Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

science-fiction

Chronique littéraire : "Lux : Obsidienne", par Jennifer L. Armentrout

Publié le par Wendy&Belle

Editions J'ai lu, publié en 2014.

RésuméQuand Katy déménage dans un coin paumé de Virginie-Occidentale, elle s'attend à tout sauf rencontrer des voisins de son âge. Déception, Daemon Black a beau être canon et avoir une sœur jumelle adorable, il n'en est pas moins insupportable et arrogant !
Lorsque Kat se rend compte que tout le monde semble fuir la famille Black, elle voit d'un autre oeil la froide suffisance de Daemon. Pourra-t-elle encore l'éviter quand tout lui crie de s'en approcher ?

                                                                                                                                                                                          

Que dire d'un livre comme Lux ?

Enfin, que dire que l'on aurait pas dit sur tous ces livres du genre ?

On ne va pas se mentir : Ce livre ne brille (haha, brille. Vous comprendrez si vous lisez ce livre.) pas par son originalité. Il suit même grandement le schéma d'une romance que l'on connaît bien, que l'on connaît même trop bien. Vous savez, la jeune fille ordinaire, banale, a la vie plutôt plate, qui débarque dans une bourgade un peu paumée alors qu'elle vient de la grande ville, et qui tombe sur le garçon mystérieux au secret fantastique, et qui pour une raison ou pour une autre, s'avère être spéciale à leurs yeux, au point qu'ils voudront évidemment la protéger... Bref. Vous connaissez le schéma.

Ce livre ne brille pas non plus par son style : L'écriture est très fluide, mais n'est pas particulièrement recherchée, travaillée, plutôt répétitive, tant dans ses propres phrases que dans des phrases que l'on connaît par coeur - vous savez, le désir implaccable que la jeune fille ressent pour le mauvais garçon insupportable mais pour lequel, contre sa propre volonté, elle ne peut s'empêcher de penser. Plus encore, elle manque cruellement de description, et les moments où elle s'y risque sont assez flous, assez approximatifs, et très courts. L'auteur se concentre sur ce qu'elle a dire pour faire avancer l'histoire, et c'est dommage, car si le fond d'un roman est bien sûr essentiel, la forme compte tout autant, si ce n'est plus. Quand on pense au fait que ce n'est déjà pas très original comme histoire, c'est d'autant plus dommage. 

Le fantastique de cette histoire est un fantastique auquel je ne connais pas grand chose, je l'admets, toutefois, je ne peux pas non plus dire que celui-ci est particulièrement original non plus, pour la simple et bonne raison que je suis une grande, grande fan des Simpson, et que cela m'a cruellement fait penser à un certain épisode - qui m'a d'ailleurs traumatisé étant plus jeune -, lui-même inspiré d'une certaine série qui est probablement la base du genre. C'est assez flou dit comme ça, je le sais bien, mais le fantastique de ce livre n'étant pas clairement exprimé, je ne veux pas prendre le risque de vous spoiler, - et étant donné que les Simpson comptabilisent environ cinq-cent quatre vingt deux épisodes (pour mon plus grand bonheur), je ne prends pas de grands risques en faisant allusion à l'un d'eux. (Pour les plus curieux, il s'agit de l'épisode 10 de la saison 8, mais allez voir ne serait-ce que le titre vous mettra sur la voie, sachez le.) Aussi, ce fantastique étant sensé être un secret, j'ai trouvé exagéré la façon dont tous les protagonistes se plaisaient à en parler devant Katy alors que celle-ci ne doit absolument pas être au courant.

Les personnages, comme vous pouvez-vous en doutez, sont très clichés et stéréotypés. Nous sommes face à une Bella bis, du charmant nom de Katy, banale avec une vie plate, pourtant prête à tout pour protéger cette étrange famille vivant juste en face de chez elle, y compris au mauvais garçon arrogant, grossier, mais évidemment plus que magnifique, "un dieu sur terre", comme elle le décrit elle-même, plus fort et puissant que n'importe qui, et qui fait naître une forte tension sexuelle chez notre chère héroïne. Ce personnage, du nom de Daemon, apparaît clairement comme détestable mais se trouve évidemment doté de qualités rédemptrices aux yeux de Katy, comme l'amour inconditionnel qu'il porte à sa soeur, Dee, qui est elle très simple, très lisse, juste scandaleusement sympathique et adorable. Ce roman est également rempli de personnages secondaires qui ne sont absolument pas développés, totalement plats, juste présents pour renforcer la tension existant entre Daemon et Katy. 

Ce qui pourrait rendre le personnage de Katy intéressant aurait pu être le fait qu'elle est une bloggeuse littéraire. Pourtant, à aucun moment elle ne fait allusion à un seul livre. Ou à la littérature. Ou à pourquoi elle rit autre que pour évidemment s'échapper de la réalité. Ce n'est que son hobby principal, sur lequel on ne s'attarde jamais. Je veux dire, quand on écrit un personnage passionné par la littérature, en tant qu'écrivain, ça donne envie d'utiliser ce trait pour parler de cette passion, non ? Pour moi, c'est un sérieux bémol de ne pas avoir saisi ce potentiel. 

A y regarder de plus près, je me rends compte que je ne trouve pratiquement aucun point positif à ce roman. Pourtant, je n'ai pas pu le lâcher. Je l'ai dévoré. Il faut avouer que c'est vraiment très simple à lire, et qu'il est donc terminé très vite. Mais l'écriture s'avère être addictive, ou en tout cas, elle m'a happé dans son histoire, et je voulais savoir ce qui allait arriver, même si honnêtement, je savais déjà plus ou moins ce qui allait arriver, car l'auteur nous met tout de même cruellement sur la piste. Pour une raison que j'ignore - non pour une raison que je connais parfaitement - ce bouquin a fonctionné sur moi : Je sortais de deux semaines de partiels, dont un de huit heures trente, et lire ceci juste après, qui ne nous prend absolument pas la tête tant l'auteur n'a clairement pas dû se creuser la tête pour l'écrire, m'a fait énormément de bien. Enfin, je pouvais me plonger dans un bouquin sans culpabiliser de ne pas réviser. Enfin, j'avais le temps de me poser et passer des heures à lire si je le voulais. C'était une sensation tellement agréable que je l'ai lu jusqu'à tard dans la nuit, et même une fois en plein milieu de la nuit, après m'être réveillé, et juste avant de me rendormir. A ce moment là, c'était bien. C'était très bien.

En conclusion, j'ai beaucoup apprécié ce bouquin rempli de défauts, car il m'a fait du bien au moment où j'en avais clairement besoin. Par honnêteté, je ne peux pas dire qu'il était mauvais. Je suis même sûre de lire la suite, tant il m'a fait du bien. Toutefois, je ne suis pas sûre que j'aurais apprécié de la même façon ce livre si je ne l'avais pas lu à ce moment là. 

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. ♡

- Question suivante, exigea-il.
- Pourquoi es-ce que tu es un connard ?
- Tous le monde excelle dans un domaine, pas vrai ?
- Et tu fais du très bon boulot.

Depuis mon arrivée ici, je n'avais pas pu mettre à jour mon blog littéraire. J'avais l'impression d'avoir été amputée d'un membre.

Partager cet article
Repost0

Chronique littéraire : "La cinquième vague", par Rick Yancey

Publié le par Wendy&Belle

Editions France Loisirs, parût en 2015, première parution en 2013.

Résumé : 1ère Vague : Extinction des feux. 2e Vague : Déferlante. 3e Vague : Pandémie. 4e Vague : Silence. La 5e Vague arrive...
Ils connaissent notre manière de penser. Ils savent comment nous exterminer. Ils nous ont enlevé toute raison de vivre. Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir… À l’aube de la 5e Vague, sur une bretelle d’autoroute désertée, Cassie tente de Leur échapper…Eux, ces êtres qui ressemblent trait pour trait aux humains et qui écument la campagne, exécutant quiconque a le malheur de croiser Leur chemin. Eux, qui ont balayé les dernières poches de résistance et dispersé les quelques rescapés… Pour Cassie, rester en vie signifie rester seule. Elle se raccroche à cette règle jusqu’à ce qu’elle rencontre Evan Walker. Mystérieux et envoûtant, ce garçon pourrait bien être son seul espoir de sauver son petit frère, voire elle-même. Du moins, si Evan est bien celui qu’il prétend…

                                                                                                                                                                               

Ce gif représente tellement mon état d'esprit en écrivant cette chronique...

J'ai mis énormément de temps à écrire cette chronique, et la raison est toute simple : Je crains d'écrire un avis assez tranché, alors que je voudrais nuancer mon propos. M'voyez, la chose, c'est que ce roman regorge de points positif, mais que ma lecture s'est achevée sur un goût amer. Toutefois, je ne veux pas nuire au livre, car je sais pertinement que ce n'est qu'une affaire d'impression, totalement subjective pour le coup, et que si cela m'a gêné moi, il y a de grandes chances pour que je sois une des rares dans ce cas là. Commençons donc :

Tout d'abord, je tiens à parler d'un élément qui m'a absolument charmée : La narration. Elle est ultérieure et alternée entre plusieurs personnages. Je dois avouer qu'elle est particulièrement efficace et entrainante : D'une part grâce au talent d'écriture de l'auteur, qui est magnifique, prenante, captivante, et d'autre part grâce à l'intelligence d'alterner les points de vue, qui nous permet de bouger, de suivre comment les groupes de survivants aux vagues précédentes s'organisent pour survivre, de connaître les différents mouvements de pensée qui jaillissent des événements dépassant l'entendement. Sincérement, cela faisait longtemps qu'un système de narration à lui seul ne m'avait pas autant entrainée, persuadée de veiller tard afin de continuer ma lecture. Rick Yancey a un talent certain.

Les personnages sont également très bien construits, à commencer par le personnage de Zombie. J'ai beaucoup aimé son évolution, ses réflexions sur les dirigeants des opérations dans lesquelles il est engagé. Il y a également le personnage de Cassie : Elle est courageuse, forte, indépendante, a su parfaitement s'adapter et nous fait parfaitement ressentir le caractère urgent de la situation dans laquelle elle se trouve, c'est-à-dire seule au milieu des bois, obligée de se méfier de tout et de tout le monde afin de survivre. D'ailleurs, la survie est un - si ce n'est le - thème de prédilection du livre. Elle est partout, omni-présente, l'obsession de chaque personnage.

Ensuite, il est bon de faire remarquer que le contexte de science-fiction est génial : Tout le mystère planant autour des Autres, (le fait que personne ne sache réellement qui ils sont, d'où ils viennent, quelles sont leurs intentions ou même à quoi ils ressemblent) pousse notre esprit à imaginer le pire, augmentant ainsi le suspens, créeant tendue et angoissante, comme si la menace planait au dessus de nos propres têtes (ce qui est peut être le cas, d'ailleurs, allez savoir...) J'ai tout simplement adoré. Pour être honnête, je n'arrêtais pas de penser à l'adaptation cinématographique sensée sortir en 2016. Je pense qu'il est possible de faire quelque chose de sensationel. (surtout que depuis Kick-Ass on aime tous voir Chloé Moretz en mode guerrière.)

Mais alors, pourquoi ta lecture s'achève t-elle sur une note de déception, me direz-vous ?

Eh bien, disons qu'au début de ma lecture, ce qui a sûrement aidé au fait que je sois aussi captivée par le récit, était que je n'aurais certainement pas catégorifié ce livre en genre jeunesse, young-adult, car les enjeux de cette histoire - c'est-à-dire tout de même la survie de l'espèce humaine en voie de disparition - étaient traités de façon grave mais avec beaucoup de sarcasme, évitant ainsi une certaine lourdeur de façon très intelligente, intense - Des événements relatés dans ce livre m'ont vraiment choquée. Révulsée. Il faut du cran pour oser écrire des choses aussi graves et cruelles de manière aussi froide afin de nous faire sentir toute la dite gravité de leur situation, et cela était briant pour la mise en place de l'atmosphère. Toutefois, il s'est passé une chose : 

L'arrivée (ou Arrivée, haha) de la romance.

J'ai eu l'impression qu'elle est arrivée exactement comme les Autres : de nulle part. Un peu comme si l'auteur s'était dit que cela ne pouvait pas marcher si quelque part il n'y avait aucune intrigue amoureuse, comme si elle était nécéssaire du point de vue de la structure. Cela dit, j'en reviens à ce que j'ai dit en introduction : Je pense sincérement que c'est une question d'impression. 

En effet, le personnage d'Evan est empreint de mystère, il nous inspire à la fois confiance et méfiance, nous pousse à essayer de le percer à jour, tout comme Cassie s'y emploie. En soi, ce personnage m'a plutôt plut, mais j'étais si captivée par le contexte de SF, si entrainée par les événements, que cette  véritable pause dans le récit que constitue le temps passé entre Cassie et Evan m'a parût très longue, et m'a donné l'impression de tomber comme un cheveu sur la soupe. Je pourrais dire que lorsque cette pause s'achève par le fait qu'une "quête", si on peut appeler ça comme ça, est lancée, et m'a par conséquent beaucoup plus intéressée, au fur et à mesure du récit à partir de ce moment là, je me suis trouvée avec un point négatif qui m'avait déjà tapé dans l'oeil au début du récit mais dont j'avais choisi de faire abstraction car relativement minime : Le cliché de l'adolescente américaine et de son crush. J'ai vraiment la sensation d'avoir entamé un livre de science-fiction pour adultes s'achevant sur un roman plus jeunesse. La trame perd en gravité et en intensité à cause de ce cliché et de la manière dont il est abordé dans le récit, et nous poursuit jusqu'à la fin, expliquant ainsi l'amertume qui me revient en mémoire en écrivant ces lignes.

Le souci, c'est que par conséquent, je n'ai pas envie de lire la suite.

En conclusion, c'est un roman que je pourrais conseiller pour tous les points positifs qu'il detient - et ils sont nombreux - mais qui me laisse tout de même sur une note de déception, ce que je regrette sincérement. J'ai toutefois hâte de voir ce que l'adaptation cinématographique donnera, et j'espère qu'elle saura gommer sur écran sur qui m'aura gêné sur papier.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

Si c'est le cas, si je suis le dernier spécimen de l'humanité, putain, je ne vais pas laisser l'histoire se terminer comme ça. OK, je suis peut-être la dernière femme vivante, mais je suis encore debout. Je suis celle qui fait face au tireur sans visage dans les bois, sur l'autoroute abandonnée. Je suis celle qui ne s'enfuit pas, qui ne se contente pas de rester là, mais qui affronte.
Parce que si je suis la dernière, alors je suis l'Humanité.
Et si c'est notre ultime guerre, je suis son champ de bataille.

Partager cet article
Repost0

Chronique littéraire : Les Chroniques lunaires, tome 3, "Cress", par Marissa Meyer

Publié le par Wendy&Belle

 

Editions Pocket Jeunesse, parût en 2014

Résumé : Le sort de la Terre est désormais entre les mains de Cinder et de ses compagnons. Ils doivent à tout prix empêcher le mariage de l'empereur Kaito avec la terrifiante reine Levana. Cress, hackeuse de génie, enfermée dans un satellite depuis sa naissance , est la seule à pouvoir les aider. Mais peut-on vraiment lui faire confiance ?

                                                                                                                                                                      

J'aime beaucoup la saga des Chroniques Lunaires, comme  la plupart d'entre vous j'en suis sûre.(Vous rigolez, des contes et de la science-fiction ? Il m'en faut pas plus...) Elle fait énormément parler d'elle un peu partout, à tel point qu'alors que je tournais les dernières pages de Scarlet, une considérable partie de la blogo' y allait de sa petite chronique (excellentes, pour la plupart) sur Cress. Pourtant, je sentais bien de patienter un peu avant le troisième tome, étant donné que le quatrième ne doit pas être attendu avant au moins un an.

Cependant, c'était sans compter sur certains éléments extérieurs (la chronique d'Ophélie, et Ophélie elle-même pour ne citer que ♥) qui ont mit cette résolution à rude épreuve.

Jusqu'à ce que je craque, et que je fonce à la librairie.

Je me suis donc lancée dans Cress, et je dois dire que c'est mon tome favori. 

La réécriture des contes étudiés est brillament menée, en particulier pour le personnage de Raiponce, car à part le Disney, c'est un personnage que l'on connaît tous, sans pour autant que ce soit un personnage revisité à foison. Ici, si quelques aspects ne sont pas sans nous rappeler le Disney, l'auteur s'est concentrée sur le conte original, car on a un élément clé du conte : Le prince devient aveugle. 

OOui, vous devez surligner pour voir cet élément clé. Je ne suis pas sûre que cela constitut en soi un spoil, mais on ne sait jamais.

Ici, le prince n'est pas un prince mais notre petit Thorne, qui se voit hissé au rang de héros à travers les yeux de Cress. Personnellement, je l'aimais déjà dans Scarlet (il me fait tellement rire), alors évidemment, après ce tome, je ne l'en ai qu'aimer davantage. Aussi, on apprend aussi à s'attacher à Cress... En fait, je pense qu'on s'attache immédiatement à Cress, qui n'est que douceur et innocence, avant même que celle-ci ne rencontre Thorne, ce qui est probablement dû au fait que, je pense en tout cas, qu'on s'attache naturellement au personnage de Raiponce, ne pouvait que compatir et la plaindre pour sa situation de captive. La relation des deux personnages donne quelque chose de très intéressants à regarder, car si Cress ne sait de la Terre et des hommes que ce qu'elle a pu lire ou regarder depuis son satellite, la rendant assez naïve, Thorne, lui, ne sait rien de ce que peut être un vrai lien d'attachement.

Oui, Star Wars est toujours, toujours, toujours dans ma tête.

En parrallèle, j'ai beaucoup aimé Cinder (comme d'habitude), mais aussi Kai. Je ne sais pas pourquoi, j'ai une empathie très forte pour ce personnage. J'aime beaucoup la façon dont l'auteure parvient à décrire et developper son personnage, malgré les inombrables fois où les pensées de l'empereur se répètent, surtout vis-à-vis de Cinder et de la reine Levana, personnage qui au passage, est brillament mené également. Le magnétisme qui l'entoure, elle et tous les autres lunaires d'ailleurs, leur culture, est absolument sublime, à la fois fascinant et terrifiant. De plus, on ne voit jamais le visage de la reine, on ne peut que l'imaginer, cela ne la rend que plus intriguante. 

On a également un éclairage psychologique sur le personnage de Loup, bien plus que sur celui de Scarlet, car peu présente. On n'en apprend pas tellement sur son passé, mais plutôt sur lui-même, sur ses réactions, sa manière de fonctionner, de penser, d'encaisser. J'ai eu l'impression de souffrir en même temps que lui, même si je dois avouer que sa relation avec Scarlet me semble un peu... Rapide. Cependant, rien ne saurait enlever l'excellente qualité d'écriture de l'auteure, alors c'est vraiment loin de constituer un point négatif.

L'univers et l'intrigue politique en elle-même est également développée, étant donné qu'on apprend un élément crucial pour la suite de la saga. Je n'en dirai pas plus à ce sujet, mais en parlant de suite, nous avons ici un petit aperçu du personnage de Winter, qui, bien qu'uniquement présente dans deux scènes, m'a absolument intrigué, et je l'ai beaucoup aimé. J'ai hâte, mais vraiment hâte de lire la suite pour en savoir plus, et en avoir plus. (Pour tout dire, j'ai une idée bien claire de ce que pourrait donner le personnage, car elle me fait  totalement penser à un autre personnage que l'on connait tous. Hmm...)

Pour tous ceux qui se poseraient la question, ces réécritures ne sont pas toutes gentillettes à la Disney. Au contraire, sans atteindre le glauque ou le gore, le contexte est tout de même violent et très dur.

Je ne peux que me ranger à l'avis de la quasi totalité des lecteurs, et vous conseiller de commencer ou de continuer cette saga si ce n'est pas déjà fait. A mes yeux, cette saga est également une perle en young-adult mais aussi en réécriture, elle est la preuve même que l'on peut faire de l'art même si l'on s'inspire ou reprend d'autres oeuvres littéraires.

Sur ce, je pense que je vais aller regarder L'Empire contre attaque, parce que je ne peux pas m'empêcher de penser à Star Wars quand je pense aux Chroniques Lunaires.

Des énormes bisous tout doux, puissiez vous passer d'excellentes lectures♥

 

Elle s’empourpra.
- J-je… je suis toute nue !
- Oui, je m’en doute bien, dit-il en haussant les sourcils. (Il indiqua ses yeux.) Pas la peine de retourner le couteau dans la plaie.

Partager cet article
Repost0

Chronique littéraire : Les chroniques lunaires, tome 2, "Scarlet", de Marissa Meyer

Publié le par Wendy-Belle

 

Editions Pocket Jeunesse, parût en 2013.

 RésuméDepuis les lointaines étoiles jusqu'aux recoins d'une sombre forêt, les destins de Scarlet et de Cinder  semblent liés. Alors que l'une cherche sa grand-mère mystérieusement disparue et que l'autre poursuit la quête de ses origines, la menace lunaire qui pèse sur l'humanité se renforce. Cinder et Scarlet parviendront-elles à lui résister ?

                                                                                                                                                              

La chronique du premier tome, c'est par ici. 

Comme c'est un tome 2, on ne va pas s'attarder sur les détails. Alors je vais faire court : Encore une fois, j'ai adoré. Le mélange entre science-fiction et réécriture de conte est toujours tout aussi réussit. 

Connaissant déjà Cinder et les personnages du premier tome, j'avais un peu peur de ne pas réussir à m'attacher à Scarlet et aux autres nouveaux personnages, mais finalement je l'ai aaaadoré. Scarlet est une fille forte, de caractère, pas le genre de fille à jouer les demoiselles en détresses. Etant sensée être une réécriture du Petit-Chaperon Rouge, Scarlet se lance dans une quête pour retrouver sa grand-mère qui ne peut que nous émouvoir (non mais vraiment, j'ai faillit pleurer.) Elle sera aidée par un jeune monsieur intriguant, Loup, que je vous laisse découvrir par vous-même.

En parrallèle de l'histoire de Scarlet, on retrouve notre chère Cinder, qui a décidé de faire équipe avec un jeune homme rencontré en prison, Thorne, qui fût ma foi fort drôle et sympathique. On découvre un peu plus sur son passé avant qu'elle ne devienne Cyborg en même temps qu'elle, tout en la regardant prendre en assurance. On retrouve également le Prince Kai, qui se retrouve tiraillé entre ses sentiments pour Cinder qu'il tente de nier et son devoir. Les deux jeunes filles finissent évidemment par se rencontrer, et j'ai adoré ce que cette rencontre a donné. Je les ai adoré. Et j'ai adoré lire ce livre. 

Je vous conseille de continuer cette saga. Vraiment. En fait, je vous intime de continuer cette saga. Le rythme encore une fois était très bien maîtrisé, on n'arrive pas à le lâcher. Une fois de plus entre les parties on retrouve des citations du conte original, qui est un élément qui nous rappelle dans quel univers nous évoluons, et c'est top. Voilà. Lisez Scarlet, parce que c'est top.

 

Il ne reste plus qu'à s'atteler à Cress. Mais pas tout de suite. En fait, savoir que comme j'ai lu le tome 2, je peux lire le tome 3 qui est déjà sorti, ça me fait me dire que si je lisais maintenant le tome 3, bein je devrais attendre une éteeeeeernité avant de lire le tome 4, qui n'est pas encore sorti. Donc je vais attendre. Comme ça l'attente sera moins longue. M'voyez ?

Bref.

Lu dans le cadre du challenge Cold Winter 2014.

 

 

— Une minute.
Loup attendit, l’air intrigué.
Elle s’approcha en fronçant les sourcils.
— Refais ça.
Il fit un pas en arrière, subitement nerveux.
— Quoi donc ?
— Sourire.

Partager cet article
Repost0

Chronique littéraire : Les chroniques lunaires, tome 1, "Cinder", par Marissa Meyer

Publié le par Wendy&Belle

 

Edition Pocket Jeunesse, parût en 2012.

Résumé : Même dans le futur, les histoires commencent par "il était une fois." 

À New Beijing, Cinder est une cyborg. Autant dire un paria. Elle partage sa vie entre l'atelier où elle répare les robots et sa famille adoptive. À seize ans, la jeune fille a pour seul horizon les tâches les plus ou moins dégradantes qu'elle doit accomplir pour ses sœurs et sa marâtre. 
Mais le jour où le prince Kai lui apporte son robot de compagnie - son seul ami -, le destin de Cinder prend un tour inattendu. La forte attirance qu'éprouvent le beau prince et la jeune cyborg n'a aucune chance de s'épanouir, surtout que le royaume est menacé par la terrible reine de la Lune ! Débute alors pour Cinder une aventure incroyable, où elle découvrira que le sort de l'humanité est peut-être entre ses mains.

                                                                                                                                                                      

Bon. Il faut savoir qu'à l'heure où j'écris cette chronique, je viens de poser le livre sur ma table de chevet en me disant "bon. Qu'est ce que je viens de lire ?"

Parce qu'à mon grand étonnement... J'ai adoré. 

Grand étonnement parce que : - Tout le monde en parle, et je plaçais donc beaucoup d'espérance en ce livre, et, générallement, je suis assez déçue.

                                                   - Autant je suis une grande amatrice de contes (et quand je dis contes, j'entends par là tout sauf Disney) autant le personne de Cendrillon ne m'a jamais vraiment touché, excepté bien sur l'excellentissime Danielle de Barbarac, (jouée par Drew Barymore), dans l'excellent film A tout jamais, une histoire de Cendrillon, réalisté par Andy Tennant, que je vous conseille vraiment, vraiment d'aller regarder si ce n'est pas déjà fait. 

                                                   - Le côté cyborg de l'histoire ne m'emballait pas vraiment, je dois l'avouer. 

Et je le reconnais bien volontiers, je me suis trompée.

  Ce livre m'a stoppé dans un autre livre que j'étais tranquillement en train de lire (Will & Will, de John Green et David Levithan, parce qu'après avoir vu les nouvelles éditions de chez Gallimard collection Scripto, il me l'a fallut tout de suite), parce qu'une amie m'a appelé en mode "J'ai retrouvé ce livre, je te l'amène tout de suite." A force de le voir partout, je me suis dis qu'il fallait que je me fasse mon propre avis. Alors, le voici.

L'environnement dans lequel se déroule l'histoire, en toute honnêteté, je me suis imaginé à la Star Wars, quand ils sont sur Tatooine. (oui, je suis une fan absolue) Le futur que l'auteure a construit était innovant, et très bien construit. Le fait que des gens aient colonisé la Lune était superbe. Le fait que ces gens ne se révèlent plus totalement humains était super aussi. Le tout combiné donnait une ambiance... super. (Oui, c'est le mot qui convient, je vous assure.) J'avais un peu peur de ce côté science-fiction (oui j'adore star wars, mais c'est vraiment la seule exception), mais tout cet aspect là est très bien amené et très bien expliqué, de sorte que l'auteure ne nous perd pas avec des explications très techniques : Nous la comprennons très bien et cela ne nous "soûle" pas, nous, les pas très fans des sciences-fictions. Au contraire, cela sort de l'ordinaire, et c'est, ma foi, fort agréable. Il y a aussi tout le côté de l'épidémie, qui est, au fond, ce qui permet à l'intrigue d'avancer.

Y a t-il eut meilleure Cendrillon ? Je ne crois pas...

On retrouve les éléments de base du conte : La méchante marâtre, les deux soeurs (bien qu'une dont on se prend d'affection), l'évènement du bal. Mais Maryssa Meyer écrit bien une oeuvre à elle. La preuve ? Le pied de Cynder a une certaine importance, mais pas vraiment de la façon dont on pourrait s'attendre quand on se penche sur le conte lui même. Le "petit plus" : Les quelques citations reprises du conte original.

Les Lunaires m'ont totalement intrigués. Le mélange de peur et de fascination qu'ils entretenaient était grandiose. 

Le Prince Kai, dans son humanité toute entière m'a... plût. (à côté, vraiment, ce que je me suis dis, c'était que le prince Maxon était très très plat. et ennuyeux. et pas drôle. nah.) Dans son "ignorance" des pratiques politiques car encore bien jeune, et dans son insistance vis à vis de Cinder, dans sa magnanimité et dans l'importance qu'il donne à son peuple, je n'ai pu que m'attendrir. 

Combiner conte et science fiction ne doit pas être chose facile, pourtant le pari est réussit, et la preuve la plus parlante, est le personnage central de l'histoire, Cinder. Loin de la Cendrillon qui se plaint, que l'on plaint, loin de celle qui se fait aider par sa maraîne la bonne fée pour ne pas se résigner à son sort, on est face à une Cendrillon cybord qui sait se servir de ses mains, qui est débrouillarde et maline, et qui est forte. Elle ne s'éffondre pas, elle se rélève toujours. On dit qu'elle n'est pas humaine, pourtant elle agit typiquement comme telle. Plus la fin se rapproche, plus elle semblait gagner en assurance. Vraiment, j'ai été étonnée de trouver une Cendrillon qui ne me tape pas sur le système. 

Le seul reproche que je pourrais faire serait peut être que... Je m'attendais à la fin. Je l'ai senti venir... Très vite. Et encore, ça ne sera même pas un reproche, parce que même si je m'y attendais, je me demandais comment l'auteure allait amener ça. Et même, je m'attendais à cette fin, mais pas à cette fin. Vous savez, le genre de fin qui vous fait crier "Ciel, où est  le tome deux  ? Je dois me le procurer !" Parce que c'est tout ce que j'ai à l'esprit maintenant. Me procurer le tome deux. (Parce que oui, ce tome un démarre très bien, il met en place un bonne saga, mais je me demande vraiment comment ils vont faire pour ajouter des personnages de conte à cela. Et je veux savoir.)

Il le faut. C'est une nécéssité absolue. 

 

Ce film, quelle merveille...

En conclusion, ce livre a été une très bonne surprise, fluide, très original, très agréable, c'est un livre que je recommande à tout le monde même si je suis sans doute la dernière a ne pas l'avoir lu, et il me tarde (il me taaaaaaaaaaaarde) de me plonger dans le deuxième tome qui est, à ce qu'on m'a dit, encore meilleur que le premier. 

 

(NB : C'est une chronique bien tardive par rapport à la précédente, non pas parce que j'ai mis trois plombes à lire Cynder, mais parce qu'entre temps j'ai lu le tome deux de la saga The Mortal Instruments : La cité des Cendres, auquel je ne ferais certainement pas de chronique, simplement parce que j'aurais trop et pas assez à dire (je me comprends...), et je ferais certainement plus une chronique sur la série complète. Pour résumé en un mot : J'ai aimé autant que le premier tome, j'ai hâte de lire le troisième. (et Clary et Jace m'ont déchiré le coeur...)

Quel dommage que vous ne puissiez pas rougir, mademoiselle Linh !

Partager cet article
Repost0