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Chronique littéraire : "Harry Potter & the Philosopher's stone", by J.K Rowling

Publié le par Wendy&Belle

Editions Bloomsbury, parût en 2014, première parution en 1999. Lecture VO.

Résumé : "Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l'emmener à Poudlard, une école de sorcellerie ! Voler en balai, jeter des sorts, combattre les trolls : Harry se révèle un sorcier doué. Mais quel est le mystère qui l'entoure ? Et qui est l'effroyable V..., le mage dont personne n'ose prononcer le nom ? Amitié, surprises, dangers, scènes comiques, Harry découvre ses pouvoirs et la vie à Poudlard."

                                                                                                                                                               

Lire ce premier tome après avoir lu les cinq suivant n'était pas un choix. Mon exemplaire est arrivé bien après que j'eusse receptionné les autres, et je l'ai donc lu juste après le Prince de Sang-Mêlé. Au final, ça ne me déplaît pas tant que ça d'avoir relu le premier tome juste avant d'attaquer le dernier. ça m'a rappelé comment la magie a réussit à opérer en tout premier lieu avant de la laisser s'échapper dans notre monde.

Quand on pense que cette saga a inspiré la lecture à des milliers, peut être des millions d'enfants partout sur Terre, que des parents attendaient que leurs enfants soient endormis pour emprunter leur exemplaire et se plonger à leur tour dans les aventures de Harry... Eh bien, je ne peux m'empêcher de me demander comment il pourrait en être autrement. Ce premier tome est si enchanteur - ai-je déjà vu une aussi bonne introduction à un univers aussi complexe pour un public essentiellement jeune ?

J'ai justement adoré la manière dont Rowling a introduit sa saga, avant même que nous ne fassions la connaissance de Harry. J'ai adoré son style de construction, son schéma, son écriture, et comment elle a réussit à créer autant d'éléments en un au final, si léger volume. J'ai aimé qu'elle prouve que c'est dans la puissance des mots qu'elle utilise que la magie se crée. J'ai aimé son imagination et le défi qu'elle nous lance à développer la notre, et j'ai aimé me revoir enfant, aimant à rêver du jour où tous nous recevrions nos lettres d'admission, d'autant plus qu'au même moment j'avais face à moi deux jeunes enfants découvrant pour la première fois cette saga - et si vous saviez comme c'est beau de voir cette magie briller dans leurs yeux, car pour eux tout est encore réel et tangible. 

Je crois sincérement que ce que cette série a de spécial est qu'elle reste, non seulement parce qu'elle est longue et complexe, mais aussi parce qu'elle passe par tous les âges, énormément de thèmes et de phases, et apporte toujours quelque chose à ses lecteurs. 

En tout cas, elle est dans mon coeur, à jamais.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

'Sir - Professor Dumbledore? Can I ask you something?'
'Obviously, you've done just so', Dumbledore smiled. 'You may ask me one more thing, however.'
'What do you see when you look in the Mirror ?'
'I? I see myself holding a pair of thick, woollen socks.'

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Chronique littéraire : "Harry Potter and the Half-Blood Prince", by J.K Rowling

Publié le par Wendy&Belle

Editions Bloomsbury, parût en 2014, première parution en 2005. Lecture VO.

Résumé : Dans un monde de plus en plus inquiétant, Harry se prépare à retrouver Ron et Hermione. Bientôt, ce sera la rentrée à Poudlard, avec les autres étudiants de sixième année. Mais pourquoi Dumbledore vient-il en personne chercher Harry chez les Dursley ? Dans quels extraordinaires voyages au cœur de la mémoire va-t-il l'entraîner ?

                                                                                                                                                        

U n  p l a i s i r

E n c o r e  u n e  f o i s 

E v i d e m m e n t.

 

J'étais impatiente de me replonger dans ce sixième tome, car dans mes souvenirs, il faisait parti de ceux que j'avais le plus aimé lire. Pour être franche, je n'ai peut être pas autant pris autant de plaisir à relire celui-ci que le tome quatre ou cinq, mais il reste excellent. - of course.

Ici, on se concentre vraiment sur les personnages. L'intrigue avance elle aussi d'un pas crucial avec la découverte des Horcruxes, mais nous nous concentrerons davantage sur ces éléments dans le dernier tome. J'ai donc encore une fois aimé Harry plus que tout - pour tout. Once again, la façon qu'il a de faire face à toutes ces choses qui lui tombent dessus m'a plut, son obsession avec Malfoy m'a fait rire autant qu'elle m'a fasciné, sa relation avec Dumbledore, plus forte que jamais, m'a ému, et la perte qu'il subit en fin de roman m'a dévasté.Il commence également à sentir monter en lui l'obsession amoureuse, tout comme Ron, qui se livre à un jeu de "suis moi je te fuis, fuis moi je te suis" avec Hermione.

L'amour prend ainsi une part plus particulière, puisque c'est ici que Harry commence à ressentir ses premiers vrais papillons - admettons que Cho était plus attirante qu'autre chose...-  même si pour être honnête, sa relation avec Ginny m'a toujours parût assez superficielle, peut être essentiellement parce que j'ai toujours trouvé le personnage en lui-même superficiel et hautain en plus du reste. Ginny me sort par les yeux. Je ne l'aime pas. Je ne la supporte pas. 

 

On aborde aussi e n f i n le potentiel de Draco Malfoy, qui est e n f i n  décrit par plus qu'une simple brute sans cervelle. Pour être honnête, je pense que c'est à partir de ce moment là que le personnage a réussit à faire un boum dans ma poitrine.

J'ai adoré redécouvrir le passé de Voldemort. J'admets volontier que j'avais oublié énormément de choses, de détails - et j'ai donc été d'autant plus ravie de relire ce volume - D'autant plus qu'ici, nous avons réellement une - si ce n'est la - trame essentielle à la saga : Le choix. Le choix du bien, de la facilité, du mal. Est-ce que le mal est là, ou est-ce qu'on le choisit ? Peut-on lutter ? Peut-il se justifier ? Peut-il être pardonné ?

J'ai le coeur qui se serre à l'idée qu'il ne me reste plus qu'un tome avant d'en avoir à nouveau terminer avec cette saga...

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

'I am not worried , Harry', said Dumbledore, his voice a little stronger despite the freezing water. 'I am with you.'

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Chronique littéraire : "Harry Potter & the Order of the Phoenix", by J.K Rowling

Publié le par Wendy&Belle

Editions Bloomsbury, parût en 2014, première parution en 2003. Lecture VO.

Résumé : "A quinze ans, Harry s'apprête à entrer en cinquième année à Poudlard. Et s'il est heureux de retrouver le monde des sorciers, il n'a jamais été aussi anxieux. L'adolescence, la perspective des examens importants en fin d'année et ces étranges cauchemars... Car Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom est de retour et, plus que jamais, Harry sent peser sur lui une terrible menace. Une menace que le ministère de la Magie ne semble pas prendre au sérieux, contrairement à Dumbledore. Poudlard devient alors le terrain d'une véritable lutte de pouvoir. La résistance s'organise autour de Harry qui va devoir compter sur le courage et la fidélité de ses amis de toujours..."

                                                                                                                                                                          

Commencerais-je à être à court de mots pour décrire cette saga...?

Bien sur que non. Est-ce seulement possible ?

Il y a tellement de chose à dire sur ce cher Harry, sur ses amis, sur son univers. 

"Ask us no questions and we'll tell you no lies."

Ce tome est particulier. Il enchaîne sur les tragiques événements du tome précédent, qui se révéleront finalement déclencheurs - C'est réellement ici que l'on commence à agir, sur n'importe lequel des trois fronts : L'Ordre, les Mangemorts, ou le Ministère. Pouvons-nous d'ailleurs voir en celui-ci une critique cachée des systèmes politiques ? Certainement. Harry-Potter n'est-il pas après tout, dans une certaine mesure, une réécriture de la Seconde Guerre Mondiale ? 

Je ne saurais dire si cela est un comble, un paradoxe ou simplement une chose étrange, mais dans la plupart des commentaires concernant le personnage préféré des lecteurs, ou même des spectateurs, Harry est rarement concerné. On lui adresse beaucoup de reproches - notamment de ce tome-ci, où il n'est pas rare de l'entendre être surnommé "émo-Harry." On le blâme pour son égocentrisme, son côté grand sacrifice - qui est clairement abordé par Hermione -, son côté élu. Personnellement, mon personnage préféré - s'il fallait en nommer un, évidemment- est bien Harry : Tout les reproches que l'on peut lui adresser le rendent humain, tout ce qu'il a vécu justifie ses attitudes, - à vrai dire, le seul fait qu'il ait ici à peine quinze ans justifie ses attitudes - mais toutes ses actions concrètes font de lui un être exceptionnel, parfois même par le seul fait de n'être, à la base qu'un adolescent comme les autres, forcé d'endosser un rôle qu'il n'a pas choisi.

Ce roman est ici devenu bien plus mature, car l'on concède désormais une énorme place aux adultes de l'histoire, dans quelque front que ce soit - Place que les adolescents essaient tant bien que mal de rejoindre, sans réellement y parvenir, malgré leurs efforts, et décident alors de prendre en main leur destin en créant leur propre association. On ne peut évidemment qu'admirer leur détermination.

On remarque également ici plus que jamais à quel point le fil conducteur de Rowling est organisé : Des éléments jugés sans intérêt placés ici ou là au gré des tomes trouvent leur importance. D'ailleurs, j'ai adoré, mais réellement adoré les enseignements, la philosophie qui marquaient les personnages. J'ai trouvé cela si juste, si intelligent, de parler de choses graves et importantes, en les adaptant de façon simple, pour que le jeune public - qui est le public de base visé par ce genre d'écrits - puisse comprendre. Il est évident que l'intrigue tissée ici a longtemps fait son chemin dans l'esprit de Rowling, qu'elle a eu le temps de prendre tout son sens, et tous ses enjeux. Tout est tissé à la perfection, tout se rejoint avec une précision incroyable.

"Fools who wear their hearts proudly on their sleeves, who cannot control their emotions, who wallow in sad memories and allow themselves to be provoked so easily - weak people, in other words - they stand no chance against his powers !"

On retrouve d'ailleurs ici un nouveau panel de personnages, qui est juste... magique.

Que ce soit l'extravagance, l'étrangeté mais grande intelligence et sagesse de Luna, la folie et la dévotion de Bellatrix, les pouvoirs et le courage de Tonks, le caractère insupportable d'Ombrage, que nous détestons tout autant que Voldemort lui-même... On ne peut encore une fois qu'admirer le talent de l'auteure d'avoir élaboré des portraits tous plus différents les uns que les autres, mais tous tout aussi fascinants les uns que les autres.

Nous en apprenons d'ailleurs ici énormément plus sur Rogue que dans les autres tomes jusque-là, et entreprenons l'espoir de le comprendre, et même d'éprouver pour lui une certaine sympathie. 

Le personnage de Sirius, ou plutôt son influence, l'impact qu'il a sur Harry, m'a énormément touché ici, jusqu'à la fin - à vrai dire, surtout à la fin. J'ai trouvé le traitement de ce dernier très intéressant : Molly soulève au début du roman la possibilité que Sirius ne confonde Harry avec son père, qu'il traite celui-ci comme son meilleur ami et non comme l'être qu'il est, c'est-à-dire Harry, et non son père. D'autant plus intéressant qu'ici, le culte que vouait Harry à son père est sérieusement endommagé, et il commence ainsi à s'interroger : Veut-il vraiment lui ressembler, finalement, à la vue de certains de ses actes ? Sirius éclaire tout de même un certain aspect : Ce dernier n'avait que quinze ans au moment des faits... Mais après tout, Harry aussi. 

C'est d'ailleurs un de mes points favoris de la saga.

C'est ici que chacun endosse son véritable rôle - en particulier Harry, qui se trouve et s'affirme à la fin de ce tome, comme nous pouvons le voir lorsque celui-ci affronte Malfoy, mais aussi Dumbledore - confratations majeures au milieu de toutes celles qu'il rencontre au cour du livre. Nous mettons enfin des certitudes sur des choses qu'au fond, nous savons depuis le début, Est-ce que cela satisfait, ou engendre en nous une impatience et une pression nous poussant à nous ruer sur la suite ?

Je ne saurais dire.

En revanche, je ne peux qu'essayer de relever toutes les qualités de ce tome, sans pour autant parvenir à leurs rendre justice. Comment le pourrais-je ? Jamais mes mots ne sauraient égaler ceux de Rowling, et de ce fait lui adresser un éloge suffisament éloquent.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

'Only Muggles talk of "mind-reading". The mind is not a book, to be opened at will and examined at leisure. Thoughts are not etched on the inside of skulls, to be perused by any invader. The mind is a complex and many-layered thing, Potter - or at least, most minds are.'

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Chronique littéraire : "Harry Potter & the Goblet of Fire", by J.K Rowling

Publié le par Wendy&Belle

Editions Bloomsbury, parût en 2014, première parution en 2000. Lecture VO.

Résumé : "Harry Potter a quatorze ans et entre en quatrième année au collège de Poudlard. Une grande nouvelle attend Harry, Ron et Hermione à leur arrivée : la tenue d'un tournoi de magie exceptionnel entre les plus célèbres écoles de sorcellerie. Déjà les délégations étrangères font leur entrée. Harry se réjouit... Trop vite. Il va se trouver plongé au cœur des événements les plus dramatiques qu'il ait jamais eu à affronter."

                                                                                                                                                                             

C'est étrange. Lors de ma première lecture de ce tome, j'avais trouvé bien des choses agaçantes. Aujourd'hui, c'est le tome que j'ai préféré relire. en tout cas pour l'instant.

J'ai tout d'abord adoré le fait que ce livre commence différement des trois précédents - Nous nous éloignons de la sphère de Harry. C'est bien dans ce volume que les choses se compliquent, se complexfient. Nous avons droit à un pannel de nouveaux personnages fascinants, bien plus de construction et d'indices ; sans parler du niveau de noirceur de l'histoire qui vient de monter crescendo. 

Malgré une certaine superficialité concernant certains éléments - Cedric Diggory en tête, que le trio se plaît à détester sans réel motif - nous remarquons que ce quatrième tome continue sur la lignée du troisième en explorant les sentiments de Harry, qui sont ici mis à rude épreuve - Il est tout de même harcelé, méprisé, torturé, blessé... Et l'empathie fonctionne alors à merveille. J'ai adoré Harry ici, ressentant ses peines et souffrances comme si c'était les miennes.

"Well, times like that bring out the best in some people, and the worst in others."

 

Je gardais un souvenir du S.P.E.W, l'association de libération des elfes de maisons que fonde Hermione, très agacé. J'avais l'impression que Hermione ne faisait qu'imposer ses propres idées à tout le monde, refusant même la conversation, haïssant tous ceux qui ne seraient pas de son avis. Dans une certaine mesure, c'est bel et bien le cas ; Hermione n'est pas particulièrement ouverte d'esprit. Toutefois, j'ai admiré sa détermination et son désir d'égalité. Egalement, j'ai beaucoup apprécié le fait que Draco est ici beaucoup plus présent, même si le caractère manichéen de son personnage est agaçant. Par exemple, il rend tout de même un sacré service au trio - il leur recommande après tout de se faire discret afin de ne pas se faire repérer par les Mangemorts, en particulier Hermione. Pourtant, les autres se montrent hautains et méprisants. Certes, il ne l'a certainement pas fait par grandeur d'âme ou par noblesse, et son attitude est elle-même hautaine et méprisante, mais connaissant le personnage, il aurait pu faire bien pire - comme les dénoncer directement - ou ne rien faire du tout. Cette manie de ne jamais reconnaître le bien chez les antagonistes est... exaspérante.

"Percy wouldn't recognise a joke if it danced naked in front of him wearing Dobby's tea-cosy."

 

J'ai adoré Fol-Oeil - enfin, Fol-Oeil.... - Je l'ai trouvé fascinant, et son histoire d'autant plus fascinante. J'ai vraiment été captivée par son récit, et même en connaissant le dénouement du tournoi par coeur, j'ai ressenti une fois de plus l'immense sentiment de trahison que ressent Harry, la folie et la dévotion de l'imposteur, et le danger imminent qui menace désormais tout l'univers de J.K Rowling.

D'ailleurs, c'est ici la première fois où j'ai réussi à apprécier Rogue, qui commence à se révéler dans les derniers chapitres. 

En fait, j'ai l'impression que c'est réellement ici que les choses deviennent vraiment intéressantes, que tout se met concrétement en place  - que la machine est lancée. Nous nous éloignons peu à peu de l'aspect jeunesse pour nous approcher de quelque chose de plus adulte, de plus sombre.

Et j'adore ça.

 

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

'Curiosity is not a sin,' he said. 'But we should excercise caution with our curiosity... yes, indeed...'

'If I thought I could help you', Dumbledore said gently, 'by putting you into an enchanted sleep, and allowing youto postpone the moment when you would have to think about what has happene tonight, I would do it. But I know better. Numbing the pain for a while will make it worse when you finally feel it. You have shown bravery beyond anything I could have expected of you. I ask you to demonstrate your courage one more time. I ask you to tell us what happened.'

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