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young-adult

Chronique littéraire : "Heartless", by Merissa Meyer

Publié le par WendyBelle

Résumé : "Long before she was the terror of Wonderland — the infamous Queen of Hearts — she was just a girl who wanted to fall in love.
Catherine may be one of the most desired girls in Wonderland, and a favorite of the yet-unmarried King of Hearts, but her interests lie elsewhere. A talented baker, all she wants is to open a shop with her best friend and supply the Kingdom of Hearts with delectable pastries and confections. But according to her mother, such a goal is unthinkable for the young woman who could be the next Queen.
At a royal ball where Cath is expected to receive the king's marriage proposal, she meets Jest, the handsome and mysterious court joker. For the first time, she feels the pull of true attraction. At the risk of offending the King and infuriating her parents, she and Jest enter into an intense, secret courtship.
Cath is determined to define her own destiny and fall in love on her terms. But in a land thriving with magic, madness, and monsters, fate has other plans."

Editions Feiwel & Friends, 2016. Lecture VO.

                                                                                                                                                                                        

Ce bouquin m'a brisé le coeur. 

En même temps c'est un bouquin qui littéralement veut dire "sans coeur."

Tu t'attendais à quoi, qu'il fasse l'avion ?

  J'en ai parlé y a quelques temps avec After Alice : Alice au Pays des Merveilles, c'est mon truc, c'est mon délire, j'adore ça. Les réécritures d'Alice, j'en suis très, très friande. Ayant adorée les Chroniques Lunaires, quand j'ai appris que l'auteur allait s'y pencher, j'étais juste pure euphorie et je me suis ruée sur ce bouquin. Je ne courrais pas de gros risques. En termes de réécritures, Merissa Meyer est une valeur sûre.

  Heartless, c'est l'histoire d'une reine, qui n'avait à la base aucune envie d'être reine. Sa vie, elle ne l'envisageait que par sa passion pour la pâtisserie. Sauf que voilà, on ne lui a pas demandé son avis. De nom, par culture générale, on sait que la Reine de Coeurs est une femme méchante, en colère, froide. Cependant; au début de ce livre, cette reine en devenir est douce, gentille, passionnée. Elle est fille de Marquis, donc noble, mais elle ne se soucie guère des étiquettes; elle se moque que sa meilleure amie soit une servante, au contraire de ses parents. En d'autres mots, ce livre nous raconte comment Catherine, personnage très simple, qui aspire à une vie très simple, se retrouve couronnée à la tête du royaume de Hearts sans l'avoir souhaité. 

  En elle-même, la réécriture est géniale. On ne voit pas Alice, car l'histoire prend place bien avant celle de Carroll. En revanche, on voit le chat Cheshire, le Chapelier Fou, et un personnage dont la mention est juste géniale, car on le  mentionne à peine dans le roman original. Le traitement de l'univers est très juste, dans sa bizarrerie et sa loufequerie acceptée de tous, dans la mesure, jamais dans l'excès. Il est intéressant de voir comment certaines choses iconiques de l'univers, sont justement devenues iconiques. 

  J'ai sincérement adoré, et dévoré ce livre. Comme on dévorerait une assiette de macarons au chocolat blanc et à la violette. Contrairement à l'avis général, je ne dirais pas qu'il fonctionne sur un triangle amoureux - car il est clair dés le début que Cath n'aime pas le roi, et ne l'aimera jamais. Ici, il est question d'une jeune femme dont le rang et les convenances font qu'elle est jetée dans ses bras, et n'a pas le droit de le rejeter. Ces conventions et cette pression sont si fortes qu'elle même ne se sent pas le droit de le rejeter. Pourtant, elle est très attachée à l'idée de passer le reste de sa vie avec quelqu'un qu'elle aimerait. Le roi n'est pas dépeint comme un homme horrible, au contraire, juste ridicule, pas très fûté, pas très intéressant. De l'autre côté, quand Cath tombe sur Jest - que j'imaginais en Jon Snow.... voilà voilà - c'est un petit peu l'amour au premier regard. Certes, il est plein de resources, drôle, agile. Contrairement au roi, bien plus vieux, il a son âge, il partage cette jeunesse, cette fougue amoureuse, de vivre. Il lui demande ce qu'elle veut faire, ce qu'elle aime, et ne la force jamais à rien. C'est plus que ce que sa famille a jamais fait pour elle. Ils se connaissent à peine que Cath ressent une attraction vers lui, et ce côté love at first sight, c'est pas franchement mon délire, et par bien des fois; ça m'a un petit peu agacé - Mais c'est le Pays des Merveilles, et on parle d'une fille dont le destin semble être tout tracé pour elle sans avoir pris la peine de la consulter, dont elle sait qu'elle ne pourra sortir que par une aide extérieure. Elle rencontre Jest juste après avoir échappé à une demande en mariage qu'elle ne désire pour rien au monde. Catherine est dans ce livre comme tout personnage du Pays des Merveilles, elle essaie d'échapper au Temps, qui est une vraie entité dans l'univers. Elle essaie d'en gagner le plus possible, alors qu'elle sait au fond d'elle-même que fuir ce destin est vain. Qu'elle n'y parviendra certainement pas - pourtant, elle veut y croire. Elle veut espérer, elle prend les devants pour échapper à une prison dorée, ppour créer sa propre voie, même si pour cela elle prend des décisions à vous faire lever les yeux au ciel et change d'avis parfois au dernier moment. Catherine perd la tête, Catherine a le coeur déchiré. Catherine déteste sa condition de ne pas pouvoir suivre son coeur, d'être empêchée par le destin de suivre sa voie. Par sa condition, par ses parents. C'est un personnage dont on suit le déschantement et les espoirs, ses montées et ses chutes.  

  J'ai adoré ce livre. J'ai adoré cette fin. J'étais triste, j'étais en colère, je voulais y croire, puis je ne voulais pas y croire; j'étais épuisée des montagnes russes qu'avait fait mon coeur en lisant ce bouquin. Mais j'étais heureuse, j'étais heureuse d'avoir lu une aussi bonne réécriture. De retrouver un univers que j'adore d'une nouvelle façon très intéressante et passionnante. J'étais captivée, j'étais fascinée. En plus, la musique de Star Wars que j'écoutais en lisant était juste parfaite. Rendait tout ça tragique. Marquait le dramatisme du récit. 

Et c'était tellement, tellement bien. 

  Je dirais bien que c'était un coup de coeur, mais ce serait bien trop ironique, même pour moi.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. ♡

“But hoping," he said, "is how the impossible can be possible after all."

“Sometimes your heart is the only thing worth listening to.”

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Chronique littéraire : "Une Braise sous la cendre", par Sabaa Tahir

Publié le par Wendy&Belle

Editions Pocket Jeunesse, parût en 2015.

RésuméJe vais te dire ce que je dis à chaque esclave qui arrive à Blackcliff : la Résistance a tenté de pénétrer dans l’école un nombre incalculable de fois. Si tu travailles pour elle, si tu contactes ses membres, et même si tu y songes, je le saurai et je t’écraserai." 
Autrefois l’Empire était partagé entre les Érudits, cultivés, gardiens du savoir, et les Martiaux, armée redoutable, brutale, dévouée à l’empereur. Mais les soldats ont pris le dessus, et désormais quiconque est surpris en train de lire ou d’écrire s’expose aux pires châtiments. Dans ce monde sans merci, Laia, une esclave, et Elias, un soldat d’élite, vont tout tenter pour retrouver la liberté… et sauver ceux qu’ils aiment.

                                                                                                                                                                                  

Après presque un mois d'absence, qu'est ce que ça fait du bien de revenir par ici !

Et pour faire bien les choses, est-ce qu'on ne se ferait pas un bouquin qui fait plutôt bien parler de lui ces temps-ci, hein ? Accumulant les coups de coeur ou les avis dithyrambiques, je n'ai pas eu l'occasion de lire la moindre chronique ne serait-ce que mitigée. 

Eh bien, il fallait bien que ça commence quelque part ! 

Je ne dis pas que ce livre est mauvais ou que mon moment de lecture a été désagréable, loin de là. Simplement, à la vue des thèmes sensés dominer dans le livre, je suis clairement déçue. Il est en effet ici question d'un peuple appelé les Erudits - ce n'est pas rien tout de même -, pouvant être à tout moment réduit en esclavage et même arrêté s'il se faisait surprendre à lire ou à écrire. Qui de mieux qu'un écrivain pour parler du sujet ? Cela aurait pu être une merveille.

Si seulement cela était abordé un peu plus que sur les dix premières pages sur les cinq cent trentes au total, et encore, de manière rapide et assez superficielle. Ici, lire et écrire (ainsi que compter) sont des activités décrites comme de simples capacités - désormais illégales et donc proscrites, qui se perdent... Elles se trouvent réduites à n'être que potentiellement utile, pour compter des marchandises ou lire des lettres de commande, en tout cas avec un but pratique. Je crains d'employer le terme jamais, donc je dirais que la passion ardente que suscite les mots et leurs pouvoirs, si elle est jamais mentionnée - ce dont je doute sérieusement - l'est si peu que je ne parviens même pas à m'en souvenir. A partir de là, le peuple des Erudits pourraient être n'importe quel peuple, pourrait porter n'importe quel nom, car rien ne les définit comme tels. 

Ensuite, concernant l'intrigue, malgré qu'elle elle m'ait souvent faite penser à l'excellente saga Legend, m'a parût assez peu originale et très répétitive. Si je n'irais pas jusqu'à la qualifier de fade, j'irais jusqu'à dire assez niaise, au final. Certes, il y a de la violence, un language parfois grossier et vulgaire... Mais il y aussi un triangle amoureux (peut être même un losange amoureux) sortant de nulle part, du genre coup de foudre, de grands et nobles sacrifices pour des gens qu'on le connaît depuis moins de dix jours, mais surtout une énième histoire d'élus. 

J'ai réellement du mal à entrer dans ce genre de trame, et encore plus quand les personnages ne font rien - rien pour mériter ce titre d'élu, dont ils ne veulent évidemment jamais, ni pour faire avancer les choses, en bref, des personnages qui se contentent plus de subir que d'agir. Car oui, même si Laia et Elias font évidemment des tas de choses durant cette histoire, ils ne prennent au final que très peu de décisions importantes et attendent plus au moins que tout se passe - et cela n'accentue en rien un quelconque destin tragique ou une quelconque ironie dramatique. J'ai également du mal avec la trame des épreuves à surmonter, non seulement car nous savons tous à coup sur qui sera toujours là lors de la dernière, mais aussi car l'on s'attend tous forcément à un incroyable retournement de situation. 

J'ai encore plus de mal avec le personnage de Laia, qui n'a rien de particulier en elle, et n'accroît pas en spécifité au fil du roman. On peut ici m'opposer que justement, cela la rend plus humaine, plus crédible qu'une super héroïne que rien ne brise - Certes, je peux l'entendre. Il n'empêche que ça n'a pas collé avec moi. Au lieu de grandir en force et en maturité au fil des épreuves qu'elle doit surmonter, celle-ci au contraire semble prendre le courant inverse et s'affaiblir, au profit d'Elias, qui jouera principalement les chevaliers en armure. C'est bien là que se trouve mon problème : La femme est bien trop représentée comme faible, les trois principaux contre exemples à  cet argument sont la Commandante, femme monstrueuse, La Lionne, qu'on ne connaît que par les fables des protagonistes, et Helene, qui finalement se retrouve affaiblie elle aussi par l'amour qui la consumme. Ainsi, même quand Elias n'endosse pas le rôle du sauveur miraculeux, Laia n'en prend pas avantage, car c'est la niaiserie qui prend le dessus, et c'est normal, puisque l'intrigue sur déroule sur bien trop peu de temps, et de manière bien trop superficielle, vue et revue. L'auteur n'entre pas au coeur du coeur de ses personnages, et n'écrit que des sentiments qui vont de soi naturellement, et qui, même de manière stylistique, ne brille réellement pas. Si le titre pourrait convenir à Elias, où une réelle étincelle, un désir de liberté brûle vraiment en lui, en ce qui concerne Laia... Ce n'est vraiment pas ça, et ce titre irait beaucoup plus à des personnages tels que celui d'Izzy ou de Sana. 

Qui plus est, si l'univers en lui-même regorge de potentiel, celui-ci n'est que très peu abordé et de façon très brouillonne, s'étend sur trop de choses à la fois sans pour autant approfondir quoi que ce soit. 

En soi, ce livre a de très bonnes idées, mais ne va pas au bout et reste à la surface des thèmes qu'il traite. Vraiment, dommage. Il n'en reste pas toutefois pas moins divertissant.

 

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

Je n'ai pas besoin de croire au surnaturel quand une réalité bien pire erre la nuit.

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Chronique littéraire "Le livre de Perle", par Timothée de Fonbelle

Publié le par Wendy&Belle

Editions Galimard, parût en 2014.

Résumé : "Tombé dans notre monde une nuit d’orage, un homme emprunte le nom de Joshua Perle et commence une vie d’exilé. Cette nouvelle vie fugitive, déchirée par un chagrin d’amour, est aussi une quête mystérieuse. Au fil du siècle, Perle rassemble un trésor pour défaire le sort qui l’a conduit loin de chez lui. Mais ceux qui l’ont banni et le traquent le laisseront-ils trouver le chemin du retour? Perle a-t-il raison de penser que la fille qu’il aime l’attend toujours là-bas?"

                                                                                                                                                                                    

Coucou bien joli petit livre.

J'ai choisi un gif un peu magique pour illustrer cet article. Je trouve qu'il correspond assez bien.

Pourquoi, me direz-vous ? Eh bien parce que la magie occupe une place très importante au coeur de ce livre, que cela soit au niveau de l'intrigue mais aussi au niveau du style, car l'auteur est en effet doté d'une plume très lyrique et onirique, qui est, au passage, très belle à lire.

Il met en place le genre d'intrigue que l'on ne comprend totalement - si l'on peut dire - que lorsque nous l'avons terminé, et nous perd un peu au début, nous baladant d'un univers à l'autre, d'un temps à un autre, d'un personnage à un autre. Par tous ces fils, l'intrigue devient complexec'est ce qui donne au roman sa richesse.

Sans trop en dévoiler pour ne pas vous gâcher la découverte, je ne m'attendais clairement pas à retrouver certains thèmes abordés dans ce livre, eh bien... dans ce livre, justement. Je ne m'attendais pas à ce qu'il soit également empreint d'autant de tristesse, de noirceur, et j'ai été vraiment charmée par la façon dont ces émotions et cette ambiance nous sont rapportées. 

Ce roman est très court et nous rapproche grandement du conte, notamment grâce au fait qu'il les aborde sans cesse  - et j'ai adoré ça. Le format était parfait, et les allusions aux grands classiques ajoutaient vraiment un cachet au texte. Ils nous permettent notamment une certaine approche par rapport au réel et à l'imaginaire - entre autre avec la vie, l'amour, le sacrifice et plus encore.

J'ai donc beaucoup aimé l'histoire de Joshua Perle, qui a réussit à me fasciner par son destin. J'ai d'ailleurs appris que ce roman était très cher au coeur de son auteur - qui le rapproche de son père -, et qu'il méditait son texte depuis plus d'une vingtaine d'années. 

Je n'ai été que d'autant plus touchée par son récit. 

 

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

Il est dans le seul temps, sur la seule terre où on ne croit ni aux contes ni aux fées.

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Chronique littéraire : The Mortal Instruments, tome 6, "City of Heavenly Fire", by Cassandra Clare

Publié le par Wendy&Belle

Editions Walker Books, parût en 2014. Lecture VO.

Résumé : "Les ténèbres s'abattent sur le Monde Obscur. Le chaos et la destruction se propagent à une vitesse terrifiante. Clary, Jace, Simon et leurs compagnons rassemblent leurs forces pour faire face au démon le plus puissant qu'ils aient jamais affronté : Sébastien, le frère de Clary. Rien ne semble pouvoir l'arrêter. L'unique espoir de l'anéantir se trouve au coeur du Royaume des Démons. Mais, pour les Chasseurs d'Ombres, ce voyage exige de lourds sacrifices. La quête s'annonce plus difficile que jamais..."

                                                                                                                                                        

Chère saga que j'aimais tant, pourquoi m'as-tu fait ça ... ?

Je suis tellement, mais tellement désolée d'avoir à écrire une chronique aussi négative concernant cette série, surtout le tome décisif, celui qui termine tout. Sur le point final, celui que nous attendions tous. J'avais tant et tant aimé le cinquième livre, que je me faisais une réelle, une pure joie de me plonger dans celui-ci. 

Pour dire à quel point ce livre m'a déçu - et trahit, même, tant j'en espérais -, je dirais qu'il attend un tel niveau que j'aurais préféré qu'il ne voit jamais l'intérieur d'une imprimerie.

C'est dur, je sais. Mais j'étais tellement en colère !

Voyez ? Ceci a été moi après l'avoir terminé.

Premièrement, j'ai été aigrie dés le début du roman de trouver autant d'aspects aussi superficiels. Le genre de passages "Que vais-je offrir à mon petit ami pour Noël" n'est clairement pas passé avec moi tant cela était peu pertinent, et ne semble avoir pour pur que rendre le roman plus épais. 

L'univers des Chasseurs d'Ombres est large et complexe, certes. J'ai été conquise par les cinq premiers tomes et par tous les personnages. Le fait qu'il y ait beaucoup de storyline n'est pas un problème en soi. Le problème vient quand ces storylines n'amènent à rien (hormis rendre le roman un peu plus épais.) De ce fait, toute l'intrigue sur Emma et Julian m'a parût non seulement non essentielle, mais en plus tellement peu intéressante. Je ne voyais sincérement pas l'intérêt d'introduire une nouvelle ligne directrice narrative sur autant de nouveaux personnages à ce stade de la saga, surtout pour qu'elle compte si peu au final. De même, j'ai trouvé que l'intrigue tournant autour de Maia était de trop, et aurait clairement pu être raccourcie, ou mieux, ne pas exister du tout. 

J'ai été ébahie de voir à quel point l'auteure se répétait dans ce tome, non seulement des pages que l'on venait de lire, mais aussi rabâcher des choses déjà établies dans les autres tomes. Quel est l'intérêt  de revenir sur des choses déjà clotûrées dans les volumes précédents, gommant ainsi tout aspect d'évolution, hormis rendre le roman plus épais ? Exemple le plus évident : Pourquoi faut-il encore et encore toujours douter de l'histoire que vivent Simon et Isabelle ? Pourquoi faut-il encore douter des comportements de Clary et de Jace ? Pourquoi retourner sur un schéma où les deux tourtereaux se demandent s'ils peuvent être ensemble malgré la force virulente de leur amour ?

Toute l'intrigue tournant autour de la quête pour retrouver Sebastian en Enfer m'a totalement ennuyé. Toutes ces pages tournant autour des rêves des protagonistes n'apportent rien, pour la simple et bonne raison que tout ce qu'elles pourraient apporter a déjà été apporté dans le tome précédent. 

Le seul moment où j'ai suivi avec envie les péripéties fut le moment de la confrontation finale entre Sebastian et la team gentil, évidemment, même si cela n'avait franchement rien d'innovateur non plus. J'ai néanmoins trouvé cela approprié, alors je ne vais pas m'étaler sur ce point. En revanche, toutes les pages qui suivent m'ont à nouveau plongé dans un ennui sans fin. 

Aussi, puisqu'il faut en parler... Chère saga, qu'as tu fait à mon bien aimé Simon ? Cette fin fait étrangement écho à la fin du film Le petit vampire... ( surlignez pour lire et savoir, petits curieux) Coeincidence ?

 

Oui, je me suis reconnue dans ce gif à ce moment précis...

Pour tout dire, je trouve tellement peu - pour ne pas dire, aucun - point positif à ce livre que même les références et le style de l'auteure m'ont lassé, et même blasée, alors qu'elles étaient clairement mon point favori. J'était habituée à tellement mieux... Je ne trouve même plus les mots pour vous dire combien j'ai été déçue. J'aurais sincérement préféré que la saga s'arrête au cinquième tome, quitte à rajouter une centaine de pages en plus afin que chaque intrigue trouve sa conclusion, et évite tout ce gâchis, tout ce carnage.

Alors, j'ai cru comprendre que ce tome faisaient de très nettes références à son autre saga, préquelle de celle-ci, et qu'une fois lue, celui-ci devenait clairement plus intéressant. A cela, je ne trouve qu'à répondre : What ? Depuis quand pour apprécier le dernier roman d'une série de six volumes conséquent, il faut avoir lu une autre saga, postérieure à celle-ci ? Un roman doit rester un roman, doit se suffire à lui-même. Il ne doit dépendre d'aucun autre, encore moins d'une autre saga. A mes yeux, rien ne rachète ce tome, et je vais sincérement faire de mon mieux pour oublier son existence, afin que la saga me laisse un souvenir agréable, et non amer.

Je ne garantis pas que j'y arriverai, et je ne suis plus du tout motivée pour replonger dans cet univers à travers ses romans compagnons. Peut être cela changera. Peut être pas. Qui peut savoir ?

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

(et un grand merci à Coline ♥ 

Tu es mon parabataï, ça veut dire que quand on va au McDo, je prends d'abord une paille pour toi, et ensuite une paille pour moi.)

 

So you’re saying that what brings you peace … is war.

“You're pining," said Jace.
Alec shrugged. "Look who's talking. 'oh I love her. Oh, she's my sister. Oh why, why, why—”

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Chronique littéraire : "Struck", par Chris Colfer

Publié le par Wendy&Belle

Editions Michel Lafon, parût en 2013, première parution en 2012.

Résumé : "Carson Phillips est prêt à tout pour entrer dans la fac de ses rêves… et par la même occasion, laisser derrière lui une mère dépressive et une ville misérable. Même s’il lui faut, pour appuyer sa candidature, lancer seul un magasine littéraire. Malheureusement pour lui, les étudiants ne semblent guère capables d’écrire autre chose que des textos. Qu’à cela ne tienne, l’adolescent est aux aguets, et surtout il n’a plus rien à perdre. Après tout, qu’arriverait-il si le beau gosse du lycée apprenait que sa petite copine pom-pom girl couche avec le coach dans son dos ? Ou que la première de la classe n’hésite pas à envoyer des photos d’elle nue à n’importe qui sur Internet ? Pour parvenir à ses fins, Carson a une nouvelle stratégie toute trouvée : il se transforme en maître chanteur. Mais à force de jouer les corbeaux, ne risque-t-il pas de se brûler les ailes ?"

                                                                                                                                                         

Chris Colfer est un acteur, et un chanteur. Il est connu et réputé pour ses talents, essentiellement pour ses performances dans la série Glee. Alors, quand j'ai entendu dire qu'il s'était mis à écrire, j'ai été intriguée. Comprennez-moi, je voulais savoir s'il était possible de briller dans tous ces milieux. Imaginez : Cet homme aurait toutes les cordes à son arc.

Donc...

Ma foi, c'est une grande - et bonne - surprise !

Soyons clair dés le début : La manière de construire son livre et la trame de son série n'a rien de très franchement nouveau. Pourtant, je dois reconnaître un énorme point positif à son style : Il n'est que pur sarcasme. Il utlise un cynisme pour caractériser son personnage principal, Carson, qui m'a forcément énormément parlé et touché - qui m'a plût. 

D'ailleurs, j'ai été surprise en errant sur la blogosphère de lire autant de chroniques blâmant le manque d'empathie que l'on ressent envers Carson. Le personnage n'est pas fait pour recevoir de l'empathie en lui-même - même si son historique familial et les choses qu'il endure au lycée devraient aidé ce phénomène - mais est construit pour qu'il apprenne à ressentir de la compassion envers ceux qui l'entourent, qu'il parvienne à les comrpendre, à les voir sous un nouvel angle. Tous les personnages principaux n'ont pas à être de gentils petits agneaux destinés à nous toucher dans un sens où on le plaint, et ici l'auteur explique très clairement - et à plusieurs reprises - que son personnage est tout sauf sympatique, qu'il est égoïste, arrogant, prétentieux et méprisant. Le but de sa construction est de s'éloigner de lui pour faire un geste envers les autres - chose compliquée car inédite et par le fait que... Vous le saurez si vous lisez le livre. Ou voyez le film, mais soyez prévenu : Celui-ci commence direct par la fin et donc vous spoile intégralement. 

Il existe d'ailleurs une certaine métaphore de la vie de Carson que celui-ci ne réalise que très tardivement : En effet, les plus grands moments d'introspection du personnage ont lieu suite à des visites chez sa grand-mère, et le cour de sa vie est résumé dans la brève histoire que celle-ci nous raconte à plusieurs reprises, celle du garçon qui voulait voler. L'expliquer serait simple, mais gâcherait totalement le sentiment de fin de lecture quand tous les éléments sont mis bout à bout.

"Je crois que j’étais tellement occupé à essayer de me faire entendre que je n’ai jamais cherché à l’écouter."

Véritable phrase clé de l'oeuvre.

Je m'attarde essentiellement sur le personnage de Carson car, de manière intentionnelle, les autres ne sont que de purs clichés, et ne sont guère développés plus que par leur simple physique, et essentiellement définits par leur statut social. Je dis intentionnel car ce n'est pas par manque de temps ou de talent que ces personnages ne sont qu'effleurés : C'est bien parce que Carson ne sait que très peu de choses sur ses camarades, et s'attarde donc sur des choses évidentes, comme le physique, et sur ce qu'il en ressort si nous observons tout ça sans réellement s'y intéresser. Rappelons nous que Carson est égoïste et méprise clairement ses camarades, ne leur accorde donc aucune importance, ce qui augmente ainsi l'importance de la future prise de conscience du personnage vis-à-vis de la vie des autres, qui n'est peut être pas aussi idyllique qu'il s'ait plût à penser, ou peut être même qu'il n'est lui-même pas aussi intelligent et mature qu'il pensait l'être. Ce n'est qu'à travers leurs courts textes qu'il les força à écrire que celui-ci en apprend un peu plus.

"Salle de colle : Je ne pense pas qu'on puisse appeler ça un club, mais ses membres sont les plus assidus."

Le début de ce récit commençait fort : Il donnait déjà parfaitement le ton de ce que ça allait être. Carson est un être qui réfléchit énormément, et ce qui est bien fait, c'est qu'il finit par se mettre à réfléchir sur la façon dont il réfléchit. Certes, le style, c'est-à-dire le vocabulaire et la formation des phrases est assez simple et familière, et les réflexions sont exposées de façon légerement maladroite par moment, pas développées outre mesure, mais si nous observons les choses dans son contexte, Carson écrit dans son journal intime pour se défouler et se décharger de toutes les choses négatives de son quotidien, non un quelconque plaidoyer. Néanmoins, j'admets regretter un style plus prononcé, plus plaisant à lire, un approfondissement des procédés littéraires pour appuyé son récit. Malgré son contexte, cela donne l'impression d'une oeuvre assez légère, et bien moins poignante qu'elle aurait pu l'être. Toutefois, le style choisit a bien sur ses qualités, notamment un humour qui fait mouche et que j'ai réllement apprécié.

N'oublions surtout pas le plus important : C'est un roman engagé.

Et je dois avouer que ça a été ma plus grande surprise ! Non seulement parce que les romans engagés se font de plus en plus rare dans le milieu littéraire - la place étant faite à la distraction plutôt qu'à la réflexion, chose plus que débile évidemment, mais c'est un autre sujet. , mais parce que ce livre renferme plus qu'il n'y paraît. Il y a tant de réflexions sur le système éducatif et sur la perception adolescente dîtes de façon tellement crues, sans prendre de pincettes que wow! ça impose un certain respect, autant que cela peut agacer. En même temps, certaines vérité ont toujours un côté agaçant. Evidemment, le terme vérité est ici à prendre au sens large, car il est évident qu'étant écrit du point de vue de Carson, extrêment acerbe et cynique, tout aussi critique que ses camarades, celui-ci n'est donc pas plus fiable que qui que ce soit sur la vie en général, même on peut reconnaître une certaine capacité à réfléchir certainement plus intense que les autres, dû au fait que leurs objectifs diffèrent : La plupart de ses camarades veulent profiter de l'instant présent sans se préocuper de l'avenir, tandis que Carson subit le présent en ne pensant qu'à son avenir rêvé. 

Je dois également admettre que je ne m'attendais absolument pas à une telle chute à la fin de ce roman, d'autant plus que j'avais deviné dés la moitié du livre ce qui allait se passer pour un certain élément très important aux yeux de Carson. Cette chute, pourtant, je ne l'ai vraiment pas vu venir, malgré les quelques indices dissimilés par ci et là que je remarque maintenant, et m'a clairement fait l'effet d'une claque. Cette fin accentue tous les propos de Carson et au final, pourrait accentué le ton très négatif et pessimiste qui marque bien le personnage, sans que celui-ci ne s'en rende bien compte, malgré un certaine prise de conscience au fur et à mesure. Pourtant, c'est d'une toute autre façon que je choisis d'interpréter ce livre :

  Le monde est dur, et les gens pessimistes. C'est à vous seul d'en créer le positif.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

Ce qui m'irrite le plus, c'est que nous lâchions les gamins dans le monde sans qu'on leur ait enseigné à tenir leurs comptes, demander un prêt, ou même répondre à une offre d'emploi. Est-ce que résoudre une formule au carré signifie qu'ils sont prêts à affronter le monde ?

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Chronique littéraire : "Harry Potter & the Philosopher's stone", by J.K Rowling

Publié le par Wendy&Belle

Editions Bloomsbury, parût en 2014, première parution en 1999. Lecture VO.

Résumé : "Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l'emmener à Poudlard, une école de sorcellerie ! Voler en balai, jeter des sorts, combattre les trolls : Harry se révèle un sorcier doué. Mais quel est le mystère qui l'entoure ? Et qui est l'effroyable V..., le mage dont personne n'ose prononcer le nom ? Amitié, surprises, dangers, scènes comiques, Harry découvre ses pouvoirs et la vie à Poudlard."

                                                                                                                                                               

Lire ce premier tome après avoir lu les cinq suivant n'était pas un choix. Mon exemplaire est arrivé bien après que j'eusse receptionné les autres, et je l'ai donc lu juste après le Prince de Sang-Mêlé. Au final, ça ne me déplaît pas tant que ça d'avoir relu le premier tome juste avant d'attaquer le dernier. ça m'a rappelé comment la magie a réussit à opérer en tout premier lieu avant de la laisser s'échapper dans notre monde.

Quand on pense que cette saga a inspiré la lecture à des milliers, peut être des millions d'enfants partout sur Terre, que des parents attendaient que leurs enfants soient endormis pour emprunter leur exemplaire et se plonger à leur tour dans les aventures de Harry... Eh bien, je ne peux m'empêcher de me demander comment il pourrait en être autrement. Ce premier tome est si enchanteur - ai-je déjà vu une aussi bonne introduction à un univers aussi complexe pour un public essentiellement jeune ?

J'ai justement adoré la manière dont Rowling a introduit sa saga, avant même que nous ne fassions la connaissance de Harry. J'ai adoré son style de construction, son schéma, son écriture, et comment elle a réussit à créer autant d'éléments en un au final, si léger volume. J'ai aimé qu'elle prouve que c'est dans la puissance des mots qu'elle utilise que la magie se crée. J'ai aimé son imagination et le défi qu'elle nous lance à développer la notre, et j'ai aimé me revoir enfant, aimant à rêver du jour où tous nous recevrions nos lettres d'admission, d'autant plus qu'au même moment j'avais face à moi deux jeunes enfants découvrant pour la première fois cette saga - et si vous saviez comme c'est beau de voir cette magie briller dans leurs yeux, car pour eux tout est encore réel et tangible. 

Je crois sincérement que ce que cette série a de spécial est qu'elle reste, non seulement parce qu'elle est longue et complexe, mais aussi parce qu'elle passe par tous les âges, énormément de thèmes et de phases, et apporte toujours quelque chose à ses lecteurs. 

En tout cas, elle est dans mon coeur, à jamais.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

'Sir - Professor Dumbledore? Can I ask you something?'
'Obviously, you've done just so', Dumbledore smiled. 'You may ask me one more thing, however.'
'What do you see when you look in the Mirror ?'
'I? I see myself holding a pair of thick, woollen socks.'

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Chronique littéraire : "Harry Potter and the Half-Blood Prince", by J.K Rowling

Publié le par Wendy&Belle

Editions Bloomsbury, parût en 2014, première parution en 2005. Lecture VO.

Résumé : Dans un monde de plus en plus inquiétant, Harry se prépare à retrouver Ron et Hermione. Bientôt, ce sera la rentrée à Poudlard, avec les autres étudiants de sixième année. Mais pourquoi Dumbledore vient-il en personne chercher Harry chez les Dursley ? Dans quels extraordinaires voyages au cœur de la mémoire va-t-il l'entraîner ?

                                                                                                                                                        

U n  p l a i s i r

E n c o r e  u n e  f o i s 

E v i d e m m e n t.

 

J'étais impatiente de me replonger dans ce sixième tome, car dans mes souvenirs, il faisait parti de ceux que j'avais le plus aimé lire. Pour être franche, je n'ai peut être pas autant pris autant de plaisir à relire celui-ci que le tome quatre ou cinq, mais il reste excellent. - of course.

Ici, on se concentre vraiment sur les personnages. L'intrigue avance elle aussi d'un pas crucial avec la découverte des Horcruxes, mais nous nous concentrerons davantage sur ces éléments dans le dernier tome. J'ai donc encore une fois aimé Harry plus que tout - pour tout. Once again, la façon qu'il a de faire face à toutes ces choses qui lui tombent dessus m'a plut, son obsession avec Malfoy m'a fait rire autant qu'elle m'a fasciné, sa relation avec Dumbledore, plus forte que jamais, m'a ému, et la perte qu'il subit en fin de roman m'a dévasté.Il commence également à sentir monter en lui l'obsession amoureuse, tout comme Ron, qui se livre à un jeu de "suis moi je te fuis, fuis moi je te suis" avec Hermione.

L'amour prend ainsi une part plus particulière, puisque c'est ici que Harry commence à ressentir ses premiers vrais papillons - admettons que Cho était plus attirante qu'autre chose...-  même si pour être honnête, sa relation avec Ginny m'a toujours parût assez superficielle, peut être essentiellement parce que j'ai toujours trouvé le personnage en lui-même superficiel et hautain en plus du reste. Ginny me sort par les yeux. Je ne l'aime pas. Je ne la supporte pas. 

 

On aborde aussi e n f i n le potentiel de Draco Malfoy, qui est e n f i n  décrit par plus qu'une simple brute sans cervelle. Pour être honnête, je pense que c'est à partir de ce moment là que le personnage a réussit à faire un boum dans ma poitrine.

J'ai adoré redécouvrir le passé de Voldemort. J'admets volontier que j'avais oublié énormément de choses, de détails - et j'ai donc été d'autant plus ravie de relire ce volume - D'autant plus qu'ici, nous avons réellement une - si ce n'est la - trame essentielle à la saga : Le choix. Le choix du bien, de la facilité, du mal. Est-ce que le mal est là, ou est-ce qu'on le choisit ? Peut-on lutter ? Peut-il se justifier ? Peut-il être pardonné ?

J'ai le coeur qui se serre à l'idée qu'il ne me reste plus qu'un tome avant d'en avoir à nouveau terminer avec cette saga...

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

'I am not worried , Harry', said Dumbledore, his voice a little stronger despite the freezing water. 'I am with you.'

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Chronique littéraire : "Harry Potter & the Order of the Phoenix", by J.K Rowling

Publié le par Wendy&Belle

Editions Bloomsbury, parût en 2014, première parution en 2003. Lecture VO.

Résumé : "A quinze ans, Harry s'apprête à entrer en cinquième année à Poudlard. Et s'il est heureux de retrouver le monde des sorciers, il n'a jamais été aussi anxieux. L'adolescence, la perspective des examens importants en fin d'année et ces étranges cauchemars... Car Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom est de retour et, plus que jamais, Harry sent peser sur lui une terrible menace. Une menace que le ministère de la Magie ne semble pas prendre au sérieux, contrairement à Dumbledore. Poudlard devient alors le terrain d'une véritable lutte de pouvoir. La résistance s'organise autour de Harry qui va devoir compter sur le courage et la fidélité de ses amis de toujours..."

                                                                                                                                                                          

Commencerais-je à être à court de mots pour décrire cette saga...?

Bien sur que non. Est-ce seulement possible ?

Il y a tellement de chose à dire sur ce cher Harry, sur ses amis, sur son univers. 

"Ask us no questions and we'll tell you no lies."

Ce tome est particulier. Il enchaîne sur les tragiques événements du tome précédent, qui se révéleront finalement déclencheurs - C'est réellement ici que l'on commence à agir, sur n'importe lequel des trois fronts : L'Ordre, les Mangemorts, ou le Ministère. Pouvons-nous d'ailleurs voir en celui-ci une critique cachée des systèmes politiques ? Certainement. Harry-Potter n'est-il pas après tout, dans une certaine mesure, une réécriture de la Seconde Guerre Mondiale ? 

Je ne saurais dire si cela est un comble, un paradoxe ou simplement une chose étrange, mais dans la plupart des commentaires concernant le personnage préféré des lecteurs, ou même des spectateurs, Harry est rarement concerné. On lui adresse beaucoup de reproches - notamment de ce tome-ci, où il n'est pas rare de l'entendre être surnommé "émo-Harry." On le blâme pour son égocentrisme, son côté grand sacrifice - qui est clairement abordé par Hermione -, son côté élu. Personnellement, mon personnage préféré - s'il fallait en nommer un, évidemment- est bien Harry : Tout les reproches que l'on peut lui adresser le rendent humain, tout ce qu'il a vécu justifie ses attitudes, - à vrai dire, le seul fait qu'il ait ici à peine quinze ans justifie ses attitudes - mais toutes ses actions concrètes font de lui un être exceptionnel, parfois même par le seul fait de n'être, à la base qu'un adolescent comme les autres, forcé d'endosser un rôle qu'il n'a pas choisi.

Ce roman est ici devenu bien plus mature, car l'on concède désormais une énorme place aux adultes de l'histoire, dans quelque front que ce soit - Place que les adolescents essaient tant bien que mal de rejoindre, sans réellement y parvenir, malgré leurs efforts, et décident alors de prendre en main leur destin en créant leur propre association. On ne peut évidemment qu'admirer leur détermination.

On remarque également ici plus que jamais à quel point le fil conducteur de Rowling est organisé : Des éléments jugés sans intérêt placés ici ou là au gré des tomes trouvent leur importance. D'ailleurs, j'ai adoré, mais réellement adoré les enseignements, la philosophie qui marquaient les personnages. J'ai trouvé cela si juste, si intelligent, de parler de choses graves et importantes, en les adaptant de façon simple, pour que le jeune public - qui est le public de base visé par ce genre d'écrits - puisse comprendre. Il est évident que l'intrigue tissée ici a longtemps fait son chemin dans l'esprit de Rowling, qu'elle a eu le temps de prendre tout son sens, et tous ses enjeux. Tout est tissé à la perfection, tout se rejoint avec une précision incroyable.

"Fools who wear their hearts proudly on their sleeves, who cannot control their emotions, who wallow in sad memories and allow themselves to be provoked so easily - weak people, in other words - they stand no chance against his powers !"

On retrouve d'ailleurs ici un nouveau panel de personnages, qui est juste... magique.

Que ce soit l'extravagance, l'étrangeté mais grande intelligence et sagesse de Luna, la folie et la dévotion de Bellatrix, les pouvoirs et le courage de Tonks, le caractère insupportable d'Ombrage, que nous détestons tout autant que Voldemort lui-même... On ne peut encore une fois qu'admirer le talent de l'auteure d'avoir élaboré des portraits tous plus différents les uns que les autres, mais tous tout aussi fascinants les uns que les autres.

Nous en apprenons d'ailleurs ici énormément plus sur Rogue que dans les autres tomes jusque-là, et entreprenons l'espoir de le comprendre, et même d'éprouver pour lui une certaine sympathie. 

Le personnage de Sirius, ou plutôt son influence, l'impact qu'il a sur Harry, m'a énormément touché ici, jusqu'à la fin - à vrai dire, surtout à la fin. J'ai trouvé le traitement de ce dernier très intéressant : Molly soulève au début du roman la possibilité que Sirius ne confonde Harry avec son père, qu'il traite celui-ci comme son meilleur ami et non comme l'être qu'il est, c'est-à-dire Harry, et non son père. D'autant plus intéressant qu'ici, le culte que vouait Harry à son père est sérieusement endommagé, et il commence ainsi à s'interroger : Veut-il vraiment lui ressembler, finalement, à la vue de certains de ses actes ? Sirius éclaire tout de même un certain aspect : Ce dernier n'avait que quinze ans au moment des faits... Mais après tout, Harry aussi. 

C'est d'ailleurs un de mes points favoris de la saga.

C'est ici que chacun endosse son véritable rôle - en particulier Harry, qui se trouve et s'affirme à la fin de ce tome, comme nous pouvons le voir lorsque celui-ci affronte Malfoy, mais aussi Dumbledore - confratations majeures au milieu de toutes celles qu'il rencontre au cour du livre. Nous mettons enfin des certitudes sur des choses qu'au fond, nous savons depuis le début, Est-ce que cela satisfait, ou engendre en nous une impatience et une pression nous poussant à nous ruer sur la suite ?

Je ne saurais dire.

En revanche, je ne peux qu'essayer de relever toutes les qualités de ce tome, sans pour autant parvenir à leurs rendre justice. Comment le pourrais-je ? Jamais mes mots ne sauraient égaler ceux de Rowling, et de ce fait lui adresser un éloge suffisament éloquent.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

'Only Muggles talk of "mind-reading". The mind is not a book, to be opened at will and examined at leisure. Thoughts are not etched on the inside of skulls, to be perused by any invader. The mind is a complex and many-layered thing, Potter - or at least, most minds are.'

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Chronique littéraire : "Harry Potter & the Goblet of Fire", by J.K Rowling

Publié le par Wendy&Belle

Editions Bloomsbury, parût en 2014, première parution en 2000. Lecture VO.

Résumé : "Harry Potter a quatorze ans et entre en quatrième année au collège de Poudlard. Une grande nouvelle attend Harry, Ron et Hermione à leur arrivée : la tenue d'un tournoi de magie exceptionnel entre les plus célèbres écoles de sorcellerie. Déjà les délégations étrangères font leur entrée. Harry se réjouit... Trop vite. Il va se trouver plongé au cœur des événements les plus dramatiques qu'il ait jamais eu à affronter."

                                                                                                                                                                             

C'est étrange. Lors de ma première lecture de ce tome, j'avais trouvé bien des choses agaçantes. Aujourd'hui, c'est le tome que j'ai préféré relire. en tout cas pour l'instant.

J'ai tout d'abord adoré le fait que ce livre commence différement des trois précédents - Nous nous éloignons de la sphère de Harry. C'est bien dans ce volume que les choses se compliquent, se complexfient. Nous avons droit à un pannel de nouveaux personnages fascinants, bien plus de construction et d'indices ; sans parler du niveau de noirceur de l'histoire qui vient de monter crescendo. 

Malgré une certaine superficialité concernant certains éléments - Cedric Diggory en tête, que le trio se plaît à détester sans réel motif - nous remarquons que ce quatrième tome continue sur la lignée du troisième en explorant les sentiments de Harry, qui sont ici mis à rude épreuve - Il est tout de même harcelé, méprisé, torturé, blessé... Et l'empathie fonctionne alors à merveille. J'ai adoré Harry ici, ressentant ses peines et souffrances comme si c'était les miennes.

"Well, times like that bring out the best in some people, and the worst in others."

 

Je gardais un souvenir du S.P.E.W, l'association de libération des elfes de maisons que fonde Hermione, très agacé. J'avais l'impression que Hermione ne faisait qu'imposer ses propres idées à tout le monde, refusant même la conversation, haïssant tous ceux qui ne seraient pas de son avis. Dans une certaine mesure, c'est bel et bien le cas ; Hermione n'est pas particulièrement ouverte d'esprit. Toutefois, j'ai admiré sa détermination et son désir d'égalité. Egalement, j'ai beaucoup apprécié le fait que Draco est ici beaucoup plus présent, même si le caractère manichéen de son personnage est agaçant. Par exemple, il rend tout de même un sacré service au trio - il leur recommande après tout de se faire discret afin de ne pas se faire repérer par les Mangemorts, en particulier Hermione. Pourtant, les autres se montrent hautains et méprisants. Certes, il ne l'a certainement pas fait par grandeur d'âme ou par noblesse, et son attitude est elle-même hautaine et méprisante, mais connaissant le personnage, il aurait pu faire bien pire - comme les dénoncer directement - ou ne rien faire du tout. Cette manie de ne jamais reconnaître le bien chez les antagonistes est... exaspérante.

"Percy wouldn't recognise a joke if it danced naked in front of him wearing Dobby's tea-cosy."

 

J'ai adoré Fol-Oeil - enfin, Fol-Oeil.... - Je l'ai trouvé fascinant, et son histoire d'autant plus fascinante. J'ai vraiment été captivée par son récit, et même en connaissant le dénouement du tournoi par coeur, j'ai ressenti une fois de plus l'immense sentiment de trahison que ressent Harry, la folie et la dévotion de l'imposteur, et le danger imminent qui menace désormais tout l'univers de J.K Rowling.

D'ailleurs, c'est ici la première fois où j'ai réussi à apprécier Rogue, qui commence à se révéler dans les derniers chapitres. 

En fait, j'ai l'impression que c'est réellement ici que les choses deviennent vraiment intéressantes, que tout se met concrétement en place  - que la machine est lancée. Nous nous éloignons peu à peu de l'aspect jeunesse pour nous approcher de quelque chose de plus adulte, de plus sombre.

Et j'adore ça.

 

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

'Curiosity is not a sin,' he said. 'But we should excercise caution with our curiosity... yes, indeed...'

'If I thought I could help you', Dumbledore said gently, 'by putting you into an enchanted sleep, and allowing youto postpone the moment when you would have to think about what has happene tonight, I would do it. But I know better. Numbing the pain for a while will make it worse when you finally feel it. You have shown bravery beyond anything I could have expected of you. I ask you to demonstrate your courage one more time. I ask you to tell us what happened.'

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Chronique littéraire : "Harry potter & the prisonner of Azkaban", by J.K Rowling

Publié le par Wendy&Belle

Editions Boomsbury, parût en 2014, première parution en 1999. Lecture VO.

Résumé : Sirius Black, le dangereux criminel, qui s'est échappé de la forteresse d'Azkaban, recherche Harry Potter. C'est donc sous bonne garde que l'apprenti sorcier fait sa troisième rentrée. Au programme : des cours de divination, la fabrication d'une potion de ratatinage, le dressage des hippogriffes... Mais Harry est-il vraiment à l'abri du danger qui le menace ?

                                                                                                                                                                                

"I solemnly swear that I am up to no good..."

La magie de Harry Potter peut-elle s'éteindre ? 

(vous avez quatre heures)

Curieusement, j'apprécie toujours énormément les premiers chapitres de la saga, quand Harry est encore chez les Dursley. ça fait tellement de bien de le voir quitter toute cette méchanceté ensuite ! Sans compter que Rowling resitue toujours très bien son histoire : Ainsi, la magie s'éveille avant même d'être arrivé à Poudlard. La magie réside en chaque mot de cette histoire.

Dans mes souvenirs, j'avais énormément aimé ce tome - et j'ai également adoré le relire. C'est tellement plaisant de suivre le trio dans toutes leurs péripéthies. Je trouve ce tome absolument génial, très bien imaginé, organisé, structuré, et les retournements de situations nous font toujours un effet de surprise - même si on a beau connaître l'histoire par coeur. 

Aussi, l'allégorie des Détraqueurs, qui véritable symbole d'un combat contre la dépression est juste brillante.

Les pensées de Harry sont dans ce tome trés émouvantes, je trouve, peut être plus que dans les deux premiers volumes, car il explore le passé de son père d'un point de vue nouveau, d'une perspective plus personnelle : Celle de ceux qui l'ont connu mieux que quiconque. Ce tome est une véritable ode à l'amitié, notamment grâce à l'histoire des Maraudeurs, qui est absolument superbe. 

Oui. J'adore Drago Malefoy. Que voulez-vous...

En revanche, je dois avouer que j'avais complétement à quel point  Hermione pouvait être agaçante. Je ne nie pas son utilité et son intérêt, évidemment - c'est un personnage que j'apprécie énormément dans l'ensemble de la saga. Mais dans ce tome-ci, elle ne fait que pleurer tous les trois chapitres, et même si on la comprend dans une certaine mesure... Au bout d'un moment, j'ai trouvé que cela faisait juste trop. 

J'aurais le même reproche à adresser à Rogue

Je dois avouer que c'est un personnage que je n'idéalise clairement pas. Bien sur, quand on connaît le dénouement de la saga, c'est un personnage pour qui on a davantage de sympathie, que l'on comprend, que l'on peut ensuite pardonner - Dans une certaine mesure. En relisant ces oeuvres, je trouve que son comportement est exagéré, grossit, qu'il devient limite caricatural. Je me souviens que cela change au fur et à mesure, et que ce tome est encore assez jeunesses malgré sa noirceur croissante... Mais clairement, ça ne justifie pas tout. Je trouve que c'est un réel point négatif.

Mais oui, absolument, c'est ça la vraie question...

Toutefois, oserais-je dire que cela entâche la qualité du livre ? Certainement pas, pas quand ce point est rattrapé par des personnages tels que Sirius Black ou Lupin, qui est vraiment le meilleur professeur de Défenses contre les Forces du Mal qu'il y ait eu, ou où l'intelligence de Hermione fait encore une fois merveille. Pas qu'on explore le temps de manière aussi variée. Quand celui-ci est si emplit de sincérité. Pas quand tant de malheur, de joie et de désespoir sont aussi bien traités. Comment le pourrais-je ?

Qui plus est, cette relecture me convainc dans ce que je pense depuis des années : Le troisième film est pour moi le meilleur. Le réalisateur a vraiment fait quelque chose de sensationnel, à combiner toutes les émotions qui dominent le récit, réveler une véritable noirceur dans un film bien plus drôle que le livre, qui pourtant n'a rien de comédie. (J'ai d'ailleurs été assez surprise de ne pas retrouver certains éléments du film, dont j'étais pourtant persuadée de la présence dans les livres. Comme quoi, la mémoire...) Un réel talent. Sans compter que toutes les couleurs, effets spéciaux, mises en scènes, bref tout ce qui fait ce film, sont des choses magnifiques, pour un rendu incroyable. 

J'ai hâte de continuer ma relecture de cette série merveilleuse.

"mischief managed."

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

You think the dead we have loved ever truly leave us? You think that we don't recall them more clearly than ever in times of great trouble? Your father is alive in you, Harry, and shows himself most plainly when you have need of him. How else could you produce that particular Patronus ? Prongs rode again last night. [...] So you did see your father last night, Harry... You find him inside yourself.

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