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thriller psychologique

Chronique littéraire : "Qui est Mara Dyer ?" Par Michelle Hodkin

Publié le par Wendy&Belle

Editions Panini collection Scarlett, parût en 2014, parution VO en 2011.

Résumé : "Mara Dyer est une jeune fille de 16 ans comme les autres, jusqu’au jour où elle s’éveille dans un hôpital, sans aucun souvenir de l’accident qui a coûté la vie à ses trois meilleurs amis. Dévastée par le chagrin et un profond sentiment de culpabilité, elle souffre terriblement de la perte de ses proches.
Pour repartir à zéro, la famille de Mara part s’installer en Floride. Mais là encore, les nuits de la jeune fille restent agitées, hantées par des visions de l’accident. Mara a l’impression de revoir ses amis, et même de sentir la mort de certaines personnes. Mais que lui arrive-t-il? Est-elle en train de devenir folle? Qui est vraiment Mara Dyer?"

                                                                                                                                                                       

Hmmm... Que dire de ce livre... Qu'il est troublant ? Perturbant ? Hmmm... *le hmmm du 'je cherche le mot adéquat'*

Je ne savais pas grand chose de ce livre avant de m'y plonger, hormis que la plupart des avis que j'avais pu en lire sur internet (et qu'est ce qu'ils sont nombreux !) étaient très positifs, pour la plupart des énormes coups de coeur. Pour ma part, mon avis se rapprocherai plus de celui d'Alison.

Autrement dit, pour le coup de coeur, c'est râté. (Cela dit, y en a quand même pas mal ces temps-ci, alors je vais pas me plaindre!)

Ne vous méprennez pas, je ne l'ai pas détesté, loin de là. Je l'ai même plutôt bien aimé, dans l'ensemble. Cela dit, je ne peux nier qu'il y a eut quelques points qui ont fait que cette lecture, bien que très (très) addictive (j'ai dévoré 375 pages d'affilé en quelques heures), ne fut pas exceptionnelle.

  • Pour commencer, il y a eut le nombre important de clichés que j'ai pu trouver, cachés entre ces pages. Je pense honnêtement que c'est peut être un point qui n'a gêné que moi, car je ne l'ai vu revenir nulle part dans les autres avis. Mais... Le modèle type du grand-frère parfait ? La pétasse du bahut qui se tape tous les mecs du coin accompagné de son accolyte ? Le bad-boy que toutes les filles s'arrachent n'est pas aussi bad-boy qu'il veut bien le laisser faire croire, puis le personnage principal féminin, la seule à ne pas se l'arracher, se révèle être différente à ses yeux, et le bad-boy va se retrouver enjoleur, protecteur et possessif ? ça sonnait un peu déjà vu pour moi. 
  • Ensuite, il y a aussi eu l'intrigue. Je m'attendais à des trucs de fous (c'est le cas de le dire), des trucs hallucinants (c'est le cas de le dire, le retour), et je dois dire que j'ai été assez déçue à certains moments, notamment quand on s'en éloignait un peu pour limite tomber dans une comédie contemporaine. Bien sur, ce serait faire acte de mauvaise foi que de dire qu'il n'y avait que ça dans le récit, et j'ai d'ailleurs bien aimé la façon dont l'auteur a tourné les hallucinations&autres problèmes de Mara depuis son accident. (En revanche, j'ai trouvé que parfois elle se répétait un peu. Mais bon.) 
  • De plus, j'ai vraiment été perdue dans ce roman. Aussi perdue que Mara, qui alterne passé et présent dans sa narration, jusqu'à ce que les deux se mêlent. Il faut apprendre à discerner ce qui est réel et ce qui ne l'est pas. Pour le coup, la méthode du "réel ou pas réel ?" de Peeta m'aura bien aidé. Les petites références à d'autres sagas semées dans le livre m'ont aussi bien fait sourire, comme Harry Potter, Star Wars ou le Seigneur des Anneaux.
  • Je me dois de faire une petite note spéciale à l'humour de l'auteur, que j'ai beaucoup aimé. (Pour vous dire, je me suis mise à ricaner de plus en plus fort , au point que mon père m'a demandé quel était mon problème.) Ce passage exactement : 

" Je m'en suis occupé. Tu es chez Sophie.

J'adorais Sophie.

- Alors je... reste ici ?

- Daniel te couvre.

J'adorais Daniel.

- Où est Katie ? demandais-je en essayant de paraître désinvolte.

- Chez Eliza.

J'adorais Eliza.

- Et tes parents ?

- A un truc de charité.

J'adorais la charité."

  • J'ai mis du temps avant d'entrer dans l'histoire. En fait, au tout tout début, j'étais très prise. Puis, ça n'a plus été le cas. Suivre chaque cours de la journée de Mara... Pour le coup, je n'aurais pas été contre une petite ellipse. Cependant, on rencontre peu à peu les personnages, et sur ce point là aussi, je suis mitigée. Autant les personnages secondaires m'ont tous charmé... autant les deux principaux, j'émets des réserves. Déjà, Mara m'a agacé. Je l'ai trouvé arrogante, désagréable. Ensuite, Noah, je lui trouvais des côté à la Travis Maddox qui m'agaçaient aussi. Alors, c'était pas gagné. Cependant, les deux ensemble donnaient quelque chose qui m'a bien plût. Jusqu'à un certain moment où j'ai vu en lettres capitales "les clichés, le retour", mais les clichés ne sont pas une mauvaise chose en soi. Dans les meilleures sagas, on en trouve, et pourtant ça ne diminue pas leur qualité. 

​  Et puis, quelque part, je n'arrêtais pas de compatir avec ce pauvre petit Noah. Tomber amoureux d'une fille telle que Mara ne doit pas être si simple...  

​   Enfin, il y a ce charmant petit cliffhanger de fin. Qui nous nargue, mais qui nous nargue à un point... Qui nous fait réagir en mode :  "Attends... Quoi ?!" Mais cette fin a le mérite de nous faire vouloir la suite, qui, je l'espère, nous éclairera un petit peu sur tout ça...

En conclusion donc, une bonne lecture, juste pas l'exception à laquelle je m'attendais...

Et encore un merci à Stéphanie, qui a trop géré en me trouvant ce livre

Répare moi. Cette chose, ce que j'ai fais... Il y a quelque chose qui ne va pas chez moi. Répare le.
- Je ne peux pas.
- Pourquoi ?
- Parce que tu n'es pas brisée.

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Chronique littéraire : "Lettre à mon ravisseur", de Lucy Christopher

Publié le par Wendy-Belle

Edition Gallimard collection Scripto, paût en 2010, 2009 en VO.

Résumé : Ça s'est passé comme ça. J'ai été volée dans un aéroport. Enlevée à tout ce que je connaissais, tout ce qui était ma vie. Parachutée dans le sable et la chaleur. Tu me voulais pour longtemps. Et tu voulais que je t'aime. Ceci est mon histoire. Une histoire de survie. Une lettre de nulle part.

Un thriller psychologique qu'on ne peut ni arrêter, ni oublier.

                                                                                                                                                           

Je dois vous dire tout de suite que ce livre m'a volé mon sommeil. Volé, littéralement. Non seulement je me suis couchée tard parce que je me demandais, je voulais, je devais savoir comment tout allait se terminer, mais il m'est ensuite resté dans la tête pendant des jours... 

D'où le petit "Un thriller psychologique qu'on ne peut ni arrêter, ni oublier." Adapté, pour le coup. Et... Wow, mais wow ! Quelle lecture ! 

Attention ! Il risque d'y avoir une accumulation de détails dans cette chronique. (Juste au cas où vous ne voulez pas trop en savoir...) 

Commençons donc. Pour être franche, les histoires de kidnapping... Je trouve que c'est souvent toujours rabâcher les mêmes choses, le shéma de la fille qui se fait enlevé par un homme plutôt attirant, qui le déteste au début puis qui finit par l'apprécier, pour au final en tomber follement amoureuse. C'est pour ça qu'avec ce livre, j'étais sceptique, mais avec toutes les excellentes chorniques que l'on peut lire dessus, j'ai voulu lui laisser une chance. Et j'ai bien fais, mon Dieu ! Le shéma n'est donc pas le classique du genre, ce qui m'a changé et de suite réconcilié avec. Ce n'est pas le coup de foudre, il n'y a pas un grand pardon a la fin pour ce que le dénommé Ty, ravisseur de Gemma, lui fait en la kidnappant, l'arrachant à tout ce qui était sa vie, à aucun moment il n'y a de niaiserie. 

Ty agit avec Gemma de la même façon qu'il agit tous les jours dans le désert, et Gemma réagit, selon moi, typiquement comme une jeune dans sa situation réagirait face à son comportement : Avec révulsion, entêtement, désir de fuite au début, puis commence à connaître et comprendre l'homme aux multiples facette qu'est Ty. Pourtant, il n'y a pas un moment dans le récit où elle se résout totalement à rester ainsi prisonnière du désert, il y a toujours en elle un désir d'évasion. 

Pour ce qui est de Ty, il est certainement l'un des personnages les plus complexes et intéressants que j'ai pu rencontrer dans un roman. A la fois passionné, obsédé, obstiné... Il a une philosophie de la vie très particulière et originale, qui fascine, intrigue Gemma. A son égard, il se montre à la fois strict, et à la fois très tendre, compatissant avec ce que lui-même lui fait subir, quoi que très agacé par son instinc de rebellion. 

Voilà un autre aspect qui fait de ce roman une lecture unique : Les paysages du désert australien. Il sont décrits d'une telle simplicité et pourtant d'une telle précision que l'on jurerai les voir se dessiner sur les pages. On comprend totalement les impressions de Gemma face à cette intensité naturelle, on a presque envie de la rejoindre pour voir ça de nos propres yeux... (Dans d'autres circonstances évidemment...)

C'est aussi un roman extrêmement travaillé au niveau des métaphores. Que ce soit celles de l'éphèmère et de l'éternel, du papillon, de la chamelle... Wouah, juste wouah. Incroyable. Intense. Magnifique. Les histoires du désert, les histoires de la pluie... Quelle splendeur. Woah, encore une fois.

Quant à la fin... Elle est parfaite, dans le sens où elle est parfaitement appropriée. Gemma comprend ce qui lui est arrivé peu à peu, grâce à la lettre qu'elle est en train d'écrire à Ty, ce qui donne lieu à un récit où elle s'adresse exclusivement à lui en le tutoyant, alors qu'elle le vouvoie tout au long de l'histoire (sauf à la fin.) Elle sait que ce que Ty a fait est mal, elle ne le soutient pas dans le geste, mais elle ne le traite pas non plus de monstre. Elle a su discerner l'homme du délit. Je ne veux pas en dire plus pour trop en dévoiler, mais j'ai été en accord avec ce que l'auteure a voulu nous dire. Elle m'a trotté dans la tête bien longtemps après avoir refermé ce livre... 

Je ne peux que chaudement le recommander à tout le monde, ce fût une lecture incroyable, le genre de lecture qui vous fait voyager sans même avoir besoin de bouger du fauteuil dans lequel vous vous serez installé pour lire cette perle. Enfin, je tiens à remercier mille fois Liphéo du blog You Once Told me pour avoir écrit sa merveilleuse chronique sur ce livre, qui est ce qui m'a plus plus convaincu pour me lancer. Si vous ne la connaissez pas, je vous conseille à mille pourcent d'y faire un tour, il est surement l'un des plus complets et sympatiques qu'il m'est été donné de voir ♥

J'ai mis ma main en visière. Rien, à part du sable et l'horizon. Je me suis retournée en me tenant aux branches, m'écorchant la jambe au passage contre le rocher. Mais de l'autre côté, pas la moindre habitation, pas de ville, pas même une route. C'était exactement pareil que près de la maison. Une immensité vide et plate. J'ai eu envie de hurler, je ne l'ai pas fait uniquement parce que je ne voulais pas que tu m'entendes. Si j'avais eu un flingue, je me serais tuée.

Le silence était ahurissant. Une nouveauté pour moi. J'ai même cru avoir un problème d'ouïe. C'était comme si tous les sons auxquels j'étais habituée avaient été retirés, retranchés. Comparé au bombardement sonore de Londres, le désert me donnait l'impression d'être sourde.

Tu brilles de l'intérieur.

La pluie ! tu t'es écrié. Tu fais pleurer le ciel.

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