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reecriture

Chronique littéraire : "Heartless", by Merissa Meyer

Publié le par WendyBelle

Résumé : "Long before she was the terror of Wonderland — the infamous Queen of Hearts — she was just a girl who wanted to fall in love.
Catherine may be one of the most desired girls in Wonderland, and a favorite of the yet-unmarried King of Hearts, but her interests lie elsewhere. A talented baker, all she wants is to open a shop with her best friend and supply the Kingdom of Hearts with delectable pastries and confections. But according to her mother, such a goal is unthinkable for the young woman who could be the next Queen.
At a royal ball where Cath is expected to receive the king's marriage proposal, she meets Jest, the handsome and mysterious court joker. For the first time, she feels the pull of true attraction. At the risk of offending the King and infuriating her parents, she and Jest enter into an intense, secret courtship.
Cath is determined to define her own destiny and fall in love on her terms. But in a land thriving with magic, madness, and monsters, fate has other plans."

Editions Feiwel & Friends, 2016. Lecture VO.

                                                                                                                                                                                        

Ce bouquin m'a brisé le coeur. 

En même temps c'est un bouquin qui littéralement veut dire "sans coeur."

Tu t'attendais à quoi, qu'il fasse l'avion ?

  J'en ai parlé y a quelques temps avec After Alice : Alice au Pays des Merveilles, c'est mon truc, c'est mon délire, j'adore ça. Les réécritures d'Alice, j'en suis très, très friande. Ayant adorée les Chroniques Lunaires, quand j'ai appris que l'auteur allait s'y pencher, j'étais juste pure euphorie et je me suis ruée sur ce bouquin. Je ne courrais pas de gros risques. En termes de réécritures, Merissa Meyer est une valeur sûre.

  Heartless, c'est l'histoire d'une reine, qui n'avait à la base aucune envie d'être reine. Sa vie, elle ne l'envisageait que par sa passion pour la pâtisserie. Sauf que voilà, on ne lui a pas demandé son avis. De nom, par culture générale, on sait que la Reine de Coeurs est une femme méchante, en colère, froide. Cependant; au début de ce livre, cette reine en devenir est douce, gentille, passionnée. Elle est fille de Marquis, donc noble, mais elle ne se soucie guère des étiquettes; elle se moque que sa meilleure amie soit une servante, au contraire de ses parents. En d'autres mots, ce livre nous raconte comment Catherine, personnage très simple, qui aspire à une vie très simple, se retrouve couronnée à la tête du royaume de Hearts sans l'avoir souhaité. 

  En elle-même, la réécriture est géniale. On ne voit pas Alice, car l'histoire prend place bien avant celle de Carroll. En revanche, on voit le chat Cheshire, le Chapelier Fou, et un personnage dont la mention est juste géniale, car on le  mentionne à peine dans le roman original. Le traitement de l'univers est très juste, dans sa bizarrerie et sa loufequerie acceptée de tous, dans la mesure, jamais dans l'excès. Il est intéressant de voir comment certaines choses iconiques de l'univers, sont justement devenues iconiques. 

  J'ai sincérement adoré, et dévoré ce livre. Comme on dévorerait une assiette de macarons au chocolat blanc et à la violette. Contrairement à l'avis général, je ne dirais pas qu'il fonctionne sur un triangle amoureux - car il est clair dés le début que Cath n'aime pas le roi, et ne l'aimera jamais. Ici, il est question d'une jeune femme dont le rang et les convenances font qu'elle est jetée dans ses bras, et n'a pas le droit de le rejeter. Ces conventions et cette pression sont si fortes qu'elle même ne se sent pas le droit de le rejeter. Pourtant, elle est très attachée à l'idée de passer le reste de sa vie avec quelqu'un qu'elle aimerait. Le roi n'est pas dépeint comme un homme horrible, au contraire, juste ridicule, pas très fûté, pas très intéressant. De l'autre côté, quand Cath tombe sur Jest - que j'imaginais en Jon Snow.... voilà voilà - c'est un petit peu l'amour au premier regard. Certes, il est plein de resources, drôle, agile. Contrairement au roi, bien plus vieux, il a son âge, il partage cette jeunesse, cette fougue amoureuse, de vivre. Il lui demande ce qu'elle veut faire, ce qu'elle aime, et ne la force jamais à rien. C'est plus que ce que sa famille a jamais fait pour elle. Ils se connaissent à peine que Cath ressent une attraction vers lui, et ce côté love at first sight, c'est pas franchement mon délire, et par bien des fois; ça m'a un petit peu agacé - Mais c'est le Pays des Merveilles, et on parle d'une fille dont le destin semble être tout tracé pour elle sans avoir pris la peine de la consulter, dont elle sait qu'elle ne pourra sortir que par une aide extérieure. Elle rencontre Jest juste après avoir échappé à une demande en mariage qu'elle ne désire pour rien au monde. Catherine est dans ce livre comme tout personnage du Pays des Merveilles, elle essaie d'échapper au Temps, qui est une vraie entité dans l'univers. Elle essaie d'en gagner le plus possible, alors qu'elle sait au fond d'elle-même que fuir ce destin est vain. Qu'elle n'y parviendra certainement pas - pourtant, elle veut y croire. Elle veut espérer, elle prend les devants pour échapper à une prison dorée, ppour créer sa propre voie, même si pour cela elle prend des décisions à vous faire lever les yeux au ciel et change d'avis parfois au dernier moment. Catherine perd la tête, Catherine a le coeur déchiré. Catherine déteste sa condition de ne pas pouvoir suivre son coeur, d'être empêchée par le destin de suivre sa voie. Par sa condition, par ses parents. C'est un personnage dont on suit le déschantement et les espoirs, ses montées et ses chutes.  

  J'ai adoré ce livre. J'ai adoré cette fin. J'étais triste, j'étais en colère, je voulais y croire, puis je ne voulais pas y croire; j'étais épuisée des montagnes russes qu'avait fait mon coeur en lisant ce bouquin. Mais j'étais heureuse, j'étais heureuse d'avoir lu une aussi bonne réécriture. De retrouver un univers que j'adore d'une nouvelle façon très intéressante et passionnante. J'étais captivée, j'étais fascinée. En plus, la musique de Star Wars que j'écoutais en lisant était juste parfaite. Rendait tout ça tragique. Marquait le dramatisme du récit. 

Et c'était tellement, tellement bien. 

  Je dirais bien que c'était un coup de coeur, mais ce serait bien trop ironique, même pour moi.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. ♡

“But hoping," he said, "is how the impossible can be possible after all."

“Sometimes your heart is the only thing worth listening to.”

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Chronique littéraire : "A Court of Thorns and Roses" by Sarah J. Maas

Publié le par WendyBelle

"When nineteen-year-old huntress Feyre kills a wolf in the woods, a beast-like creature arrives to demand retribution for it. Dragged to a treacherous magical land she only knows about from legends, Feyre discovers that her captor is not an animal, but Tamlin—one of the lethal, immortal faeries who once ruled their world.

As she dwells on his estate, her feelings for Tamlin transform from icy hostility into a fiery passion that burns through every lie and warning she's been told about the beautiful, dangerous world of the Fae. But an ancient, wicked shadow grows over the faerie lands, and Feyre must find a way to stop it . . . or doom Tamlin—and his world—forever."

Edition Bloomsbury, 2015

                                                                                                                                                                                                              

Disons les choses comme elles sont. Je n'ai pas lu ce livre.

Je l'ai dévoré.

Ce bouquin, il traîne un peu partout; sur la blogo, et surtout sur les chaînes anglophones, qui la plupart du temps en parlent avec des termes plus qu'élogieux. Et pour cause.

  Je dois avouer que j'ai rarement été aussi vite embarquée dans un récit. Le lecteur est directement plongé dans l'histoire, avec Feryre, l'héroïne, dans une scène de chasse. Ce début; par son contenu et sa narration, m'a clairement rappelé Hunger Games. Et j'adore Hunger Games. Ce rythme addictif ne m'a pas lâché une seule fois au cours de ma lecture.

  Peu à peu nous découvrons en même temps que Feyre l'univers des Faeries, des êtres mystiques et passionnants qui évoluent dans un univers tout aussi riche et sombre, et c'était tout simplement fascinant.

  C'est aussi une très, très bonne réecriture de la Belle et la Bête. Clairement, ce n'est pas mon compte préféré, loin de là. Et c'est en ça que j'ai aimé ce livre. Il n'est pas calqué trait pour trait, ça le rappelle. La lecture fait écho au conte, mais garde sa propre identité, sa propre histoire. C'est en ça que la réécriture excelle.

  Aussi, qu'on se le dise, si l'histoire fonctionne aussi bien, c'est en partie grâce à l'écriture, qui est très bonne - L'auteur ne cherche pas à mâcher ses mots, le style est riche et très lyrique - mais aussi grâce aux personnages.  

Allez savoir pourquoi, mais je ne pouvais pas imaginer Feyre autrement qu'en Sansa. Et j'adore Sansa. Le personnage est fort dés le début, dû à son passé et à ses responsabilités. On évolue en même temps qu'elle dans ce nouvel univers, on découvrir tout ça à travers ses sens; des sens humains face à un univers supérieur; et ça la rend d'autant plus accessible. Sa passion pour la peinture est super intéressante; car c'est qui lui permet d'exprimer le mieux ce qu'elle ressent. Elle est très forte, et à la fois très humaine C'est très humain que de parfois vouloir renoncer. De se reconnaitre démunie - mais de ne pas lâcher, se dire tant pis, j'y vais, et advienne que pourra. 

 J'ai toutefois quelques réserves. Le personnage de Tamlin, supposé être la Bête, par exemple, et resté à mes yeux très froid, très distant. Je pense que cela est dû au fait qu'il est entouré de deux autres protagonistes masculins, Lucien et Rhys, qui... Bah, lui volent la vedette, en fait. Là où Tamlin est maladroit ou renfermé, Lucien est drôle, sarcastique. Quand on ne cesse de faire l'éloge des grandes qualités de Tamlin, on peut directement voir celles de Lucien, dans ses mots, dans ses actes. Pareil, là où le passé de Tamlin est supposé être plein de tourments, le passé de Lucien, et celui de Rhys, sont comparables. Lucien, c'était le personnage que j'aurais préféré voir mis en avant. Rhys, quant à lui, hmmm. Il reste assez mystérieux, dans l'ensemble, même s'il dévoile pas mal de ses cartes. Ce mystère le rend d'autant plus intéressant - et encore une fois, plus intéressant que Tamlin. Cependant, une certain scène me laisse franchement dubitative. Je ne sais toujours pas quoi en penser. Hmmm.

  Ce qui m'embête un peu, dans cette histoire, c'est peut être justement qu'il y ait trop de figures masculines. J'aurais aimé que peut être les soeurs de Feyre soient plus présentes. Ou encore Alis, qui au final n'est là que par pure fonction narrative. L'indépendance et la force de Feyre dans la première partie du livre se retrouve, à mon sens, franchement amoindrie dans la seconde, où on se repose beaucoup trop sur des hommes venant à son secours. 

  La fin, sur laquelle j'ai trouvé un petit m'ouuuuais, me laisse espérer qu'elle retrouvera cette indépendance que j'aimais au début du bouquin, dans le second tome. Que j'ai très, très envie de lire.

  Que j'ai tenté d'aller chercher alors que je n'avais pas encore fini le premier tome, preuve de son addiction. Mais ahahahahah. Introuvable.

So I'll just wait here then.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. ♡

 

I love you. Thorns and all.

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Chronique littéraire : "After Alice", by Gregory McGuire

Publié le par WendyBelle

Editions Headline, 2015. Lecture VO. 

Résumé: 

"When Alice toppled down the rabbit-hole 150 years ago, she found a Wonderland as rife with inconsistent rules and abrasive egos as the world she left behind. But what of that world? How did 1860s Oxford react to Alice’s disappearance?

In this brilliant work of fiction, Gregory Maguire turns his dazzling imagination to the question of underworlds, undergrounds, underpinnings—and understandings old and new, offering an inventive spin on Carroll’s enduring tale. Ada, a friend of Alice’s mentioned briefly in Alice’s Adventures in Wonderland, is off to visit her friend, but arrives a moment too late—and tumbles down the rabbit-hole herself.

Ada brings to Wonderland her own imperfect apprehension of cause and effect as she embarks on an odyssey to find Alice and see her safely home from this surreal world below the world. If Eurydice can ever be returned to the arms of Orpheus, or Lazarus can be raised from the tomb, perhaps Alice can be returned to life. Either way, everything that happens next is “After Alice.”

                                                                                                                                                                                                           

First thing first, j'adore Alice.

  De l'oeuvre originale de Lewis Carroll, j'adore l'écriture, j'adore les personnages, j'adore l'univers. Du Pays des Merveilles, j'aime sa loufquerie, sa bizarrerie, sa folie, son non-sens. J'aime tout d'Alice. 

Donc; forcément, c'est toujours un plaisir de retourner dans cet univers. 

Encore faut-il que ça soit bien fait. Est-ce le cas ici ?

  Oui. Il faut dire qu'avec la plume de celui qui a écrit le grand et magistral Wicked, je ne prenais pas beaucoup de risques. Son style est riche, sans jamais être lourd, au service d'un point de vue très intéressant : L'entourage d'Alice. La petite fille elle-même est très peu présente, et le lecteur alterne les points de vue de la jeune Ada, une de ses amies, et de sa soeur, Lydia

  Lancée a sa poursuite, Ada se retrouve elle aussi au Pays des Merveilles, et n'aura en tête que de retrouver Alice, jeune fille à l'esprit très vif; très libre, qui lui cause parfois bien des soucis avec sa famille. Aussi, Ada passe par les mêmes lieux que son amie, et croise les même personnages. Nous retrouvons ainsi le chat de Cheshire, le Chapellier Fou ou la Reine de Coeurs; c'est à la fois un plaisir, car l'auteur a parfaitement compris ces personnages, et imite à la perfection leurs façons de penser, de parler, et de se comporter, et à la fois passionant de découvrir comment ceux-ci réagissent a l'arrivée d'Alice dans leur monde. 

  En parralèle, au coeur de l'Angleterre victorienne, Lydia, la soeur d'Alice, ne s'inquiète pas de l'absence d'Alice, convaincue que celle-ci reviendra quand elle sera lassée de jouer, ou qu'elle aura faim. Dans ce monde fait de convenances et d'étiquettes, elle s'efforce de faire au mieux ce qu'on attend d'elle, quand elle ne cesse de se faire importuner par la gouvernante d'Ada qui elle, n'a pas pour habitude de disparaître. Sans en avoir envie, Lydia finira par se résoudre à l'aider à tenter de les retrouver. 

C'est là que je dois avouer m'être légérement... ennuyée.

  Certes, ces passages sont très intéressants, car Lydia, qui paraît détestable, aime profondément sa soeur, bien qu'elle ne s'inquiète nullement de son absence; tandis que la gouvernante d'Ada, qui n'a de cesse de vouloir la retrouver, ne s'inquiète que de perdre son poste si elle n'y parvient pas. On a là une réflexion sur les intentions des gens de ce monde; toutefois, j'y ai trouvé une grande redondance. 

 Toutefois, ce qui rattrape cette redondance est le fait qu'il ne s'agit pas d'une réecriture pour enfants, loin de là. Comme dans Wicked, l'auteur va bien plus loin. A travers cette histoire, il travaille la très grande question de l'identité et de la liberté, plus particulièrement dans le contexte victorien de l'époque, et c'est... passionnant.

Comme l'univers d'Alice se doit de l'être.

  Donc, à tous les fans d'Alice, et même ceux qui ne le sont pas forcément, foncez. 

                                                             

Attend, tu disparais pendant un an et tu reviens comme ça, sans explications ?

Oui. Juste...


Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. ♡

You know our Alice. She plays hide-and-seek but sometimes forgets to ask someone to look for her,

Winter still comes after autumn though you may have died over the summer.

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Chronique littéraire : Les Outrepasseurs, tome 3, "Le libérateur", par Cindy Van Wilder

Publié le par Wendy&Belle

Editions Gulf Stream, parût en 2015.

Résumé : Un terrible hiver s'abat sur la Grande-Bretagne. Peter, qui a été sauvé par Arnaut, se retrouve seul, car le Chasseur et le lion d'Arnaut sont affectés par la disparition de la magie. Arnaut tombe dans un coma profond, auquel il semble n'y avoir aucune solution. Jusqu'à ce que Peter comprenne que le sous-sol de Lion House regorge de ressources cachées...

                                                                                                                                                                              

So... What do we do now ? 

La vitesse à laquelle j'ai dévoré cette série m'épate. 

Guère plus d'une semaine.

Pour être honnête, je ne sais pas quoi penser de ce troisième tome. D'un côté je l'ai adoré... De l'autre, je n'arrive pas à assimiler le fait que ce soit terminé. 

A aucun moment le style de l'auteur nous fait défaut. Son aisance avec les mots crée une véritable addiction pour le lecteur, qui ne cessera de tourner les pages, avide de découvrir la suite. Son univers restera incrusté dans sa tête longtemps après avoir fini sa lecture, tant il sera marquant. Hypnotisant. Captivant. 

C'est un univers qui me manque déjà énormément.

Je ne saurais dire si j'ai préféré cet opus au premier. Ce qui rend ce tome-ci particulier par rapport aux deux précédents est l'aspect conte. Certes, nous avions déjà un fond de Reine des Neiges version Handersen, mais ici cet aspect est réellement mis en valeur, et qui plus essentiel à l'intrigue. Je pense que c'est d'ailleurs ce que j'ai préféré dans ma lecture. Ici, le Chasseur se confie à nous, et la façon dont il raconte des fragments de son passé en chaque début de chapitre est un chef d'oeuvre de narration, et son arrogance envers nous, pauvres mortels que nous sommes, rend son récit plus magique, grand, magnifique. D'un tout autre niveau, débordant de lyrisme et de romantisme. On apprend ainsi les tourmentes et les souffrances de cet être qui nous touche de plus en plus. Et on aime ça. De sa nature mystique transparaît ainsi un côté véritablement... humain.

J'ai vraiment adoré ces passages. 

D'ailleurs, quand il acheva son récit et que la fin appochait fatalement, j'étais comme :

Dire au revoir... Quelle douce souffrance.

J'ai vraiment regretté que le Chasseur et Arnaut n'aient aucune intérractions. C'est quelque chose qui m'a vraiment manqué. J'aurais aimé une réelle confrontation, une mise au point... Toutefois, j'ai apprécié la relation qui se crée entre Arnaut et Peter, qui de son côté, évolue dans sa relation avec Shirley. L'évolution des personnages s'évalue aussi au niveau individuel, puisque chacun se met réellement à réfléchir sur la situation, sur eux-mêmes, et sur la conduite à adopter.

Quand, irrémédiablement, la fin est arrivée, au début, j'étais... contrariée. Une partie de moi ne voulait pas que ça se termine comme ça, attendait autre chose. Cependant, une fois méditée, cette fin m'apparaît... Juste, dans le sens où, à la vue de tout ce qu'il s'est passé, ça ne pouvait se terminer autrement. Je ne vous cache pas que c'est une fin qui tord le coeur, qui fait mal. La noblesse d'Arnaut m'a réellement touchée, je pense d'ailleurs que c'est un personnage dont je me souviendrai longtemps - si ce n'est un de mes personnages préférés de tous les temps. Tout en lui m'a plût dans cette histoire, et j'aimerais tellement, tellement, tellement, que l'auteure en écrive un peu plus sur lui. Je serais sans doute l'une des premières à la lire. 

Cette série m'a vraiment charmée, touchée, captivée. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle me plaise autant qu'elle me fascine. C'est une superbe trilogie que je recommande vivement, et que je relirai très probablement.

Lui dire au revoir comme je l'ai dit n'est pas facile. Mais soyons forts.

Comme Arnaut. 

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

Commença alors un long voyage au bout de la nuit. Vous sursautez, je vois que cette expression ne vous est pas inconnue. Le titre d'un livre, vous dîtes ? Je ricane. Comment si un de vous, mortels, savait ce que la nuit veut dire ! Je ne parle pas de la simple obscurité qui rythme votre quotidien, quand vous vous glissez entre les draps et succombez au sommeil. Non, celle dont je parle, c'est de la nuit de l'âme. Une nuit qui a achevé la vile besogne de la fée, entamée dans la caverne. L'obscurité éternelle, même en plein jour, quand le soleil brille. Celle où rien d'autre ne compte qu'avancer, un pas après l'autre. A vrai dire, je me fichais de notre destination. Je soutenais Ean quand il trébuchait, je lui soufflais des mots qu'il ne semblait pas entendre. Je n'avais pas encore réalisé à quel point les liens de la sorcière étaient ancrés en son âme. Ean, mon doux Ean, qui avait rêvé de découvertes et de merveilles lumineuses Il n'y avait trouvé que la nuit.

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Chronique littéraire : Saga les Contes du royaume, tome 3 "Beauty", by Sarah Pinborough

Publié le par Wendy&Belle

Editions Gollanzc, parût en 2013, lecture VO.

Résumé :Cette fois, c'est l'histoire de la Belle au Bois Dormant qui va se prendre un petit coup de neuf ! Bien sûr, on y retrouvera tous les éléments classiques de ce conte (le beau prince, la terrible malédiction, la jeune fille endormie et le château hanté) mais de nouveau revus à la sauce moderne ! Toujours aussi drôle et sexy. "

                                                                                                                                                                        

La littérature, et l'art en général, au delà d'une recherche constante de l'esthétique, est là pour vous ouvrir l'esprit, vous offrir milles et une autres perceptions des choses, de toutes les choses. Là où je trouve que cette saga illustre parfaitement ce fait, ce que l'auteure s'attaque à des choses auxquelles nous tenons, qui nous ont bercé, qui ont participé à faire de nous qui nous sommes aujourd'hui en bercant notre enfance : Les contes, bien sur. Avec sa plume, Sarah Pinborough vient réécrire les histoires que nous connaissons tous, ou du moins que nous croyons connaître, comme jamais auparavant. Je peux comprendre que cela ne plaise pas tout le monde.

En ce qui me concerne, je suis béate d'admiration.

Exactement comme ça.

Ce troisième tome est sûrement celui qui a mis le plus de temps à m'intriguer, mais il est également celui que j'ai lu le plus rapidement, car il m'était tout bonnement impossible de le lâcher une fois plongée dans ce chef d'oeuvre. (Pour tout dire, je me suis couchée à 4h du matin pour le terminer.) Ce qu'à fait l'auteure du personnage de la Belle aux bois dormants, soit Beauty, est juste magique, magistral, majestueux, soupoudré d'une ironie dramatique qui a fait battre mon coeur de plus en plus vite. Mes excuses aux amateurs, mais si l'histoire originale est intéressante, toutes les adaptations qui en ont découlées sont si niaises que même les Bisounours ont envie de vomir. Ici, l'auteure a su mettre du piquant là où d'habitude il n'y en a pas. Elle est même allée jusqu'à dénicher Rumplestiltskin, personnage quasi inexploité dans la littérature - Once Upon a Time, tu as au moins le mérite d'en avoir fait sur écran un personnage génial - en lui confiant un rôle majeur à l'intrigue.

Des trois réécritures qui ont été écrites, je pense que celle-ci est la plus originale, la plus recherchée.  J'ai été bleuffée, je ne l'ai pas vu venir, et j'ai dévoré l'histoire du personnage developpé. 

Vous pouvez vous attendre à voir votre enfance voler en éclats au fil de ces pages.

Oui, Beauty ressemble à ça dans ma tête.

La plume de l'auteure, toujours aussi enchanteresse, décrit si bien les actions et les lieux que les scènes se formant dans notre imaginaire, même dans l'horreur et la décadence, sont sublimes. Littéralement sublimes. Aussi sublime que sa façon de démystifier, encore une fois, les mythes que l'on croit tous connaître, y ôter toute la niaiserie que le Temps  et une grosse société de production- a déposé sur ces contes. L'univers est ici plus noir, plus sombre.

Du pur génie.

Mon seul regret est peut être par rapport à la fin -hormi l'épilogue-, qui manque de cette pointe de 'wow' trouvée et retrouvée dans Poison et Charm, remplacée par une touche de 'ah, d'accord.' Toutefois, l'épilogue final ne m'a donné qu'une envie : Tout relire, et vérifier la concordences des événements, assembler toutes les pièces de ce magnifique puzzle. Et prier pour une suite. Même infime, même toute petite. J'en veux plus. Il m'en faut plus. Je suis accro aux histoires de l'auteure.

D'ailleurs, il paraît que certains prônent le fait de lire, ou en tout cas de pouvoir lire ce livre indépendement des deux autres. 

Personellement, je n'en vois pas l'intérêt. Certes, cette histoire se déroule un peu avant les deux autres, est en quelque sorte une préquelle; cependant, si l'auteure les a écrit dans cet ordre, c'est qu'il y a une raison. Comme pour les Star Wars. Oui je suis fan.

Cette saga est une saga coup de coeur. Même si ma préférence va vers Charm, je vous conseille à tous de les lire, bien que ce soit des ouvrages très controversés qu'il va maintenant être très difficile à trouver. C'est un voyage que je ne regretterais pour rien au monde.

Et je ne pourrais pas rendre justice à un tel talent et à une telle originalité.  Alors je vais simplement commander ses autres romans, et j'espère être tout aussi émerveillée par le reste de ses écrits. Je ne me fais pas de soucis. Je lui accorde une totale confiance.

Puissiez vous passez de belles lectures, love always. 

 

'Sometimes,' Beauty said softly, sipping from her silver goblet, 'everyone needs to let the beast inside them out for a while'. She laughed, a sound like a waterfall meeting the sea and more glitter escaped from her fingertips. 'I like to see it. We all have our dark lusts. We should enjoy them.'

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Chronique littéraire : La saga des Contes du royaume, tome 2, "Charm" by Sarah Pinborough

Publié le par Wendy&Belle

Editions Gollancz, parût en 2013, lecture VO.

Résumé :Rappelez-vous les horribles belles-soeurs, le carrosse magique, le bal enchanté, la pantoufle de verre et l’éternel amour né au premier regard… et à présent, ouvrez ce livre et plongez dans la véritable histoire de Cendrillon, telle qu’elle n’a jamais été révélée… Cendrillon, le conte de fées revisité : cruel, savoureux, et tout en séduction. "

                                                                                                                                                                        

Les producteurs de Once Upon a Time peuvent vraiment aller se rhabiller.

Quelle imagination, quelle audace, quel talent, quel génie !

Il y a les réecritures de contes gentillettes, toutes pleines de happy end, les affreuses versions de Disney préservées... Et il y a celles de Sarah Pinborough. Qui respectent les codes tout en les brisant. Du grand art. Du génie.

J'avoue avoir été bleuffée (encore une fois) par ce que l'auteure est parvenue à faire, et j'admets de ne pratiquement rien avoir vu venir. Et j'ai adoré ! (encore une fois.)

Je n'aime pas l'histoire de Cendrillon, d'ordinaire. (en tout cas, comme on nous la raconte.) Et enfin, j'ai une raison à cela : On a toujours perçu l'histoire de Cendrillon qu'à travers Cendrillon. Elle a toujours été le personnage qui devait attiser l'empathie, au détriment de tous les autres. Ici, tout est inversé, nous n'avons pas le point de vue d'une enfant martyre, mais le récit d'une famille recomposée, chose qui ne lui plaît pas du tout et qui ne fait aucun effort. On s'attache beaucoup à sa demi-soeur, Rose, qui est une jeune femme pleine de bon sens, de compassion et dotée du sens du sacrifice. On pourrait presque dire que c'est elle, en fait, le personnage de Cendrillon tel qu'on le connaît, et que Cendrillon est le personnage de l'une des deux soeurs telle qu'on les connait. 

Encore mieux, l'auteure remet ici les choses à leurs places : Qu'est ce qui vous fait dire que vous mériter une récompense plus que les autres ? Qu'est ce qui vous fait dire que ce dont vous avez toujours rêvé sera ce dont vous rêverez toujours ? Qu'est ce qui vous fait dire que vous méritez tellement de réaliser votre rêve que vous êtes autorisée à tous les coups bas pour le faire ? Toutes ces questions sont soulevées, et brillament menées. Cendrillon était un personnage superficiel, elle n'obtient que ce à quoi mène la voie de la superficialité. Toujours plus encore, elle a réécrit Cendrillon de sorte à prouver que tout n'est pas rose, que vous n'êtes pas tout blanc, aussi innocent qu'un agneau, que le rêve tournera peut être au cauchemar, mais que peut être vous trouverez du bon là où vous n'auriez jamais songé y trouver. Du grand art.

De plus, avec beaucoup d'humour et de sarcasme, l'auteure démystifie totalement le conte, le rendant plus réaliste, plus accessible, de façon toujours aussi talentueuse, en faisant des liens toujours plus ingénieux et originaux avec son premier tome. Nous y retrouvons toute la magie et l'audace qui avait tant marqué Poison.

Ce livre est comme une boîte, une boîte normale, avec un fond et un couvercle, qui nous offre ce qu'elle nous a promis d'offrir ; mais une boîte avec des tas de petits tiroirs secrets, qui ressèlent des tas de choses auquelles on ne s'attend pas. 

J'ai aimé ce deuxième tome, plus encore que le premier, et j'ai maintenant hâte de m'attaquer au troisième. J'ai désormais une confiance totale en l'auteure, je suis sûre qu'elle fera de Beauty un travail excellent.

Je vous conseille donc de remuer ciel et terre pour vous procurer cette merveilleuse saga qui ne sera désormais plus éditée, et de vous jeter dessus.

J'espère que vous passerez vous aussi de mangifiques lectures, love always.

Mais dites-moi, poursuivit-il en s’adossant au mur avec sa décontraction coutumière, à aucun moment, vous ne vous êtes dit qu’il fallait être sacrément stupide pour reconnaître la femme qu’on dit aimer simplement parce qu’une chaussure correspond à son pied ?

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Chronique littéraire : Les Chroniques lunaires, tome 3, "Cress", par Marissa Meyer

Publié le par Wendy&Belle

 

Editions Pocket Jeunesse, parût en 2014

Résumé : Le sort de la Terre est désormais entre les mains de Cinder et de ses compagnons. Ils doivent à tout prix empêcher le mariage de l'empereur Kaito avec la terrifiante reine Levana. Cress, hackeuse de génie, enfermée dans un satellite depuis sa naissance , est la seule à pouvoir les aider. Mais peut-on vraiment lui faire confiance ?

                                                                                                                                                                      

J'aime beaucoup la saga des Chroniques Lunaires, comme  la plupart d'entre vous j'en suis sûre.(Vous rigolez, des contes et de la science-fiction ? Il m'en faut pas plus...) Elle fait énormément parler d'elle un peu partout, à tel point qu'alors que je tournais les dernières pages de Scarlet, une considérable partie de la blogo' y allait de sa petite chronique (excellentes, pour la plupart) sur Cress. Pourtant, je sentais bien de patienter un peu avant le troisième tome, étant donné que le quatrième ne doit pas être attendu avant au moins un an.

Cependant, c'était sans compter sur certains éléments extérieurs (la chronique d'Ophélie, et Ophélie elle-même pour ne citer que ♥) qui ont mit cette résolution à rude épreuve.

Jusqu'à ce que je craque, et que je fonce à la librairie.

Je me suis donc lancée dans Cress, et je dois dire que c'est mon tome favori. 

La réécriture des contes étudiés est brillament menée, en particulier pour le personnage de Raiponce, car à part le Disney, c'est un personnage que l'on connaît tous, sans pour autant que ce soit un personnage revisité à foison. Ici, si quelques aspects ne sont pas sans nous rappeler le Disney, l'auteur s'est concentrée sur le conte original, car on a un élément clé du conte : Le prince devient aveugle. 

OOui, vous devez surligner pour voir cet élément clé. Je ne suis pas sûre que cela constitut en soi un spoil, mais on ne sait jamais.

Ici, le prince n'est pas un prince mais notre petit Thorne, qui se voit hissé au rang de héros à travers les yeux de Cress. Personnellement, je l'aimais déjà dans Scarlet (il me fait tellement rire), alors évidemment, après ce tome, je ne l'en ai qu'aimer davantage. Aussi, on apprend aussi à s'attacher à Cress... En fait, je pense qu'on s'attache immédiatement à Cress, qui n'est que douceur et innocence, avant même que celle-ci ne rencontre Thorne, ce qui est probablement dû au fait que, je pense en tout cas, qu'on s'attache naturellement au personnage de Raiponce, ne pouvait que compatir et la plaindre pour sa situation de captive. La relation des deux personnages donne quelque chose de très intéressants à regarder, car si Cress ne sait de la Terre et des hommes que ce qu'elle a pu lire ou regarder depuis son satellite, la rendant assez naïve, Thorne, lui, ne sait rien de ce que peut être un vrai lien d'attachement.

Oui, Star Wars est toujours, toujours, toujours dans ma tête.

En parrallèle, j'ai beaucoup aimé Cinder (comme d'habitude), mais aussi Kai. Je ne sais pas pourquoi, j'ai une empathie très forte pour ce personnage. J'aime beaucoup la façon dont l'auteure parvient à décrire et developper son personnage, malgré les inombrables fois où les pensées de l'empereur se répètent, surtout vis-à-vis de Cinder et de la reine Levana, personnage qui au passage, est brillament mené également. Le magnétisme qui l'entoure, elle et tous les autres lunaires d'ailleurs, leur culture, est absolument sublime, à la fois fascinant et terrifiant. De plus, on ne voit jamais le visage de la reine, on ne peut que l'imaginer, cela ne la rend que plus intriguante. 

On a également un éclairage psychologique sur le personnage de Loup, bien plus que sur celui de Scarlet, car peu présente. On n'en apprend pas tellement sur son passé, mais plutôt sur lui-même, sur ses réactions, sa manière de fonctionner, de penser, d'encaisser. J'ai eu l'impression de souffrir en même temps que lui, même si je dois avouer que sa relation avec Scarlet me semble un peu... Rapide. Cependant, rien ne saurait enlever l'excellente qualité d'écriture de l'auteure, alors c'est vraiment loin de constituer un point négatif.

L'univers et l'intrigue politique en elle-même est également développée, étant donné qu'on apprend un élément crucial pour la suite de la saga. Je n'en dirai pas plus à ce sujet, mais en parlant de suite, nous avons ici un petit aperçu du personnage de Winter, qui, bien qu'uniquement présente dans deux scènes, m'a absolument intrigué, et je l'ai beaucoup aimé. J'ai hâte, mais vraiment hâte de lire la suite pour en savoir plus, et en avoir plus. (Pour tout dire, j'ai une idée bien claire de ce que pourrait donner le personnage, car elle me fait  totalement penser à un autre personnage que l'on connait tous. Hmm...)

Pour tous ceux qui se poseraient la question, ces réécritures ne sont pas toutes gentillettes à la Disney. Au contraire, sans atteindre le glauque ou le gore, le contexte est tout de même violent et très dur.

Je ne peux que me ranger à l'avis de la quasi totalité des lecteurs, et vous conseiller de commencer ou de continuer cette saga si ce n'est pas déjà fait. A mes yeux, cette saga est également une perle en young-adult mais aussi en réécriture, elle est la preuve même que l'on peut faire de l'art même si l'on s'inspire ou reprend d'autres oeuvres littéraires.

Sur ce, je pense que je vais aller regarder L'Empire contre attaque, parce que je ne peux pas m'empêcher de penser à Star Wars quand je pense aux Chroniques Lunaires.

Des énormes bisous tout doux, puissiez vous passer d'excellentes lectures♥

 

Elle s’empourpra.
- J-je… je suis toute nue !
- Oui, je m’en doute bien, dit-il en haussant les sourcils. (Il indiqua ses yeux.) Pas la peine de retourner le couteau dans la plaie.

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Chronique littéraire : Les chroniques lunaires, tome 2, "Scarlet", de Marissa Meyer

Publié le par Wendy-Belle

 

Editions Pocket Jeunesse, parût en 2013.

 RésuméDepuis les lointaines étoiles jusqu'aux recoins d'une sombre forêt, les destins de Scarlet et de Cinder  semblent liés. Alors que l'une cherche sa grand-mère mystérieusement disparue et que l'autre poursuit la quête de ses origines, la menace lunaire qui pèse sur l'humanité se renforce. Cinder et Scarlet parviendront-elles à lui résister ?

                                                                                                                                                              

La chronique du premier tome, c'est par ici. 

Comme c'est un tome 2, on ne va pas s'attarder sur les détails. Alors je vais faire court : Encore une fois, j'ai adoré. Le mélange entre science-fiction et réécriture de conte est toujours tout aussi réussit. 

Connaissant déjà Cinder et les personnages du premier tome, j'avais un peu peur de ne pas réussir à m'attacher à Scarlet et aux autres nouveaux personnages, mais finalement je l'ai aaaadoré. Scarlet est une fille forte, de caractère, pas le genre de fille à jouer les demoiselles en détresses. Etant sensée être une réécriture du Petit-Chaperon Rouge, Scarlet se lance dans une quête pour retrouver sa grand-mère qui ne peut que nous émouvoir (non mais vraiment, j'ai faillit pleurer.) Elle sera aidée par un jeune monsieur intriguant, Loup, que je vous laisse découvrir par vous-même.

En parrallèle de l'histoire de Scarlet, on retrouve notre chère Cinder, qui a décidé de faire équipe avec un jeune homme rencontré en prison, Thorne, qui fût ma foi fort drôle et sympathique. On découvre un peu plus sur son passé avant qu'elle ne devienne Cyborg en même temps qu'elle, tout en la regardant prendre en assurance. On retrouve également le Prince Kai, qui se retrouve tiraillé entre ses sentiments pour Cinder qu'il tente de nier et son devoir. Les deux jeunes filles finissent évidemment par se rencontrer, et j'ai adoré ce que cette rencontre a donné. Je les ai adoré. Et j'ai adoré lire ce livre. 

Je vous conseille de continuer cette saga. Vraiment. En fait, je vous intime de continuer cette saga. Le rythme encore une fois était très bien maîtrisé, on n'arrive pas à le lâcher. Une fois de plus entre les parties on retrouve des citations du conte original, qui est un élément qui nous rappelle dans quel univers nous évoluons, et c'est top. Voilà. Lisez Scarlet, parce que c'est top.

 

Il ne reste plus qu'à s'atteler à Cress. Mais pas tout de suite. En fait, savoir que comme j'ai lu le tome 2, je peux lire le tome 3 qui est déjà sorti, ça me fait me dire que si je lisais maintenant le tome 3, bein je devrais attendre une éteeeeeernité avant de lire le tome 4, qui n'est pas encore sorti. Donc je vais attendre. Comme ça l'attente sera moins longue. M'voyez ?

Bref.

Lu dans le cadre du challenge Cold Winter 2014.

 

 

— Une minute.
Loup attendit, l’air intrigué.
Elle s’approcha en fronçant les sourcils.
— Refais ça.
Il fit un pas en arrière, subitement nerveux.
— Quoi donc ?
— Sourire.

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Chronique littéraire : Les contes du royaume, tome 1, "Poison", de Sarah Pinborough

Publié le par Wendy-Belle

Edition Milady, parut en mars 2014.

Résumé : Blanche-Neige, le conte de fées revisité : cruel, savoureux, et tout en séduction.
Rappelez-vous l’innocence et belle princesse, la méchante reine impardonnable, 
le valeureux prince, la pomme empoisonnée et le baiser d’amour sincère...
... et à présent, ouvrez ce livre et plongez dans la véritable histoire de Blanche-Neige, 
telle qu’elle n’a jamais été révélée...

                                                                                                                                                          

  En fait, en écrivant cette chronique, je me rends compte que je ne respacte pas du tout mon planning des réécritures de contes que je m'étais imposé. Honte à moi. Mais vous comprennez, à force de le voir partout, ça fini par attisé la curiosité, et puis... Une Blanche-Neige qui boit de la bière et qui danse sur les tables ? Il ne m'en fallait pas plus. De plus, j'aime bien me lancer dans ce genre de livre. Vous savez, ce genre de livre que soit on adore, soit on déteste.

Wouhouuuu j'ai fais parti de la première catégorie !

Ceci est une "vraie" réécriture de conte, dans le sens où elle est vraiment écrite comme tel. Même narration, même façon de raconter les choses : simple, mais efficace, un vocabulaire adapté pour l'époque et l'environnement. Ce qui varie totalement, ce sont bien évidemment les choses qu'elle raconte, tout en reprenant les éléments majeurs du conte réadapté. J'ai beaucoup aimé revenir aux sources, il est évident que l'auteure s'est basée sur le conte original, (et non pas sur la version disney...) cependant on retrouve ces éléments... D'une façon à laquelle on ne s'attend pas. (notamment pour le corset et le peigne, éléments que l'on a souvent tendance à oublier pour se focaliser sur la pomme.

Pour ce qui est des personnages, j'avais entendu dire partout que Blanche était exaspérante. Pour ma part, elle ne m'a pas plus agacé que ça "en tant que tel", dans la façon dont l'auteure même a voulu la décrire : Honnêtement, je l'ai plus ou moins vu comme une sorte de Blanche à la Once Upon a Time (en version dévergondée.) Mais au final, comme dans Once Upon a Time, elle m'a agacé, pour son côté trop (beaucoup trop) noble. (C'est bizarre je sais....)

La reine, je me suis demandé plusieurs fois ce qu'il pouvait bien se passer dans sa tête, mais au fur et à mesure que les pages se tournent, on se surprend à compatir pour elle, avec elle. 

Les autres personnages au final assez secondaires apportaient tous quelque chose à l'histoire, que ce soit le chasseur et sa "noblesse", ou les nains (dont particulièrement Rêveur, qui idéalise bien trop Blanche pour la voir telle qu'elle est.) Bon, peut être qu'il y a le personnage de la vieille sorcière, grand-mère de la reine, dont je n'ai pas vraiment compris l'intérêt, mais qui ajoute un peu de "what the fuck" à l'histoire, ce qui est plutôt drôle. 

Beaucoup reproche la présence d'Aladdin, ne comprenant pas ce qu'il venait faire ici. Pour ma part, c'est une des choses que j'ai le plus aimé, une seconde dose de "what the fuck", et honnêtement, ce qu'en fait la reine (après vous savez quoi si vous avez lu le livre), est tellement, mais teeeeellement classe... (quelle sadique me diriez-vous...) 

Je ne vais pas trop m'attarder autour du prince, pour ne pas prendre le risque d'en dévoiler trop. Je dirais seulement que les versions idéalisées du Prince Charmant en prennent un méchant coup. 

Pour ce qui est de la fin, je dois dire que je n'ai pas vu venir, et pourtant après tous les débats qu'elle a suscité, je m'en étais imaginé des choses. Je peux comprendre que certains ne l'aient pas aimé, mais moi je l'ai trouvé tellement osée et tellement géniale, que j'ai littéralement éclaté de rire (sadique le retour.) Voilà qui change un peu des jolies fin où les oiseaux chantent et où tous les actes des personnages principaux n'ont absolument aucune conséquences. La seule chose que je pourrais trouver à redire serait peut être l'utilité de l'épilogue, que je n'ai pas vraiment trouvé pertinente. 

Pour ce qui est de la partie érotique de l'affaire, qui en a dérangé plus d'un, elle ne m'a pas vraiment gênée, parce que ce n'est pas non plus tout le récit, l'auteur ne s'est pas focalisé sur cet aspect, je dirais plutôt que pour partir du point A (qui est le conte original) au point B (qui est ce qu'elle a voulu en faire) cet aspect a été un des cailloux blancs qu'elle a semé pour y parvenir : Il y avait d'autres choses pour mener à ça, (la bière, la danse, se vêtir comme un homme, monter des chevaux sauves, pour en citer quelques uns.)

En conclusion, ce livre a eu tout l'effet enchanteur d'un vrai conte sur moi, j'ai adoré le lire, et je n'ai eu plus qu'une envie, ça a été de me ruer en librairie pour acheter le deuxième tome, à savoir  Charme. A noter en plus que l'objet livre est magnifique, et les petites illustrations en début de chapitre n'ont fait qu'ajouter un peu de magie à ce livre déjà superbe. (J'ai aussi beaucoup aimé que l'on retrouve dans chaque chapitre, une phrase reprenant le titre du chapitre.  Je ne peux que le recommander si vous en avez assez des princesses portant de longues robes et des tiares sur la tête, et si vous n'avez pas peur de les voir d'une façon totalement différente par la suite. J'hésitais aussi à me lancer au début, mais c'est finalement la vidéo de Margaud  qui m'a convaincue, et je la remercie donc, car ça c'est conclut par une très belle découverte, proche du coup de coeur. 

- Elle n’est pas malheureuse, murmura Rêveur. Elle est méchante, point final.
- Et bien, c’est peut-être le malheur qui rend les gens méchants.

Une femme avisée ne s'entoure jamais d'assez de magie.

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Chronique littéraire : Les chroniques lunaires, tome 1, "Cinder", par Marissa Meyer

Publié le par Wendy&Belle

 

Edition Pocket Jeunesse, parût en 2012.

Résumé : Même dans le futur, les histoires commencent par "il était une fois." 

À New Beijing, Cinder est une cyborg. Autant dire un paria. Elle partage sa vie entre l'atelier où elle répare les robots et sa famille adoptive. À seize ans, la jeune fille a pour seul horizon les tâches les plus ou moins dégradantes qu'elle doit accomplir pour ses sœurs et sa marâtre. 
Mais le jour où le prince Kai lui apporte son robot de compagnie - son seul ami -, le destin de Cinder prend un tour inattendu. La forte attirance qu'éprouvent le beau prince et la jeune cyborg n'a aucune chance de s'épanouir, surtout que le royaume est menacé par la terrible reine de la Lune ! Débute alors pour Cinder une aventure incroyable, où elle découvrira que le sort de l'humanité est peut-être entre ses mains.

                                                                                                                                                                      

Bon. Il faut savoir qu'à l'heure où j'écris cette chronique, je viens de poser le livre sur ma table de chevet en me disant "bon. Qu'est ce que je viens de lire ?"

Parce qu'à mon grand étonnement... J'ai adoré. 

Grand étonnement parce que : - Tout le monde en parle, et je plaçais donc beaucoup d'espérance en ce livre, et, générallement, je suis assez déçue.

                                                   - Autant je suis une grande amatrice de contes (et quand je dis contes, j'entends par là tout sauf Disney) autant le personne de Cendrillon ne m'a jamais vraiment touché, excepté bien sur l'excellentissime Danielle de Barbarac, (jouée par Drew Barymore), dans l'excellent film A tout jamais, une histoire de Cendrillon, réalisté par Andy Tennant, que je vous conseille vraiment, vraiment d'aller regarder si ce n'est pas déjà fait. 

                                                   - Le côté cyborg de l'histoire ne m'emballait pas vraiment, je dois l'avouer. 

Et je le reconnais bien volontiers, je me suis trompée.

  Ce livre m'a stoppé dans un autre livre que j'étais tranquillement en train de lire (Will & Will, de John Green et David Levithan, parce qu'après avoir vu les nouvelles éditions de chez Gallimard collection Scripto, il me l'a fallut tout de suite), parce qu'une amie m'a appelé en mode "J'ai retrouvé ce livre, je te l'amène tout de suite." A force de le voir partout, je me suis dis qu'il fallait que je me fasse mon propre avis. Alors, le voici.

L'environnement dans lequel se déroule l'histoire, en toute honnêteté, je me suis imaginé à la Star Wars, quand ils sont sur Tatooine. (oui, je suis une fan absolue) Le futur que l'auteure a construit était innovant, et très bien construit. Le fait que des gens aient colonisé la Lune était superbe. Le fait que ces gens ne se révèlent plus totalement humains était super aussi. Le tout combiné donnait une ambiance... super. (Oui, c'est le mot qui convient, je vous assure.) J'avais un peu peur de ce côté science-fiction (oui j'adore star wars, mais c'est vraiment la seule exception), mais tout cet aspect là est très bien amené et très bien expliqué, de sorte que l'auteure ne nous perd pas avec des explications très techniques : Nous la comprennons très bien et cela ne nous "soûle" pas, nous, les pas très fans des sciences-fictions. Au contraire, cela sort de l'ordinaire, et c'est, ma foi, fort agréable. Il y a aussi tout le côté de l'épidémie, qui est, au fond, ce qui permet à l'intrigue d'avancer.

Y a t-il eut meilleure Cendrillon ? Je ne crois pas...

On retrouve les éléments de base du conte : La méchante marâtre, les deux soeurs (bien qu'une dont on se prend d'affection), l'évènement du bal. Mais Maryssa Meyer écrit bien une oeuvre à elle. La preuve ? Le pied de Cynder a une certaine importance, mais pas vraiment de la façon dont on pourrait s'attendre quand on se penche sur le conte lui même. Le "petit plus" : Les quelques citations reprises du conte original.

Les Lunaires m'ont totalement intrigués. Le mélange de peur et de fascination qu'ils entretenaient était grandiose. 

Le Prince Kai, dans son humanité toute entière m'a... plût. (à côté, vraiment, ce que je me suis dis, c'était que le prince Maxon était très très plat. et ennuyeux. et pas drôle. nah.) Dans son "ignorance" des pratiques politiques car encore bien jeune, et dans son insistance vis à vis de Cinder, dans sa magnanimité et dans l'importance qu'il donne à son peuple, je n'ai pu que m'attendrir. 

Combiner conte et science fiction ne doit pas être chose facile, pourtant le pari est réussit, et la preuve la plus parlante, est le personnage central de l'histoire, Cinder. Loin de la Cendrillon qui se plaint, que l'on plaint, loin de celle qui se fait aider par sa maraîne la bonne fée pour ne pas se résigner à son sort, on est face à une Cendrillon cybord qui sait se servir de ses mains, qui est débrouillarde et maline, et qui est forte. Elle ne s'éffondre pas, elle se rélève toujours. On dit qu'elle n'est pas humaine, pourtant elle agit typiquement comme telle. Plus la fin se rapproche, plus elle semblait gagner en assurance. Vraiment, j'ai été étonnée de trouver une Cendrillon qui ne me tape pas sur le système. 

Le seul reproche que je pourrais faire serait peut être que... Je m'attendais à la fin. Je l'ai senti venir... Très vite. Et encore, ça ne sera même pas un reproche, parce que même si je m'y attendais, je me demandais comment l'auteure allait amener ça. Et même, je m'attendais à cette fin, mais pas à cette fin. Vous savez, le genre de fin qui vous fait crier "Ciel, où est  le tome deux  ? Je dois me le procurer !" Parce que c'est tout ce que j'ai à l'esprit maintenant. Me procurer le tome deux. (Parce que oui, ce tome un démarre très bien, il met en place un bonne saga, mais je me demande vraiment comment ils vont faire pour ajouter des personnages de conte à cela. Et je veux savoir.)

Il le faut. C'est une nécéssité absolue. 

 

Ce film, quelle merveille...

En conclusion, ce livre a été une très bonne surprise, fluide, très original, très agréable, c'est un livre que je recommande à tout le monde même si je suis sans doute la dernière a ne pas l'avoir lu, et il me tarde (il me taaaaaaaaaaaarde) de me plonger dans le deuxième tome qui est, à ce qu'on m'a dit, encore meilleur que le premier. 

 

(NB : C'est une chronique bien tardive par rapport à la précédente, non pas parce que j'ai mis trois plombes à lire Cynder, mais parce qu'entre temps j'ai lu le tome deux de la saga The Mortal Instruments : La cité des Cendres, auquel je ne ferais certainement pas de chronique, simplement parce que j'aurais trop et pas assez à dire (je me comprends...), et je ferais certainement plus une chronique sur la série complète. Pour résumé en un mot : J'ai aimé autant que le premier tome, j'ai hâte de lire le troisième. (et Clary et Jace m'ont déchiré le coeur...)

Quel dommage que vous ne puissiez pas rougir, mademoiselle Linh !

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