue tournant autour de la quête pour retrouver Sebastian en Enfer m'a totalement ennuyé. Toutes ces pages tournant autour des rêves des protagonistes n'apportent rien, pour la simple et bonne raison que tout ce qu'elles pourraient apporter a déjà été apporté dans le tome précédent. 

Le seul moment où j'ai suivi avec envie les péripéties fut le moment de la confrontation finale entre Sebastian et la team gentil, évidemment, même si cela n'avait franchement rien d'innovateur non plus. J'ai néanmoins trouvé cela approprié, alors je ne vais pas m'étaler sur ce point. En revanche, toutes les pages qui suivent m'ont à nouveau plongé dans un ennui sans fin. 

Aussi, puisqu'il faut en parler... Chère saga, qu'as tu fait à mon bien aimé Simon ? Cette fin fait étrangement écho à la fin du film Le petit vampire... ( surlignez pour lire et savoir, petits curieux) Coeincidence ?

 

Oui, je me suis reconnue dans ce gif à ce moment précis...

Pour tout dire, je trouve tellement peu - pour ne pas dire, aucun - point positif à ce livre que même les références et le style de l'auteure m'ont lassé, et même blasée, alors qu'elles étaient clairement mon point favori. J'était habituée à tellement mieux... Je ne trouve même plus les mots pour vous dire combien j'ai été déçue. J'aurais sincérement préféré que la saga s'arrête au cinquième tome, quitte à rajouter une centaine de pages en plus afin que chaque intrigue trouve sa conclusion, et évite tout ce gâchis, tout ce carnage.

Alors, j'ai cru comprendre que ce tome faisaient de très nettes références à son autre saga, préquelle de celle-ci, et qu'une fois lue, celui-ci devenait clairement plus intéressant. A cela, je ne trouve qu'à répondre : What ? Depuis quand pour apprécier le dernier roman d'une série de six volumes conséquent, il faut avoir lu une autre saga, postérieure à celle-ci ? Un roman doit rester un roman, doit se suffire à lui-même. Il ne doit dépendre d'aucun autre, encore moins d'une autre saga. A mes yeux, rien ne rachète ce tome, et je vais sincérement faire de mon mieux pour oublier son existence, afin que la saga me laisse un souvenir agréable, et non amer.

Je ne garantis pas que j'y arriverai, et je ne suis plus du tout motivée pour replonger dans cet univers à travers ses romans compagnons. Peut être cela changera. Peut être pas. Qui peut savoir ?

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

(et un grand merci à Coline ♥ 

Tu es mon parabataï, ça veut dire que quand on va au McDo, je prends d'abord une paille pour toi, et ensuite une paille pour moi.)

 

So you’re saying that what brings you peace … is war.

“You're pining," said Jace.
Alec shrugged. "Look who's talking. 'oh I love her. Oh, she's my sister. Oh why, why, why—”

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