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Chronique littéraire : "Heartless", by Merissa Meyer

Publié le par WendyBelle

Résumé : "Long before she was the terror of Wonderland — the infamous Queen of Hearts — she was just a girl who wanted to fall in love.
Catherine may be one of the most desired girls in Wonderland, and a favorite of the yet-unmarried King of Hearts, but her interests lie elsewhere. A talented baker, all she wants is to open a shop with her best friend and supply the Kingdom of Hearts with delectable pastries and confections. But according to her mother, such a goal is unthinkable for the young woman who could be the next Queen.
At a royal ball where Cath is expected to receive the king's marriage proposal, she meets Jest, the handsome and mysterious court joker. For the first time, she feels the pull of true attraction. At the risk of offending the King and infuriating her parents, she and Jest enter into an intense, secret courtship.
Cath is determined to define her own destiny and fall in love on her terms. But in a land thriving with magic, madness, and monsters, fate has other plans."

Editions Feiwel & Friends, 2016. Lecture VO.

                                                                                                                                                                                        

Ce bouquin m'a brisé le coeur. 

En même temps c'est un bouquin qui littéralement veut dire "sans coeur."

Tu t'attendais à quoi, qu'il fasse l'avion ?

  J'en ai parlé y a quelques temps avec After Alice : Alice au Pays des Merveilles, c'est mon truc, c'est mon délire, j'adore ça. Les réécritures d'Alice, j'en suis très, très friande. Ayant adorée les Chroniques Lunaires, quand j'ai appris que l'auteur allait s'y pencher, j'étais juste pure euphorie et je me suis ruée sur ce bouquin. Je ne courrais pas de gros risques. En termes de réécritures, Merissa Meyer est une valeur sûre.

  Heartless, c'est l'histoire d'une reine, qui n'avait à la base aucune envie d'être reine. Sa vie, elle ne l'envisageait que par sa passion pour la pâtisserie. Sauf que voilà, on ne lui a pas demandé son avis. De nom, par culture générale, on sait que la Reine de Coeurs est une femme méchante, en colère, froide. Cependant; au début de ce livre, cette reine en devenir est douce, gentille, passionnée. Elle est fille de Marquis, donc noble, mais elle ne se soucie guère des étiquettes; elle se moque que sa meilleure amie soit une servante, au contraire de ses parents. En d'autres mots, ce livre nous raconte comment Catherine, personnage très simple, qui aspire à une vie très simple, se retrouve couronnée à la tête du royaume de Hearts sans l'avoir souhaité. 

  En elle-même, la réécriture est géniale. On ne voit pas Alice, car l'histoire prend place bien avant celle de Carroll. En revanche, on voit le chat Cheshire, le Chapelier Fou, et un personnage dont la mention est juste géniale, car on le  mentionne à peine dans le roman original. Le traitement de l'univers est très juste, dans sa bizarrerie et sa loufequerie acceptée de tous, dans la mesure, jamais dans l'excès. Il est intéressant de voir comment certaines choses iconiques de l'univers, sont justement devenues iconiques. 

  J'ai sincérement adoré, et dévoré ce livre. Comme on dévorerait une assiette de macarons au chocolat blanc et à la violette. Contrairement à l'avis général, je ne dirais pas qu'il fonctionne sur un triangle amoureux - car il est clair dés le début que Cath n'aime pas le roi, et ne l'aimera jamais. Ici, il est question d'une jeune femme dont le rang et les convenances font qu'elle est jetée dans ses bras, et n'a pas le droit de le rejeter. Ces conventions et cette pression sont si fortes qu'elle même ne se sent pas le droit de le rejeter. Pourtant, elle est très attachée à l'idée de passer le reste de sa vie avec quelqu'un qu'elle aimerait. Le roi n'est pas dépeint comme un homme horrible, au contraire, juste ridicule, pas très fûté, pas très intéressant. De l'autre côté, quand Cath tombe sur Jest - que j'imaginais en Jon Snow.... voilà voilà - c'est un petit peu l'amour au premier regard. Certes, il est plein de resources, drôle, agile. Contrairement au roi, bien plus vieux, il a son âge, il partage cette jeunesse, cette fougue amoureuse, de vivre. Il lui demande ce qu'elle veut faire, ce qu'elle aime, et ne la force jamais à rien. C'est plus que ce que sa famille a jamais fait pour elle. Ils se connaissent à peine que Cath ressent une attraction vers lui, et ce côté love at first sight, c'est pas franchement mon délire, et par bien des fois; ça m'a un petit peu agacé - Mais c'est le Pays des Merveilles, et on parle d'une fille dont le destin semble être tout tracé pour elle sans avoir pris la peine de la consulter, dont elle sait qu'elle ne pourra sortir que par une aide extérieure. Elle rencontre Jest juste après avoir échappé à une demande en mariage qu'elle ne désire pour rien au monde. Catherine est dans ce livre comme tout personnage du Pays des Merveilles, elle essaie d'échapper au Temps, qui est une vraie entité dans l'univers. Elle essaie d'en gagner le plus possible, alors qu'elle sait au fond d'elle-même que fuir ce destin est vain. Qu'elle n'y parviendra certainement pas - pourtant, elle veut y croire. Elle veut espérer, elle prend les devants pour échapper à une prison dorée, ppour créer sa propre voie, même si pour cela elle prend des décisions à vous faire lever les yeux au ciel et change d'avis parfois au dernier moment. Catherine perd la tête, Catherine a le coeur déchiré. Catherine déteste sa condition de ne pas pouvoir suivre son coeur, d'être empêchée par le destin de suivre sa voie. Par sa condition, par ses parents. C'est un personnage dont on suit le déschantement et les espoirs, ses montées et ses chutes.  

  J'ai adoré ce livre. J'ai adoré cette fin. J'étais triste, j'étais en colère, je voulais y croire, puis je ne voulais pas y croire; j'étais épuisée des montagnes russes qu'avait fait mon coeur en lisant ce bouquin. Mais j'étais heureuse, j'étais heureuse d'avoir lu une aussi bonne réécriture. De retrouver un univers que j'adore d'une nouvelle façon très intéressante et passionnante. J'étais captivée, j'étais fascinée. En plus, la musique de Star Wars que j'écoutais en lisant était juste parfaite. Rendait tout ça tragique. Marquait le dramatisme du récit. 

Et c'était tellement, tellement bien. 

  Je dirais bien que c'était un coup de coeur, mais ce serait bien trop ironique, même pour moi.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. ♡

“But hoping," he said, "is how the impossible can be possible after all."

“Sometimes your heart is the only thing worth listening to.”

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Chronique littéraire : "A Court of Mist and Fury" by Sarah J. Maas

Publié le par WendyBelle

Résumé : "Feyre survived Amarantha's clutches to return to the Spring Court--but at a steep cost. Though she now has the powers of the High Fae, her heart remains human, and it can't forget the terrible deeds she performed to save Tamlin's people.

Nor has Feyre forgotten her bargain with Rhysand, High Lord of the feared Night Court. As Feyre navigates its dark web of politics, passion, and dazzling power, a greater evil looms--and she might be key to stopping it. But only if she can harness her harrowing gifts, heal her fractured soul, and decide how she wishes to shape her future--and the future of a world cleaved in two.

With more than a million copies sold of her beloved Throne of Glass series, Sarah J. Maas's masterful storytelling brings this second book in her seductive and action-packed series to new heights."

Editions Bloomsbury, 2016. Lecture VO. 

                                                                                                                                                                                                                                                                                     Mais wow, quelle claque

  Quelle claque, quelle claque, quelle claque... 

“To the stars who listen— and the dreams that are answered.” 

  J'avais dévoré, la semaine dernière, le premier tome  de cette saga, A Court of Thorns and Roses. Pourtant, j'avais pinaillé sur certains points. Là, c'est comme si l'auteure avait pris chacun de ces points, et en avait fait quelque chose de génial. Cette chronique va sévèrement spoiler le premier tome. Et celui-ci, un peu plus bas (j'aurais la courtoisie de prévenir quand, pas de panique.) J'ai besoin de parler de ces deux bouquins. Il y a trop de choses à en dire pour juste s'étaler sur toutes ses qualités. J'ai un besoin insatiable d'en discuter. Donc, si vous l'avez lu, je vous en supplie. Discutons-en. 

  Sans spoilers,

  Je dirais juste qu'il est IMPOSSIBLE de ne pas lire le second tome de cette série, si on a déjà lu le premier. On ne peut pas se contenter du premier. Ce serait juste intolérable, interdit, illégal. Ce bouquin remet tout en question, bouscule tout, chamboule tout. A commencer par le lecter. On ne peut tout simplement pas comprendre ni apprécier l'oeuvre de l'auteur sans ce tome. Ce tome est une juste une bombe. Il explose de partout. 

Pour où commencer ? Feyre. Feyre. Feyre explose, Feyre éclate. Dans le premier tome, je lui reprochais de perdre au fur et à mesure cette force de survivante que j'adorais au début. Et là, dans ce bouquin, elle se révèle. Feyre est forte. Feyre est puissante. Feyre, elle a à l'intérieur d'elle un feu qui la consumme, une envie de bouger, une envie de participer, un désir de liberté immense, et se rend peu à peu compte d'à quel point elle a laissé ce feu s'éteindre. Elle décide de le raviver. Dans ce monde qui reste par certains aspects très sexiste et patriharcal, Feyre se révolte. Loin de changer, dans ce tome, elle se découvre. Elle devient elle-même. Elle ne se laissera pas dicter sa conduite, plus jamais. Elle se fait maître de son destin. Et, avec la plume sublime de l'auteure, c'est juste ultra puissant. Et magique. [Feyre me fait énormément penser à Sansa. Je n'ai pas pu l'imaginer en quelqu'un d'autre qu'en Sansa. Et j'adore Sansa.]

  Dans le premier tome, le personnage de Rhysand est un personnage énigmatique. Mystérieux. Bien que secondaire, il était, à mes yeux, bien plus complexe et, avouons le, bien plus intéressant que Tamlin. Ici, le voile se lève sur Rhys. Rhys lève le voile sur lui-même. Et quel voile ! Wow. Juste, wow. Rhys, c'est juste wow. Rhys, vous voulez le prendre par la main et l'épouser. Rhys, [que je n'ai pu imaginer qu'en Dean, parce que personne n'est aussi parfait que Dean] est un personnage qui a un lourd passé, et qui a dû faire des choix tragiques, affronter et subir des situations atroces. Apprendre à connaître Rhys, c'est apprendre à l'aimer. C'est un personnage qu'on découvre profond, à l'exact opposé de ce qu'il laisse paraître - et de ce paraître, on apprend à se méfier. On se demande pourquoi, comment, il nous ait apparût comme ça. Et c'est juste génial. Rhys est juste génial. coeur sur lui. 

  J'admire ce livre. J'admire ce que l'auteur a eu le cran de faire. Elle a pris le risque de renverser tout ce qu'elle avait établie dans son tome précédent, et se faisant, elle donne une dimension très profonde à son récit, à son histoire, à ses personnages, et convoit un message très fort, un message vital, même. J'ai hésité à oser qualifier ce livre de féministe - mais par bien des aspects, il l'est. Feyre en est le meilleur exemple, mais les idées de Rhys, également. Sans compter les personnages que nous rencontrons ici, Mor et Armen, qui sont toutes les deux des femmes très fortes, chacune à leur façon, ou encore Nesta, qui a la fureur d'une tigre et est prête à tout pour protéger sa soeur. Honnêtement, les seuls défauts que je trouve à ce livre, c'est quelques longueurs vers le milieu, là où tout le monde raconte un peu son histoire, sa vie. Ce genre de passage m'ennuie toujours. Un personnage se dévoile, ok. S'ils s'y mettent tous pendant trois pages chacun, là ça me chagrine.Il est vrai que se livre se concentre beaucoup sur des récits racontés. Mais le reste, le reste vaut, j'ai trouvé, tellement la peine. Tellement, tellement la peine. 

Ce bouquin m'a fait explosé le coeur. Je ne sais même pas comment je suis sensée survivre à l'attente du tome trois qui ne sortira qu'en mai. Mai! 

C'est ici, chers amis, que je vais commencer à spoiler sévère. Ici, j'aimerais qu'on discute.

 

 

Pour commencer, Tamlin. Juste, Tamlin. Dans le tome un, je lui préférais Lucien, dans ce tome je préfère Rhys - parce que Rhys, c'est Rhys - et juste mais à quel point j'avais raison ! A quel point je l'ai détesté dans ce livre. Son machisme, son égoïsme, son déni - et la fin m'a juste retourné l'estomac. 

  J'avais une colère et une rage si forte quand il excluait Feyre. Quand il décide de la retenir prisonnière, de l'enfermer; j'étais aussi malade qu'elle. Dans ce tome, Feyre était sa possession. Pour lui, sa voix n'avait aucune valeur, - il ne l'estimait même pas assez pour la croire capable de consentir ou de ne pas consentir à son sort sans avoir été manipulée. Tamlin, dans ce tome, c'est un être à vomir. Alors, qu'à côté, on voit se dévoiler Rhys. Rhys respecte Feyre. Il la considère comme la personne qu'elle est, capable de prendre ses propres décisions, et plus que tout respecte ses décisions, toujours. Jamais il ne la forcera. Il se battra pour Feyre s'il le doit, mais il sait que Feyre saura se battre pour elle-même. Il est prêt à tout parier sur sa force. Rhys aime Feyre - la personne qu'elle est, dans toutes ses dimensions. Pas l'image qu'il en a, pas par envie de la posséder. Il n'a aucun à prioris machistes, au contraire. Il considère les femmes l'égal des hommes - et c'est en ça qu'il est un personnage féministe. 

Feyre se révolte contre l'emprise que Tamlin a sur elle-même. Elle refuse d'être traité comme un objet, de rester prisonnière physiquement de sa demeure mais aussi de ce que ce monde voudrait imposer aux femmes. Elle est, bien sûr aussi, un personnage féministe. A travers Feyre, l'auteure a totalement renversé son premier tome - elle en a anéanti la romance, lui a donné une tout autre dimension, et c'est sur ça que Feyre avance. Feyre prend du recul sur sa relation avec Tamlin, pour qui elle avait tout sacrifié. Elle se rend compte de beaucoup de choses, auxquelles elle réagit, elle décide de changer. Feyre, que Tamlin voulait passive, ne se complaît jamais dans l'innaction. J'ai trouvé admirable le point que fait ici l'auteur : Une relation qui vous a convenu ne vous conviendra peut-être pas toujours en fonction de la personne que vous deviendrez. Se battre pour Tamlin a poussé Feyre à être plus qu'une survivante, ça l'a transformé en guerrière. Et c'est un feu qu'elle ne peut plus réfreiner. La relation qu'elle entretient avec Rhys est  en soit parfaite, car ils sont égaux, car ils se considèrent comme des égaux. Leur lien, leurs échanges... Sur ces bases-là, c'était magnifique à lire. Le changement de perception sur le personnage de Rhys était magnifique à lire.

Parce que l'auteur a une plume sublime pour des messages et des scènes très fortes.

C'est pour ça qu'il faut se ruer sur ces livres. Malgré leurs quelques défauts, ce sont juste des pépites. Si n'avez lu que le premier tome, je vous en supplie, jetez vous sur celui-ci. Pour ma part, je ne peux juste pas contenir mon impatience de lire le troisième tome, et en attendant, je ne peux que foncer sans hésitations sur son autre série, Throne of Glass.

  J'ai juste adoré ces livres. Et j'espère sincérement que vous en ferez autant. Il me tarde déjà de retrouver Feyre, qui s'est, en deux tomes, transformée en une héroïne digne d'un personnage de Game of Thrones. C'est le plus beau compliment que je puisse faire.

"Shall we go ?"

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. ♡

And I realized—I realized how badly I'd been treated before, if my standards had become so low. If the freedom I'd been granted felt like a privilege and not an inherent right.

The question isn't whether he loved you, it's how much. Too much. Love can be a poison,

He thinks he'll be remembered as the villain in the story. But I forgot to tell him that the villain is usually the person who locks up the maiden and throws away the key. He was the one who let me out.

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Chronique littéraire : "A Court of Thorns and Roses" by Sarah J. Maas

Publié le par WendyBelle

"When nineteen-year-old huntress Feyre kills a wolf in the woods, a beast-like creature arrives to demand retribution for it. Dragged to a treacherous magical land she only knows about from legends, Feyre discovers that her captor is not an animal, but Tamlin—one of the lethal, immortal faeries who once ruled their world.

As she dwells on his estate, her feelings for Tamlin transform from icy hostility into a fiery passion that burns through every lie and warning she's been told about the beautiful, dangerous world of the Fae. But an ancient, wicked shadow grows over the faerie lands, and Feyre must find a way to stop it . . . or doom Tamlin—and his world—forever."

Edition Bloomsbury, 2015

                                                                                                                                                                                                              

Disons les choses comme elles sont. Je n'ai pas lu ce livre.

Je l'ai dévoré.

Ce bouquin, il traîne un peu partout; sur la blogo, et surtout sur les chaînes anglophones, qui la plupart du temps en parlent avec des termes plus qu'élogieux. Et pour cause.

  Je dois avouer que j'ai rarement été aussi vite embarquée dans un récit. Le lecteur est directement plongé dans l'histoire, avec Feryre, l'héroïne, dans une scène de chasse. Ce début; par son contenu et sa narration, m'a clairement rappelé Hunger Games. Et j'adore Hunger Games. Ce rythme addictif ne m'a pas lâché une seule fois au cours de ma lecture.

  Peu à peu nous découvrons en même temps que Feyre l'univers des Faeries, des êtres mystiques et passionnants qui évoluent dans un univers tout aussi riche et sombre, et c'était tout simplement fascinant.

  C'est aussi une très, très bonne réecriture de la Belle et la Bête. Clairement, ce n'est pas mon compte préféré, loin de là. Et c'est en ça que j'ai aimé ce livre. Il n'est pas calqué trait pour trait, ça le rappelle. La lecture fait écho au conte, mais garde sa propre identité, sa propre histoire. C'est en ça que la réécriture excelle.

  Aussi, qu'on se le dise, si l'histoire fonctionne aussi bien, c'est en partie grâce à l'écriture, qui est très bonne - L'auteur ne cherche pas à mâcher ses mots, le style est riche et très lyrique - mais aussi grâce aux personnages.  

Allez savoir pourquoi, mais je ne pouvais pas imaginer Feyre autrement qu'en Sansa. Et j'adore Sansa. Le personnage est fort dés le début, dû à son passé et à ses responsabilités. On évolue en même temps qu'elle dans ce nouvel univers, on découvrir tout ça à travers ses sens; des sens humains face à un univers supérieur; et ça la rend d'autant plus accessible. Sa passion pour la peinture est super intéressante; car c'est qui lui permet d'exprimer le mieux ce qu'elle ressent. Elle est très forte, et à la fois très humaine C'est très humain que de parfois vouloir renoncer. De se reconnaitre démunie - mais de ne pas lâcher, se dire tant pis, j'y vais, et advienne que pourra. 

 J'ai toutefois quelques réserves. Le personnage de Tamlin, supposé être la Bête, par exemple, et resté à mes yeux très froid, très distant. Je pense que cela est dû au fait qu'il est entouré de deux autres protagonistes masculins, Lucien et Rhys, qui... Bah, lui volent la vedette, en fait. Là où Tamlin est maladroit ou renfermé, Lucien est drôle, sarcastique. Quand on ne cesse de faire l'éloge des grandes qualités de Tamlin, on peut directement voir celles de Lucien, dans ses mots, dans ses actes. Pareil, là où le passé de Tamlin est supposé être plein de tourments, le passé de Lucien, et celui de Rhys, sont comparables. Lucien, c'était le personnage que j'aurais préféré voir mis en avant. Rhys, quant à lui, hmmm. Il reste assez mystérieux, dans l'ensemble, même s'il dévoile pas mal de ses cartes. Ce mystère le rend d'autant plus intéressant - et encore une fois, plus intéressant que Tamlin. Cependant, une certain scène me laisse franchement dubitative. Je ne sais toujours pas quoi en penser. Hmmm.

  Ce qui m'embête un peu, dans cette histoire, c'est peut être justement qu'il y ait trop de figures masculines. J'aurais aimé que peut être les soeurs de Feyre soient plus présentes. Ou encore Alis, qui au final n'est là que par pure fonction narrative. L'indépendance et la force de Feyre dans la première partie du livre se retrouve, à mon sens, franchement amoindrie dans la seconde, où on se repose beaucoup trop sur des hommes venant à son secours. 

  La fin, sur laquelle j'ai trouvé un petit m'ouuuuais, me laisse espérer qu'elle retrouvera cette indépendance que j'aimais au début du bouquin, dans le second tome. Que j'ai très, très envie de lire.

  Que j'ai tenté d'aller chercher alors que je n'avais pas encore fini le premier tome, preuve de son addiction. Mais ahahahahah. Introuvable.

So I'll just wait here then.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. ♡

 

I love you. Thorns and all.

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Chronique littéraire : "After Alice", by Gregory McGuire

Publié le par WendyBelle

Editions Headline, 2015. Lecture VO. 

Résumé: 

"When Alice toppled down the rabbit-hole 150 years ago, she found a Wonderland as rife with inconsistent rules and abrasive egos as the world she left behind. But what of that world? How did 1860s Oxford react to Alice’s disappearance?

In this brilliant work of fiction, Gregory Maguire turns his dazzling imagination to the question of underworlds, undergrounds, underpinnings—and understandings old and new, offering an inventive spin on Carroll’s enduring tale. Ada, a friend of Alice’s mentioned briefly in Alice’s Adventures in Wonderland, is off to visit her friend, but arrives a moment too late—and tumbles down the rabbit-hole herself.

Ada brings to Wonderland her own imperfect apprehension of cause and effect as she embarks on an odyssey to find Alice and see her safely home from this surreal world below the world. If Eurydice can ever be returned to the arms of Orpheus, or Lazarus can be raised from the tomb, perhaps Alice can be returned to life. Either way, everything that happens next is “After Alice.”

                                                                                                                                                                                                           

First thing first, j'adore Alice.

  De l'oeuvre originale de Lewis Carroll, j'adore l'écriture, j'adore les personnages, j'adore l'univers. Du Pays des Merveilles, j'aime sa loufquerie, sa bizarrerie, sa folie, son non-sens. J'aime tout d'Alice. 

Donc; forcément, c'est toujours un plaisir de retourner dans cet univers. 

Encore faut-il que ça soit bien fait. Est-ce le cas ici ?

  Oui. Il faut dire qu'avec la plume de celui qui a écrit le grand et magistral Wicked, je ne prenais pas beaucoup de risques. Son style est riche, sans jamais être lourd, au service d'un point de vue très intéressant : L'entourage d'Alice. La petite fille elle-même est très peu présente, et le lecteur alterne les points de vue de la jeune Ada, une de ses amies, et de sa soeur, Lydia

  Lancée a sa poursuite, Ada se retrouve elle aussi au Pays des Merveilles, et n'aura en tête que de retrouver Alice, jeune fille à l'esprit très vif; très libre, qui lui cause parfois bien des soucis avec sa famille. Aussi, Ada passe par les mêmes lieux que son amie, et croise les même personnages. Nous retrouvons ainsi le chat de Cheshire, le Chapellier Fou ou la Reine de Coeurs; c'est à la fois un plaisir, car l'auteur a parfaitement compris ces personnages, et imite à la perfection leurs façons de penser, de parler, et de se comporter, et à la fois passionant de découvrir comment ceux-ci réagissent a l'arrivée d'Alice dans leur monde. 

  En parralèle, au coeur de l'Angleterre victorienne, Lydia, la soeur d'Alice, ne s'inquiète pas de l'absence d'Alice, convaincue que celle-ci reviendra quand elle sera lassée de jouer, ou qu'elle aura faim. Dans ce monde fait de convenances et d'étiquettes, elle s'efforce de faire au mieux ce qu'on attend d'elle, quand elle ne cesse de se faire importuner par la gouvernante d'Ada qui elle, n'a pas pour habitude de disparaître. Sans en avoir envie, Lydia finira par se résoudre à l'aider à tenter de les retrouver. 

C'est là que je dois avouer m'être légérement... ennuyée.

  Certes, ces passages sont très intéressants, car Lydia, qui paraît détestable, aime profondément sa soeur, bien qu'elle ne s'inquiète nullement de son absence; tandis que la gouvernante d'Ada, qui n'a de cesse de vouloir la retrouver, ne s'inquiète que de perdre son poste si elle n'y parvient pas. On a là une réflexion sur les intentions des gens de ce monde; toutefois, j'y ai trouvé une grande redondance. 

 Toutefois, ce qui rattrape cette redondance est le fait qu'il ne s'agit pas d'une réecriture pour enfants, loin de là. Comme dans Wicked, l'auteur va bien plus loin. A travers cette histoire, il travaille la très grande question de l'identité et de la liberté, plus particulièrement dans le contexte victorien de l'époque, et c'est... passionnant.

Comme l'univers d'Alice se doit de l'être.

  Donc, à tous les fans d'Alice, et même ceux qui ne le sont pas forcément, foncez. 

                                                             

Attend, tu disparais pendant un an et tu reviens comme ça, sans explications ?

Oui. Juste...


Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. ♡

You know our Alice. She plays hide-and-seek but sometimes forgets to ask someone to look for her,

Winter still comes after autumn though you may have died over the summer.

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Chronique littéraire : "Lux : Obsidienne", par Jennifer L. Armentrout

Publié le par Wendy&Belle

Editions J'ai lu, publié en 2014.

RésuméQuand Katy déménage dans un coin paumé de Virginie-Occidentale, elle s'attend à tout sauf rencontrer des voisins de son âge. Déception, Daemon Black a beau être canon et avoir une sœur jumelle adorable, il n'en est pas moins insupportable et arrogant !
Lorsque Kat se rend compte que tout le monde semble fuir la famille Black, elle voit d'un autre oeil la froide suffisance de Daemon. Pourra-t-elle encore l'éviter quand tout lui crie de s'en approcher ?

                                                                                                                                                                                          

Que dire d'un livre comme Lux ?

Enfin, que dire que l'on aurait pas dit sur tous ces livres du genre ?

On ne va pas se mentir : Ce livre ne brille (haha, brille. Vous comprendrez si vous lisez ce livre.) pas par son originalité. Il suit même grandement le schéma d'une romance que l'on connaît bien, que l'on connaît même trop bien. Vous savez, la jeune fille ordinaire, banale, a la vie plutôt plate, qui débarque dans une bourgade un peu paumée alors qu'elle vient de la grande ville, et qui tombe sur le garçon mystérieux au secret fantastique, et qui pour une raison ou pour une autre, s'avère être spéciale à leurs yeux, au point qu'ils voudront évidemment la protéger... Bref. Vous connaissez le schéma.

Ce livre ne brille pas non plus par son style : L'écriture est très fluide, mais n'est pas particulièrement recherchée, travaillée, plutôt répétitive, tant dans ses propres phrases que dans des phrases que l'on connaît par coeur - vous savez, le désir implaccable que la jeune fille ressent pour le mauvais garçon insupportable mais pour lequel, contre sa propre volonté, elle ne peut s'empêcher de penser. Plus encore, elle manque cruellement de description, et les moments où elle s'y risque sont assez flous, assez approximatifs, et très courts. L'auteur se concentre sur ce qu'elle a dire pour faire avancer l'histoire, et c'est dommage, car si le fond d'un roman est bien sûr essentiel, la forme compte tout autant, si ce n'est plus. Quand on pense au fait que ce n'est déjà pas très original comme histoire, c'est d'autant plus dommage. 

Le fantastique de cette histoire est un fantastique auquel je ne connais pas grand chose, je l'admets, toutefois, je ne peux pas non plus dire que celui-ci est particulièrement original non plus, pour la simple et bonne raison que je suis une grande, grande fan des Simpson, et que cela m'a cruellement fait penser à un certain épisode - qui m'a d'ailleurs traumatisé étant plus jeune -, lui-même inspiré d'une certaine série qui est probablement la base du genre. C'est assez flou dit comme ça, je le sais bien, mais le fantastique de ce livre n'étant pas clairement exprimé, je ne veux pas prendre le risque de vous spoiler, - et étant donné que les Simpson comptabilisent environ cinq-cent quatre vingt deux épisodes (pour mon plus grand bonheur), je ne prends pas de grands risques en faisant allusion à l'un d'eux. (Pour les plus curieux, il s'agit de l'épisode 10 de la saison 8, mais allez voir ne serait-ce que le titre vous mettra sur la voie, sachez le.) Aussi, ce fantastique étant sensé être un secret, j'ai trouvé exagéré la façon dont tous les protagonistes se plaisaient à en parler devant Katy alors que celle-ci ne doit absolument pas être au courant.

Les personnages, comme vous pouvez-vous en doutez, sont très clichés et stéréotypés. Nous sommes face à une Bella bis, du charmant nom de Katy, banale avec une vie plate, pourtant prête à tout pour protéger cette étrange famille vivant juste en face de chez elle, y compris au mauvais garçon arrogant, grossier, mais évidemment plus que magnifique, "un dieu sur terre", comme elle le décrit elle-même, plus fort et puissant que n'importe qui, et qui fait naître une forte tension sexuelle chez notre chère héroïne. Ce personnage, du nom de Daemon, apparaît clairement comme détestable mais se trouve évidemment doté de qualités rédemptrices aux yeux de Katy, comme l'amour inconditionnel qu'il porte à sa soeur, Dee, qui est elle très simple, très lisse, juste scandaleusement sympathique et adorable. Ce roman est également rempli de personnages secondaires qui ne sont absolument pas développés, totalement plats, juste présents pour renforcer la tension existant entre Daemon et Katy. 

Ce qui pourrait rendre le personnage de Katy intéressant aurait pu être le fait qu'elle est une bloggeuse littéraire. Pourtant, à aucun moment elle ne fait allusion à un seul livre. Ou à la littérature. Ou à pourquoi elle rit autre que pour évidemment s'échapper de la réalité. Ce n'est que son hobby principal, sur lequel on ne s'attarde jamais. Je veux dire, quand on écrit un personnage passionné par la littérature, en tant qu'écrivain, ça donne envie d'utiliser ce trait pour parler de cette passion, non ? Pour moi, c'est un sérieux bémol de ne pas avoir saisi ce potentiel. 

A y regarder de plus près, je me rends compte que je ne trouve pratiquement aucun point positif à ce roman. Pourtant, je n'ai pas pu le lâcher. Je l'ai dévoré. Il faut avouer que c'est vraiment très simple à lire, et qu'il est donc terminé très vite. Mais l'écriture s'avère être addictive, ou en tout cas, elle m'a happé dans son histoire, et je voulais savoir ce qui allait arriver, même si honnêtement, je savais déjà plus ou moins ce qui allait arriver, car l'auteur nous met tout de même cruellement sur la piste. Pour une raison que j'ignore - non pour une raison que je connais parfaitement - ce bouquin a fonctionné sur moi : Je sortais de deux semaines de partiels, dont un de huit heures trente, et lire ceci juste après, qui ne nous prend absolument pas la tête tant l'auteur n'a clairement pas dû se creuser la tête pour l'écrire, m'a fait énormément de bien. Enfin, je pouvais me plonger dans un bouquin sans culpabiliser de ne pas réviser. Enfin, j'avais le temps de me poser et passer des heures à lire si je le voulais. C'était une sensation tellement agréable que je l'ai lu jusqu'à tard dans la nuit, et même une fois en plein milieu de la nuit, après m'être réveillé, et juste avant de me rendormir. A ce moment là, c'était bien. C'était très bien.

En conclusion, j'ai beaucoup apprécié ce bouquin rempli de défauts, car il m'a fait du bien au moment où j'en avais clairement besoin. Par honnêteté, je ne peux pas dire qu'il était mauvais. Je suis même sûre de lire la suite, tant il m'a fait du bien. Toutefois, je ne suis pas sûre que j'aurais apprécié de la même façon ce livre si je ne l'avais pas lu à ce moment là. 

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. ♡

- Question suivante, exigea-il.
- Pourquoi es-ce que tu es un connard ?
- Tous le monde excelle dans un domaine, pas vrai ?
- Et tu fais du très bon boulot.

Depuis mon arrivée ici, je n'avais pas pu mettre à jour mon blog littéraire. J'avais l'impression d'avoir été amputée d'un membre.

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Chronique littéraire : "Le plus petit baiser jamais rescencé" par Mathias Malzieu

Publié le par Wendy&Belle

Editions J'ai lu, parût en 2014. 

Résumé : Un inventeur-dépressif rencontre une fille qui disparait quand on l'embrasse. Alors qu'ils échangent le plus petit baiser jamais recensé, elle se volatilise d'un coup. Aidé par un détective à la retraite et un perroquet hors du commun, l'inventeur se lance alors à la recherche de celle qui "fait pousser des roses dans le trou d'obus qui lui sert de cœur". Ces deux grands brûlés de l'amour sauront-ils affronter leurs peurs pour vivre leur histoire ?

                                                                                                                                                                                   

Il y a des auteurs qui nous touchent, nous impressionnent tellement que nous achetons leurs livres sans même en regarder la quatrème de couverture. Mathias Malzieu fait pour moi partie de ces auteurs là.

Que dire ?

Cet homme est un magicien des mots.

Quoi qu'il écrive, ce sera magnifique.

Depuis que j'ai découvert cet auteur dans La Mécanique du coeur, à mes yeux, il n'a plus rien à prouver. Ses livres, qui se rapprochent toujours de la fable, du conte, nous emportent dans leur univers, si proche du notre mais plus beau, bien que plus triste. En fait, il s'agit souvent de personnages tristes qui finissent par trouver la beauté. Des personnages esquintés, blessés par la vie, qui se retrouvent un peu dans tous ses romans. Ils ne se guérissent pas complétement, mais sont toujours sur cette voie.  Souvent, nous avons la bonne surprise de voir quelques clins d'oeil à ses autres romans. 

Cette histoire est une petite perle, qui parle de l'amour et de sa douleur. Comment s'en remettre ? Comment à niveau y croire ? Il s'agit de surmonter, de faire et de se faire confiance à nouveau. De se retrouver dans ses sentiments, de s'apaiser. D'aimer à nouveau. 

Le lyrisme et les métaphores de l'auteur sont ici parfaites pour parler des bléssés d'amour. De la timidité. De la maladresse. De la beauté mais aussi de la dureté des sentiments. Ce sont des chapitres toujours plus beaux les uns que les autres, des passages toujours plus marquant. Ce sont des mots toujours simples mais placés de manière toujours juste. Des termes qui parfois n'existent pas mais qui devraient. Que dire d'un auteur avec un tel talent ?

Il faut le lire, tout simplement.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. ♡

C'était à la fois effrayant et rassurant de se confronter à quelqu'un d'aussi
extraordinairement abîmé par l'amour. Un monstre de mélancolie qui se fait peur au point d'accepter sa condition de fille invisible...
Ses souffrances résonnaient avec les miennes et je me blottissais dans cet écho. Comme elle, je présentais un terrain miné par l'explosion amoureuse. Peut-être que si elle savait à quel point nos angoisses se rejoignaient, elle se détendrait un peu. À moins que ça la fasse fuir encore plus vite. Nous avions en commun ces matériaux inflammables, cette prédisposition à la passion, pour le meilleur et pour le pire.

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Top de l'année 2015 ! (Pour continuer dans l'originalité)

Publié le par Wendy&Belle

Au moment de faire ce top, je m'apperçois que cette année, j'ai catégorifié uniquement cinq livres en "coup de coeur."

Il faut dire que je suis très exigeante.

Et en même temps, quand je repensais à cette année 2015, c'était vraiment ces livres là qui sortaient du lot. Ceux qui ont fait battre mon coeur très très très vite. Ceux qui m'ont vendu du rêve. Ceux qui se sont révélés exceptionnels. L'année dernière, le choix s'est révélé particulièrement difficile. Cette année, les choix se sont révélés être évidents.

Ce qui a été un peu plus hardu a été de décider quels étaient les flops de cette année, parce qu'au final, il y en a eu plutôt pas mal... J'ai donc été farfouillé un peu sur mon blog afin de retrouver ceux qui ont su hatiser ma haine... Et j'ai trouvé ! Wouhou !

Félicitations donc aux pires livres de l'année 2015 :

1 - Les étoiles de Noss Head, par Sophie Jomain, aux éditions France Loisirs, parût en 2014. (lien de la chronique)

2 - Pour un jour avec toi, par Gayle Forman, aux éditions Kero, parût en 2013. (lien de la chronique)

3 - Fifty Shades of Grey, par E.L James, aux éditions Arrow Books, parût en 2011. (lien de la chronique)

4 - After, par Anna Todd, parût aux éditions Gallery Books, parût en 2014. (lien de la chronique)

5 - Coeur Cerise, par Cathy Cassidi, aux éditions Pocket Jeunesse, parût en 2011. (lien de la chronique)

Chacun de ces livres m'a horrifié. Ils étaient tous clichés au possible, et si certains auraient pu faire dans l'originalité, au final leurs ambitions ne sont absolument pas atteintes. Certains livres vous décoivent, et d'autres vous font cet effet là, un effet supérieur, un effet qui vous donne envie de réduire ces livres en cendres tant ils vous ont énervé. J'ai hésité à mettre Fifty Shades  of Grey au dessus des autres, car en plus d'être très mauvais, il est grave, car banalise la violence de façon vicieuse et sournoise, mais étant donné que j'ai lu ce livre de façon qui se rapprochait carrément de l'étude sociologique, ce n'est pas celui-ci qui m'a donné le plus mal à la tête. Même s'il est celui qui m'a le plus choqué. Le plus étrange est que dans ce top, la plupart de ces livres sont très appréciés, même plus qu'adorés. Comme quoi, on interprète vraiment pas tous les choses de la même façon... Mais c'est ce qui rend la lecture intéressante, n'est-ce pas ?

Passons à quelque chose de plus joyeux : le top !

 

Voici donc les heureux élus :

 

 Janvier 2015 - Ce premier coup de coeur en tout début d'année ne m'a pas du tout surprise, étant donné l'excellence des deux premiers tomes. Cette dystopie est vraiment incroyable, la meilleure que j'ai pu lire, ma préférée, une de mes histoires préférées, et des personnages géniaux. June est probablement mon héroïne par excellence. Par tous ces points il devint le cinquième livre qui me fit pleurer dans ma vie. Je ne reviens toujours pas de ce torrent d'émotion qu'il m'a fait vivre. (lien de la chronique)

 

   Février 2015 - Je me souviens avoir lu ces deux tomes à la suite, car je ne pouvais tout simplement pas me sortir cet univers magique de la tête. Ces bouquins m'ont tellement transporté ! Chacun est un vrai travail d'artiste, des réécritures exceptionnelles, une originalité inégalée, un talent incontestable. Un pur délice à lire. (lien des chroniques Charm & Beauty)

 

 Mai 2015 - Le coup de coeur en fantaisie que je n'attendais plus, tant c'est un domaine que je côtois peu finalement, hormi quelques grands classiques. J'ai été subjuguée par cette histoire, cet univers, ces personnages (Arnaut ♥), et ce style, mon Dieu, ce divin style. Je ne peux qu'applaudir des deux mains le travail réalisée pour cette saga qui a su me conquérir jusqu'à m'obséder durant des semaines, à tel point que je ne pouvais que lire et relire ces tomes encore et encore. (lien de la chronique)

 

 Toujours mai 2015 - Ce roman est le petit coup coeur inattendu. Les précédents coups de coeur étaient des suites, je m'attendais donc à aimer. Pour être honnête, je m'attendais à aimer ce livre, pour aimer le style de Rainbow Rowell, et l'intrigue expliqué dans la quatrième de couverture. Mais de là à imaginer cet effet de chaleur, d'igloo de couvertures, de douceur, qu'il me ferait à peine commencé... Rien que pour cette sensation là j'ai su que c'était un coup de coeur. L'histoire se déroule à notre époque, dans notre univers, sur un thème que nous bloggeurs connaissons bien, et c'était bien. C'était tellement bien. (lien de la chronique)

 Août 2015 - Alors toi joli livre, je ne sais qu'écrire à ton propos tant tu es unique. Tant tu es parfait. Tant tu es horrible. Et tant tu es beau. Tu fais également parti des rares livres à m'avoir ému aux larmes, à m'avoir chamboulé, à m'avoir fait ce que tu m'as fait tout simplement. Jamais je ne pourrais te résumer tant tu es complexe, et jamais je ne pourrais te décrire d'une façon qui te rende justice. Je ne peux qu'encourager tout le monde à te lire. De tout mon coeur. (lien de la chronique)

 

Ces cinq livres ont chacun à leur manière réussi à me faire envisager le monde sous un point de vue différent, à considérer la vie autrement, en plus d'avoir réussi à me faire voyager sans sortir de mon lit, et rêver les yeux ouverts, même dans notre propre monde, tant leur plume était magique. Je ne peux que les recommander de tout mon coeur, tant j'ai une affection toute particulière envers chacun d'eux. 

                                                                                              

Je vous souhaite de passer une excellente année 2016, toutes les meilleures choses du monde, et bien évidemment, Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. ♡

Publié dans blabla littéraire

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Chronique littéraire : "Carry on", by Rainbow Rowell

Publié le par Wendy&Belle

Editions St. Martin's Griffin , publié en 2015. Lecture VO.

Résumé : "Simon Snow is the worst chosen one who’s ever been chosen.
That’s what his roommate, Baz, says. And Baz might be evil and a vampire and a complete git, but he’s probably right.
Half the time, Simon can’t even make his wand work, and the other half, he sets something on fire. His mentor’s avoiding him, his girlfriend broke up with him, and there’s a magic-eating monster running around wearing Simon’s face. Baz would be having a field day with all this, if he were here—it’s their last year at the Watford School of Magicks, and Simon’s infuriating nemesis didn’t even bother to show up."

                                                                                                                                                                                                                         

J'étais tellement, tellement, excitée de lire ce livre. 

Qu'est ce que c'était chouette !

Ce roman relate les aventures de Simon Snow et de Baz, deux protagonistes que nous avions à travers les fanfictions de Cath, dans Fangirl. La première chose sur laquelle je voudrais revenir est la suivante : Quelques petites choses m'ont dérangé dans ce roman, et l'on aurait tendance à les justifier par le fait que ce livre est sensé être une fanfiction.

Sauf que ce roman n'en est pas une.

Selon la définition Wikipédia, une fanfiction est "un récit que certains fans écrivent pour prolonger, amender ou même totalement transformer un produit médiatique qu'ils affectionnent, qu'il s'agisse d'un roman, d'un manga, d'une série télévisée, d'un film, d'un jeu vidéo ou encore d'une célébrité. Une fanfiction reprend, en les développant différemment, les thèmes classiques du scénario d'origine, le « canon ». Elle peut continuer l'histoire ("suite") en dévoiler l'origine ("prologue) ou encore « combler les béances du scénario »" L'auteur écrit une fiction. Cette fiction est seulement inspirée des personnages qui dans un roman extérieur à celle-ci, étaient utilisées dans une fanfiction. Ecrite par l'auteur même. Dans le cadre de sa fiction. Donc, pour moi, si des failles apparaissaient dans ce roman, le fait que ce roman soit sensé être une fanfiction n'est aucunement une excuse. D'ailleurs, ce serait dire que toutes les fanfictions ont des failles, et sous un certain angle, qu'elles n'ont pas de valeur. 

Dans tous les cas, j'ai trouvé ce roman très bon. Pour reprendre une pensée commune à tous, des éléments font clairement penser à Harry Potter, et je trouve que c'est un bel hommage à la saga. D'ailleurs, il est important de signaler que cette histoire va dans sa propre direction, et le fait très bien. J'ai au début beaucoup aimé la façon dont nous tombons dans une histoire sensée être déjà commencée, déjà développée. Simon connaît déjà la magie, les lieux, les personnages, sait déjà qui est son ennemi, et l'a déjà affronté. Toutefois, un peu plus loin dans l'intrigue, j'ai regretté que l'auteur ne s'adapte pas plus et ne développe pas un peu, surtout concernant la relation entre Simon et Baz. J'ai lu Fangirl, je l'ai adoré, et j'étais donc déjà attachée à ces deux personnages. En revanche, j'imagine que ceux qui n'ont pas lu Fangirl trouveront un certain manque, auront vraiment la sensation que certaines choses tombent comme un cheveu sur la soupe. Néanmoins, le naturel avec lequel les choses vont se faire est cependant très beau, il renferme toute la beauté, la timidité, tous ces sentiments que l'on ressent quand quelque chose que l'on a jamais imaginé nous tombe dessus sans prevenir.

Et puis sincérement, j'aime tellement Simon et Baz que même en ayant lu (et adoré) Fangirl, j'ai vraiment regretté que l'auteur ne les mette pas plus en scène ensemble. Cela est peut être dû au fait que Baz arrive relativement tard dans l'histoire. 

Le personnage que je n'ai clairement pas compris est celui d'Agatha. Je comprends l'influence que cette relation a eu sur le personnage de Simon, mais en tant que personnage, je n'ai eu aucune empathie envers elle. Elle ne m'apparaît même pas antipathique, et je trouve dommage que l'on se soit concentré sur elle et pas plus sur Baz. 

J'ai énormément ri en lisant ce livre, essentiellement grâce à son humour anglais très bien placé. D'ailleurs, j'espère que la traduction saura transcrire au mieux toutes les références au monde anglophone, car je pense sincérement qu'en version traduite il y aura une perte, comme je pense que certaines références sont si propres à ce monde qu'à moins d'y vivre ou de l'étudier, elles passeront à la trape. Il y a une certaine noirceur dans ce roman, un vocabulaire et un langage très adulte, ce qui est très appréciable. 

Sur le plan de l'intrigue, j'ai trouvé ce roman extrêmement complexe. Contrairement à beaucoup d'autres saga à caractère magique (oui, même celle à laquelle nous pensons tous), celui-ci laisse infiniment plus de choix à ses protagonistes, et beaucoup plus de réalisme sur leur caractère politique. En effet, nous sommes très loin d'un schéma manichéen, et cela fait énormément de bien. Plus encore, moi qui ai tant de mal avec les histoires de prophéties et d'élus, j'ai été extrêmement satisfaite en lisant ce roman. C'était extrêmement bien pensé, c'était très bien fait, c'était rafraîchissant.

Comme tous les romans de Rainbow Rowell j'ai l'impression.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. ♡

Sharing a room with the person you want most is like sharing a room with an open fire.

He's constantly drawing you in. And you're constantly stepping too close. And you know it's not good--that there is no good--that there's absolutely nothing that can ever come of it.

But you do it anyway.
And then...
Well. Then you burn.

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Chronique littéraire : "Là où j'irai", par Gayle Forman

Publié le par Wendy&Belle

Editions Oh! Parût en 2010.

Résumé"Adam se glisse dans la salle. Il a 21 ans, c'est une rock star adulée et l'ancien amoureux de Mia... Trois ans plus tôt, Mia était partie sans un au revoir, sans une explication. Leurs retrouvailles est un choc : les souvenirs, bons et mauvais, ressurgissent, les sentiments encore à vif les submergent, leur amour qu'il pensait indestructible quelques années plus tôt se heurte à la réalité de leur vie présente. De nouveau, Mia est confrontée à un choix : doit-elle revenir en arrière pour donner une chance à son premier amour? Peut-on revivre la même passion si longtemps après, malgré les souffrances endurées? Ils ont une soirée pour décider. Plus forte que les mots, la musique les emporte dans un tourbillon d'émotions. Mais est-ce suffisant pour les réunir de nouveau?"

                                                                                                                                                                                       

Qu'on soit bien clairs sur un point. Je n'irais certainement pas dire jusqu'à dire que ce lire est excellent. Toutefois, il est jusque là le meilleur roman de Gayle Forman que j'ai pu lire.

Oui, qu'on se le dise, je ne suis clairement pas fan des travaux de cette auteure. Je trouve que son style ne se démarque pas, que sa philosophie est assez commune, que ses histoires ne sont pas marquantes, comme ses personnages, que je trouve plats. Autant vous dire, qu'après la lecture de Pour un jour avec toi, mes attentes par rapport à Là où j'irai étaient à la fois quasi nulles et très hautes.

Cela étant dit, bien que ce roman ne soit clairement pas un chef d'oeuvre, je le trouve déjà meilleur que Si je reste. Pour être plus précise, c'est essentiellement le rapport d'Adam avec lui-même, la musique, et la rupture que j'ai trouvé intéressant. Pour être honnête, si le mélodramatisme de cette rupture et l'idée du couple canon m'horripile peut être un peu, la façon dont il était traité était belle. A moins que ce ne soit la façon dont-elle a été écrite ? Je ne suis d'ordinaire pas fan de son style, que je trouve assez commun et ordinaire. Toutefois, je dois avouer que je suis séduite lorsqu'elle parle de musique. Je trouve qu'elle arrive à la personnifier de manière très efficace et très romantique. 

En bref, ce fût une lecture sympa. Peut être le meilleur de ses romans.

 

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

Ernesto dit toujours qu'avec de bonnes intentions on peut enfermer les autres dans des boîtes aussi hermétiques qu'un cercueil.

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Chronique littéraire : "How to love", par Katie Cotugno

Publié le par Wendy&Belle

Editions Pocket Jeunesse, parût en 2014.

Résumé : "Reena Montero aime Sawyer LeGrande depuis l’enfance. Un jour, l’impossible se produit : il tombe amoureux d’elle… La jeune fille se met à croire aux contes de fées. Mais le jeune homme s’en va sans un mot, laissant derrière lui sa petite amie enceinte.... Dévastée, Reena va découvrir avec leur fille, Hannah, que l’amour peut prendre bien des formes. Elle reconstruit sa vie, sans vraiment l’oublier. Mais un jour, Sawyer revient…"

                                                                                                                                                                                       

"Une lecture fade, creuse et insipide."

Ce fût mon commentaire sur Livraddict. 

Très sincérement, j'ai hésité à faire cette chronique. En effet, je n'ai rien de spécial à en dire, étant donné que ce livre n'a, à mes yeux, rien de spécial, et ce ne sera certainement qu'une liste du pourquoi du comment de la chose, et la sempiternelle interrogation : Pourquoi ce genre de livre continue d'être publié ? 

 Honnêtement, je voulais, à sa sortie, vraiment lire ce roman. Puis, au fil du temps, j'ai entendu dire et redire qu'il était en fin de compte très superficiel, et cette envie m'était passée. C'est en l'apercevant finalement à la médiathèque que je me suis lancée, car je n'avais rien à perdre, après tout. Si au final je donne raisons à ces avis négatifs que j'avais entendu ici et là, c'est bien que j'en suis très déçue, car il aurait pu être très intéressant - l'histoire d'une adolescente tombée enceinte, forcée de renoncer à ses rêves afin d'élever toute seule sa fille, confrontée au retour soudain du père de l'enfant. Pourtant, il n'en fût rien, et cela pour une raison très simple : Ce roman n'entre au coeur de rien, ni au coeur de son intrigue, sur laquelle il y aurait beaucoup à dire, comme la difficulté de gérer les études et le travail à un si jeune âge avec un enfant à charge, créant qui plus est des tensions car le tout se passant au coeur d'une famille presque puritaine. C'est sur un tout autre aspect que se concentre l'histoire : La relation de Renna et de Sawyer. Le roman démarre sur le retour du père de l'enfant, et cela donne bien le ton de l'intrigue : Nous allons nous concentrer sur comment les deux protagonistes vont se retrouver et continuer leur histoire d'amour là où ils l'avaient laissé. En alternant les flashbacks, nous découvrons pourtant comment Renna, partie pour avoir un brillant avenir, s'est retrouvée forcée de mettre ses rêves de côté pour élever toute seule sa fille après que le père ne se soit volatilisé.

Je n'ai évidemment pas aimé la superficialité de ce roman, et j'ai exercré le ton mélodramatique qu'il s'ait plû à adopter lors de passages supposés être chargés emotionnellement. En fait, le mot clé de ce roman est celui-ci : le cliché. Il ne repose que sur ça, ne les revisite pas, ne s'en affranchit à aucun moment, et ne fait que les adapter à sa sauce. Je crois que les plus risibles restent ceux sur la drogue, mais c'est un avis très personnel. La fin est si prévisible que j'ai, jusqu'à la fin refusé d'y croire. Pourtant, si, ce fût possible : l'auteur est réellement tombé dans ce réel manque d'inspiration et de créativité. Ce qui est dommage : Si elle avait été un peu plus travaillée, l'idée du voyage qui plane au dessus de tout le roman aurait pu être très bonne. Ici, elle apparaît simplement ridiculement grotesque. 

J'ai lu ce livre dans cet état là.

Sincérement, ce genre de roman, publié dans une aussi populaire maison d'édition, est la raison du pourquoi certaines personnes parlent de fausse littérature. 

Pour finir, je ne comprends absolument le titre de ce livre. How to love. Comment aimer. Comment aimer ? En proposant des idées neuves, au lieu d'aggraver davantage le problème de représentation du genre.

Puissiez-vous passer de belles lectures, love always. 

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