Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

coup de coeur ♥

Chronique littéraire : "Heartless", by Merissa Meyer

Publié le par WendyBelle

Résumé : "Long before she was the terror of Wonderland — the infamous Queen of Hearts — she was just a girl who wanted to fall in love.
Catherine may be one of the most desired girls in Wonderland, and a favorite of the yet-unmarried King of Hearts, but her interests lie elsewhere. A talented baker, all she wants is to open a shop with her best friend and supply the Kingdom of Hearts with delectable pastries and confections. But according to her mother, such a goal is unthinkable for the young woman who could be the next Queen.
At a royal ball where Cath is expected to receive the king's marriage proposal, she meets Jest, the handsome and mysterious court joker. For the first time, she feels the pull of true attraction. At the risk of offending the King and infuriating her parents, she and Jest enter into an intense, secret courtship.
Cath is determined to define her own destiny and fall in love on her terms. But in a land thriving with magic, madness, and monsters, fate has other plans."

Editions Feiwel & Friends, 2016. Lecture VO.

                                                                                                                                                                                        

Ce bouquin m'a brisé le coeur. 

En même temps c'est un bouquin qui littéralement veut dire "sans coeur."

Tu t'attendais à quoi, qu'il fasse l'avion ?

  J'en ai parlé y a quelques temps avec After Alice : Alice au Pays des Merveilles, c'est mon truc, c'est mon délire, j'adore ça. Les réécritures d'Alice, j'en suis très, très friande. Ayant adorée les Chroniques Lunaires, quand j'ai appris que l'auteur allait s'y pencher, j'étais juste pure euphorie et je me suis ruée sur ce bouquin. Je ne courrais pas de gros risques. En termes de réécritures, Merissa Meyer est une valeur sûre.

  Heartless, c'est l'histoire d'une reine, qui n'avait à la base aucune envie d'être reine. Sa vie, elle ne l'envisageait que par sa passion pour la pâtisserie. Sauf que voilà, on ne lui a pas demandé son avis. De nom, par culture générale, on sait que la Reine de Coeurs est une femme méchante, en colère, froide. Cependant; au début de ce livre, cette reine en devenir est douce, gentille, passionnée. Elle est fille de Marquis, donc noble, mais elle ne se soucie guère des étiquettes; elle se moque que sa meilleure amie soit une servante, au contraire de ses parents. En d'autres mots, ce livre nous raconte comment Catherine, personnage très simple, qui aspire à une vie très simple, se retrouve couronnée à la tête du royaume de Hearts sans l'avoir souhaité. 

  En elle-même, la réécriture est géniale. On ne voit pas Alice, car l'histoire prend place bien avant celle de Carroll. En revanche, on voit le chat Cheshire, le Chapelier Fou, et un personnage dont la mention est juste géniale, car on le  mentionne à peine dans le roman original. Le traitement de l'univers est très juste, dans sa bizarrerie et sa loufequerie acceptée de tous, dans la mesure, jamais dans l'excès. Il est intéressant de voir comment certaines choses iconiques de l'univers, sont justement devenues iconiques. 

  J'ai sincérement adoré, et dévoré ce livre. Comme on dévorerait une assiette de macarons au chocolat blanc et à la violette. Contrairement à l'avis général, je ne dirais pas qu'il fonctionne sur un triangle amoureux - car il est clair dés le début que Cath n'aime pas le roi, et ne l'aimera jamais. Ici, il est question d'une jeune femme dont le rang et les convenances font qu'elle est jetée dans ses bras, et n'a pas le droit de le rejeter. Ces conventions et cette pression sont si fortes qu'elle même ne se sent pas le droit de le rejeter. Pourtant, elle est très attachée à l'idée de passer le reste de sa vie avec quelqu'un qu'elle aimerait. Le roi n'est pas dépeint comme un homme horrible, au contraire, juste ridicule, pas très fûté, pas très intéressant. De l'autre côté, quand Cath tombe sur Jest - que j'imaginais en Jon Snow.... voilà voilà - c'est un petit peu l'amour au premier regard. Certes, il est plein de resources, drôle, agile. Contrairement au roi, bien plus vieux, il a son âge, il partage cette jeunesse, cette fougue amoureuse, de vivre. Il lui demande ce qu'elle veut faire, ce qu'elle aime, et ne la force jamais à rien. C'est plus que ce que sa famille a jamais fait pour elle. Ils se connaissent à peine que Cath ressent une attraction vers lui, et ce côté love at first sight, c'est pas franchement mon délire, et par bien des fois; ça m'a un petit peu agacé - Mais c'est le Pays des Merveilles, et on parle d'une fille dont le destin semble être tout tracé pour elle sans avoir pris la peine de la consulter, dont elle sait qu'elle ne pourra sortir que par une aide extérieure. Elle rencontre Jest juste après avoir échappé à une demande en mariage qu'elle ne désire pour rien au monde. Catherine est dans ce livre comme tout personnage du Pays des Merveilles, elle essaie d'échapper au Temps, qui est une vraie entité dans l'univers. Elle essaie d'en gagner le plus possible, alors qu'elle sait au fond d'elle-même que fuir ce destin est vain. Qu'elle n'y parviendra certainement pas - pourtant, elle veut y croire. Elle veut espérer, elle prend les devants pour échapper à une prison dorée, ppour créer sa propre voie, même si pour cela elle prend des décisions à vous faire lever les yeux au ciel et change d'avis parfois au dernier moment. Catherine perd la tête, Catherine a le coeur déchiré. Catherine déteste sa condition de ne pas pouvoir suivre son coeur, d'être empêchée par le destin de suivre sa voie. Par sa condition, par ses parents. C'est un personnage dont on suit le déschantement et les espoirs, ses montées et ses chutes.  

  J'ai adoré ce livre. J'ai adoré cette fin. J'étais triste, j'étais en colère, je voulais y croire, puis je ne voulais pas y croire; j'étais épuisée des montagnes russes qu'avait fait mon coeur en lisant ce bouquin. Mais j'étais heureuse, j'étais heureuse d'avoir lu une aussi bonne réécriture. De retrouver un univers que j'adore d'une nouvelle façon très intéressante et passionnante. J'étais captivée, j'étais fascinée. En plus, la musique de Star Wars que j'écoutais en lisant était juste parfaite. Rendait tout ça tragique. Marquait le dramatisme du récit. 

Et c'était tellement, tellement bien. 

  Je dirais bien que c'était un coup de coeur, mais ce serait bien trop ironique, même pour moi.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. ♡

“But hoping," he said, "is how the impossible can be possible after all."

“Sometimes your heart is the only thing worth listening to.”

Partager cet article
Repost0

Chronique littéraire : "L'instant précis où les destins s'entremêlent", par Angélique Barbérat

Publié le par Wendy&Belle

Editions J'ai lu, parût en 2015, première parution en 2013.

Résumé : "Une tache rouge sombre sur l’oreiller, juste sous les cheveux de sa maman morte sous les coups de son mari, le père de Kyle : voilà ce que le petit garçon a vu, à cinq ans… Comment peut-on vivre après cela ? Kyle se lance à cœur perdu dans la musique, que sa mère aimait tant… Vingt ans après le crime, leader d’un groupe rock à la mode, il est célèbre dans le monde entier. Mais inapte au bonheur. Coryn, seule ?lle d’une fratrie de onze enfants, est tombée dans le piège ourdi par son père pour la sortir de la misère : épouser un homme riche, « fou amoureux » d’elle. Surtout fou. D’une jalousie maladive, d’une violence inouïe, il lui fait trois enfants et la coupe du reste du monde. Tous ses rêves se sont envolés. Comment cette star internationale et cette prisonnière pourraient-elles se rencontrer ? Un accident de voiture va pourtant les réunir un instant, celui où les destins s’entremêlent. C’est suf?sant pour qu’ils se «reconnaissent » sans bien savoir pourquoi et se laissent attirer dans une toile amoureuse tissée au jour le jour, malgré l’éloignement, la peur pour elle et, pour lui, l’emprise d’un métier dévorant. Parviendront-ils à vivre ce que leurs sentiments leur inspirent ?"

                                                                                                                                                        

Je tiens à rendre justice à ce livre, mais je ne sais pas comment c'est possible. Je ne sais pas si je saurai trouver le mots adéquats. Aussi justes que les siens. 

Ce livre m'a fait traversé un véritable arc-en-ciel d'émotions, comme rarement.

C'est parfaitement le genre de titre qui m'interpelle, et pour être franche, son résumé m'a attiré comme il m'a effrayé : J'avais tellement peur de tomber dans une romance de base, du genre comédie romantique sous format téléfilm qui passe sur les chaînes publiques l'après-midi.

Et donc toi, livre qui ne paye pas mine, dont on ne parle quasiment pas, tu n'as pas seulement tenu les promesses que contenaient ton titre et comblé mes attentes, tu m'en as mis plein les yeux. A un point que je ne saurais décrire...

Ceci est un livre sur le Destin et le Hasard. Sur la Vie. Sur les humains. Sur la Vie. Sur les petites choses et sur les grandes. Sur la Vie. Sur le quotidien et la Grande Aventure. Sur la Vie... Il m'a ému aux larmes, et je ne peux d'ailleurs désormais plus compter sur les doigts d'une seule main les livres qui y sont parvenus. Un sujet aussi profond et philosophique se doit d'être traité avec talent et justesse, dans toute sa complexité, et toi, mon si beau livre, tu as plongé au coeur de la chose. 

Par tes mots et ton lyrisme, dans la beauté de ton - ou tes - histoire, tu as fait en sorte que chacun des personnages me touchent, tous autant qu'ils sont. Coryn m'a touché pour son parcours - comment pourrait-il en être autrement ? -, par sa profondeur et son aboutissement, son évolution, toute sa description, sa prise de conscience, de confiance, et de décision. Elle m'a touché par sa faiblesse, et par la force qu'elle réussit à trouver. Kyle m'a touché par tous les côtés de son personnage, exactement comme Coryn, avec plus de tenacité et de détermination qui ont fait que mon coeur ont fondu en lisant ses passages. J'ai haïe Jack à la seconde où il a fait son apparition, grâce à l'ironie dramatique qui est parfaitement mise en place. Et il y en a tant d'autres... Pourtant, tous ont leur importance, même ceux que l'on ne voit passer que quelques pages, quelques lignes, par ci et par là. Tous laissent une trace sur chacun, et contribue à faire évoluer leurs destins, parfois même sans le vouloir, de manière inentionnelle, juste en étant qui ils sont. Ils vont ainsi jouer un rôle, peut être un tout petit, un infime rôle, mais un rôle tout de même, qui fait que sans leur participation, les choses se seraient passées de manière différente, peut être pour le meilleur, peut être pour le pire. Et c'est tellement beau, cette façon de décrire les gens, de décrire la vie, de parler du Hasard et du Destin...

 

Encore une fois, ton écriture a fait que je suis tombée amoureuse de tes lignes. Je suis tombée amoureuse de cette histoire. De ces destins. De la façon dont tous se rejoignent... 

La fin m'a, je dois l'avouer, prise par surprise. Je ne m'attendais pas non plus à cela... Et j'ai fini en larmes au fond de mon lit. Tant c'était à la fois beau, tellement beau, et déchirant, si déchirant. J'ai été à la fois si heureuse et si triste, si en colère en lisant ce livre. Il est si dur, si violent. Pourtant... Il a su m'entraîner dans son monde, qui est un si joli et si juste reflet de notre monde, dans sa tragédie, son horreur, mais aussi dans sa bonté et de sa beauté. N'est-ce pas un gage de sa qualité ? 

Je remercie ainsi tous les éléments de la Vie, du Destin et du Hasard qui ont fait que ce bouquin s'écrive, qui se fasse publier, et qu'il attérisse entre mes mains. Tu as une place toute particulière dans mon parcours de lectrice. Merci, livre.

Grâce à toi, je ne verrai plus jamais les araignées de la même façon...

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

Peut-être avons nous tous une instinct de possession si développé qu'il nous pousse à croire que l'endroit-d'une-fois nous appartient à jamais ? Ou bien parce que c'est rassurant... A moins que ce ne soit une vielle habitude du temps où nous étions en classe ? Ou alors, c'est à cause des phéromones...

Elle observa la course de la lune tandis que celle-ci traversait sa fenêtre. Elle était ronde et pleine. Éclatante. Coryn pensa à la face que l'astre ne montrait qu'aux étoiles. Quelle astucieuse audace...

Partager cet article
Repost0

Chronique littéraire : "Fangirl", par Rainbow Rowell

Publié le par Wendy&Belle

Editions Castelmore, parût en 2015, première parution en 2013.

Résumé : Cath est fan de Simon Snow. 
Okay, le monde entier est fan de Simon Snow... 
Mais pour Cath, être une fan résume sa vie - et elle est plutôt douée pour ça. Wren, sa soeur jumelle, et elle se complaisaient dans la découverte de la saga Simon Snow quand elles étaient jeunes. Quelque part, c'est ce qui les a aidé à surmonter la fuite de leur mère.  Lire. Relire. Traîner sur les forums sur Simon Snow, écrire des fanfictions dans l'univers de Simon Snow, se déguiser en personnages pour les avant-premières de films. La soeur de Cath s'est peu à peu éloignée du fandom, mais Cath ne peut pas s'en passer. Elle n'en éprouve pas l'envie.  Maintenant qu'elles sont à l'université, Wren a annoncé à Cath qu'elle ne voulait pas qu'elles partagent une chambre. Cath est seule, complètement en dehors de sa bulle de confort. Elle partage son quotidien entre une colocataire hargneuse qui sort malgré tout avec un mec charmant et toujours collé à ses bottes, son professeur d'écriture inventée qui pense que les fanfictions annoncent la fin du monde civilisé, et un camarade de classe au physique alléchant qui a la passion des mots...  Mais elle ne peut s'empêcher de s'inquiéter à propos de son père, aimant et fragile, qui n'a jamais vraiment été seul. Pour Cath, la question est : va-t-elle réussir à s'habituer à cette nouvelle vie ?  Peut-elle le faire sans que Wren lui tienne la main ? Est-elle prête à vivre sa propre vie ? Ecrire ses propres histoires ? Et veut-elle vraiment grandir si c'est synonyme d'abandonner Simon Snow ?

                                                                                                                                                                        

Oh le joli coup de coeur que voilà...!

Ce qui est bizarre avec ce livre, c'est que je l'ai adoré du début à la fin. J'ai ressenti cet effet - vous savez, cet effet où votre coeur fond littéralement, bat plus vite, et vous fait bien comprendre que vous kiffez le moment plutôt pas mal - dés les premières pages. 

Comme si je savais d'insctinc que ça allait être un coup de coeur. Je développe peut être des pouvoirs de médium...

Premièrement, il est bon de noter que la plume de Raibow Rowell dans Fangirl diffère bien de celle d'Eleanor & Park, et personnellement, je trouve que rien que cela prouve une majeure partie de son talent : Non seulement ses techniques de narration sont multiples, mais en plus elle sait s'adapter en fonction de ce qu'elle veut faire passer, du contexte de son histoire, de ses protagonistes. En effet, ce livre est beaucoup moins lyrique que son oeuvre la plus célèbre, plus léger car ne comportant pas d'enjeux aussi grave, et cela donne toute son âme au récit, participe grandement à nous toucher. ll  est pertinent d'admettre qu'un langage soutenu qui ne nous serait pas familier contrasterait énormément avec le réalisme et la modernité de ses intrigues, et diminuerait ainsi l'empathie, créant une barrière entre ces êtres de papier et nous. Qui plus est, ces pages regorgent d'un humour marquant délicieusement innocent, concept qui crée d'ailleurs toute l'ambiance de l'oeuvre : Tout est abordé de façon tendre, innocente, maitrisé de sorte que ça nous émeut, et non que ça nous agace.

Dans une de ses vidéos Caroline Alaska  disait à propos d'Eleanor & Park "J'avais l'impression de m'envelopper dans une couverture toute chaudre", et c'est vraiment ce que j'ai ressenti en lisant ce livre. Je pense que c'est essentiellement dû au personnage de Cath, et aux réfléxion qu'elle doit mener afin de mettre un peu d'ordre dans sa vie et dans sa tête.

Cath est une fille introvertie. Elle n'est pas particulièrement sociable, préfère de loin rester enfermée dans sa chambre à écrire que sortir avec des personnes de son âge et faire des choses propres aux personnes de son âge, et n'a pas envie que quoi que ce soit vienne perturber son train de vie. C'est un personnage au sein duquel on peut parfaitement se retrouver car elle très humaine, autant dans ses défauts, ses faiblesses, que dans ses forces et ses qualités, d'autant plus que son caractère en retrait ne l'empêche pas de s'affirmer et d'oser prendre ses décisions. Cath sait quand elle doit ou aurait dû faire des efforts, quand elle doit s'adapter, et quand elle doit rester elle-même, entre autres quand c'est aux tour des autres de se remettre en question. 

J'ai beaucoup aimé la façon dont ont été traitées ses relations, à commencer celles d'avec sa famille, c'est-à-dire sa soeur, sa mère, et son père. Tout était développé avec beaucoup de justesse, que ce soit la colère, la tristesse, le ressentiment ou l'attachement. Tout est amené de sorte à ce qu'on comprenne Cath, renforçant ainsi la sympathie que l'on développe envers elle sans tomber dans le manichéisme. 

Enfin, je m'étendrai surtout sur le point central de l'intrigue : La fanfiction, évidemment. Il apparaît que beaucoup de lecteurs n'aient pas apprécié les passages des fictions écrites par Cath. Personnellement, je les ai adoré : Non seulement ils nous permettaient de constater le réel enthousiasme de Cath envers  elles, de le partager, mais apportent une vraie dimension structurale à l'oeuvre, en plus d'une réelle profondeur, une vraie réfléxion. On se questionne ainsi sur l'écriture, la passion, les droits de propriétés intellectuelles (qui ont leur importance, oui oui oui) - en effet, comment devons-nous percevoir ces fanfictions ? Comme du plagiat, ou comme une oeuvre à part entière ? C'est un phénomène très actuel, si l'on compte qui plus est toutes celles qui se font publier et vendre à des millions d'exemplaires. Cela permet également à l'auteure d'aborder son propre domaine : l'écriture. Tout comme les dramaturges de l'époque réfléchissait leur domaine à travers la métaphore du théâtre dans le théâtre, ici nous avons une fiction au coeur d'une fiction. Si l'on s'attarde d'ailleurs sur la fiction écrite par Cath, celle-ci est une jolie métaphore explicitée dés le début du roman : Simon Snow se bat contre la Monotonie Rampante, qui souhaite éradiquer toute la magie du monde ; si nous lisons entre les lignes, la magie, c'est l'écriture, et la monotonie la triste réalité de ceux qui ne la considèrent que comme distraction ou pire, qui ne la considèrent pas du tout. Cath se bat elle aussi contre la monotonie que serait sa vie sans ses fanfictions, et nous montre que le seul moyen de la faire perdurer dans le monde, c'est de continuer d'écrire. 

Tout est réuni pour que Fangirl soit un contemporain fonctionnant à la perfection. L'ambiance est légère sans pour autant être vide. Les thèmes sont traitées avec beaucoup de justesse, de tendresse, et de rélfexion. Je considère sincérement Fangirl comme la déclaration d'amour de l'auteure à sa passion de l'écriture, et même comme une thérapie : Ce livre fait du bien. Il met du baume au coeur, et nous fait un effet chamallow, un effet de douceur, de chaleur...

En d'autres termes, réunit tous les facteurs pour que ce livre soit un réel coup de coeur.

Qui plus est, moi qui me suis tout autant attachée à Simon et à Baz qu'à Cath, j'ai été plus que ravie d'apprendre que l'auteure allait publier la fanfiction elle-même de Cath, sous son titre Carry on. Ô comme j'ai hâte !

 

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

Parfois, écrire se rapproche de la chute libre : vos doigts s'agitent sur le clavier comme vos jambes dans le vide.

Partager cet article
Repost0

Chronique littéraire : "Les Outrepasseurs", tome 1, par Cindy Van Wilder

Publié le par Wendy&Belle

Editions Gulf Stream, parût en 2014.

Résumé : " -  Jure-moi fidélité et je te protégerai. Nous le ferons tous. - Nous ?
- Les Outrepasseurs. Tous ceux qui portent la Marque. Regarde ces jeunes gens. Voilà ta seule famille, à présent. Vous combattrez ensemble. (Il baissa le ton de sa voix.) Nos adversaires ne s’arrêteront jamais. Les fés nous pourchassent depuis huit siècles. Une éternité pour nous. Un instant pour eux. »
Peter, un adolescent sans histoire, échappe de justesse à un attentat et découvre que l’attaque le visait personnellement. Emmené à Lion House, la résidence d’un mystérieux Noble, il fait connaissance avec les membres d’une société secrète qui lutte depuis des siècles contre les fés : les Outrepasseurs. Les révélations de ces derniers vont changer le cours de sa vie… "

                                                                                                                                                                        

Oui. Ce Peter est toujours dans ma tête. Toujours.

J'adore quand un livre, au-delà de combler mes espérances, me fait un effet dingue.

J'ai tellement aimé l'univers de ce tome qu'il me trotte dans la tête à longueur de temps. Je ne l'avais même pas encore terminé que j'avais déjà acheté les deux tomes suivants... Je ne m'attendais vraiment pas à ça. 

Je suis  bleuffée. Charmée.

La plume a fait que j'ai eu énormément de mal à lâcher ce livre - d'ailleurs j'ai relu certains passages une fois terminé. - L'univers mis en place était réellement intéressant : Un contexte moyenageux, très croyant et très pieux, est mis en parrallèle avec des créatures appartenant à un autre monde, dont les attitudes et les aptitudes sont bien différentes de celles des simples villageois. Les deux univers sont tous les deux captivants ! Et tous les deux très sombres, et je ne peux m'empêcher de penser que le décor ne fait que refléter la nature de ses protagonistes. Le lyrisme et la fluidité de l'auteure nous permettent de prendre autant de plaisir à découvrir les habitudes de vie et les comportements des habitants du village qu'à découvrir celles des fés. J'ai adoré toutes les références mythologiques placées tout au long du livre, et les expressions de langages utilisées : Elles prouvent un réel travail de recherche et d'approfondissement de l'histoire, et participent ainsi à la profondeur du texte.

Concernant le lyrisme d'ailleurs, j'ai été littéralement hypnotisée par les description faites du Chasseur, surtout vis-à-vis de sa nouvelle proie, c'est-à-dire sa nouvelle obsession.

La seule chose sur laquelle je pourrais chipotter serait le personnage de Niels, qui est assez ambivalent, assez lunatique. En revanche, j'ai adoré les personnages de Frère François et Arnaut, pour laquelle le phénomène d'ampathie a réellement fonctionné. 

Je peux comprendre les reproches adressés au livre concernant le fait que ce premier tome introduit sur la quasi-totalité du roman les origines des Outrepasseurs, alors que la quatrième nous promettait une histoire centrée sur Peter. En ce qui me concerne, je trouve que l'histoire est bel et bien centrée sur Peter, car dans la narration des événements passés, on ne se centre sur aucun personnage, mais voguons de charactère en charactère, créant ainsi un certain suspens, qui ne fait que monter crescendo grâce à l'ironie dramatique de l'histoire.

Les dernières pages étaient vraiment haletantes, et je dois admettre que je suis d'ores et déjà plongée dans la suite. Je ne pouvais pas attendre, je ne voulais pas attendre, le livre était sous mon nez, alors pourquoi attendre ? Et puis, je ne veux pas trop m'avancer, mais... Cette suite à l'air de tout déchirer. 

Ce livre fût un véritable délice. Je ne peux que le recommander. 

Alors n'attendez plus, foncez ! Vraiment.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

 

Pour ma défense, en plus d'un Peter, il y a un personnage qui s'appelle Félix dans l'histoire... Comment ne peut pas faire des liens... ?

Oh non, mon fier lion ne va pas se transformer en lamentable limaçon. Pas plus qu'il ne me faussera compagnie désormais.

Partager cet article
Repost0

Review série : Sherlock, créée par Mark Gatiss et Steven Moffat

Publié le par Wendy&Belle

«Sherlock est une série télévisée policière britannique créée par Mark Gatiss et Steven Mofat et diffusée depuis le 25 juillet 2010 sur BBC One. Produite par Hartswood Films et BBC Wales pour la BBC, elle est une adaptation moderne des aventures de Sherlock Holmes, écrites par Sir Arthur Conan Doyle, avec Benedict Cumberbatch dans le rôle titre et Martin Freeman dans celui du docteur Watson.»

                                                                                                                                                                         

Pour résumer cette série, je vais poser une question rhétorique : De quoi ai-je l'air maintenant, sérieux ? 

Cela faisait environ trois ou quatre ans que je répétais inlasseblement qu'en dépit du fait que la moitié de mes amis soient totalement subjugués par la chose, qu'ils m'en vantent les mérites des heures et des heures durant en m'affirmant que ça n'a absolument rien à voir avec tout ce que je pouvais imaginer, je ne regarderais pas. Pourquoi ? Le genre policier n'est clairement pas mon domaine de prédilection. J'ai une petite idée du pourquoi de la chose, mais là n'est pas le problème. Cela étant, maintes et maintes péripéthies m'ont, un dimanche soir, conduites chez une amie - sans doute la plus grande fan de la série du monde - qui m'a gentilment prêté les DVD, parce que je les lui avais demandé. Pourquoi encore ? A cause d'éléments extérieurs, - c'est à dire Ophélie (♥) et une amie très chère à mon coeur (♥) (si tu passes par là, et je sais que tu le feras) - qui ont fini par attiser ma curiosité. Résultat ?

Je me suis retrouvée le jeudi suivant à acheter l'intégrale des trois saisons, car il était tout bonnement impensable que je ne puisse pas revisonner cette série encore et encore.

ça m'apprendra à douter de la BBC. 

D'abord, sans même entrer dans les détails de l'écriture, de l'intrigue ou des personnages, le rendu visuel de cette série est juste sublime. Je n'ai jamais vu de série aussi travaillée : Chaque plan est étudié, souhaité, je n'ose imaginer combien de temps il dû falloir pour tout storyborder. On est dans un tel niveau d'expertise et d'art que les acteurs n'ont pas à expliquer ce qu'il se passe à haute voix pour que l'on comprenne ce qu'ils ressentent : Tout cela nous est montré. Du brio, et pour ce qui est des moyens mis en oeuvres pour nous representer comment fonctionne l'étrange mais brillant cerveau de Holmes, je ne trouve même pas les mots adéquats. Rien ne pourrait le décrire, c'est juste spectaculaire, que ce soit les signes qu'il repère sur tout le monde, son "palais mental", ou encore son inconscient... Wow. Juste, wow. 

 " I'm in shock ! Look, I've got a blanket ! "

La qualité de réalisation est le parfait reflet de l'excellence écriture de cette série, qui réside en l'ingéniosité des personnages. Dans la série, nous sommes Watson : Il est le premier personnage qui nous est d'ailleurs montré, et c'est lui qui nous conduit à Sherlock, qui sera bien sûr le coeur de toute l'histoire. Nous découvrons tout en même temps que Watson, nous sommes à la fois perplexe mais fascinés face à Sherlock comme Watson, puis nous l'aimons comme Watson, nous voulons le comprendre et l'aider comme Watson, et à mesure où leur amitié se solidifie, nous entrons peu à peu dans sa tête à notre tour. Nous finissons par ne plus  voir seulement comment les gens voient Sherlock, mais comment Sherlock voient les gens. 

Inutile de stipuler que Sherlock est, bien sûr, le meilleur personnage de toute la série.

Pour être honnête, ceci est un simple avis personnel, car il n'est pas rare de rencontrer des gens adorateurs de la série, mais pas adorateurs sans limites du personnage, y préférant volontiers Watson, pour son caractère patient, vif, attentionné, compatissant... ou encore d'autres protagonistes, dont nous parlerons plus tard. Pour l'heure, je vais simplement tenter d'expliquer pourquoi ce personnage m'intrigue et m'attire plus que les autres, même si cela se joue de peu, car ils sont tous brillants.

"I'm not a psychopath. I'm a high fuctioning sociopath. Do your research."

Sherlock est un homme brillant, doué d'un talent de déduction incontestable. Pouvant passer des jours sans parler lorsqu'il réfléchit, refusant même de se nourir pour ne pas ralentir le rythme de son cerveau, il sait lire les gens, décrypter leurs attitudes et deviner leur vie. Ce qui explique que ce personnage puisse agacer bon nombre de personnes, c'est qu'il est parfaitement au courant de cette intelligence : Il est sûr de lui, confiant, sait ce qu'il fait, sait qu'il va parvenir à ses fins, et tout ces attouts le conduisent à l'arrogance, voire à la condescendance. De ce fait, nous avons constamment droit à un sarcasme à toute épreuve, pour notre plus grand plaisir, car ses répliques sont pour la plupart épiques. C'est un personnage qui se veut froid, se consacrant exclusivement à ce qui sera utile à son travail et au developpement de ses talents. C'est pour cette raison qu'il admire toute forme d'intelligence, non seulement car c'est tout ce qui l'excite - dans l'épisode avec La Femme, pourtant admirée de tous, il lui dit "vous fanfaronnez pour impressionner, ne m'ennuyez pas, réfléchissez", car c'est sa ruse qu'il admire, bien plus que son corps - mais aussi parce qu'il aime la repérer là où les autres ne voient que folie ou stupidité. Il la reconnaît tout d'abord chez les sérials killers, cela est évident dés le début, c'est pour cette raison qu'il aime faire le métier qu'il fait, - car ils le surprennent toujours, et le sortent ainsi de l'ennui de la routine -  mais aussi chez les marginaux. Par exemple, lorsqu'il a des questions ayant rapport à la peinture pour l'une de ses enquêtes, il dit avoir besoin d'un expert. Il se dirige donc vers le musé, mais le contourne : C'est vers un tageur de rue de l'autre côté qu'il se dirige, et qui lui donne toutes les informations nécéssaires. Il la reconnaît égalemment chez un apparent drogué, qui ne semble pas voir plus loin que le bout de son nez, mais qui se révèle être doué des mêmes talents de déductions que lui, et même de talents pour la bio-chimie. Sherlock est effectivement un personnage qui s'ennuie, et l'ennui est un vaste sujet de réflexion que mène la série. Il n'accepte en effet pas toutes les enquêtes qu'on lui propose, même si certains clients sont prêts à lui offrir une considérable somme d'argent, cela dépendra uniquement de si l'enquête parviendra à l'intéresser ou non. Par ailleurs, quand il ne semble trouver moyen d'éviter l'ennui, celui-ci ne semble trouver d'occupation que dans l'addiction ou les conduites toutes plus saugrenues les unes que les autres, comme par exemple tirer à bout portants sur son mur. C'est un tout nouveau visage du personnage que nous découvrons ici, qui semble pourtant le plus se rapprocher au personnage d'origine écrit par Arthur Conan Doyle, par rapport aux maintes et maintes représentations faites de Sherlock. 

“Shut up everybody, shut up ! Don’t move, don’t speak, don’t breathe, I’m trying to think. Anderson, face the other way, you’re putting me off.”

Ce qui étonnant, c'est de voir son évolution par rapport aux émotions. C'est un concept qu'il ne comprend pas, adepte du côté froid de la raison et de la logique. Il ne semble n'avoir d'affection que pour Madame Hudson - personnage ô combien attachant qui aura le privilège de pouvoir toujours compter sur lui - au début de la série; mais finit bien évidemment par en avoir envers son futur assistant : Le Docteur Watson. Dés le début, celui-ci semble échapper à son jugement critique, à ses repliques cinglantes - en tout cas au début -, attiser sa curiosité, et plus important encore, semble ne pas lui taper sur les nerfs mais au contraire, être de bonne compagnie. Cela se confirme bien sûr dans la suite de la série puisqu'ils lient une amitié qui ne fera que se renforcer. Watson est prêt a tout endurer pour Sherlock, il risque d'ailleurs plusieurs fois sa vie. Il trouve en son ami -son meilleur ami- toutes les qualités que les autres ne voient pas, ne le percevant qu'à travers son statut de génie. Watson, lui, voit Sherlock en tant que génie, certes, mais aussi en tant que personne.  A l'inverse, Sherlock adore Watson, plus que n'importe qui d'autre. Jamais il ne permettrait que son ami puisse être blessé par qui que ce soit. C'est envers Watson que Sherlock ressent le plus de choses. 

"Alone is what I have, Alone protects me."

Sauf qu'il a beau ressentir des choses, il ne sait pas les gérer, encore moins les exprimer de façon claire, préférant ignorer toute forme de sentiments, qui sont pour lui un puissant handicap. Cela se ressent surtout lors de l'épisode introduisant La Femme, qui pour la première fois nous donne la vision d'un Sherlock troublé, confus. Encore une fois, cela se fait ressentir dans le brio de l'écriture et de la réalisation. 

“Anderson, don’t talk out loud. You lower the IQ of the whole street.”

Cette capacité à gérer les émotions fait partie de la reflexion que mène la série, à commencer par Watson, qui dés le début doit gérer ses souvenirs de guerre, puis par rapport à Holmes, qui lui en fait vraiment voir de toutes les couleurs, puis par Holmes lui-même, qui est lui submergé par toutes les sortes d'émotions qu'il fait surgir en les gens : De l'adoration et de l'admiration chez ses fans, de la haine que certains lui portent à cause de son attitude, de l'affection qu'il n'identifie par toujours, jusqu'à la passion amoureuse qu'il suscite chez d'autres encore. Cependant, il n'hésite pas à jouer des émotions que ressentent les gens, pas seulement celles de parfaits inconnus, mais aussi et surtout de celles de son entourage, faisant de lui un personnage aux tendances détestables, mais qui tend à prouver ce qu'il affirme : Les sentiments ne sont que faiblesse. Pourtant, il est très clair que Sherlock a lui aussi ses faiblesses, le rendant ainsi plus humain et moins simple  machine à réfléchir, allant même jusqu'à être une force.

"We are in Buckingham Palace, the very heart of the British nation. Sherlock Holmes, put your trousers on !" 

Mon seul reproche serait sans doute les émotions transmises par rapport à son frère, Mycroft. Personnellement, je le considère comme mon second personnage favori, même si son égoïsme n'a d'égal que son égo et sa supériorité manifeste, car tout cela est compensé par la dévotion sans limite qu'il porte pour son frère, d'une façon bien étrange mais pourtant omni-présente, puisqu'il va jusqu'à faire surveiller ses faits et gestes, et est le premier à s'inquiéter de ses problèmes d'addiction. Nous sentons cette affection, si on peut appeler ça comme ça, à chaque fois que celui-ci se met à évoquer son frère. Il est en effet sa faiblesse, étant le seul que Myrcroft fait passer avec ses intérêts personnels, alors qu'il ne semble guère plus être qu'une source d'irritation se révélant parfois utile pour Sherlock. Il n'est pas aisé d'identifier leur relation, car en même temps Sherlock trouve en Mycroft un homme à la hauteur de son intelligence, qui partage sa froideur, et sur laquelle il lui arrive d'être sur la même longueur d'ondes, mais dont il nous est constamment rappelé qu'il n'éprouve envers lui. que rancoeur. Toutefois, tout va dans le sens où cette relation aurait une raison, que Mycroft évoque à plusieurs reprises sans daigner nous en dire plus, comme pour simplement manifester son existence, mais qui pourrait supposer être exposée dans les saisons à venir.

Avec de tels personnages, il fallait évidemment à Sherlock un ennemi à la hauteur, et c'est sans nul doute que celui-ci l'a trouvé : Moriarty. Tout dans son personnage font de lui un homme malade, qui ne pense plus de façon rationnelle, mais a bel et bien sombré dans la folie. Pourtant, il s'avère être le seul à  égaler l'intelligence de Sherlock. Moriarty donne l'impression d'être un personnage obsédé par le détective, passionné par lui - passionné au point de le haïr, jusqu'à ne plus désirer que le détruire. 

Ce qui est fascinant à observer, c'est à quel point ces deux personnages sont les mêmes : Une intelligence outre mesure, une ruse sans pareille, la capacité de manipuler les gens pour parvenir tous deux à leurs fins... Ils sont pareils, faits de la même consistence, et se comprennent donc mutuellement, en le sens où Sherlock comprend exactement où Moriarty veut en venir, comment son esprit de génie du crime fonctionne, et où Moriarty comprend Sherlock de la même façon, à l'exception qu'il ne semble absolument pas comprendre pourquoi ce dernier choisi de mettre ses talents au service du peuple, plutôt qu'à entreprendre des choses extraordinaires. Là est leur différence : Moriarty a choisi de se vouer au vice, au crime, au mal ; Sherlock à choisit de les résoudre, car étant le seul à les comprendre. C'est d'ailleurs ce que démontre parfaitement les titres qu'ils se donnent : Sherlock s'auto-proclame "détective consultant", tandis que Moriarty préfère s'appeler "Criminel consultant."

"You"re on the side of the angels.

- Oh, I may be on the side of the angels. But don't think for one second that I am one of them."

                                                                                                                                                                              

J'en profte pour faire un petit commentaire à la VF. Si au niveau des voix je ne trouve rien de choquant - de base je trouve que les doublages ôtent tout le charme et le talent des acteurs, mais bon, passons - leur traduction laissent clairement à désirer. Elles ôtent toute la subtilisé des repliques. Par exemple, à un moment, Mycroft demande à son frère "Back to the source ?", soit "retour aux sources ?", en sous entendant bien sûr que Sherlock est retombé dans des problèmes d'addiction qu'il aurait eu dans le passé. En français, cela a été traduit par "Tu t'es remit à la dope ?", ce qui, je trouve, ôte toute subtilité à la réplique.

Autre exemple, quelques minutes avant que Mycrofit ne dise ça, Watson soupçonne - pour ne pas dire sait pertinemment - que Sherlock a pris de la drogue. En montant dans la voiture, il dit à la personne qui conduit "on va à l'hopital", "Because Sherlock Holmes needs to pee in a jar", soit "Parce que Sherlock Holmes doit pisser dans un bocal." C'est une réplique empleint de paternalisme, mais aussi d'exaspération, sous entendant que Sherlock lui aura vraiment tout fait, mais qui plus est le met face à une situation humiliante, celle d'un enfant pris en faute. En français, cela a été traduit par "Sherlock Holmes doit faire des analyses." Certes, là est l'idée, il doit pisser dans un bocal pour faire des analyses, mais cela ôte encore une fois toute subtilité à la réplique. 

C'est pour cela que je recommande fortement de regarder cette série -si ce n'est toutes les séries - en version originale -, car même si l'essentiel du truc est retransmis, nous sommes pratiquement toujours confrontés à une perte par rapport à la traduction.

                                                                                                                                                                      

"Dear God, what it is like in your funny little brains ? It must be so boring."

Que dire, je ne peux que me ranger à l'avis de tous ceux qui ont regardé cette série : elle est effectivement brillante, géniale sous tous les points. Je ne peux qu'applaudir des deux mains (parce qu'avec une c'est trop difficile), le talent de la réalisation, de l'écriture, des acteurs, de tout ce qui a contribué à un résultat aussi excellent. Arrivé à un tel niveau d'expertise, je suis prête à suivre Sherlock et Watson dans toutes leurs aventures, quel quelles soient. Après l'explosion de sensations qui a suivit la fin du dernier épisode de la troisième saison, j'attends sereinement la saison quatre. Sereinement, oui, car elle était tellement, tellement bonne, mes sens en ont tellement pris, que je suis suffisament émerveillée pour patienter, pour endurer l'attente sans trop de peine. Cette série un vrai feu d'artifice d'art et de talent. C'est un véritable coup de coeur.

J'espère de tout coeur que vous avez commencé cette série merveilleuse,

 love always. 

Partager cet article
Repost0

Chronique littéraire : Saga les Contes du royaume, tome 3 "Beauty", by Sarah Pinborough

Publié le par Wendy&Belle

Editions Gollanzc, parût en 2013, lecture VO.

Résumé :Cette fois, c'est l'histoire de la Belle au Bois Dormant qui va se prendre un petit coup de neuf ! Bien sûr, on y retrouvera tous les éléments classiques de ce conte (le beau prince, la terrible malédiction, la jeune fille endormie et le château hanté) mais de nouveau revus à la sauce moderne ! Toujours aussi drôle et sexy. "

                                                                                                                                                                        

La littérature, et l'art en général, au delà d'une recherche constante de l'esthétique, est là pour vous ouvrir l'esprit, vous offrir milles et une autres perceptions des choses, de toutes les choses. Là où je trouve que cette saga illustre parfaitement ce fait, ce que l'auteure s'attaque à des choses auxquelles nous tenons, qui nous ont bercé, qui ont participé à faire de nous qui nous sommes aujourd'hui en bercant notre enfance : Les contes, bien sur. Avec sa plume, Sarah Pinborough vient réécrire les histoires que nous connaissons tous, ou du moins que nous croyons connaître, comme jamais auparavant. Je peux comprendre que cela ne plaise pas tout le monde.

En ce qui me concerne, je suis béate d'admiration.

Exactement comme ça.

Ce troisième tome est sûrement celui qui a mis le plus de temps à m'intriguer, mais il est également celui que j'ai lu le plus rapidement, car il m'était tout bonnement impossible de le lâcher une fois plongée dans ce chef d'oeuvre. (Pour tout dire, je me suis couchée à 4h du matin pour le terminer.) Ce qu'à fait l'auteure du personnage de la Belle aux bois dormants, soit Beauty, est juste magique, magistral, majestueux, soupoudré d'une ironie dramatique qui a fait battre mon coeur de plus en plus vite. Mes excuses aux amateurs, mais si l'histoire originale est intéressante, toutes les adaptations qui en ont découlées sont si niaises que même les Bisounours ont envie de vomir. Ici, l'auteure a su mettre du piquant là où d'habitude il n'y en a pas. Elle est même allée jusqu'à dénicher Rumplestiltskin, personnage quasi inexploité dans la littérature - Once Upon a Time, tu as au moins le mérite d'en avoir fait sur écran un personnage génial - en lui confiant un rôle majeur à l'intrigue.

Des trois réécritures qui ont été écrites, je pense que celle-ci est la plus originale, la plus recherchée.  J'ai été bleuffée, je ne l'ai pas vu venir, et j'ai dévoré l'histoire du personnage developpé. 

Vous pouvez vous attendre à voir votre enfance voler en éclats au fil de ces pages.

Oui, Beauty ressemble à ça dans ma tête.

La plume de l'auteure, toujours aussi enchanteresse, décrit si bien les actions et les lieux que les scènes se formant dans notre imaginaire, même dans l'horreur et la décadence, sont sublimes. Littéralement sublimes. Aussi sublime que sa façon de démystifier, encore une fois, les mythes que l'on croit tous connaître, y ôter toute la niaiserie que le Temps  et une grosse société de production- a déposé sur ces contes. L'univers est ici plus noir, plus sombre.

Du pur génie.

Mon seul regret est peut être par rapport à la fin -hormi l'épilogue-, qui manque de cette pointe de 'wow' trouvée et retrouvée dans Poison et Charm, remplacée par une touche de 'ah, d'accord.' Toutefois, l'épilogue final ne m'a donné qu'une envie : Tout relire, et vérifier la concordences des événements, assembler toutes les pièces de ce magnifique puzzle. Et prier pour une suite. Même infime, même toute petite. J'en veux plus. Il m'en faut plus. Je suis accro aux histoires de l'auteure.

D'ailleurs, il paraît que certains prônent le fait de lire, ou en tout cas de pouvoir lire ce livre indépendement des deux autres. 

Personellement, je n'en vois pas l'intérêt. Certes, cette histoire se déroule un peu avant les deux autres, est en quelque sorte une préquelle; cependant, si l'auteure les a écrit dans cet ordre, c'est qu'il y a une raison. Comme pour les Star Wars. Oui je suis fan.

Cette saga est une saga coup de coeur. Même si ma préférence va vers Charm, je vous conseille à tous de les lire, bien que ce soit des ouvrages très controversés qu'il va maintenant être très difficile à trouver. C'est un voyage que je ne regretterais pour rien au monde.

Et je ne pourrais pas rendre justice à un tel talent et à une telle originalité.  Alors je vais simplement commander ses autres romans, et j'espère être tout aussi émerveillée par le reste de ses écrits. Je ne me fais pas de soucis. Je lui accorde une totale confiance.

Puissiez vous passez de belles lectures, love always. 

 

'Sometimes,' Beauty said softly, sipping from her silver goblet, 'everyone needs to let the beast inside them out for a while'. She laughed, a sound like a waterfall meeting the sea and more glitter escaped from her fingertips. 'I like to see it. We all have our dark lusts. We should enjoy them.'

Partager cet article
Repost0

Chronique littéraire : Legend, tome 3, "Champion", by Marie Lu

Publié le par Wendy&Belle

Editions Putnam, parût en 2013, lecture VO.

Résumé : He is a Legend. She is a Prodigy. Who will be Champion? 

June and Day have sacrificed so much for the people of the Republic—and each other—and now their country is on the brink of a new existence. June is back in the good graces of the Republic, working within the government’s elite circles as Princeps-Elect, while Day has been assigned a high-level military position. 
But neither could have predicted the circumstances that will reunite them: just when a peace treaty is imminent, a plague outbreak causes panic in the Colonies, and war threatens the Republic’s border cities. This new strain of plague is deadlier than ever, and June is the only one who knows the key to her country’s defense. But saving the lives of thousands will mean asking the one she loves to give up everything. 

                                                                                                                                                                      

How depressed. Legend est fini.

               

 Je suis entrée dans ce livre à reculons. Je ne voulais pas que ça se termine. J'ai fait mon possible pour le lire le plus lentement possible. 

Jusqu'à ce qu'évidemment, je ne puisse plus m'arrêter. 

Jusqu'à un final explosif.

Mais n'avançons pas trop vite. 

La trilogie Legend n'est pas comme les autres dystopies. Elle est plus mature, plus intelligente. Plus réaliste, plus sensée, plus réfléchie, plus travaillée, plus tout, en fait. L'aspect politique de Legend est constamment présent, et toujours plus affinée, plus aboutie. L'ordre existant dans le premier tome a beau avoir été réformé, tout n'est pas fini pour autant, au contraire. Ici, les Colonies ripostent. On a également une présentation des systèmes d'autres nations, comment ils fonctionnent, comment ils vivent, comment ils gèrent leurs sociétés, et tout un tas de question se bousculent. Est ce qu'un système efficace fait forcément un système juste ? Est ce que le peuple peut il vraiment s'auto gouverner ? Pour quelles raisons se bat-on ? Car ici, tout est complexe. Une idée que l'on défend peut se trouver cachée là où on ne l'attendait pas, et tout est à remettre en question. Ici, tout n'est pas tout blanc ou tout noir, le mal peut prendre différente forme, la lutte entre ce qui nous sera bénéfique personnellement et ce qui sera bénéfique pour le peuple est constante. Les héros sont constamment tiraillés, torturés, poussés au sacrifice par leur propre conscience, de leur propre volonté. D'ailleurs, parlons en, des héros.

 

Encore une fois, j'ai adoré June, peut être même plus que dans tous les autres tomes. "Focus. Think. Act". Son sang froid (car jamais elle ne cède à la panique), son courage (car peu importe le danger de la situation, elle n'hésitera pas une seconde à agir et à se battre) et son intelligence (car il ne suffit pas de se battre, dans Legend, mais de savoir comment on se bat pour être efficace, et pourquoi on se bat, pour être juste) me fascinent toujours autant. Tout comme son amour pour Day, et les sacrifices qu'elle peut faire, alors qu'elle sait que ça va lui déchirer le coeur, juste parce qu'elle c'est que c'est ce qu'il faut faire, sans jamais se plaindre. La seule chose que je peux dire à propos de June, c'est qu'elle est noble. La noblesse de l'âme incarnée. 

Bien sur, j'ai également adoré Day. Il réfléchit autant que June, mais c'est avant tout son coeur qui le pousse à cette reflexion, plus que sa logique. Paradoxalement, c'est dans et face à ses faiblesses qu'il apparaît le plus fort. Day est généreux (car il pense toujours aux autres avant lui-même, même dans la situation dans laquelle il est ici), courageux (parce que son coeur le mène au coeur de l'action), et noble (parce que tout ce qu'il fait, il le gratuitement.) Tout comme June. 

Alors les deux ensemble... ça donne un tout parfait, mais pas parfait dans le sens où tout est toujours bien, car entre Day et June... Ce n'est pas comme ça. Et c'est ce qui en fait la beauté. Parce que quoi qu'il puisse arriver, ils sont toujours hantés l'un par l'autre, à qui ils ont une foi à toute épreuve. Les personnages ne sont pas égoïstes, donc leur amour ne l'est pas non plus. Il n'apparaît pas comme un amour de jeunesse, bien que les protagonistes soient bien jeunes, et c'est bien ce qui prouve la maturité de l'oeuvre. Day et June, ce sont deux personnes qui n'ont pas besoin d'être ensemble pour être ensemble. C'est beau, et c'est fort. Des héros à la hauteur de ce que nous offre l'auteur.

"I've been searching a long time for something I think I lost."

 

La fin est... Magistrale. Y a  pas d'autres mots. Sublime.

"Can't we go back to page one and do it all over again ?"

 

Loin d'être toute noire ou toute blanche, parce que toujours aussi travaillée. Marie Lu met ce qu'il faut, là où il faut, et doser la mesure de tute chose. Marie Lu nous fait ressentir toutes les émotions de ses personnages comme si c'était nous. C'est rare qu'il livre me fasse pleurer, mais si c'est le cas, c'est qu'il en vaut vraiment, vraiment la peine, et ç'a été le cas de Champion. 

Et de Prodigy. Et de Legend. Parce que la triloigie dans son intagralité est géniale.

Je ne vous conseillerai jamais assez cette saga, et je n'aurai certainement jamais des mots suffisament forts et suffisament puissants pour lui rendre hommage. 

Lui dire au revoir, c'est affreux. 

Mais ça en valait la peine. Tout dans cette trilogie en valait la peine. Alors merci Marie Lu

Merci ♥

 

       

“You drive me insane June. You're the scariest, most clever, bravest person I know, and sometimes I can't catch my breath because I'm trying so hard to keep up. There will never be another like you. You realize that, don't you? Billions of people will come and go in this world, but there will never be another like you.”

Partager cet article
Repost0

Chronique littéraire : Legend, tome 2, "Prodigy" par Marie Lu

Publié le par Wendy&Belle

Editions Putnam, parût en 2013, lecture VO.

Résumé : "After escaping frm the Republic's stronghold of Los Angeles, June and Day arrive in Vegas just as the unthinkable happens: the Elector Primo dies, and his son Anden takes his place. With the Republic edging closer to chaos, the pair joins a group of Patriot rebels eager to help Day rescus his brother and who offer them passage to the Colonies. The Patriots have only one request_ June and Day must assassinate th new Elector. It's the chance to change the nation, to give voice to a people silence for too long. But as June realizes this Elector is nothing like his father, she's haunted by the choice ahead. What if Anden is a new beginning ? What if revolution must be more than loss and vengeance, anger and blood ? What if the Patriots are wrong ? "

                                                                                                                                                                      

Résumé de ce livre en trois phrase : Ce livre est trop intense. Ce livre est trop captivant.

Ce livre m'a brisé le coeur. Mais de quelle magie est faite la plume de Marie Lu pour qu'elle parvienne à me toucher comme ça ?! 

Ce bouquin est tout. Autant vous le dire tout de suite, il y a tout dedans. L'action, la politique, la réflexion... Day et June.                                                         (La chronique du tome 1)

Day et JunePourqoi me faites vous ça ? 

J'adore June. Elle est intelligente, logique, agile, rapide... Fait ce qu'il faut. Son ingéniosité me fascine toujours autant. De plus, dans ce tome, on lui trouve une certaine maladresse dans les choses qu'elle ne connaît pas encore, et dans ses faiblesses, on ne l'aime qu'encore plus. Parce que ça met ses forces encore plus en valeur.

J'adore Day. En fait, June fait confiance à sa raison, Day fait confiance à son coeur. Et les deux ensemble forment un tout... Qui se complète. Dans ce tome, on sent bien la différence de rang entre les deux personnages. En effet, elle vient de l'élite, il vient des quartiers pauvres. Forcément, ça créé quelques... inconforts. On se sent mal pour les deux. Encore une fois, je ne sais pas comment c'est possible d'être autant touché par les sentiments d'un personnage que de l'autre, ni comment c'est possible de comprendre leurs moindres mouvements. 

 

(Parce que oui, dans ma tête, Day et June ressemblent à ça...)

Dans ce second tome, l'auteur développe à mille pourcent son univers dystopique, son contexte politique. Et wow. Contrairement aux trois quarts des romans dystopiques de ces quelques dernières années, je trouve que cette dystopie est vraiment différente, parce qu'elle est faite d'un réalisme incroyable : Il n'y a pas d'un côté le méchant despote, de l'autre les nobles rebelles. Ici, c'est plus compliqué et complexe que ça. Ici, la source des problèmes est plus difficile à cerner, et les solutions envisagées sont plus réfléchies qu'une simple... Révolution anarchique, si je puis dire. J'ai adoré comment l'auteur a su gérer alterner parole, réflexion, et action, utiliser le bon élément au bon moment. Les personnages secondaires ont tous un vrai rôle, et ne sont pas là pour juste décorer, ou donner du piquant, c'est ce qui rend l'écriture de Marie Lu si efficace. 

Et avec tout ça, ce livre m'a brisé le coeur. En fait, je l'ai pratiquement dévoré en une après-midi, et quand je touchais à la fin... Déjà, je ne voulais pas déjà y être, car je voulais que ça continue, encore et encore. Cependant, comme deux cents pages ne se sont pas magicalement rattachées à la reliure du bouquin, je suis parvenue à cette fin. Alors, forcément, je l'ai lu.

Et relu. Puis, j'ai fermé le livre. Et j'ai voulu pleurer, mais pleurer... 

Ce livre (cette saga) est un raz-de-marrée émotionnel. Comme je l'ai dit, il y a tout. Tout, mais tout. Tout pour nous faire traverser un arc-en-ciel d'émotions. 

Je vous recommande tellement, tellement, mais tellement cette saga... En fait, si je devais recommander une saga dystopique parmis toutes les autres... Ce serait celle là que je choisirais.

Maintenant, je trépide d'impatience à l'idée de lire le tome 3, et à la fois, je n'en ai pas du tout, mais alors pas du tout envie. Parce que je sais qu'après, ce sera fini.

Et j'aime bien trop cette saga pour lui dire au revoir tout de suite.

Day, the boy from the streets with nothing except the clothes on his back and the earnestness in his eyes, owns my heart.
He is beauty, inside and out.
He is the silver lining in a world of darkness.
He is my light.

Partager cet article
Repost0

Chronique littéraire : "L'apprenti épouvanteur", tome 1, par Joseph Delaney

Publié le par Wendy&Belle

Editions Bayard Jeunesse, parût en 2005.

Résumé : "Septième fils d'un septième fils, Tom perçoit les ombres de ceux qui ont peuplé la terre et ressent la présence des êtres maléfiques. A treize ans, il doit quitter la ferme pour devenir l'apprenti de l'épouvanteur, chasseur de démons et sorcières. Commence alors pour lui une nouvelle vie, difficile. N'écoutant que son bon coeur, il va permettre la libération d'une sorcière particulièrement cruelle que son maître a enfermée dans un puits. Il aura alors à l'affronter à plusieurs reprises avant de la voir disparaître à tout jamais."

                                                                                                                                                                      

J'adore, j'adore, j'adore ! C'est tout ce que je peux dire sur ce livre. 

Ah, non ! Y a ça aussi :  

Attention ! Avis coup de coeur !

 Pour vous dire, depuis Harry Potter, je n'avais pas été aussi emballééééééée par le fantastique ! (Ne dites pas ça à Jace. Qu'il ne se meprenne pas. J'adoooore son univers. Je voudrais pas qu'il soit jaloux.) Anyways !

L'univers était génial. Pour être honnête, ce livre n'est pas parfait-parfait. Il y a eut le début, où on est de suite happés dans l'histoire et embarqués dans la voiture. On se dit "Ah d'ccord on y va comme ça ? ok ok..." Il y a eut des passages où les ellipses m'ont parût un peu trop nombreuses, et où un peu plus de description ne m'aurait pas dérangé. Mais on s'en fou ! C'est génial ! L'auteur a réussit à aller à un point où les quelques tout petits défauts de son livre... On finit par les oublier ! 

Je pense que c'est essentiellement dût à l'intrigue. Déjà, la chose est on ne plus originale, et on ne cesse jamais d'en apprendre. On suit Thomas dans son apprentissage, dans ses péripéthies, (dans ses gourdes) Bref, dans toutes ses aventures. 

D'ailleurs, j'ai aussi adoré Thomas. Bon, j'ai adoré tous les personnes, mais Thomas ? Il était exceptionnel. On comprend ses doutes, ses peurs, son courage, son chagrin... Il ne se trouve pas du jour au lendemain se dire "chouette, j'ai toujours rêvé de faire un métier où tout le monde nous déteste, et où le danger de la mort planent sans cesse au-dessus de nos têtes." C'est un personnage très humain, qu'on comprend et avec lequel on compatit. Je l'ai adoré, encore une fois.

Cela dit, comme je l'ai déjà dis, je les ai tous aimé, parce qu'à aucun moment il n'y a d'appitoiement sur aucun des personnages, et j'ai beaucoup aimé. Ils font tous (ou presque) preuve de courage, ont le sens du devoir, tous ces trucs là qui les rendent géniaux. L'épouvanteur, au début paraît froid, distant... Au final, on lui découvre un petit air de Dumbledores, traitant un peu son apprenti comme son fils. Les sorcières, que ce soit Lizzie ou la Mère Malkin, de par leur horreur m'ont impressionné. L'auteur a fait preuve d'une imagination immense les concernant (et concernant tout le reste)   

                                                                                                                                               

Et enfin, il y a Alice. Je n'arrive pas à la cerner. Comme pour l'épouvateur, (et la mère de Thomas) on sent qu'on ne nous dit pas tout à propos de ces personnages. Mais c'est tant mieux ! ça donne encore plus de lire la suite.

D'ailleurs, c'est une chose que j'attends avec impatience. Je ne devrais pas, vu le tas de livres imposant qui trônent dans ma PAL, mais je pense que la prochaine fois que j'irai en librairie... Hmm, vous voyez ce que je veux dire. N'est ce pas ?

En fait, je me demandais si ce livre était ou non un coup de coeur, mais en relisant cette chronique (absolument bordélique d'ailleurs) je me rends bien compte que oui, oui, oui ! Bien sur que c'est un coup de coeur, en plus d'être un livre voleur de sommeil. "I don't need to sleep, I need answers !" c'était exactement ça.  Et pas seulement à cause des scènes à vous ficher (un peu) la chair de poule. De plus, ce livre m'a donné faim. Ce n'est pas "à ne pas lire la nuit" que j'écrirai sur la quatrième de couverture, ce serait plutôt "à ne pas lire en plein régime." 

  Mais bon, je l'ai lu pendant les fêtes, alors le régime, c'était pas trop ça. Alors, ça va.

Maintenant, il ne me reste plus qu'à m'atteler aux 9 autres tomes (ouuiiiii, ça va être que du bonheur.)

Et à errer sur internet en attendant de mes les procurer.  En espérant que ça me permette de me calmer.

Mais j'en doute....

 

Dans ma situation, être le septième fils d'un septième fils était des plus banal. C'était simplement la condition pour devenir l'apprenti d'un épouvanteur. Cependant, quelque chose me rendait différent, je le savais.
J'étais aussi le fils de ma mère.

Partager cet article
Repost0

Chronique littéraire : "Legend" by Marie Lu

Publié le par Wendy-Belle

Editions Penguin Books (collection Speak) , parût en 2013, première parution en 2011.

Lecture VO.

 

Résumé :  "June est un prodige. À quinze ans, elle fait partie de l'élite de son pays. Brillante et patriote, son avenir est assuré dans les hauts rangs de l'armée. Day est le criminel le plus recherché du territoire. Né dans les taudis qui enserrent la ville, il sévit depuis des années sans que les autorités parviennent à l'arrêter.
Issus de deux mondes que tout oppose, ils n'ont aucune raison de se rencontrer... jusqu'au jour où le frère de June est assassiné. Persuadée que Day est responsable de ce crime, June se lance dans une traque sans merci... Mais est-elle prête à découvrir la vérité ?"

                                                                                                                                                         

Dieu du ciel ! 

Qu'est ce qui se passe. D'habitude, on lit des livres, on les aime, on les aime pas. Quelques fois, on les déteste. D'autres fois, on les adore. Mais généralement, ce sont des réactions alternées entre elles. Mon avant dernière lecture ayant été un coup de coeur, je m'attendais à avoir à patienter longtemps avant d'en avoir un autre. Comment se fait-il que ç'a ait été si rapide ? 

On va faire une liste du pourquoi, du comment : 

  • June 
  • Day

Parce que oui, je suis plus ou moins tombée en extase devant les personnages principaux.

(Comment j'imagine la façon de parler de Day...)

June est un prodige, mais d'une façon tellement subtile et travaillée que ça m'a fasciné. Elle n'est pas prodige au sens où elle sait tout sur tout. Non. Elle observe tout, remarque tout, analyse tout, planifie tout, prend des décisions rapides et efficaces. Elle agit au nom de ce qu'elle croit être juste, (la République, donc.) Et quand elle commence à s'interroger... Elle se dit peut être que tout n'est pas aussi juste et idyllique que ce système veut bien le faire croire. C'est ce qu'elle apprend en se lançant notamment à la poursuite du criminel le plus recherché du pays, Day.

Day est parfait. Le criminel qui joue un peu les Robin des bois. A qui l'on découvre un sens de la justice différent de celle employée par la République. Une loyauté sans faille. Du génie. Beaucoup de compassion, aussi. De compréhension. Et on s'y attache. On s'y attache... On s'y attache d'autant plus qu'à travers ses rêves ou ses souvenirs, on découvre certaines parties de son passé. Et on se met à l'aimer d'amour. 

Evoluant tous les deux dans un système avec énormément de conflits internes, la police, l'armée, a une grande importance. Ce qui est intéressant, c'est de voir l'évolution de June par rapport à ceux pour qui elle travaille, la voir aller chercher plus loin que le bout de son nez. La voir faire preuve de compassion même dans le chagrin, même dans la haine. En conséquence du choc émotionnel qu'elle subit dans les premiers chapitres du livre, elle aurait pu se transformer en véritable monstre de violence. Mais non. Au contraire, elle fait plutôt preuve de recul. De sagesse, même. 

                   

 

“The memory fades, and I’m left hanging on to the ghosts of his
words.” 

Contrairement au Commander Jameson. Généralement, dans les livres, il y a toujours un personne antipathique. Un personnage qu'on déteste. Il y a a eut le Président Snow. Il y a eut la Chef des Erudits. Tout ce que vous voulez. Mais elle... Y a pas de mots pour dire à quel point je l'ai détesté. Plus que tous les autres, je pense. C'est peut être dû au fait qu'ayant adoré les personnages principaux, je ne pouvais que haïr ceux qui pouvaient leur causer du tord. Mais tout de même, tant de méchanceté, de violence, de désintérêt, de mépris... L'auteur a réellement réussit à travailler ses personnages. 

En fait, il n'y a qu'une seule chose sur laquelle je pourrait trouver à redire :

  • L'aspect politique n'est que mis en place. La dystopie est là, très bien menée, dans un rythme tellement bien tenu que ce livre m'a réellement volé mon sommeil, mais on ne sait pas vraiment ni pourquoi, ni comment s'est venu. 

En conclusion, ce coup de coeur est essentiellement dû aux deux personnages principaux, qui m'ont totalement conquise. Je n'ai rien trouvé à leur redire. Leurs réactions sont braves, mais réalistes. Ils ne s'étendent pas sur de longs discours de courage, ne s'étendent pas non plus sur leurs sentiments sur des pages et des pages. En fait, leur relation évoluait en même temps que leurs reflexions sur le système. Et c'était beau. Et cool, enfiiiin une romance qui ne dégouline pas. Que l'on a envie de suivre. Vraiment, c'est un livre que je recommande à 1000%.

(De plus, le niveau d'anglais est totalement abordable.)

Le seul soucis, c'est que maintenant j'attends juste de pouvoir me plonger (corps et âme) dans le tome 2. Comme pour The Giver. Sauf que je vais devoir être patiente. Et ça va être dur.

Très dur.

 

Livre lû dans le cadre du challenge Cold Winter 2014.

 

 

Day leans in toward me. He reaches up to touch my face. I can tell it still hurts him to use his fingers, and his nails are dark with dried blood. "You're brilliant," he says. "But you're a fool to stay wish someone like me."

I close my eyes at the touch of his hand. "Then we're both fools.”

Partager cet article
Repost0

1 2 > >>